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Israël (Société - mentalités)

Les Arabes craignent la séparation d’avec la Vieille Ville de Jérusalem, Cecile Pilverdier
19/10/2007

« La question du statut de Jérusalem revient à l’ordre du jour. Le vice-Premier ministre, Haïm Ramon, évoque la possibilité d’un partage de Jérusalem, le ministre des questions stratégiques, Avigdor Liberman, se prononce, lui aussi, pour une division de la Ville Sainte. Mais qu’en pensent les habitants arabes de Jérusalem ? Voici un article paru dans "Ynet" sur quelques réflexions des premiers concernés par cette question. » (Un écho d’Israël).

16/10/07

Source : Ynet

 

Les habitants de la périphérie-est de Jérusalem craignent d’être coupés de la capitale :

« C’est une cage, c’est une prison ici », dit un habitant arabe.


Les habitants juifs d’un quartier situé de l’autre côté de la rue disent aussi :

« On ne parle pas avec nous, on ne nous dit rien ».


Que pensent les gens des projets des politiciens ?

Hier, trois jeunes juifs sont montés dans un taxi, au carrefour de la Colline Française [en hébreu [Givah haTsarfatit] et le chauffeur palestinien les a emmenés à Shouafat. Cela montre la complexité des frontières de la ville, avec tous les frottements que cela peut provoquer. Trois minutes de voiture séparent les quartiers de Shouafat, arabe, de Pisgat Zéev, juif. Malgré la proximité géographique, il n’y a presque pas de rapports entre les habitants des deux côtés de la barrière.


Les Arabes craignent la séparation d’avec la Vieille Ville, cœur de la ville de Jérusalem. Tous ceux qui le peuvent, passent à l’intérieur.

« L’essentiel c’est d’être à l’intérieur et non de l’autre côté du mur », dit Abed el Fatach el Jioulani.


Il se considère comme pleinement Jérosolimitain, et pense que la barrière qui le sépare, lui et 55 000 villageois, d’Akav et du camp de réfugiés de Shouafat, montre qu’on ne veut pas d’eux.

« Pourquoi y a-t-il cette barrière ? Qui est terroriste ? Quand y a-t-il eu des terroristes venus de Shouafat ? C’est une cage, une prison, ici », dit il.


A Pisgat Zéev les trottoirs sont larges et propres, et la mairie met des fleurs. A Shouafat, il n’y a ni trottoirs, ni propreté, et, dès le matin, le bouchon pour sortir du barrage est long et bruyant. Chaque matin, 13 000 personnes y passent : des écoliers, des ouvriers, des commerçants, tous vont vaquer à leurs occupations en Vieille Ville.

A Shouafat et au village d’Akav, qui sont déjà en dehors de la barrière depuis cinq ans, les habitants savent que les pourparlers d’Annapolis [Etats-Unis] ont une grande importance, parce qu’ils [les habitants de cette zone] risquent d’être rattachés à l’Autorité palestinienne, ce qu’ils redoutent le plus.

Le "mur" exclut principalement des limites de Jérusalem le camp de réfugiés de Chouafat et le village de Koufr Arab
(Cliché ajouté par la Rédaction d’upjf.org)


Le président du comité de Shouafat, Jamil Sandouka, dit :


« Nous voulons un libre accès à la Vieille Ville. C’est là que sont les affaires, les hôpitaux, tout ce dont nous avons besoin. Nous n’avons rien à faire à Ramallah »,

 

Selon lui,

« Si on nous sépare de Jérusalem et nous éloigne de la vieille ville, nous mourrons, ici, comme des poissons hors de l’eau ».

 

De l’autre côté, les habitants juifs expriment aussi leurs craintes. Une habitante de Pisgat Zéev déclare, en montrant le camp, de l’autre côté de la barrière.

« S’ils sont vraiment ici, ça fait peur. Ils ne parlent pas avec nous, ne nous disent rien et nous avons peur d’eux. Si nous devons être rattachés à l’Autorité palestinienne j’envisage de prendre mes enfants et de partir d’ici. J’ai peur ».


© Ynet et Un écho d’Israël

 

Mis en ligne le 19 octobre 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org