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Emmenés par deux organisations juives, des journalistes voient Israël d’un œil neuf, E. Amiach
17/02/2007

« Une délégation de journalistes du Nouvel Observateur, de France Info, de TV5, de France Inter, du Figaro et de LCP, s’est rendue en Israël du 3 au 8 février, à l’initiative de l’association "Connaissance du Monde Juif et d’Israël", organisation liée à l’UPJF. Ce voyage avait pour but de montrer à des journalistes français une "réalité israélienne" qui leur donnerait un éclairage nouveau dans l’approche qu’ils ont du conflit du Moyen Orient. Notre guide, Gilles Peretz, a su, avec intelligence et enthousiasme, capter l’attention de tous. » (E. Amiach).

Titre original : "Voyage en Israël d’une délégation de journalistes à l’initiative de « Connaissance du Monde Juif et d’Israël » et de l’UPJF".

 

Texte repris des "Brèves de l’Upjf", n° 85, du 15 février 2007

 

 

Dimanche 4 février

 

Très mauvais temps sur Tel-Aviv. Nous avons quitté l’hôtel à 10h, avons visité deux kibboutz et effectué une rétrospective de l’histoire de la création de l’Etat d’Israël.

Matin

Kibboutz Minkow : c’est ici que la culture de l’orange est devenue une véritable industrie.
Recherche agronomique : développement de production de clémentines, cumqats, pamplemousses, etc. On y utilise de l’eau puisée à très grande profondeur dans le désert.

Kibboutz Ayalon : à proximité de l’institut Weizman, à Rehovot. Durant la guerre d’indépendance, ce kibboutz avait organisé une usine clandestine de fabrication de balles. Enfouie sous terre, cette usine avait bénéficié de l’ingéniosité des kibboutznikim pour pouvoir fonctionner sans éveiller les soupçons des soldats anglais cantonnés à quelques centaines de mètres. Moshé Hillel, devenu le numéro 3 du Mossad, avait dirigé cette usine à l’âge de 24 ans.

A l’occasion de cette visite, le guide a su mettre l’accent sur la haine que vouaient les Anglais aux Juifs et les conséquences que cela entraîna, par la suite, dans les relations israélo-arabes.

Il a confirmé que toutes les terres avaient été achetées par les Juifs, souvent au prix fort.
A propos de la haine des Anglais, il y a une anecdote qui mérite d’être racontée.
C’était en 1929, les Anglais vendaient des terres domaniales situées entre Netanya et Hedera. Ces ventes aux enchères avaient généralement lieu à Hadera. Afin de faire barrage aux Juifs, les Anglais décidèrent de faire la vente à Ramallah (fief arabe), le samedi de Kippour. Malgré le caractère sacré de cette journée, le Rabbin autorisa à participer aux enchères. Au travers de cette anecdote, on rappelle combien les Anglais, en exacerbant les relations, ont aussi une grande responsabilité dans les rapports difficiles qu’ont les Juifs et les Arabes.

 

Après-midi

Rendez-vous à l’Université de Tel Aviv. Entretien avec le Recteur, M. Itamar Rabinovitch, ancien Ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis. Sujets abordés: Politique intérieure israélienne -  Guerre du Liban  - Problème de l’Iran et de la Syrie - Nucléaire iranien - Israël et la Francophonie.

 

Soir

Dîner en présence de M. et Mme Zeev Boim. M. Zeev Boim, qui est ministre de l’Intégration, a répondu, quatre heures durant, à toutes les questions posées par les journalistes. Seule la connaissance de la réalité israélienne, permet de mesurer l’importance de ce Ministère. Sans une forte politique d’intégration, Israël n’aurait jamais pu être la nation moderne et forte qu’elle est devenue. Confronté au défi consistant à intégrer des populations aussi disparates que des Juifs éthiopiens, américains ou européens, M. Zeev Boim a su mettre en place une politique juste et équilibrée, qui permet d’atteindre ces objectifs. C’est avec beaucoup d’intelligence, de perspicacité, de patience et de gentillesse que M. Zeev Boim a accepté de répondre à une multitude de questions posées par des journalistes "avides" de tout appréhender. Ce fut pour lui un exercice aussi difficile qu’une conférence de presse.

Après ce dîner, les journalistes nous ont confié qu’ils avaient été impressionnés par l’aptitude de M. Zeev Boim à faire face et à répondre à toutes les questions qui lui avaient été posées et qui concernaient tous les domaines de la vie politique israélienne. 
 
Lundi 5 février

 

Direction Jérusalem.

En chemin, nous nous sommes arrêtés à Abou Gosh, village arabe israélien où il n’y a jamais eu de problèmes de cohabitation avec les Israéliens. Sur la recommandation du Père Patrick Desbois (ami de l’UPJF), nous sommes allés rendre visite au Frère Olivier, responsable du couvent et de l’église. Le frère Olivier est Normand. Il a évoqué, en termes chaleureux, sa joie d’être en Israël depuis 25 ans. Son ordre considère que le judaïsme et la synagogue sont les aînés du christianisme. L’église d’Abou Gosh date du XIIe siècle, elle est ornée de peintures byzantines. Toutes les représentations du Christ ont été effacées par les Arabes !

 

Nous avons repris notre route en direction de Jérusalem et de la Knesset. Comme tous les lundis il y avait de l’animation, mais elle était plus importante car on fêtait "Tou bichvat" et, en même temps, le 58ème anniversaire de la Knesset - qui s’était réunie pour la première fois le 14 février 1949 (c’était également Tou Bichvat).

Après avoir longuement visité la Knesset, nous avons eu, de 11h a 19h, huit rendez-vous, suivis d’entretiens avec des hommes politiques de toutes tendances :

·         Haim Amsallem, député Shass, très impliqué dans des actions humanitaires et sociales, tant en Israël qu’au Maroc, où il a noué d’excellents contacts avec les autorités de ce pays.

·         Colette Avital, députée travailliste.

·         Raleb Medjaleh, député travailliste, premier Arabe à occuper un poste ministériel dans un gouvernement israélien.

·         David Tal, député Kadima, Président de la commission israélo-française.

·         Sylvan Shalom, député Likoud, ancien ministre des Affaires Etrangères.

·         Elie Shai, député Shass, ministre du commerce extérieur.

·         Benjamin Netanyahu, député Likoud.

 

Les discussions ont presque exclusivement porté sur les problèmes cruciaux d’Israël :

·         les relations franco-israéliennes ;

·         les Palestiniens et leur manque d’hommes politiques courageux et charismatiques ;

·         l’intransigeance arabe ;

·         la menace iranienne ;

·         Israël et la Francophonie ;

·         Jacques Chirac ; etc.

 

Dahlia Itsik. Le point culminant de ces réunions a été notre rencontre avec Dahlia Itsik, Présidente de la Knesset et Présidente, par intérim, de l’Etat d’Israël. Ce fut un grand, un magnifique moment d’émotion, d’intelligence, d’honnêteté intellectuelle. Dahlia Itsik nous a captivés par ses expériences politiques (Oslo, Arafat, E. Barak, l’Autorité palestinienne, Sadate, Hussein, la grave menace iranienne, ses réflexions de mère de famille dans un pays en guerre, ses espérances d’une vraie paix). Mme D. Itsik a un parcours politique original qui reflète son intelligence et son aptitude à briguer les plus hautes fonctions. Plusieurs d’entre nous, y compris des journalistes, ont essuyé une larme, non parce qu’une femme s’était exprimée, mais parce que son humanisme, sa croyance en l’être humain, sa volonté de n’envisager que la Paix entre les hommes ont atteint le plus profond de notre être.

 

Saül Mofaz, ministre des Transports, nous a reçus à 19h, dans son ministère. Il a répondu sans détour à toutes les questions qui lui ont été posées. Il a dressé un tableau inquiétant de la menace iranienne, de l’activisme de l’Iran et de sa dangereuse influence sur le Hamas et le Hezbollah. A un journaliste, il a répondu "qu’Israël saura se protéger". Ce qui frappe, quand on est en contact avec S. Mofaz, c’est sa force de caractère, sa conviction inaltérable et l’amour de son peuple. Il a une âme de "bâtisseur".

 

Au cours de tous ces entretiens, les journalistes se sont montrés très attentifs et ont posé de nombreuses questions sur tous les sujets concernant Israël. Ils ont globalement été impressionnés par le ton direct et franc des hommes politiques. Ils ont été enthousiasmés par la "proximité" qu’ils ont eue avec eux. Selon l’un d’entre eux, il ne leur était jamais arrivé d’avoir autant d’entretiens politiques en si peu de temps.

 

Retour tardif à Tel Aviv. Nous avons dîné à l’hôtel et avons prolongé cette journée par de riches échanges de réflexions politiques.


             
Mardi 6 février

 

Cette journée a été consacrée à la visite de Jérusalem. Nous avions prévu de rendre visite à des personnalités religieuses vivant dans cette ville.


Visite au Père Paul, évêque maronite de Jérusalem, d’Israël et de la Jordanie. Il nous a fait un cours sur les Maronites, leurs origines, leur histoire. Le tout globalement très instructif. Par contre, quand ont été abordées les questions d’actualité : la cohabitation avec les Israéliens, les relations avec le Liban, la nucléarisation de l’Iran, on a assisté à un "spectacle de langue de bois". Visiblement le Père Paul a du mal à se satisfaire de l’autorité israélienne.

 

Visite au couvent des Bénédictins : Soeur Christine, la responsable, nous a très amicalement reçus. Elle vit ici, dans le quartier musulman de Jérusalem, depuis 1969. Les échanges ont été instructifs. J’ai surtout retenu d’elle une phrase que les journalistes ont souhaité réentendre, et qu’elle a donc répétée: « Après avoir essayé l’Autonomie [palestinienne], la rue palestinienne veut redevenir israélienne ».

 

Visite à l’Eglise du Saint Sépulcre : après avoir cheminé dans les souks, on est arrivé devant cette église riche en histoire pour le christianisme. Il faut noter, qu’une  mosquée qui jouxte l’église a fait ériger un immense minaret, bien plus haut que le sanctuaire chrétien. En outre, l’imam y a fait installer une sono de plusieurs milliers de watts. Ainsi, à chaque appel à la prière, il y a un bruit assourdissant qui étouffe tous les autres.

 

Visite au Kotel : Les journalistes ont été impressionnés par ce mur, au dessus duquel, au fil des siècles, ont été érigés d’autres monuments. Beaucoup d’explications ont été demandées.

 

Nous avons pu vivre en direct la manière dont les Arabes instrumentalisent les médias. En effet, se posait ce jour-là le problème de la rampe menant au mont du Temple, et que les Israéliens doivent réparer. Un petit groupe d’Arabes barbus, entourés de dizaines de caméras et de journalistes, criaient au scandale et au blasphème. Cette rampe, qui a été endommagée par une tempête de neige, en 2004, est située à l’extérieur du Mont du Temple.

Déjeuner avec Ygal Palmor, porte-parole du ministère des affaires étrangères, qui avait été délégué par Mme Tsipi Livni, en voyage à Londres. Elle a ainsi honoré une demande de Victor Curiel, ami personnel de la Ministre. Echanges riches sur les problèmes palestiniens, iraniens, européens, etc.

 

Visite du nouveau mémorial de Yad Vashem. C’est très éprouvant même quand on l’a déjà visité plusieurs fois (ce qui était mon cas). On en ressort assommé. On ne parle plus. On ne se parle plus.

      
En fin d’après midi, visite de l’hôtel King David. Le hasard a voulu que nous rencontrions M. Ephraïm Halevy, ancien Directeur du Mossad. Il a accepté d’être brièvement interviewé par une des journalistes de la chaîne parlementaire. La journaliste ne nous a rapporté qu’une déclaration relative à la bombe iranienne. A l’évocation de cette menace, M. Ephraïm Halevy a déclaré : "Israël est indestructible !" (Amen).

          

Dîner à Tel Aviv, dans un restaurant typiquement israélien, en présence de journalistes israéliens. Organisé par un membre de "Guysen", ce ne fut pas le succès attendu. La prochaine fois, nous saurons mieux gérer cet aspect.

                                     
Heureusement, nos journalistes étaient fatigués. Ce qui n’a pas empêché que nous ayons, à l’hôtel, de longs et intéressants échanges. (Des journalistes israéliens nous avaient rejoints, persuadés qu’ils "s’enrichiraient" plus que ce que nous attendions d’eux).

 

A l’issue de ces deux premiers jours, nous percevions déjà, chez nos invités, une intonation, une réflexion, une approche, des analyses plus recherchées, plus fines, moins partisanes que ce que nous avions entendu le jour du départ.



Mercredi 7 février

 

Journée consacrée à la visite du Néguev et des abords de Gaza

Abords de Gaza. Nous étions très proches de la frontière, à hauteur de Karni et de Kissoufim. Les journalistes et nous-mêmes avons été surpris par la vision de très grands et beaux immeubles, formant des ensembles de bonne tenue. Nous pensions que Gaza n’était qu’un immense camp. En fait, ces immeubles, aux dires du guide, sont habités par les bourgeois palestiniens. Les caméras des chaînes de télévision ne nous ont montré que des camps et de la misère. En chemin, on a pu observer les efforts faits par l’ingénierie israélienne pour récupérer et utiliser les eaux usées. 90 % des eaux usées de Tel Aviv sont recyclées et utilisées par l’agriculture israélienne.

 

A Ashdod, nous avons vu un monument aux morts, à la mémoire des soldats égyptiens morts pendant la guerre d’Indépendance. Ce monument a été inauguré par Sadate et Begin.

 

Ces petits faits, mis bout à bout, aideront sûrement les journalistes à mieux cerner la complexité du conflit qu’ils ont l’habitude de couvrir.

 

Direction Sderot. C’est une petite ville où l’on sent la population inquiète et lasse. On le serait à moins. Le maire, Elie Moyal, saura, en quelques phrases, nous faire percevoir le désarroi dans lequel le met sa situation: "Les politiques sont à Jérusalem et ont d’autres problèmes. Le gouvernement ne se préoccupe plus des Kassam reçus". Au demeurant, cela n’entame pas sa détermination à se battre pour ses administrés et à faire en sorte que Sderot redevienne une ville-clef du Néguev.


Visite et déjeuner dans un village arabe du Neguev. Le responsable de ce village nous a parlé de la vie des habitants, de leur participation à la société civile israélienne. De ce village de 850 habitants, sont sortis 6 médecins, 3 pharmaciens et les propriétaires des 2 plus grandes entreprises de transport du sud du  pays. Il n’y a pas de chômeurs dans ce village.

 

Visite des vignobles de Yatir : des vignes en plein désert, qui produisent des vins de qualité, depuis 5 ou 6 ans. Etonnante prouesse !

 

Direction : les abords d’Hébron, pour voir le "mur de séparation". En fait c’est plutôt une clôture avec des barbelés, gardée par des systèmes électroniques. Nous nous sommes approchés des points de contrôle et avons pu constater les efforts faits par les Israéliens pour faciliter et rendre fluides les passages, sans rien sacrifier des exigences de la sécurité.

 

Retour à Tel Aviv et dîner avec Mme et M. Sylvan Shalom, ancien ministre des affaires étrangères et membre important du Likoud. Très bonnes informations suivies de questions et d’échanges portant sur la politique intérieure, la politique extérieure, l’Iran etc. Le passage de M. Sylvan Shalom dans ce ministère a été marquant. En effet, c’est sous son impulsion qu’Israël a pu "redorer" son image dans le monde et surtout en Europe. Il a été l’artisan de la "reconquête" médiatique. Avec le déclenchement de l’Intifada, en 2000, Israël avait été en butte aux attaques de très nombreux médias européens. Sylvan Shalom a su, avec rigueur, énergie et perspicacité, tisser de nouveaux liens avec ses partenaires européens. Nous sommes reconnaissants à son épouse, journaliste de formation et de profession, qui a su rapidement trouver des affinités avec ses confrères français. Cela a contribué à créer un climat d’amitié et de confiance.
 
Les journalistes ont "noirci" de nombreux feuillets de notes et de réflexions. La rédactrice en chef d’une grande radio française a pris la parole pour exprimer, en son nom et au nom de ses confrères, des remerciements chaleureux. Elle a exprimé sa satisfaction de l’organisation de ce voyage, où il ne s’agissait pas de convaincre mais simplement de montrer. L’objectif lui paraissait atteint.


Même des journalistes israéliens, que nous avions invités, notaient et enregistraient des informations et des analyses qui leur paraissaient être de premier ordre.

 

 

Jeudi 8 février

 

Après le rythme que nous avions imposé, nous avons décidé de laisser aux journalistes le choix de l’organisation de cette journée. Ils ont souhaité déambuler dans Jérusalem, flâner dans le marché, etc.


Déjeuner dans un restaurant de Jérusalem, en présence de J.-C. Niddam, haut fonctionnaire au Ministère de la Justice, responsable, entre autres, des relations juridiques entre l’Etat d’Israël et l’Autorité Palestinienne. Ce fut un des moments les plus captivants et les plus enrichissants de ce voyage. M. Niddam est docteur en Droit, spécialiste du droit musulman et des pays arabes. Il parle et écrit l’Arabe et a été le seul non-musulman diplômé en Droit de l’université de Rabat. C’est en juriste qu’il a dirigé les délégations israéliennes pour les accords de Camp David, ceux du Liban, ainsi que pour les accords intérimaires. Il a été un des rédacteurs des accords d’Oslo et est intervenu pour la mise en place du barreau palestinien. C’est dire l’étendue de son expérience et de son vécu, au quotidien, de la mise en application des accords de Paix. Quelle riche expérience !

Les journalistes (ainsi que nous) ont été inondés d’informations qui ont surtout porté sur l’état de désorganisation, de manque de volonté, de blocages, de pressions multiples et de grande corruption, auxquels est confrontée la société palestinienne.

 

Je compléterai ultérieurement les quelques informations, à ce propos, que j’ai notées et qui m’ont marqué. Cette description n’encourage guère à l’optimisme immédiat.

 

Soirée : retour à Tel-Aviv, dans le mauvais temps, dîner chez Yod Veta, en bord de mer, où la discussion engagée fut riche d’enseignements sur la perception que chacun a pu exprimer à chaud.

            
Je suis (nous sommes) convaincu(s) que, pour tous ces journalistes, il y avait un "avant ce périple en Israël", et qu’il y aura un "après ce périple en Israël". Ils ont surtout compris que, dans le conflit du Moyen-Orient, il n’y a pas "un Israélien riche, puissant et méchant" et "des Arabes palestiniens pauvres et opprimés". Il n’y a pas "un responsable de tous les maux", à savoir, Israël, mais les Palestiniens ont une très lourde responsabilité dans tous les maux dont ils se plaignent.

 

L’avenir et l’histoire diront si ce genre de voyage peut être profitable à Israël et à son image.

Pour ma part, persuadé que la vérité ne peut qu’honorer la cause que l’on défend, et convaincu de n’avoir montré qu’une réalité que beaucoup, par manque de temps ou d’éthique, refusent de prendre en compte. Je suis certain que les journalistes considéreront Israël avec estime et respect.

 

Il faut adresser de très grands remerciements à Victor Curiel, sans qui ce voyage n’aurait pas eu cette qualité ni ce niveau.

 

Je dois préciser que lorsque nous avons quitté Paris, deux mondes différents se côtoyaient : celui des journalistes et le nôtre. Quand nous sommes rentrés d’Israël, c’était un groupe uni, dans lequel les liens créés avaient instauré un fort sentiment d’amitié et de solidarité. Ce sont la rencontre, l’échange, la discussion, la connaissance de l’autre, qui ont contribué à créer ce climat.


On peut se plaire à rêver que cette expérience serve d’exemple aux Israéliens et aux Palestiniens et qu’un jour, la Paix s’installe.


Comme s’est forgée cette amitié entre nous (militants de l’UPJF) et nos amis journalistes.

 

Des photos suivront.

 

Edouard Amiach

Président délégué de l’Upjf

 

Mis en ligne le 16 février 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org