Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
Contentieux palestino-israélien

Israël pris à la gorge, à Annapolis ? Un rappel indispensable
28/11/2007

Alors qu’à Annapolis, on s’apprête à dépecer le peu qui reste aux Juifs de leur patrie ancestrale, il m’a semblé indispensable de remettre, une fois de plus, sous les yeux de nos internautes un extrait de l’affrontement dramatique qui eut lieu entre le Premier Ministre, Menahem Begin et le Président des Etats-Unis, Jimmy Carter, à la Maison Blanche, en juillet 1977. C’est le même scénario qu’on veut vendre à Israël, une fois de plus. Mais, cette fois, il ne s’agit plus seulement d’une perspective plus ou moins floue et très éloignée, mais d’un processus imminent de dépossession territoriale, qu’on présente à Israël comme inéluctable, sous peine d’embrasement de la région. Il existe même une carte, non officielle mais qui a des chances de refléter la future situation sur le terrain [*]. Et c’est en bas de cet acte de reddition sans condition que l’on somme Israël de signer ! Que Dieu ait pitié de l’Etat des Juifs ! A lire, relire et diffuser largement. (Menahem Macina)

[*] Voir  "La stratégie palestinienne : Diviser pour conquérir".

 

Extrait de M. Begin: ’Qui tient la Judée et la Samarie tient la veine jugulaire d’Israël’ ".

................................................

Les doigts du Premier Ministre allaient maintenant plus au sud, vers Haïfa, il continua :

 

« La ligne d’armistice était à moins de 20 miles [32 Km] de notre plus grande ville portuaire. »

 

Ensuite, il s’arrêta sur Netanya :

 

« Ici, notre pays se réduisait à une étroite bande, large de 9 miles [moins de 14 Km 500]. »

 

Le Président américain hocha la tête et dit :

 

« Je comprends. »

 

Mais Begin n’était pas sûr qu’il ait vraiment compris. Son doigt tremblait et sa voix grondait :

 

« 14 Km et demi, Monsieur Le Président ! Inconcevable ! Indéfendable ! »

 

Carter ne fit aucun commentaire.

 

Le doigt de Begin était maintenant au-dessus de Tel Aviv et martelait la carte :

 

«Ici vivent un million de Juifs, à 12 miles [18 Km] de cette ligne d’armistice indéfendable. Et ici, entre Haïfa, au nord, et Ashkelon, au sud» (ses doigts couraient du haut en bas de la plaine côtière) – «vivent les deux tiers de notre population totale. Et cette plaine côtière est si étroite qu’une attaque par surprise, menée par une colonne de chars, pourrait, en quelques minutes, couper le pays en deux. Car celui qui tient ces montagnes» (l’extrémité de ses doigts tapotait les sommets de la Judée et de la Samarie) «tient la veine jugulaire d’Israël entre ses doigts. »

 

Ses yeux sombres, intenses, balayèrent le visage de marbre du puissant homme assis en face de lui, et, avec la conviction de celui qui a toujours combattu pour tout ce qu’il a obtenu, il déclara de manière lapidaire :

 

«Messieurs, il n’est pas question de revenir à ces lignes. Dans notre environnement impitoyable et implacable, aucune nation ne peut être rendue aussi vulnérable et survivre».


Carter pencha la tête en avant, pour mieux inspecter la carte, mais ne dit toujours rien. Ses yeux étaient aussi indéchiffrables que de l’eau.

 

«Monsieur le Président», poursuivit Begin, sur un ton qui ne tolérait pas l’indifférence, «c’est la carte de notre sécurité nationale, et j’utilise ces termes sans emphase et dans leur sens le plus littéral. C’est notre carte de survie. Et la différence entre le passé et aujourd’hui, c’est uniquement cela : la survie. Aujourd’hui, les membres de notre peuple peuvent défendre leurs femmes et leurs enfants. Dans le passé, ils ne le pouvaient pas. En fait, ils devaient les livrer aux tueurs nazis. Nous avons été ’tertiés’, Monsieur Le Président… »



Carter leva la tête.

 

« Quel mot est-ce là, Monsieur le Premier Ministre ? »

 

«’Tertiés’, pas décimés. L’origine du mot ’décimé’ est un sur dix. Quand une légion romaine était coupable d’insubordination, un homme sur dix était passé au fil de l’épée. Dans notre cas, ce fut un sur trois – ’tertiés’ ! »

 

Alors, les yeux humides et d’une voix décidée, tenace, et en pesant chaque mot, Begin déclara :

 

« Monsieur, j’en fais le serment devant vous, au nom du peuple juif : cela n’arrivera plus jamais. »

................................................

Mis en ligne le 28 novembre 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org