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Shoah

L’Etat belge a collaboré activement à la déportation des Juifs
14/02/2007

14/02/07
 
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L’Etat belge a collaboré activement à la déportation des Juifs. Telles sont les conclusions d’une étude commandée par le gouvernement. Les principaux résultats de cette étude ont été commentés mardi, par leurs auteurs, en Commission des Affaires institutionnelles du Sénat devant un nombre réduit de parlementaires.

"L’Etat belge a adopté une attitude docile en accordant, dans des domaines très divers mais cruciaux, une collaboration indigne d’une démocratie à une politique désastreuse pour la population juive", selon les conclusions de l’étude du Centre d’Etude et de documentation Guerres et Société contemporaine (CEGES).

"Le pas de la collaboration passive à la collaboration active a rapidement été franchi", a indiqué mardi le directeur du CEGES, Rudi Van Doorslaer. L’étude a été menée durant deux ans et demi à la demande du Premier ministre Guy Verhofstadt interpellé par des résolutions votées au Sénat à l’initiative de Philippe Mahoux (PS) et Alain Destexhe (MR).

Décisions

L’étude, qui compte quelque 1.100 pages, se fonde notamment sur l’analyse de nouvelles sources primaires. Elle retient trois moments-clés. Le premier se situe en octobre-novembre 1940. Il concerne la décision de l’administration centrale belge et du sommet de l’autorité judiciaire de faire enregistrer, à la demande de l’occupant, la population juive par les administrations locales. Le deuxième se focalise sur l’été 1942, lorsque la déportation des Juifs figure à l’ordre du jour de la police nazie.

A partir de cette époque, Bruxelles freine son élan de collaboration maximale, les autorités communales refusant de distribuer l’étoile jaune et de mettre leur police à disposition pour une rafle. En revanche, la police locale d’Anvers arrête de façon autonome 1.243 Juifs dans le centre-ville et les livre aux autorités allemandes. L’étude du CEGES égratigne la personnalité du bourgmestre Leo Delwaide, favorable à l’Ordre nouveau.

Enfin, le dernier moment-clé retenu se situe à la fin de 1945, lorsque, après la Libération, la justice militaire parvient à la conclusion que l’instruction sur la collaboration aux rafles contre les Juifs à Anvers est beaucoup trop "délicate".
 
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Mis en ligne le 13 février 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org