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Menahem Macina

Echangerions une Franco-Colombienne contre un Franco-Israélien, M. Macina
01/05/2007

Faute de pouvoir relayer le long texte amer que nous adresse C.E. Nephtali – auteur dont nous avons publié quelques chroniques dans nos pages – pour se plaindre de ce que les institutions juives n’en font pas assez pour donner une large audience aux appels à la libération des otages israéliens, j’appuie sa démarche, à ma manière, dans le texte qui suit, en saisissant l’occasion que m’offre le Hezbollah pour inciter ironiquement les autorités françaises et les responsables des Institutions et organisations juives à imiter, pour le bon motif, cet exemple de plaidoyer pour la libération de nos otages.

30/04/07

« …En France, seule une des stations de la fréquence juive parisienne, Radio J, rappelle tous les matins le nombre de « jours de captivité du navigateur israélien Ron Arad »… Et, depuis les mois de juin et juillet derniers, elle fait de même pour Guilad Shalit, Ehud Goldwasser et Eldad Reguev. Les autres stations… se taisent… En France, dans la presse écrite juive, une mention particulière est à décerner à l’excellent hebdomadaire Actualité Juive qui, régulièrement, publie en première page les photos des trois militaires toujours otages des terroristes… Toujours en France, une pétition circule actuellement sur Internet demandant que la Mairie de Paris accroche un portrait de Guilad Shalit sur la façade de l’Hôtel de Ville, comme elle le fait depuis plusieurs mois pour Ingrid Bétancourt, ces deux otages ayant la nationalité française. Pour l’instant sans succès malgré près de 11 000 signatures en un mois ! Mais nos Institutions officielles, que font-elles ?... Même si ce n’est qu’un vœu pieux, je souhaiterais que les portraits, non seulement de Guilad Shalit mais d’Ehud Goldwasser et d’Eldad Reguev, enlevés le 12 juillet 2006, ceux de Zacharie Baumel, Yehuda Katz, Zvi Feldman, capturés le 11 juin 1982, et celui de Guy Hever, ce militaire disparu à l’âge de 20 ans le 17 août 1997 et totalement oublié, soient visibles sur la façade du Centre Communautaire de Paris. » (Charles Etienne Nephtali).

 

 

Comme on peut le lire ailleurs sur notre site, le soi-disant "Parti de Dieu" (Hizballah), dont le cynisme est le moindre défaut, a trouvé un moyen original (et cruel) de faire pression sur Israël, en attirant l’attention des médias, pour obtenir la libération de ses prisonniers.

 

Il a dressé à la frontière libano-israélienne, aux abords de la localité frontalière de Aita ech Chaab, où Ehoud Goldwasser et Eldad Regev ont été enlevés le 12 juillet dernier, une immense affiche des deux otages.

 

 


Il faut reconnaître que tant ses qualités graphiques que la technique de communication, dont ont usé ses concepteurs pour faire passer leur message, sont diaboliquement efficaces. C’est un appel, simple autant que grossier, au troc de vies humaines. Il dit, en substance : Vous détenez nos prisonniers, nous avons deux otages israéliens à notre merci.

 

L’OLP, qui a inventé les prises d’otages dans les conflits armés de basse intensité, nous a tellement habitués à ce procédé, généralisé, depuis, tant par les terroristes Palestiniens que par ceux des différentes factions terroristes arabes - dont le Hezbollah -, que l’opinion publique a fini par s’y habituer, si ce n’est à s’y résigner, hélas.

 

Pour ma part, contrairement à M. Nephtali, je n’instruirai pas le procès des institutions et organisations juives, en la matière (car je suppose pieusement, jusqu’à plus ample informé, qu’elles agissent secrètement par d’autres canaux), mais celui des pouvoirs publics français.

 

Le 25 octobre 2006, nous mettions en ligne sur ce site un article de Johan Secnazi, intitulé "Un Français oublié !". L’auteur y faisait remarquer, avec juste raison, que la France n’avait pas oublié "sa Française", détenue en otage - la Franco-Colombienne, Ingrid Bettancourt, comme elle n’avait pas oublié l’autre otage française : la journaliste française Françoise Aubenas (leurs portraits conjoints ornèrent longtemps la façade de l’Hôtel de Ville - celui d’I. Bettancourt, sauf erreur, y est encore). Il déplorait, par contre, que la France ait oublié "son Français" - le caporal Gilad Shalit 

 

 

Notons au passage, que, dans le cas de F. Aubenas, son chauffeur, l’Iraqien Hussein Hanoun Al-­Saadi, eut droit à la même exposition publique (voir, ci-dessus, photo de gauche). Preuve, s’il en était besoin de la grandeur d’âme de la France, qui ne fit pas, alors, acception de personne : c’était le chauffeur de la journaliste, alors, pourquoi ne pas adjoindre son portrait à celui de la Française dont il partageait le sort ?

 

On eût donc aimé que les pouvoirs publics fissent preuve de la même solidarité avec le Franco-Israélien, Guilad Shalit, enlevé le 25 juin 2006, par le Hamas, sur le territoire israélien.

 

Des pressions publiques ont été exercées dans ce sens, et entre autres :

 


Tout cela en pure perte jusqu’à ce jour. Et force est de reconnaître qu’ici, comme dans beaucoup d’autres cas de figure, la proverbiale discrétion juive ne paie pas.

 

Peut-être devrons-nous nous résoudre à faire appel à des émules de Green Peace, ou à un "spiderman", sympathisants de notre cause, pour monter une "opération commando" consistant à substituer le portrait du Franco-Israélien, Guilad Shalit, à celui de la Franco-Colombienne, Ingrid Bettancourt, sur la façade de la mairie de Paris.

 

Un échange de bons (ou mauvais, c’est selon...) procédés, somme toute moins cynique que l’opération otages contre prisonniers, montée par le Hezbollah, à la frontière israélo-libanaise.

 

 

Menahem Macina

 

© upjf.org

 

Mis en ligne le 30 avril 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org