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Conflits, terrorisme, oppression, etc.
Terrorisme

La démocratie terroriste
30/01/2006

Ce texte, qui figure sur un blogue, est plus un article d’opinion qu’une analyse factuelle. Ne serait-ce qu’à ce titre, il déroge quelque peu aux normes que nous nous sommes fixées pour la mise en ligne, dans ce domaine sensible de l’information. Toutefois, en raison de sa spontanéité et de son caractère unilatéralement engagé, il nous a paru traduire les sentiments d’une grande partie de l’opinion publique favorable à Israël, et c’est pourquoi nous l’avons mis en ligne. (Menahem Macina).
27 janvier 2006
 
Sur le site "Le meilleur des mondes".
 
 
La victoire écrasante du Hamas lors des élections palestiniennes jette un profond désarroi au sein de la communauté internationale. Comment accepter que le peuple palestinien, par ailleurs objet de toutes les bienveillances, ait démocratiquement choisi comme représentants les membres d’un mouvement terroriste prônant la destruction d’Israël? Qu’est-ce que cela va entraîner?
 
La question sous-jacente est lancinante : faut-il accepter le verdict des urnes lorsqu’il est gênant ? La question ne se pose pas que dans l’univers miséreux et vindicatif de la bande de Gaza; elle a été d’une actualité brûlante lorsque Jean-Marie Le Pen s’est retrouvé au second tour de l’élection présidentielle de 2002 en France, ou quand l’Europe a décidé de mettre en "quarantaine diplomatique" l’Autriche lorsqu’une coalition gouvernementale a inclus le mouvement de Jörg Haider dans ses rangs.
 
Mais il n’y a pas que les élections de personnes qui subissent ce genre de pressions. Le référendum sur la Constitution Européenne a été le théâtre de la même bouffonnerie: le projet a été refusé par les électeurs, mais les "élites" ont bien l’intention de passer en force. Ainsi, Nicolas Sarkozy, populaire candidat à l’élection présidentielle, n’a pas hésité à dire aux journalistes qu’il avait bien l’intention de poursuivre sur la voie de la Constitution Européenne, en soumettant des pans du traité à une acceptation... par l’assemblée nationale! Si le système [législatif] permet de se passer de l’assentiment du peuple, [pourquoi] s’en priver ?
 
Dans tous les cas, on voit l’hypocrisie des gouvernements, qu’ils soient directement impliqués, ou concernés, en tant que voisins ou interlocuteurs, l’élection n’est qu’un alibi, dont le résultat ne vaut que s’il est en accord avec le projet. Hélas, la victoire du Hamas concerne une élection de personnes aux résultats concrets. Il sera donc difficile de couper les ponts diplomatiques avec l’Autorité Palestinienne sous prétexte que ses dirigeants ne [conviennent] pas aux interlocuteurs européens, américains, ou même israéliens. Naturellement, il est tout aussi impossible de négliger la nature profondément violente et totalitaire du mouvement palestinien.
 
Il faut beaucoup de naïveté journalistique pour voir, dans le raz-de-marée du mouvement islamiste intégriste, une sorte d’accident. Si accident il y a, il est dans la rupture de l’omerta médiatique occidentale qui tente de cacher la réalité de la population palestinienne à son public.
 
La "culture" palestinienne atteint un niveau de nihilisme difficilement concevable, même pour des Européens abreuvés de haine de soi par des médias férus d’anti-capitalisme et de tiers-mondisme. C’est tout à fait logiquement qu’il se traduit par ce résultat électoral. Une bonne partie de la population des territoires [disputés] ne vit littéralement que pour abattre Israël, appuyée par un endoctrinement de tous les instants (dont quelques références "prestigieuses").
 
Contre l’ennemi sioniste, tout est acceptable: envoyer comme kamikazes des femmes ou des enfants (parfois un handicapé mental), voire des kamikazes involontaires - des victimes inconscientes que leur valise contient une bombe, dont la détonation est assurée à distance par un observateur [équipé] d’un téléphone portable.
 
Lors des combats de rue, les combattants du Hamas se protègent au milieu d’enfants parfaitement complices ; leur présence rend plus difficile toute riposte israélienne, et si l’un d’eux se prend une balle perdue, ce sera la victoire médiatique assurée.
 
Pour d’autres exemples de la façon dont le peuple palestinien sacrifie sa descendance sur l’autel de sa guerre absurde, rien de plus parlant que quelques images. La fameuse citation de Golda Meir s’impose une fois de plus:
 
"La Paix ne viendra que lorsque les Arabes aimeront leurs enfants plus qu’ils [nous] haïssent."
 
Si Ariel Sharon en a été réduit à ériger un mur de séparation pour préserver les Israéliens - et les Palestiniens vivant en Israël - de la folie des militants guerriers à l’oeuvre dans les territoires [arabes], c’est [parce qu]’il est parvenu à la conclusion qu’il n’y avait pas d’autres moyens de se protéger de ces gens-là.
 
En Europe - et dans les milieux de gauche, bien sûr - le discours est tout autre: les pauvres Palestiniens sont molestés, ils ne doivent leur misère qu’aux injustices perpétrées par les Juifs pour les empêcher de vivre paisiblement... La victoire électorale de ces derniers jours vient de faire voler en éclats cette vision pacifiste, totalement erronée, qui tente de faire passer les habitants de Gaza et de la Cisjordanie pour des victimes. Le Hamas clame qu’Israël doit être détruit et les Juifs exterminés, femmes et enfants compris.
 
Jamais aucun parti israélien n’a tenu un tel discours à l’encontre des Palestiniens. On est donc loin d’une quelconque "loi du talion" qui permettrait de faire passer la position du Hamas comme une réaction mesurée et défensive; dans le conflit israélo-palestinien, le mouvement islamiste est clairement en position d’agresseur.
 
De ce fait, défendre le statut de victimes des Palestiniens devient plus difficile pour nos éditorialistes, mais [nul doute] qu’ils y parviendront.
 
Le parti d[e feu le] Cheikh Ahmed Yassine a largement construit sa victoire sur la défaite du Fatah de Yasser Arafat, impliqué dans des scandales de corruption. Mais maintenant que ce sont les islamistes qui sont aux affaires, ce sera leur tour d’être impliqués. De plus, [les bailleurs de fonds occidentaux] ne pouvant décemment subventionner un mouvement terroriste, la manne internationale qu[’ils] déversent sur l’Autorité Palestinienne va sans nul doute se tarir (du moins on l’espère!), ce qui forcera la population à davantage assumer sa subsistance au lieu de faire la guerre.
 
Paradoxalement, l’émergence publique du Hamas va rendre plus difficile son implication dans la violence, même [s’il est] aux commandes, puisqu’il y aura moins d’argent à détourner pour monter des opérations de guerre. Cerise sur le gâteau, la communauté internationale sera nettement plus circonspecte envers ce nouveau gouvernement.
 
Pourtant, ce ne sont pas ces élections[-ci] qui sont les plus importantes, mais les prochaines, car elles valideront la réussite ou l’échec du Hamas, une fois placé à la tête du pouvoir. Il n’y a rien de difficile à promettre n’importe quoi, que ce soit plein emploi et prospérité sans travailler - comme le font les démagogues occidentaux -, ou destruction d’Israël et accaparement de ses richesses dans un discours névrosé et nihiliste - comme celui du mouvement intégriste -, tant que ceux qui font ces discours n’ont aucun moyen de les mettre en oeuvre.
 
Une fois à la tête du gouvernement, les promesses deviennent épreuves: il s’agit de réaliser le programme. Evidemment, il ne peut se solder que par un échec cuisant, tant les fautes de raisonnement sont immenses, les valeurs perverties, le raisonnement [faussé]. La réalité ne se plie pas à une vue de l’esprit par simple décision majoritaire. Les électeurs seront déçus, ce qui est la meilleure chose qui puisse se produire. Quel retournement dans les valeurs locales si les Palestiniens pouvaient enfin [se rendre compte] que leur avenir ne passe pas par la destruction d’Israël !
 
Une fois de plus, la stratégie choisie par Ariel Sharon semble avoir été la bonne : mettre le peuple palestinien à l’épreuve du pays auquel il prétend avoir droit. Depuis que les électeurs se sont exprimés dans les urnes, les masques tombent - et pas seulement au Moyen-Orient.
 
Article rédigé par Stéphane
 
© Le Meilleur des Mondes
 
[Texte aimablement signalé par Koira.]
 
Mis en ligne le 30 janvier 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org