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Droits humains, racisme, antisémitisme, etc.
Antisémitisme

Les membres de la communauté juive de Belgique feraient-ils confiance au MRAX ? Roseline
01/03/2007

Avec cette page, nous inaugurons une revue de la presse juive francophone sur des thèmes sensibles qui devraient être au centre de l’attention de nos coreligionnaires. Ce premier digest est dû à une spécialiste de l’analyse de presse, dont les capacités gagneraient à être connues et utilisées comme elles le méritent. (Menahem Macina)

28/02/07 

 

Désinfos commente un rapport de la SPCJ (Service de protection de la Communauté Juive) de France, association gérée entièrement par des bénévoles.

 

Guysen offre un lien pour télécharger le rapport accessible en format PDF.

 

Ce rapport vaut la peine d’être lu dans son entièreté: on y verra que ce groupe de bénévoles

  • ne se contente manifestement  pas des actions du MRAP...
  • est joignable toute l’année 24h/24 et 7j/7
  • et met à la disposition des témoins ou victimes un numéro «vert» (0800 18 26 26) et des consignes à suivre afin de réunir tous les éléments nécessaires au dépôt de plainte. 

Le SPCJ, composé de bénévoles et de professionnels, travaille en étroite collaboration avec des avocats et des psychologues spécialisés.

 

 

EXTRAITS:

 

Désinfos

 

Bilan et analyse des actes antisémites en 2006

26 février 2007 - Elisabeth Cohen-Tannoudji Chargée de mission au CRIF

Le Service de Protection de la Communauté Juive opère un recensement des actes antisémites sur la base des appels téléphonique passés sur le numéro vert, complétée par un échange d’informations avec le Ministère de l’Intérieur. Le SPCJ a enregistré en 2006 :

 

·        213 actions (contre 134 en 2005) soit une hausse de 40%

·        158 menaces (contre 148 en 2005) soit une hausse de7%

·        371 actes (contre 300 en 2005) soit une hausse globale de 24 %

 

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L’aspect essentiel et le plus inquiétant, qui se dégage des chiffres, concerne les actes, actions et menaces contre les personnes qui sont, à l’évidence, les cibles premières de l’antisémitisme. On observe une augmentation de 45 % des agressions physiques, qui passent de 77 à 112, entre 2005 et 2006, et une hausse de 71 % des insultes, qui passent, quant à elles, de 48 à 82.

 

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Depuis la résurgence des actes antisémites en France, concomitante du déclenchement de la seconde Intifada en octobre 2000, il était apparu, à l’examen des courbes annuelles de ces actes, que leur survenance était étroitement liée à l’actualité du Proche-Orient. En 2004, le constat avait changé. Les actes antisémites - 974, selon le recensement du Ministère de l’Intérieur, 592, selon celui du SPCJ - étaient survenus de manière aléatoire et apparemment déconnectée du contexte international. Nous avions alors observé que, passé d’une apparence conjoncturelle, l’antisémitisme s’ancrait, de manière structurelle - observation que nous avons maintenue en 2005. En 2006, ces deux analyses semblent se rejoindre dans une situation qui s’origine à la fois à des causes structurelles et conjoncturelles, alors que les chiffres restent inférieurs à ceux de 2004. Le dernier trimestre de l’année 2006 témoigne d’une baisse de 21% des actes. Cette tendance à la baisse s’est maintenue en janvier 2007. Toutefois, les aléas qui pèsent sur l’actualité rendent l’avenir incertain et la vigilance doit demeurer entière.

 

 

[DESINFOS.COM] - Bilan et analyse des actes antisémites en 2006

 

Le rapport complet en format PDF peut être téléchargé à partir de GUYSEN:

 

GUYSEN: EXTRAITS:

 

Rapport du SPCJ sur les actes antisémites en France pour l’année 2006

Mise en ligne par Ray Archeld, pour Guysen Israël News.

Lundi 26 février 2007 à 18:30.


Selon Maître Ariel Goldmann, Porte-parole du Service de Protection de la Communauté Juive (SPCJ), à Guysen Israël News :

"Sans remonter aux chiffres dramatiques de 2004, les chiffres de l’antisémitisme en France ont nettement augmenté entre 2005 et 2006. Le phénomène semble s’être enraciné durablement et ce malgré tous les efforts des pouvoirs publics et des institutions juives".


(Introduction au rapport Eric de Rothschild) 

 

Par ailleurs, GUYSEN titre : «Autodafé du "Journal" d’Anne Frank, une résurgence de l’antisémitisme allemand» un article de David Bronner, publié le lundi 26 février 2007:

 

Extraits:

Sept hommes âgés de 24 à 29 ans comparaissent depuis lundi 26 février dans la ville allemande de Magdebourg pour avoir brûlé le 24 juin 2006 le "Journal" d’Anne Frank", un livre symbole de la Shoah. Le livre avait été brûlé sur la place publique au cours de la fête des moissons à Pretzien, près de Magdebourg, à quelques heures de l’ouverture du Mundial.


Les sept personnes qui ont comparu lundi 26 février avaient également brûlé un drapeau américain. Le maire du village, Friedrich Harwig (néo-communiste), avait été critiqué pour avoir assisté à la scène sans opposer de résistance. Il avait même accepté de se faire photographier aux côtés des néonazis.


Jugés pour incitation à la haine raciale et atteinte à la dignité des morts, ces hommes sont des sympathisants de l’extrême droite allemande.

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Selon le bureau de la police fédérale d’Allemagne, la menace de l’extrême droite est bien réelle, avec une montée en flèche du nombre d’infractions violentes commises par des néonazis. Entre janvier et août 2006, quelque 8 000 infractions, perpétrées par des radicaux d’extrême droite, ont été rapportées, soit 20 pour cent de plus que l’an passé et 50 pour cent de plus qu’en 2004.

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La résurgence des violences antisémites en Allemagne a donné lieu à des campagnes de sensibilisation aux dangers du néonazisme, surtout dans les Etats de l’ex-Allemagne de l’Est (RDA). Le slogan de la campagne orchestrée par le PDS, "Die Linke", c’est-à-dire la gauche : "Stop. On ne transige pas avec les nazis" ne semble pas avoir marqué suffisamment les esprits.


Etrange campagne menée par un parti politique qui, avant la chute du Mur de Berlin et la réunification allemande, portait le nom de "SED", le "Sozialistische Einheitspartei Deutschlands", le Parti socialiste unifié d’Allemagne, qu’on appelait "Le Parti", parce qu’il était le seul de la RDA, cette même RDA qui refusait toute responsabilité dans les crimes nazis ayant conduit à l’extermination des Juifs d’Europe pendant la Deuxième Guerre mondiale…


(Fin des citations).

 

© Roseline

 

Mis en ligne le 28 février 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org