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Contentieux palestino-israélien

Les Palestiniens s’efforcent d’"imiter le peuple juif pour gagner la terre", B. Ramas-Mulbach
07/01/2008

Je reproduis ce texte parce qu’il constitue un résumé commode de l’obsession paranoïaque d’une partie de la population palestinienne et de ses dirigeants. Toutefois, il m’est difficile d’être d’accord avec les affirmations suivantes : « En effet, les Palestiniens sont persuadés que les juifs constituent un peuple qui vivait en Palestine, il y a de cela 2000 ans » ; « Progressivement, la communauté internationale cesse d’être dupe et prend conscience de ce que les Palestiniens ne sont pas les agressés, mais les agresseurs. » A leur propos, j’ai envie de dire, en hébreu : halewaï – "si cela se pouvait" !... Mais, hélas, ce n’est pas du tout le cas. (Menahem Macina).

31.12.07


Texte repris (après corrections) de Israelinfos.net, n° 374.

 

Le vendredi 28 décembre 2007, le Djihad islamique a revendiqué le meurtre, à l’arme automatique, de deux habitants de la localité juive de Kiryat Arba (située près de Hébron), assassinats qui prolongent tristement les tirs palestiniens d’obus de mortier et de roquettes Qassam à partir de la bande Gaza, ou les tentatives de meurtres en territoire israélien, commis par des Palestiniens résidant en Judée-Samarie.

Le mode comportemental palestinien, centré sur l’obsession de tuer des personnes juives, n’est, en réalité, qu’un aspect de la mauvaise imitation du peuple juif, destinée à gagner la terre d’Israël.

En effet, les Palestiniens sont persuadés que les juifs constituent un peuple qui vivait en Palestine, il y a de cela 2000 ans, et qui a, curieusement, conservé l’espoir d’y revenir, au cours des deux millénaires ayant suivi leur expulsion. Leur retour a finalement été permis grâce à l’émotion suscitée par les exactions (supposées) dont ils ont été victimes au cours de la Seconde Guerre mondiale, la communauté internationale ayant finalement décidé de les « installer » en Palestine, alors que la terre était déjà peuplée.

Il suffit donc, pour les Palestiniens, de présenter leur situation comme étant identique à celle des juifs, pour essayer de reconstituer la Palestine historique et ce, en travestissant "légèrement" les données qui sont à l’origine de leur situation spécifique afin d’émouvoir la communauté internationale.

 

1° - Sur les causes du départ en 1948

Les Palestiniens prétendent qu’ils ont été chassés de la Palestine par les juifs, à l’époque de la Guerre d’Indépendance, notamment lorsque, en mars 1948, l’Agence Juive et la Haganah ont appliqué le "plan Daleth" (visant à l’expulsion de populations palestiniennes pour sécuriser les zones juives), ou encore à la suite du massacre perpétré par l’Irgoun et le Lehi à Deir Yassin, le 9 avril 1948, au cours duquel 120 civils ont été tués.

Les Palestiniens oublient opportunément la terrible responsabilité de la Ligue Arabe, qui a exhorté au départ des populations arabes de Palestine, au cours des premiers mois de 1948, pour ne pas gêner les pays arabes impliqués dans la guerre contre les juifs (censée ne devoir durer que quelques semaines).

Ainsi, les populations arabes résidant en Palestine en 1948 ont été flouées par les promesses non tenues des autorités arabes (*), et, ont finalement été contraintes de rester dans les endroits qui devaient, à l’origine, n’être que des lieux de villégiature temporaires [*].

Les Palestiniens devraient donc arrêter de tuer des juifs et plutôt demander des comptes aux Etats arabes qui les ont abusés il y a 60 ans.

 

2°- Le rêve du retour

Les Palestiniens construisent leur existence et éduquent leurs enfants autour de cette ambition unique : chasser les juifs de Palestine, tel un matraquage intellectuel ou encore un conditionnement psychologique.

Le rêve des juifs était différent, car, si le retour à Sion restait présent à l’esprit, ce retour n’a jamais été le moteur exclusif de leur existence et ne s’accompagnait pas d’une volonté de tuer les personnes qui y vivaient. De tout temps, les juifs ont continué d’étudier, de travailler, de créer, d’essayer de rester fidèles aux valeurs morales contenues dans la Thora, etc., ou tout simplement de vivre ou survivre en s’adaptant aux conditions de vie en diaspora.

Pour les Palestiniens, le fait d’organiser leur existence autour de leur unique objectif [détruire l’Etat juif] a pour conséquence une mauvaise utilisation de leurs potentialités humaines et des fonds qui leur sont alloués par la communauté internationale (achats massifs d’armes, ou enrichissement personnel de certains). Il en résulte qu’ils sont dans l’impossibilité de créer leur propre Etat (faute de moyens) lorsque l’occasion leur en est donnée, et qu’ils sont contraints de solliciter la participation financière de la communauté internationale pour éviter la faillite de leur propre système, et ce sans pouvoir fournir la moindre garantie sur l’utilisation des fonds promis.


3° - Le droit au retour

Les Palestiniens se sont inventés un droit au retour en Palestine et martèlent sans cesse qu’ils n’y renonceront jamais. En réalité, le droit au retour des populations arabes de 1948 trouve son origine dans le 11ème alinéa de la résolution 194, non contraignante, de l’Assemblée Générale des nations unies du 11 décembre 1948 qui énonce :

« L’assemblée Générale des nations unies décide qu’il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de... ».

Ce droit concerne des personnes expulsées et non celles qui ont décidé de partir, ni les générations subséquentes de Palestiniens. Il suppose un délai (le plus tôt possible), l’existence d’un « foyer », c’est-à-dire de biens immobiliers en Israël (ce qui n’est pas le cas) et naturellement de bonnes dispositions d’esprit (vivre en paix avec leurs voisins).

Faute de remplir ces conditions, le seul droit dont les Palestiniens disposent est celui de rester là où ils demeurent et de recevoir une indemnisation pour les biens perdus, si tant est qu’ils soient en mesure d’en prouver l’existence.

Sur ce point, les Palestiniens ne sauraient chercher à imiter le « droit au retour » des juifs en Israël qui résulte de la « loi du retour » - autrement dit, d’une disposition (exprimée poétiquement) qui intéresse la politique d’immigration et non un droit fondamental et absolu des juifs qui serait opposable à l’humanité.

 

4° - La technique de la victimisation

Enfin, le dernier moyen auquel recourent les Palestiniens est celui de la victimisation. Compte tenu des souffrances infligées aux juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale de 1939-1945, supposées être à l’origine de la création d’Israël, il suffit de montrer des images de militaires israéliens armés jusqu’aux dents, déambulant parmi la population civile palestinienne ou qui combattent des enfants palestiniens dont les cailloux constituent le seul moyen de défense, pour démontrer la supercherie de la création de l’Etat d’Israël.

La communauté internationale est alors invitée à comprendre qu’elle a été abusée par des bourreaux, si tant est que les camps d’extermination en Allemagne aient bien existé.

Dans ces conditions, les combattants palestiniens doivent se cacher parmi les civils et filmer les hélicoptères israéliens qui lancent des missiles sur des immeubles au risque de blesser ou tuer des victimes palestiniennes innocentes.

Progressivement, la communauté internationale cesse d’être dupe et prend conscience de ce que les Palestiniens ne sont pas les agressés, mais les agresseurs. Toutefois, la tentation est grande de travestir la réalité - comme dans l’affaire « Al-Dura » où les images montrent comment Tsahal est capable de tuer un enfant palestinien, alors qu’en réalité, il ne s’agit que d’un montage journalistique sans rapport avec la réalité, destiné à jeter l’opprobre sur l’armée israélienne.

La disparition de l’Etat d’Israël est un fantasme pour bon nombre dans le monde tant il est incompréhensible de voir un si petit pays faire preuve d’une telle obstination pour rester sur une terre en dépit d’un voisinage aussi hostile.

Néanmoins, les Palestiniens devraient peut-être s’interroger sur le point de savoir si le retour des juifs en terre d’Israël n’a pas précédé la Seconde guerre mondiale et s’il ne participe pas d’un phénomène de dimension plus transcendantale.

 

Me Bertrand Ramas-Mulbach


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(*)
Lire, sur ce point : Mahmoud Darwich, poète palestinien, Revue d’Etudes palestiniennes, No 10, Hiver l984 ; ou encore, le Bulletin du REMP, Groupe de recherches pour les problèmes des migrations européennes, janvier-mars 1957, à La Haye, pp 10-il ; les témoignages égyptiens : El-Yom, journal du Caire, 12.4.1963 ; ou encore ceux de Haled al-Azrn, 1973, Premier ministre de Syrie en 1948 et 1949 ; l’extrait de Ma’al Nas (Avec le peuple), 1956 ; le livre de Mahmoud Seif-e-Din Irani, paru à Amman, Jordan Publishing House, 30 mai 1955 ; les témoignages arabes palestiniens : Falastin, quotidien jordanien ; le livre (1955) de Edouard Attiya, secrétaire du bureau de la Ligue arabe à Londres, de 1941 à 1950, The Arabs, paru à Londres (p. 183) ; le livre de Sirr al Nakhba, Le secret du désastre 1955 ; le livre de Nimr al Hawari, ancien commandant de l’organisation paramilitaire Nedjada, paru à Nazareth ; la déclaration du Premier ministre d’Irak, Presse de Bagdad, 15 mars 1948). Etc.

[*] On notera l’ironie de l’expression : « lieux de villégiature » ; était-elle nécessaire ? (Remarque d’upjf.org.)

 

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© Israel Infos.net

 

[Texte aimablement signalé par le blogue de Alain Azria.] http://alain-azria.blog.20minutes.fr/archive/2008/01/07/imiter-le-peuple-juif-pour-gagner-la-terre.html

 

Mis en ligne le 7 janvier 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org