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Contentieux palestino-israélien

Annapolis : Discours d’Ehud Olmert
30/11/2007

29/11/07

Sur le site de l’Ambassade d’Israël à Paris.

Le Premier ministre israélien a énuméré les raisons qui auraient pu l’empêcher de venir à la conférence d’Annapolis : outre la mémoire des échecs des négociations précédentes, il a aussi évoqué le terrorisme qui brise la vie de milliers d’Israéliens. « J’en ai été le témoin direct quand j’étais maire de Jérusalem, à l’époque où les bombes explosaient dans les cafés, les bus et les centres de loisirs à Jérusalem ainsi que dans les autres villes de l’Etat d’Israël. » Aujourd’hui, les roquettes Qassam tirées quotidiennement contre la population civile d’Israël servent de « signal d’alerte » que l’on ne peut ignorer, a-t-il dit.

Mais malgré tous les doutes et les hésitations, « je suis venu, dit Ehud Olmert, pour vous dire, Président Mahmoud Abbas, et à travers vous, à votre peuple et à tout le monde arabe : il est temps. Nous n’avons plus le privilège, vous et moi, de nous raccrocher à des rêves déconnectés des souffrances de nos peuples. »

C’est pourquoi Ehud Olmert a répété ces évidences : « Un Etat palestinien qui recherche la paix, qui est viable, fort, démocratique et sans terrorisme, pour le peuple palestinien. Un Etat d’Israël juif et démocratique, vivant en sécurité et libre de la menace du terrorisme, comme patrie du peuple juif. »

Le Premier ministre israélien a montré de l’empathie pour les Palestiniens, évoquant leurs souffrances. « Je sais que cette douleur et cette privation sont parmi les fondements les plus profonds qui ont causé le système de haine à notre encontre. »  Nous ne sommes ni indifférents, ni insensibles à cette tragédie que vous avez vécue, ajoute-t-il. « La réalité créée dans notre région en 1967 changera significativement. Nous y sommes prêts » insiste Ehud Olmert.

S’adressant aux représentants des Etats arabes et musulmans présents à Annapolis, le Premier ministre israélien a espéré, à terme, la paix avec eux. « Il n’y a pas un seul Etat arabe (…) avec lequel nous ne recherchions pas la paix. Il n’y a aucun Etat musulman avec lequel nous ne voulions établir de relations diplomatiques. » Il les a exhortés à prendre une part active à cet effet, à cesser le boycott d’Israël : « cela ne vous sert pas, et cela nous blesse ».

Au-delà des différences qu’il a énumérées entre les pays arabes et musulmans d’un côté, et l’Etat juif de l’autre, Ehud Olmert a préféré souligner les intérêts communs, mettant en avant la possibilité d’un nouvel essor dans la région. S’adressant aux pays arabes, le Premier ministre israélien déclare : « Nous sommes un petit pays avec une population peu nombreuse, mais nous avons beaucoup de bonne volonté et de capacités à créer un partenariat qui nous conduira à la prospérité, la croissance, au développement économique et à la stabilité dans toute la région. »

Pour finir, Ehud Olmert a déclaré : « Je crois qu’il n’y pas d’autre chemin que celui de la paix. Je crois qu’il n’y a pas de solution juste autre que celle de deux Etats nations pour deux peuples. Je crois qu’il n’y a pas d’autre choix que celui qui implique des concessions douloureuses pour vous, Palestiniens, et pour nous, Israéliens. (…) Ensemble nous commencerons [dans cette voie]. Ensemble nous réussirons. »

Lire tout le discours d’Ehud Olmert (en anglais)

[Texte aimablement signalé par le site Un écho d’Israël.]

Mis en ligne le 30 novembre 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org