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Menahem Macina

Atwan, souviens-toi de Sennachérib l’Assyrien, d’Aman l’Agagite, et d’Antiochus le Séleucide !
31/08/2007

Ci-après, les réflexions que m’a inspirées le blasphème du responsable d’un organe de presse arabe, qui appelle à l’extermination de notre peuple. Plus que jamais se vérifie cette exclamation du Psalmiste : "Notre secours est dans le nom de Yahvé qui a fait le ciel et la terre." (Ps 124, 7).

30/08/07

 

Certains se sont émus des propos de Abd Al-Bari Atwan, rédacteur en chef du journal Al-Quds Al-Arabi. En effet, interrogé, le 27 juin dernier, par la chaîne de télévision libanaise ANB, sur la possibilité que l’Iran accède à l’armement nucléaire, ce blasphémateur a déclaré (*):

 

« Si les missiles iraniens frappent Israël,
par Allah, c’est avec joie que j’irai danser à Trafalgar Square. »

 

Au risque d’être taxé de prêchi-prêcha, qu’il me soit permis de rappeler à celles et ceux qui se sentent impuissants face à tant d’arrogance, que le destin de notre peuple est entre les mains d’un "Dieu des représailles", qui "fera payer cher" leur cruauté aux adversaires de son peuple (cf. Jérémie 51, 56).

 

Trois cas célèbres illustrent le sort qui les attend.

 

 

1.               Le précédent de Sennachérib (Isaïe 37, 9-38) :

 

Il avait, avec arrogance, mis au défi le roi Ezéchias et son Dieu :

 

"… « Que ton Dieu en qui tu te confies ne t’abuse pas en disant: ’Jérusalem ne sera pas livrée aux mains du roi d’Assyrie’. Tu as appris ce que les rois d’Assyrie ont fait à tous les pays, les vouant à l’anathème, et toi, tu serais délivré ! Les ont-ils délivrées, les dieux des nations que mes pères ont dévastées, Gozân, Harân, Réçeph, et les Edénites qui étaient à Tell Basar ? Où sont le roi de Hamat, le roi d’Arpad, le roi de Laïr, de Sepharvayim, de Héna, de Ivva ?’ » ".

 

Et que fit Ezéchias ? – "Il prit la lettre de la main des messagers et la lut. Puis il monta au Temple de l’Eternel et la déplia devant l’Eternel. Et il fit cette prière en présence de l’Eternel:

 

« Eternel Sabaot, Dieu d’Israël, qui sièges sur les chérubins, c’est toi qui es seul Dieu de tous les royaumes de la terre, c’est toi qui as fait le ciel et la terre. Prête l’oreille, Eternel, et entends, ouvre les yeux, Eternel, et vois. Entends les paroles de Sennachérib qui a envoyé dire des insultes au Dieu vivant… »

 

Alors Isaïe fils d’Amoç envoya dire à Ezéchias:

 

« Ainsi parle l’Eternel, Dieu d’Israël, à propos de la prière que tu m’as adressée au sujet de Sennachérib, roi d’Assyrie. Voici l’oracle que l’Eternel a prononcé contre lui : Elle te méprise, elle te raille, la vierge, fille de Sion ; elle hoche la tête après toi, la fille de Jérusalem. Qui donc as-tu insulté, blasphémé? Contre qui as-tu parlé haut et levé ton regard altier ? Vers le Saint d’Israël ! Par tes valets tu as insulté le Seigneur, tu as dit: Avec mes nombreux chars j’ai gravi les sommets des monts, les dernières cimes du Liban. J’ai coupé sa haute futaie de cèdres et ses plus beaux cyprès. J’ai atteint son ultime sommet, son parc forestier. Moi, j’ai creusé et j’ai bu des eaux étrangères; j’ai asséché sous la plante de mes pieds tous les fleuves de l’Egypte. Entends-tu bien ? De longue date j’ai préparé cela, aux jours anciens j’en fis le dessein, maintenant je le réalise. Ton destin fut de réduire en tas de ruines des villes fortifiées. Leurs habitants, les mains débiles, épouvantés et confondus, furent comme plantes des champs, verdure de gazon, herbe des toits et guérets, sous le vent d’orient. Quand tu te lèves et quand tu t’assieds, quand tu sors ou tu entres, je le sais (et que tu t’emportes contre moi). Parce que tu t’es emporté contre moi, que ton insolence est montée à mes oreilles, je passerai mon anneau à ta narine et mon mors à tes lèvres, je te ramènerai sur le chemin par lequel tu es venu […] Voici donc ce que dit l’Eternel sur le roi d’Assyrie: Il n’entrera pas dans cette ville, il n’y lancera pas une flèche, il ne tendra pas de bouclier contre elle, il n’y entassera pas de remblai. Par la route qui l’amena, il s’en retournera, il n’entrera pas dans cette ville, oracle de l’Eternel. Je protégerai cette ville et la sauverai à cause de moi et de mon serviteur David. »

 

Et le récit de conclure en ces termes :

 

Cette même nuit, l’Ange de l’Eternel sortit et frappa dans le camp assyrien - 185.000 hommes. Le matin, au réveil, ce n’étaient plus que des cadavres. Sennachérib leva le camp et partit. Il s’en retourna et resta à Ninive. Un jour qu’il était prosterné dans le temple de Nisrok, son dieu, ses fils Adrammélek et Saréçer le frappèrent de l’épée et se sauvèrent au pays d’Ararat. Asarhaddon, son fils, devint roi à sa place. "

 

"Tel est le sort de ceux qui oublient Dieu, ainsi périt l’espoir de l’impie" (Jb 8, 13).

 

 

 

2.               Le précédent d’Aman, l’Agagite (Esther 5, 9 à 7,10) :

 

Il avait, avec arrogance et cruauté, fait dresser une potence pour y pendre le Juif Mardochée qui refusait de s’incliner devant lui, dans un geste d’adoration réservé à Dieu seul.

"Ce jour-là Aman sortit joyeux et le coeur en fête, mais quand, à la Porte Royale, il vit Mardochée ne point se lever devant lui ni bouger de sa place, il fut prit de colère contre lui. Néanmoins il se contint. Revenu chez lui, il convoqua ses amis et sa femme Zéresh et, longuement, devant eux, parla de son éblouissante richesse, du nombre de ses enfants, de tout ce dont le roi l’avait comblé pour l’élever et l’exalter au-dessus de tous ses grands officiers et serviteurs. « Ce n’est pas tout », ajouta-t-il, « la reine Esther  vient de m’inviter avec le roi, et moi seul, à un banquet qu’elle lui offrait, et bien plus, je suis encore invité par elle avec le roi demain. Mais que me fait tout cela aussi longtemps que je verrai Mardochée, le Juif, siéger à la Porte Royale ». – « Fais seulement dresser une potence de 50 coudées, lui répondirent sa femme, Zéresh, et ses amis; demain matin tu demanderas au roi qu’on y pende Mardochée ! Tu pourras alors, tout joyeux, aller rejoindre le roi au banquet! ». Ravi du conseil, Aman fit préparer la potence […]

 

Le roi et Aman allèrent banqueter chez la reine Esther, et au deuxième jour du banquet, le roi dit encore à Esther: « Dis-moi ce que tu demandes, reine Esther, c’est accordé d’avance! Dis-moi ce que tu désires; serait-ce  moitié du royaume, c’est chose faite. »
- « Si vraiment j’ai trouvé grâce à tes yeux, ô roi, lui répondit la reine Esther, et si tel est ton bon plaisir, accorde-moi  vie, voilà ma demande, et la vie de mon peuple, voilà mon désir. Car nous sommes livrés, mon peuple et moi, à l’extermination, à la tuerie et à l’anéantissement. Si encore nous avions seulement été livrés comme esclaves ou servantes, je me serais tue. Mais en l’occurrence le persécuteur sera hors d’état de compenser le dommage qui va en résulter pour le roi. » - Assuérus prit la parole et dit à la reine Esther: « Qui est-ce? Où est l’homme qui a pensé agir ainsi? » - Alors Esther: « Le persécuteur, l’ennemi, c’est Aman, c’est ce misérable! ». A la vue du roi et de la reine, Aman fut glacé de terreur […]

 

Harbona, un des eunuques, dit en présence du roi: « Justement il y a une potence de 50 coudées qu’Aman a fait préparer pour ce Mardochée qui a parlé pour le bien du roi ; elle est toute dressée dans sa maison »  -  « Qu’on l’y pende », ordonna le roi…"

Tel est le sort que Dieu réserve au méchant, l’héritage qu’il assigne au maudit. (Jb 20, 29)

 

 

3.                Le précédent d’Antiochus Epiphane, le Séleucide (2ème Livre des Maccabées 9, 4) :

 

Ce tyran barbare - qui faisait exécuter les femmes juives qui avaient circoncis leurs enfants, "avec leurs nourrissons pendus à leur cou" (cf. 1 Maccabées 1, 61) - avait menacé, avec morgue :

 

"Arrivé à Jérusalem, je ferai de cette ville la fosse commune des Juifs."

 

Voici en quels termes cet écrit relate - de manière emphatique - la fin de l’ennemi de notre peuple (2 Maccabées 9, 6-28) :

 

"Mais le Seigneur qui voit tout, le Dieu d’Israël, le frappa d’une plaie incurable et invincible. A peine avait-il achevé sa phrase qu’une douleur d’entrailles sans remède le saisit et que des souffrances aiguës le torturaient au-dedans, ce qui était pleine justice, puisqu’il avait infligé aux entrailles des autres des tourments nombreux et étranges. Il ne rabattait pourtant rien de son arrogance; toujours rempli d’orgueil, il exhalait contre les Juifs le feu de sa colère et commandait d’accélérer la marche, quand il tomba soudain du char qui roulait avec fracas, le corps entraîné dans une chute malheureuse, et tous les membres tordus. Lui qui tout à l’heure croyait, dans sa jactance surhumaine, commander aux flots de la mer, lui qui s’imaginait peser dans la balance la hauteur des montagnes, se voyait gisant à terre, puis transporté dans une litière, faisant éclater aux yeux de tous la puissance de Dieu, à telle enseigne que les yeux de l’impie fourmillaient de vers et que, lui vivant, ses chairs se détachaient par lambeaux avec d’atroces douleurs, enfin que la puanteur de cette pourriture soulevait le coeur de toute l’armée. Celui qui naguère semblait toucher aux astres du ciel, personne maintenant ne pouvait l’escorter à cause de l’incommodité intolérable de cette odeur. Là donc, il commença, tout brisé, à dépouiller cet excès d’orgueil et à prendre conscience des réalités sous le fouet divin, torturé par des crises douloureuses. Comme lui-même ne pouvait supporter son infection, il avoua: « Il est juste de se soumettre à Dieu, et, simple mortel, de ne pas penser à s’égaler à la divinité. » Mais les prières de cet être abject allaient vers un Maître qui ne devait plus avoir pitié de lui: il promettait de déclarer libre la ville sainte que naguère il gagnait en toute hâte pour la raser et la transformer en fosse commune, de faire de tous les Juifs les égaux des Athéniens, eux qu’il jugeait indignes de la sépulture et bons à servir de pâture aux oiseaux de proie ou à être jetés aux bêtes avec leurs enfants, d’orner des plus belles offrandes le saint Temple qu’il avait jadis dépouillé, de lui rendre au double tous les vases sacrés et de subvenir de ses propres revenus aux frais des sacrifices, et finalement de devenir lui-même Juif et de parcourir tous les lieux habités pour y proclamer la toute-puissance de Dieu […] Ainsi ce meurtrier, ce blasphémateur, en proie aux pires souffrances, semblables à celles qu’il avait fait endurer aux autres, eut le sort lamentable de perdre la vie loin de son pays, en pleine montagne."

 

"Tel est le lot de ceux qui nous pillent, le sort de nos dévastateurs." (Is 17, 4).

 

 

Menahem Macina

 

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(*) Jonny Paul, "London editor prays for nuclear attack on Israel".

 

 

[Cet article en anglais nous a aimablement été signalé par Koira].


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© upjf.org

 

Mis en ligne le 31 août 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org