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Israël (Société - mentalités)
Jérusalem

Unesco: les travaux d’Israël ne mettent pas en danger Al-Aqsa, mais doivent cesser
18/03/2007

16/03/07

 

AFP

 

Israël devrait cesser "immédiatement" les fouilles près d’al-Aqsa: Unesco

 

PARIS, 14 mars 2007 (AFP) - Israël devrait "cesser immédiatement" ses fouilles archéologiques contestées près de l’esplanade des mosquées à Jérusalem-est, et entamer des discussions avec "toutes les parties concernées", recommandent des experts de l’Unesco dans un rapport obtenu mercredi par l’AFP.


"Le gouvernement israélien devrait être invité à mettre immédiatement un terme aux fouilles archéologiques, étant donné que les fouilles entreprises ont été jugées suffisantes pour permettre d’évaluer l’état des structures de la rampe d’accès", écrivent les membres d’une mission technique de l’Unesco dépêchée à Jérusalem du 27 février au 2 mars.


Dans un communiqué, le directeur général de l’Unesco, Koïchiro Matsuura, a précisé avoir reçu le rapport et "soutenir" ses recommandations, qui seront officiellement présentées le 19 mars, lors d’une réunion avec les représentants des pays membres.

 

Israël a entamé, début février, des travaux de réfection de la rampe d’accès à la porte des Maghrébins, une des entrées de l’esplanade des mosquées, accompagnés de fouilles archéologiques visant, officiellement, à obtenir des informations sur la stabilité de la structure, nécessaires pour exécuter les travaux de consolidation.

 

Ces travaux ont été dénoncés dans le monde arabo-musulman comme une atteinte au troisième lieu saint de l’Islam.

 

 

UNESCO

 

UNESCO : LES TRAVAUX MENÉS PAR ISRAËL
NE MENACENT PAS LA STABILITÉ DE L’ESPLANADE DU TEMPLE

 

New York, 14 mars 2007

 

Les travaux menés par Israël à Jérusalem ne menacent pas la stabilité de l’esplanade du Temple et ne s’étendent pas sous les Mosquées, conclut l’UNESCO, dans un rapport publié aujourd’hui, qui demande à Israël de les poursuivre en concertation avec les autorités arabes, le gouvernement jordanien et des experts internationaux.

 

La mission technique de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) avait été constituée pour enquêter sur des travaux de terrassement, lancés début février 2007 sous la responsabilité de l’Autorité des antiquités israéliennes, qui avaient soulevé la préoccupation au niveau international, notamment dans les opinions publiques arabes.

 

Alors qu’Israël indiquait souhaiter explorer le terrain adjacent au mont du Temple, sur lequel sont construites les mosquées d’El-Aqsa et d’Omar, afin de reconstruire une passerelle qui s’était effondrée, les autorités musulmanes de la vieille ville de Jérusalem affirmaient que ces travaux remettaient en cause la stabilité de l’esplanade des Mosquées.

 

« Les travaux observés concernent des zones extérieures au Mur des lamentations [qui constitue le pan de mur occidental en contrebas de l’esplanade du Temple] et sont limités à la surface de la passerelle et à son côté nord, là où le mur de soutien de l’accès s’était effondré en 2004 »,

 

affirme le rapport de l’UNESCO.

 

« La mission a noté qu’aucun travail de terrassement n’est mené à l’intérieur du mont du Temple (Haram es-Sharif) et que la nature des travaux ne peut être considérée, à ce stade, comme constituant une menace pour la stabilité du Mur des lamentations et pour la Mosquée El-Aqsa ».

 

La mission de l’UNESCO précise que

 

« les travaux s’arrêtent à près de 10 mètres du Mur des lamentations et qu’ils sont menés à l’aide d’équipements légers, de pelles et de pioches, outre qu’ils sont supervisés et documentés selon les normes professionnelles ».

 

L’UNESCO note aussi que les travaux sont visibles sur Internet grâce à trois caméras.

 

En conclusion, la mission suggère qu’il soit demandé à Israël de « cesser immédiatement les travaux de terrassement», dans la mesure où ceux entrepris permettent déjà d’évaluer la structure de la passerelle.

 

Elle demande aussi au gouvernement israélien de « définir clairement l’aspect de la passerelle » sans changer ses caractéristiques, et de « lancer immédiatement un processus de consultation avec toutes les parties concernées, notamment les autorités du Waqf [l’office des biens religieux musulmans] et de la Jordanie ».

 

Elle propose, en dernier lieu, que les travaux soient supervisés par une équipe internationale d’experts coordonnée par l’UNESCO.

 

 

Information aimablement communiquée par

 

Catherine LEUCHTER

Chargée d’information - Ambassade d’Israël en France

Tel. 01 40 76 54 87

info@paris.mfa.gov.il

 

Mis en ligne le 16 mars 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org