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Israël (Société - mentalités)

Une population admirable
20/08/2005

L’exigence et l’approbation internationale du désengagement de Gaza, même et surtout en faisant valoir sa nécessité, est une preuve indiscutable que l’éventuel futur Etat, étant interdit aux juifs, ne pourra jamais devenir un état démocratique. Il faut prendre acte de ce que, si le monde entretenait cette illusion, il introduirait au sein même de l’esprit démocratique la légitimation d’une exclusion ethnique.
19/08/05
 
Texte repris du blog Rechimot
 
 
Depuis septembre 2000, il est devenu impossible de compter le nombre de journalistes et reporters internationaux qui ont foulé le sol israélien. Un record par rapport aux maigres reportages qui nous parviennent de coins du monde où des drames quotidiens se déroulent dans un silence… de mort.
 
Mais ce n’est pas la douleur des familles victimes des bombes humaines qui intéresse nos chers caméramans, peu d’images et encore moins de témoignages nous sont parvenus de la souffrance des rescapés et de l’horreur des massacres, ils leur ont toujours préféré les manifestations spectaculaires et les cris de haine de ceux pour qui ils craignaient, par anticipation, les représailles de Tsahal.
 
Mais, cette fois, c’est du gâteau : c’est l’été, il fait beau en Israël et les «méchants colons» chantent !
 
Comment ne pas apprécier que votre patron vous envoie couvrir LE conflit ?
 
Je le disais, il fait beau, on peut se baigner, se faire bronzer, la nourriture est bonne, les légumes sont de vrais légumes, les fruits de vrais fruits gorgés de soleil, de plus on peut se balader sans crainte d’être agressé, les filles sont belles et les hommes chaleureux, et quoi qu’on dise, il n’y aura aucun «terroriste juif» qui enlèvera un journaliste, fût-il français !
 
On ne prendra pas le bus, ultime précaution, et on dormira si possible dans un hôtel de Jérusalem-est, en ce qui concerne les Français.
 
Ici, la liberté n’est pas un vain mot, et si certains journalistes, comme le dit Israël Harel, ont reporté leurs vacances pour couvrir l’événement, ils pourront déjà y trouver un avant-goût.
 
D’autant que les attentes d’une lutte fratricide n’auront pas été exaucées.
 
On n’aura pas eu de sang, mais des larmes, et – oh ! surprise ! -, des chants ! Il faudra s’en contenter, même si des Juifs qui pleurent, ce n’est pas un scoop, alors, quand on dira : «les réfractaires au désengagement ont lancé des bombes… de  peinture et des oeufs, on laissera un blanc après «bombes» pour ménager le suspense, mais ce sera tout, impossible de faire mieux !
 
Mais une chose crève l’écran et il faut être de très mauvaise foi pour ne pas l’admettre :
 
  • Ces soldats endossant un rôle ingrat,
  • Ces habitants des implantations, vilipendés par l’opinion publique internationale,
  • Cette population israélienne déchirée...
tous forcent l’admiration car ils ont fait preuve de fidélité à leurs valeurs, de compassion devant la souffrance, de respect des lois, qu’elles soient religieuses, ou démocratiques, ou tout simplement humaines, le tout avec une maîtrise de soi et une grande dignité.
 
Le respect des lois, c’est avant tout le respect de la personne humaine.
 
C’est pourquoi je répète:
 
L’exigence et l’approbation internationale du désengagement de Gaza, même et surtout en faisant valoir sa nécessité,  sont une preuve indiscutable que l’éventuel futur Etat étant interdit aux Juifs, il ne pourra jamais devenir un état démocratique !
 
Il faut prendre acte que si le monde entretenait cette illusion, il introduirait, au sein même de l’esprit démocratique, la légitimité d’une exclusion ethnique.
 
© Rechimot
 
Mis en ligne le 19 août 2005, par M. Macina, sur le site upjf.org
 
© Rechimot