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Conflits, terrorisme, oppression, etc.
Terrorisme

Quand appellera-t-on enfin le mal par son nom? se demande le MPCT
18/11/2005

Dans une "Lettre aux adhérents et amis du MPCT", le Mouvement pour la Paix et Contre la Terreur, prend acte de la réaction positive d’un organe de l’ONU à son manifeste "Ensemble Contre la Terreur", que le MPCT avait adressé à l’organisation internationale. Il n’en déplore pas moins que l’ONU n’ait "toujours pas réussi à dégager une définition du terrorisme, paralysée qu’elle est par l’obstruction des membres qui refusent une condamnation universelle du terrorisme pour rester libres de le qualifier de résistance quand bon leur semble".
17 novembre 2005
 
 
Une réponse de l’ONU au Manifeste
 
Javier Rupérez, Directeur du Comité Contre le Terrorisme, organe de l’ONU, a répondu à l’envoi du Manifeste "Ensemble Contre la Terreur", que nous avions adressé à Kofi Annan au moment du sommet de l’ONU.
 
Il dit avoir été impressionné par la liste des signataires, y voyant la confirmation d’une prise de conscience de la nécessité de combattre le fléau du terrorisme et d’empêcher d’autres souffrances de civils. Il nous assure de la volonté de l’ONU de jouer un rôle actif dans cet effort.
 
S’il faut saluer la réponse de Monsieur Rupérez et apprécier les déclarations très claires faites par Kofi Annnan avant le sommet de l’ONU comme des avancées importantes, il faut aussi constater la triste évidence : l’ONU n’a toujours pas réussi à dégager une définition du terrorisme, paralysée qu’elle est par l’obstruction des membres qui refusent une condamnation universelle du terrorisme pour rester libres de le qualifier de résistance quand bon leur semble.  
 
Or il y a urgence !
 
Un moment écarté du premier plan de la scène internationale par l’irruption de la crise française, le terrorisme a repris son train-train sinistre. Les attentats contre les civils en Irak ont retrouvé leur terrible banalité quotidienne, ceux d’Amman et de Karachi ont pris le relais de ceux de New-Delhi et de Hadera.
 
Il faut que l’expression de la condamnation des attentats-suicide obtienne droit de cité dans l’opinion, et pour cela, il nous faudra parvenir à faire paraître dans la presse le Manifeste "Ensemble Contre la Terreur".
 

A propos de la "crise des banlieues"
 
Notre association n’a pas vocation à se positionner sur la situation intérieure de notre pays. Dans un mouvement apolitique par définition, chaque adhérent est libre d’apprécier, selon sa sensibilité propre, les événements qui nous ont bouleversés. Nous savions que le malaise couvait depuis longtemps, sur fond de chômage et de précarité.
 
Sans les majorer, il nous faut cependant prendre en compte les références à "l’intifada", que l’on a entendues dans le discours même des émeutiers : "C’est Jérusalem, mon frère", "C’est Bagdad".
 
Les rancoeurs provoquées par la timide, mais nouvelle critique française de la Syrie et de l’Iran ont-elles eu des répercussions sur des banlieues sous influence, ou y a-t-il eu identification naturelle d’auteurs de violences avec un modèle valorisé dans les médias et l’opinion ? La question peut être posée. Mais ce qui ressort de cette grave crise c’est l’émergence potentielle d’un ordre alternatif [qui viendrait se substituer] à l’ordre républicain [et qui est] au moins aussi inquiétant que le désordre : la fatwa de l’UOIF, le rôle pacificateur des imams comme remède aux violences inouïes commises par des jeunes contre leurs propres voisins, leurs quartiers et l’école laïque de la République.
 
A propos des lois anti-terroristes
 
La question du projet de loi du gouvernement, relatif à la lutte antiterroriste, est passée à l’arrière-plan, dans le contexte de l’état d’urgence.
 
Parce que nous sommes des défenseurs acharnés et conséquents des droits humains, et contrairement à ceux qui sont montés au créneau contre le projet de loi "liberticide" en France, ou aux ardents artisans du rejet du projet de loi de Tony Blair au Royaume-Uni, nous savons que ces lois doivent être rapportées à leur cause : la réalité du terrorisme, suprêmement liberticide, lui.
 
 Il n’y a pas de bonne réponse au terrorisme, c’est pourquoi il est vital d’endiguer sa vague avant qu’elle ne nous engloutisse. Le projet de loi restreint assurément les libertés, mais il est dangereux de le dénoncer en soi, sans le remettre en contexte.
 
A noter et à soutenir : la suggestion, faite par SOS Attentats, d’ajouter, par voie d’amendement parlementaire, un volet "victimes" au projet de loi.
 
La prochaine Conférence-Débat parisienne organisée par le MPCT avec le Professeur David Ruzié le 16 janvier 2006 aura pour thème "L’ONU et le Droit International face au terrorisme", et devra aborder l’ensemble de ces questions.
 
© MPCT
 
 
Mis en ligne le 17 novembre 2005, par M. Macina, sur le site upjf.org