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Israël (Société - mentalités)

La gauche a-t-elle une maladie… organique ? Shraga Blum
07/08/2007

L’humour de Shraga Blum est remarquable. Il reste que, même rendu dérisoire par cette charge sarcastique, le phénomène a de quoi inquiéter. Précisons, non pour relativiser, mais pour contextualiser, que cette maladie est mondiale. (Menahem Macina).

1er août 2007

 

Texte repris du site de A7 en français.

 

La haine d’une certaine gauche pour tout ce qui émane de près ou de loin des Juifs habitants la Judée-Samarie, peut parfois aller très loin, jusqu’aux confins de l’irrationnel. On connaissait les listings exhaustifs établis par les mouvements Gush Shalom et Shalom Akhshav, diffusés dans le monde entier par le Net, et dans lesquels ces mouvements n’avaient rien trouvé de mieux à faire que de demander le boycott de tous les produits fabriqués au-delà de la ligne verte.

Evolution de la société aidant, un nouveau domaine vient d’être inauguré dans ce grand marché de l’absurde et de la haine gratuite, avec le boycott - ou plutôt le "biocott" -, des produits organiques.

L’an passé, Nirit et Michaël, jeune couple tel-avivien, s’étaient inscrits à Coop-Organic de Tel-Aviv, sorte de groupement d’achats, qui sélectionne les produits en fonction de leur respect de la nature et des animaux. Or, quelle ne fut pas leur stupeur, voire leur désarroi, lorsqu’ils se rendirent compte que les œufs qu’ils recevaient provenaient de…  l’entreprise Guivot Olam, appartenant à un fermier juif de la région d’Itamar, en Samarie, dont on sait, par ailleurs, à quel point ses poules sont des gallinacés extrémistes et sanguinaires, qui n’hésitent pas à donner des coups de becs meurtriers aux poules palestiniennes !

Après avoir repris leurs esprits, Nirit et Michael ont pris la décision de résilier leur contrat avec Coop-Organic. Michael, avocat de profession et spécialisé dans la défense des Palestiniens, tente de justifier sa décision :

« Certes, les poules de cette ferme évoluent en toute liberté, mais les Palestiniens qui y travaillent, le font dans des conditions d’esclavage, et en plus, sur des terres qui leur ont été volées ».

Vous rendez-vous compte ! Les conditions de vie de ces pauvres Palestiniens sont pires encore que celles des poules ! Elles, au moins, vivent en liberté ! Et de plus, ces Palestiniens ont une peur bleue des poulets [1]…

Dans les milieux spécialisés de la vente des produits organiques, on reconnaît que ce phénomène est de plus en plus répandu. Pressentant le problème, de nombreux agriculteurs de Judée-Samarie, qui se sont spécialisés dans la production biologique, ont convenu avec les distributeurs de ne pas faire mention de l’origine des produits sur les emballages parvenant au consommateur.

Mais le casse-tête de nos écolos n’est pas fini. Même lorsque l’origine des produits est indiquée, il n’est pas encore garanti qu’ils ne soient pas contaminés par le cancer des colons [2]. Exemple, l’entreprise Beerotaïm, dont les oeufs sont commercialisés dans tous les magasins "bio" du pays, et qui distribue également des œufs provenant de la localité de Shilo, en Samarie.

Non seulement ils sont racistes et violents, ces barbus à la kippa crochetée [3], mais, de plus, ce sont de sacrés filous !


Un peu honteux, le propriétaire félon de Beerotaïm tente de se sortir de ce mauvais pas, en disant qu’il

« essaie d’écouler ces œufs de Shilo plutôt vers la région de Jérusalem, où ils sont bien accueillis, parce qu’il sait que dans la région de Tel-Aviv, c’est problématique ».


Bon, passe pour cette fois, mais que l’on ne vous y reprenne plus !

Nirit et Michael ont maintenant entrepris de faire vérifier l’origine des produits "bio" qu’ils achètent, afin de ne pas être pris en flagrant délit « d’assistance à entreprise colonialiste ».


Verra-t-on bientôt apparaître sur des vitrines de ces magasins spécialisés, des affiches garantissant que les produits ne proviennent pas de certaines zones d’Erets Israel ?

Ces écervelés malfaisants auraient-ils oublié que la dernière fois que des appels étaient lancés à ne pas acheter des produits chez des commerçants ou des fabricants juifs, c’était à l’époque nazie ?

Le « Kauft nicht bei Juden » va-t-il revenir sous forme de « Kauft nicht bei ansiedler [lire: Siedlern]» [4]  ?

 

Les manifestations d’hostilité et de malveillance qui saisissent cette frange de la population, nous donnent vraiment la "chair de poule"…

 

Shraga Blum

 

© Arouts7 en français

 

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Note de la Rédaction d’upjf.org

 

[1] Les "poulets" en question sont – on l’aura compris – les forces de la police israélienne.

[2] A propos de l’exploitation effrénée de cette thématique, voir ce que j’écrivais, dès 2001, à ce propos : "Les ’Bons’ font du mal aux ’Mauvais’: l’euphémisme du ’Colon’".

[3] "Crochetée", c’est-à-dire confectionnée au crochet - traduction aussi littérale que possible de l’expression israélienne "kippah srougah".

[4] Traduction : "N’achetez pas chez les Juifs", "N’achetez pas chez les colons" - Siedlern (et non ansiedler, qui n’existe pas en allemand. Voir : "«Retirez les fonds investis en Israël» = «Kaufen nicht bei Juden»", propos illustré par le cliché que j’ajoute, ci-dessus.

 

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[Texte aimablement signalé par J.-M. Canitrot.]

 

 

Mis en ligne le 2 août 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org