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Contentieux palestino-israélien

Il n’y a pas de population plus inapte à la souveraineté nationale que les Palestiniens, J. Jacoby
19/02/2007

15 février 2007

 

Jewish World Review

 

Original anglais : "Has any population ever been less suited for statehood than the Palestinians ?".

 

Adaptation française de Sentinelle 5797 *


 

La guerre intestine entre le Fatah et le Hamas faisait rage, le mois dernier, quand le leader de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, a prononcé un discours lors d’une manifestation du Fatah à Ramallah. Le 11 janvier, il a dit à la foule :

 

«La priorité, pour moi, est de préserver l’unité nationale et d’empêcher une lutte interne. Tirer sur vos frères est interdit ».

 

Mais Abbas a fait savoir clairement qu’il s’opposait uniquement au bain de sang intra-palestinien. Attaquer des Juifs était toujours licite. Selon un reportage de World Net Daily, il a affirmé :

 

« Nous devons mettre notre combat interne de côté et lever nos fusils uniquement contre l’occupation israélienne ».

 

Faisant un clin d’œil à ses rivaux arabes, il a loué l’archi-terroriste Ahmad Yassin, co-fondateur du Hamas, tué par Israël en 2004, et, pour faire bonne mesure, il a lancé une formule antisémite convenue :

 

«Les fils d’Israël sont mentionnés [dans la tradition islamique] comme ceux qui corrompent l’humanité sur la terre ».

 

La majorité des médias qui ont rendu compte de la manifestation du Fatah n’ont mentionné que les remarques d’Abbas sur « l’unité », laissant de côté le morceau plus faisandé sur la levée des fusils contre les corrupteurs de l’humanité (Titre de l’Associated Press : « Abbas appelle au respect lors de la manifestation du Fatah »). De même, de nouveaux reportages ont rarement souligné que, dans la bande de Gaza, où ont eu lieu des batailles de rue entre le Fatah et le Hamas, « l’occupation » a pris fin en août 2005, quand Israël a rasé 21 implantations juives et expulsé du territoire jusqu’au dernier des Juifs. Car il y a eu quasiment un Etat palestinien souverain à Gaza, au cours des 18 mois passés. L’anarchie et la violence, les prises d’otages, la myriade de gangs armés – voilà le visage authentique de l’Etat palestinien. Regardez-le bien.

 

L’éditorialiste Caroline Glick le décrit en ces termes dans la JWR du 30 janvier 2007 :

 

 « Dans l’Etat de Palestine, des enfants de deux ans sont tués et personne ne s’en soucie. Des enfants sont réveillés au milieu de la nuit et assassinés devant leurs parents. Des fidèles sont exécutés dans les mosquées par des terroristes qui fréquentent des mosquées concurrentes. Et personne ne s’en soucie… Dans l’Etat de Palestine, des femmes sont déshabillées et obligées de marcher nues dans les rues pour humilier leur mari. Des ambulances sont arrêtées sur leur trajet vers l’hôpital, et des blessés sont exécutés de sang froid. »

 

Ce qui est étonnant, ce n’est pas que l’Autorité Palestinienne bouillonne de violence et d’instabilité ; il y a d’autres lieux où les bains de sang sont le lot quotidien. Ce qui est étonnant, ce n’est pas que les Palestiniens - qui reçoivent des montants copieux d’aide internationale (plus de 1,2 milliard de dollars, l’an passé, de la part des seuls gouvernements occidentaux) – consacrent tant de leurs ressources et de leur énergie en armes pour la guerre. Ce qui est étonnant, c’est que tant de voix continuent de soutenir l’idée d’un Etat palestinien.

 

Pourtant, y a-t-il une population moins apte à avoir un Etat que les Palestiniens ? Depuis les terroristes qu’ils ont choisis comme dirigeants, jusqu’au djihad, dont ils font la promotion dans leurs écoles, leur culture est gorgée de violence et de haine. A chaque fois que le monde leur a offert la souveraineté – une offre sur laquelle sauteraient les Kurdes et les Tchétchènes, ou les Tibétains – les Palestiniens ont préféré opter pour le bain de sang et le rejet.

 

« Que voulez-vous le plus : un Etat palestinien ou un combat palestinien ? »,

 

demanda un jour un Shimon Peres frustré à Yasser Arafat.

 

Encore et toujours, les Palestiniens ont choisi le « combat ». L’essence même de l’identité nationale palestinienne est un violent désir de détruire Israël. Tant la charte du Fatah que celle du Hamas appellent à la disparition de l’Etat juif par un bain de sang. Une solution à deux Etats – Israël et la Palestine vivant pacifiquement côte à côte –, ce n’est absolument pas ce que veulent les Palestiniens. Et les concessions israéliennes, ou les cajoleries américaines, ou celles du Quartette ont peu de chance d’y changer quelque chose.

 

Alors, pourquoi l’administration Bush continue-t-elle à prétendre le contraire ?

 

« Il n’y a tout bonnement aucune raison d’éviter la question de savoir comment aboutir à un Etat palestinien »,

 

a affirmé allégrement la secrétaire d’Etat, Condoleezza Rice, le 2 février, même si la meilleure raison pour ce faire – à savoir : l’incapacité des Palestiniens à se gouverner eux-mêmes – s’étalait dans les rues de Gaza.

 

La semaine dernière, Abbas a donné son accord pour former un gouvernement « d’unité » avec le Hamas, éloignant encore plus toute perspective de paix avec Israël. Pourtant, la semaine prochaine, Rice accueillera une réunion au sommet avec Abbas et le Premier Ministre d’Israël, Ehud Olmert, et il y aura un nouveau déluge de mots vides de sens sur la paix et la souveraineté nationale [des Palestiniens].

 

James Woolsey, qui fut directeur du Renseignement central, sous la Présidence de Clinton, a déclaré récemment qu’il faudrait « plusieurs décennies » avant qu’une société palestinienne soit assez civilisée pour édifier un Etat.

 

Même des Palestiniens en conviennent. Et une certaine Shireen Atiyeh, 30 ans, employée du gouvernement de l’Autorité Palestinienne, a déclaré au Jerusalem Post :

 

«Tout un chacun, ici, est dégoûté de ce qui arrive dans la bande de Gaza. Nous disons au monde que nous ne méritons pas un Etat… Aujourd’hui, j’ai honte de dire que je suis une Palestinienne ».

 

Quand sera-t-il temps d’envisager un Etat pour la Palestine ?

 

Quand elle sera dirigée par des gens comme cette femme.

 

Jeff Jacoby

 

© Jewish World Review

 

 

[Texte aimablement signalé par G. Brandstatter.]

 

[*] Traduction revue et corrigée par M. Macina.

 

Mis en ligne le 18 février 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org