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Les Etats-Unis préserveront la liberté d’internet contre l’ONU
28/10/2005

Comme l’illustre plaisamment la caricature ajoutée par mes soins à cette intéressante information : "Sur Internet, personne ne sait que tu es un chien". Et cet incognito déplaît aux Etats, qui veulent tout savoir, et pas seulement pour surveiller les pédophiles et les terroristes... (Menahem Macina).
1er octobre 2005
 
Sur le site de l’Union Républicaine
 
[La note liminaire, ainsi que le ciché et sa légende ont été ajoutés par la Rédaction d’upjf.org.]
 
[Voir aussi: "L’ONU vote pour un gouvernement mondial de l’Internet" ; "Gouvernance d’internet: la réponse de l’Europe" ; "L’Europe s’oppose aux Etats-Unis sur la gouvernance de l’Internet" ; "Les Etats-Unis veulent conserver le contrôle d’Internet".]
 
 
La guerre du contrôle du Web n’aura pas lieu. Le débat actuel s’articule autour d’un problème simple : c’est celui de la maîtrise des serveurs racines du web ainsi que de l’ICANN [Internet Corporation for Assigned Names and Numbers]. Pour l’heure, ce sont les Etats-Unis qui en assurent la protection et restent ainsi chef d’orchestre, pour une raison simple, c’est eux qui ont fondé l’Internet et tissé la toile mondiale.

Les Nations Unies et plusieurs pays membres s’en moquent, et après n’y avoir jamais cru pendant longtemps, ils cherchent maintenant à se l’accaparer en constatant le formidable pouvoir que le réseau mondial a créé.

Ils prétendent ainsi vouloir prendre part au contrôle et à la surveillance de l’Internet. Non, comme les Etats-Unis, pour en assurer la continuité technologique et le développement économique autant que démocratique, en favorisant, notamment, la liberté d’expression sur le Net, mais, bien au contraire, pour imposer un pouvoir de censure sur le Web.

 Sur Internet, personne ne sait que tu es un chien !
Tous avancent leurs arguments, la Chine, qui voit dans l’Internet un «outil de subversion politique» contribuant à la «déstabilisation des Etats», et qui, chez elle, emprisonne des internautes pour avoir osé contester le régime communiste ; la France, qui veut empêcher la diffusion de sites Internet faisant la promotion d’idées prétendument « racistes », en fait anti-islamistes, et qui, elle aussi, poursuit et sanctionne judiciairement des internautes et animateurs de sites Web, en faisant se substituer la justice aux prédicateurs islamiques, et mène de véritables « djihads » dans les tribunaux contre tous ceux qui tentent de résister à l’islamisation de la France sur le Net.
 
Fort heureusement, les Etats-Unis viennent de faire connaître sans nuance leur opposition à ce changement de gestionnaire et à un transfert du contrôle de l’Internet à l’ONU. « Nous n’accepterons pas la prise en charge de l’Internet par les Nations Unies », a déclaré David Gross, ambassadeur et coordinateur de la politique de la communication et de l’information des Etats-Unis au niveau international.
 
«Certains pays le désirent, mais nous pensons que c’est inacceptable». A quelques semaines d’une grande réunion de la Société de l’Information en Tunisie, David Gross juge que certains progrès ont été accomplis, mais rien sur la question de la gouvernance d’Internet. Quant à l’idée de transférer les pouvoirs de l’ICANN à une organisation intergouvernementale, sans doute sous l’égide des Nations Unies, Gross n’y va pas par quatre chemins : « Nous pensons que c’est inapproprié ».
 
Les Etats-Unis, parfaitement conscients des risques liés à la liberté de l’expression politique sur Internet, à laquelle ils tiennent farouchement, estiment en fait qu’en l’état actuel, l’ONU est bien loin de garantir que les Etats ne profiteraient pas d’un contrôle international du réseau mondial pour imposer subrepticement une censure politique progressive.
 
 
Les récentes déconvenues américaines face à la diplomatie mondiale - qui a montré, encore dernièrement à l’AEIA, d’étranges connivences en donnant un blanc-seing à la bombe iranienne -, et les tentatives, françaises notamment (heureusement infructueuses), d’intenter des procès contre des sites hébergés aux Etats-Unis (comme le nôtre) ne risquent pas d’encourager les Américains à renoncer à leur rôle historique sur le Net, ni à lâcher du lest, d’autant que le diplomate précité a précisé, à Genève : « Ce n’est pas un problème de négociation. C’est une question de politique nationale ». Dont acte !

Une chance pour la liberté d’expression dans le monde qui peut trouver là des raisons solides d’espérer en sa pérennité.
 
© Union Républicaine
 
Mis en ligne le 03 octobre 2005, par M. Macina, sur le site upjf.org