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Judaïsme

Un sefer Thora à l’Office National de Radiodiffusion, Shraga Blum
01/09/2007

29 août 2007

 

Texte mis en ligne sur le site de Aroutz7 fr.com.

 

[Les ajouts entre crochets sont de la Rédaction d’upjf.org]

 

 

L’événement est suffisamment symbolique pour que l’on s’y attarde : un Séfer Thora a fait son entrée dans l’un des bastions du laïcisme israélien : "Reshout hashidour" (L’Office National de Radiodiffusion). Après 40 ans d’existence dans le quartier de Romema (Jérusalem), le bâtiment légendaire d’où sont diffusées quotidiennement les fameuses "hadashot" (nouvelles), s’est désormais enrichi de la présence d’un Sefer Thora. Le symbolisme atteint son comble lorsque l’on sait que ce "temple" de l’information, tant décrié (à juste titre) pour sa partialité anti-religieuse et gauchisante, se situe dans la rue… "Thora Mitzion" [La Thora (vient) de Sion"] ! Cela ne s’invente pas !

 

Des dizaines de personnes, rabbanim [rabbins], journalistes, employés de l’Office, amis et curieux, se pressaient, hier, pour assister à l’intronisation de ces rouleaux, et danser en signe de joie et de reconnaissance. Autour de Motti Shklar, président de l’Office National de radiodiffusion, se trouvaient, entre autres, le vice-Premier ministre et ministre de l’Industrie et du Commerce, Elie Ishaï (Shass), le président du Mafdal, Zevouloun Orlev, les rabbanim David Batsri, Dov Bigon, Yossef Ba-Gad et Shalom Haroush. Le héros de cette cérémonie, émouvante autant qu’insolite, a été sans conteste Ouri Revah, journaliste de longue date à la radio et la télévision, et qui a fait techouva [retour à la pratique religieuse] il y a sept ans. Il a, depuis, transformé son bureau en synagogue provisoire. C’est lui qui a eu l’honneur d’amener le Sefer Thora, gracieusement prêté par le Rav Tzion Peretz, propriétaire d’un magasin d’articles religieux en ville.

 

C’est accompagnée de musique, de chants, de danses, et escortée par les fameux scooters de l’organisation « Hatzolah », que la procession s’est rendue depuis la rue jusqu’à l’arche, qui renfermera les rouleaux sacrés.

 

Le ministre Elie Ishaï a félicité Motti Shklar « qui, depuis son entrée en fonction, a réussi à amener un peu de Thora dans ce lieu, et maintenant, un Sefer Thora ! ». Zevouloun Orlev a relevé que « l’Office de Radiodiffusion a toujours été perçu comme un bastion du laïcisme militant, et qu’il faudra encore beaucoup de luttes pour qu’il diffuse une information authentiquement juive. L’apport d’un Sefer Thora n’est pas uniquement un fait divers, il aura une influence sur tout ce qui s’y passe. »

 

Motti Shklar, premier PDG de l’Office à porter kippa, a tenu à rappeler « combien le lien du peuple israélien avec la Thora et l’identité juive, a évolué depuis 40 ans. Et comme l’Office de Radiodiffusion doit traduire l’identité collective, il est normal qu’il évolue également, et ce Sefer Thora en est un bel exemple. »

 

Répondant à la question « Y a-t-il eu des oppositions ? », il répond : « Regardez comment tout le monde danse ! »

 

Prenant ensuite la parole, le Rav et ancien député, Yossef Ba-Gad, établissait un lien intéressant entre deux événements hautement symboliques : « De même qu’il y un mois, les Hassidim de Satmar ont inauguré un nouveau quartier sur les ruines de l’ancien cinéma « Edison », ainsi, aujourd’hui, avec ce Sefer Thora, nous plantons un drapeau dans un haut lieu traditionnel de la laïcité. »

 

Enfin, Ouri Revah, saluant la présence de religieux comme de non-religieux, résumait le caractère symbolique de l’événement : « Nous avons organisé la cérémonie précisément dans la salle « Nakdi », dans laquelle se tournent l’émission ’Politika’ et d’autres programmes à sensation, et remplis de médisance. Espérons que la présence de ces rouleaux apportera un peu plus de Thora dans ces lieux. »

 

Ce fait marquant est symptomatique d’une lente mais constante évolution qui s’opère dans la société israélienne. Elle est présente au sein de l’armée, comme nous l’avons déjà noté. Mais elle est également perceptible dans le monde de l’information radiodiffusée ou télédiffusée.

 

Elle n’est peut-être pas si loin que cela l’époque où l’on se souviendra, sans nostalgie, d’une confrérie monolithique de journalistes, éloignés de toute identité juive et nationale.

 

Shraga Blum

 

© Aroutz7 en français

 

[Texte aimablement transmis par Pierre Caïn, INFO’SION (Jérusalem-capitale, Israël) dans Glanes et Prémices d’Eretz Israel n° 285.

 

Mis en ligne le 31 août 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org