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La fatwa de la haine anti-israélienne, qui touche aussi les "Modérés", Madgi Allam
25/01/2008

A propos de l’annulation de la visite que devait effectuer à la Synagogue, l’imam de la Grande Mosquée de Rome. Il faut prendre acte de ce que l’Université égyptienne Al Azhar est un bastion de l’extrémisme et du terrorisme islamique. ("Corriere della Sera").

22/01/08

 

Texte original italien : " La fatwa dell’odio anti-Israele che condiziona anche i «moderati» ".

 

Traduction de l’italien : Menahem Macina

 

 

Quelle erreur d’avoir imaginé que la normalisation des rapports entre l’islam et le judaïsme en Italie pourrait avoir lieu en faisant abstraction d’Israël.

Ou bien en éludant la question cruciale du droit d’Israël à l’existence. L’annulation de la visite que devait faire aujourd’hui l’imam de la Grande Mosquée de Rome à la Synagogue, sur décision rendue par l’Université islamique de Al Azhar - une sorte de "Vatican de l’islam sunnite" - qui a son siège au Caire, confirme que les musulmans dits "modérés" partagent l’idéologie de la haine, de la violence et de la mort à l’égard de l’État juif.

C’est une véritable fatwa spécifique, une réponse juridique fondée sur la charia, le code législatif islamique, que celle émise par le cheikh Abdel Fattah Allam, le bras droit du Grand imam de Al Azhar, le cheikh Mohammed Sayed Tantawi :

« Le dialogue entre l’islam et le judaïsme n’est pas envisageable tant que ceux à qui ils reviennent ne seront pas rentrés dans leurs droits. » 

Traduction : ce n’est qu’après que les Palestiniens disposeront de l’ensemble de l’entité géographique dénommée Palestine, et donc après l’élimination d’Israël, que le dialogue avec les Juifs sera possible en Italie. Telle est la position officielle et publique de Al Azhar, déjà exprimée dans la fatwa émise le 4 avril 2002 par le même Tantawi, par laquelle il légitime le terrorisme-suicide palestinien :

« Les citoyens israéliens sont une force d’occupation. De ce fait, les "opérations de martyre" sont la forme de djihad la plus élevée, et constituent un précepte islamique dont le but est que le peuple de Palestine reconquière sa terre et fasse cesser la cruelle agression israélienne. »

Et, dans une note explicative de cette fatwa, mise en ligne sur le site de Al Azhar, il est précisé que

« toute "opération de martyre" contre quelque Israélien que ce soit, y compris les enfants, les femmes et les adolescents, est un acte légitime sur la base de la loi islamique. »

Eh bien, puisque c’est Al Azhar qui nomme l’imam de la Grande Mosquée de Rome, il a été enjoint à ce dernier de renoncer à la visite à la Synagogue. Mais il n’y a là rien de nouveau. Déjà, le 6 juin 2003, Abdel-Samie Mahmoud Ibrahim Moussa, l’imam d’alors, avait prononcé un sermon dans lequel il lançait des appels enflammés :

« Ô Allah, fais triompher les combattants islamiques en Palestine. Ô Allah, aide-nous à anéantir les ennemis de l’islam! »

Le 26 mars 2004, on a découvert que la Grande Mosquée de Rome abritait un groupe d’extrémistes islamistes, lesquels ont décidé de réciter la "prière pour un mort" pour commémorer le récent assassinat du dirigeant du Hamas, le cheikh Ahmed Yassin. Et pour calmer le jeu, il fut décidé de renvoyer en Egypte le nouvel imam, Abdulwahab Hussein Gomaa. Et maintenant avec le nouveau scandale de l’interdiction faite à l’imam actuel d’effectuer une visite à la Synagogue, on touche du doigt la réalité de l’extrémisme idéologique qui inspire le guide spirituel de la Grande Mosquée de Rome.

 

A ce stade, l’Italie ne peut rester spectatrice. Nous ne pouvons pas permettre que la réalité et l’avenir de l’islam et des musulmans en Italie soient décidés à l’étranger par des négateurs d’Israël et des apologistes du terrorisme-suicide palestinien. Nous devons prendre acte, une fois pour toutes, que Al Azhar est un bastion de l’extrémisme et du terrorisme islamiques. Que le Ministre de l’intérieur renvoie dans leur pays respectif les imams qui se soumettent à cette idéologie. Que le Ministre des affaires étrangères dénonce l’accord de coopération du 15 juin 2005 entre Al Azhar et cinq universités italiennes, signé conjointement par l’ambassadeur Antonio Badini et le recteur de Al Azhar, le cheikh Ahmad Al Tayyeb, qui affirmait, le 4 avril 2002 :

« La solution à la terreur israélienne est dans la prolifération des attentats-suicide qui sèmeront la terreur dans le cœur des ennemis de l’islam. »

Que l’on cesse de légitimer les idéologues des Frères Musulmans, à commencer par Tariq Ramadan. Que l’Etat et les pouvoirs locaux cessent de faire des cadeaux aux mosquées de l’UCOII [Union des Communautés et Organisations Islamiques d’Italie].

La leçon que nous devons retenir du nouveau scandale de la Grande Mosquée de Rome, est qu’avant d’accréditer un musulman comme interlocuteur officiel, il faut lui faire signer une déclaration par laquelle il reconnaît publiquement le droit d’Israël à l’existence et condamne sans équivoque le terrorisme palestinien.

 

Madgi Allam


© Il Corriere della Sera

 

[Information aimablement transmise par Koira.]

 

Mis en ligne le 24 janvier 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org