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Contentieux palestino-israélien

Par la terreur et avec l’aide des médias, ils veulent toute la Palestine, Albert Soued
27/01/2008

28 janvier 2008.

 


Il est indéniable qu’aussi bien le Hamas de Ismail Hanyeh, que le Fatah de Mahmoud Abbas reprennent le scénario habituel de feu Arafat. Plus Israël s’engage dans des négociations, plus ils soufflent sur le feu de la violence.

 

Itshak Rabin à Oslo, puis Ehoud Barak à Sharm el Sheikh, sont tombés dans le panneau de négociations dans lesquelles leurs adversaires leur extorquaient le maximum de concessions pour leur faire comprendre aussitôt qu’avec la violence des missiles, des tirs au pigeon sur les routes, et des bombes humaines dans les villes, ils pouvaient obtenir toute la Palestine.  Et aujourd’hui, Ehoud Olmert se trouve dans la même impasse (1).

 

Sous la pression du Département d’Etat Américain, Annapolis a démarré ce processus asymétrique, où Israël doit céder et donner, et les Palestiniens recevoir un territoire "contigu" et viable dans une Palestine indépendante, sans aucune contrepartie tangible ou vérifiable, sans aucune action sérieuse et responsable pour faire cesser la terreur et commencer à construire un Etat.

 

Israël s’est désengagé de Gaza unilatéralement en 2005, évacuant par la force 8 000 de ses citoyens de leur terre, de leur maison, de leur gagne-pain. Un "bienfaiteur" américain, ex-directeur de la Banque Mondiale, a même racheté les serres des implantations, de magnifiques potagers et vergers, pour les offrir aux Palestiniens, dans le but de faire vivre des milliers de familles. Ces serres sont aujourd’hui démantelées, ravagées, ou délaissées. Un vrai désastre. Mais à Gaza, c’est le chaos permanent et le mouvement islamiste radical Hamas ayant pris le pouvoir, en a éjecté les dits modérés. Le Hamas est financé aussi bien par l’Iran que par l’Arabie. Les camps de réfugiés créés il y a 60 ans perdurent et continuent à être subventionnés par les Nations Unies.

 

Tandis que ceux qu’on avait évacués de Gaza essayaient difficilement de se réinsérer ailleurs sur le territoire Israélien, les nombreuses milices armées et incontrôlées du Hamas et du Fatah déversaient des milliers de roquettes Qassam et de mortiers sur les villes et implantations limitrophes, tuant, blessant et traumatisant des centaines d’Israéliens. Peu de médias européens en parlent.

 

Périodiquement, venant du territoire de Cisjordanie contrôlé par l’OLP et le Fatah de Mahmoud Abbas, des terroristes tuent des citoyens israéliens, randonneurs, travailleurs ou officiers de police, s’infiltrant à travers les postes frontière, dans les écoles, les supermarchés, ou posant des bombes au bord des routes. La brigade al Aqsa, bras armé du Fatah, vient même d’annoncer que ce n’était que le début d’une offensive plus vaste. C’est donc la guerre!

 

Israël se défend par des attaques ciblées contre les responsables et leurs chefs instigateurs, ou en limitant les échanges commerciaux, ne laissant passer que les convois humanitaires. Mais dans ces convois, le sucre est parfois remplacé par des explosifs.

 

Hier encore, le groupe humanitaire Zaka essayait de ranimer une femme policier, sous le feu de terroristes du Fatah. C’est donc bien la guerre qui continue. Une guerre, certes, asymétrique, mais qui est constante, n’ayant aucune limite dans sa portée, ni dans son ampleur, et qui n’obéit qu’aux règles de la violence et de la haine viscérale, cherchant à éliminer l’autre, ou, au mieux, à l’inciter à quitter les lieux.

 

Dans leur partialité constante, les médias européens parlent rarement de la terreur palestinienne visant les Israéliens, les victimes étant toujours du même côté, même s’il s’agit de mises en scène de crises humanitaires, montées par les Palestiniens (2).

 

Il est vrai qu’il est entré dans le subconscient de l’Européen de la rue que l’Arabe est toujours une victime et que l’Israélien est l’"agresseur". Les spécialistes devraient élucider cette perversion de la pensée (3).

 

La situation est analogue en Colombie, où les terroristes du Farc sont encensés parce qu’ils ont enfin libéré deux otages. Ils l’ont fait pour se faire valoir et faire valoir un de leurs fans, le président du Venezuela, Ugo Chavez, mais, en même temps, ils ont pris en otage 6 nouvelles victimes innocentes. Et là, les médias se taisent. Car "la pensée dominante, politiquement correcte et perverse" des médias, considère que les guérilleros terroristes sont des héros, victimes d’un pouvoir colombien abusif, qui ne fait rien pour libérer les otages. C’est ce que répète inlassablement, et d’une voix nasillarde, la très "médiatique" fille de l’otage Ingrid Bettancourt.

 


© Albert Soued

 

www.nuitdorient.com ; voir aussi les 50 derniers articles et les archives gratuites ou Infos sur l’Autorité Palestinienne.

 

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Notes

 

(1) Ehoud Olmert pourrait être visé par le rapport appelé Winograd. Cette enquête sur les responsabilités de la deuxième guerre du Liban – dont les conclusions ont tardé à être divulguées -, a surtout comme enjeu la stabilité politique d’Israël. Rappelons qu’en dehors des annonces d’objectifs qui n’ont jamais été atteints, lors des deux derniers jours de la deuxième guerre du Liban, Ehoud Olmert a pris des décisions malheureuses qui ont coûté la vie à 33 soldats. Le rapport définitif de la commission Winograd devait, en toute logique, censurer le Premier ministre, mais des "tractations" de dernière minute ont fait en sorte que le rapport final est plus nuancé à l’égard du Premier ministre. Or, l’opinion publique ne l’entend pas de cette oreille et la cote d’Olmert est au plus bas (quelques %),  alors qu’Abraham Burg  ex-président de la Knesset, qui s’est exilé à Paris parce qu’il considère qu’Israël est "un état nazi et raté", vient d’encenser Ehoud Olmert comme étant le meilleur Premier ministre d’Israël depuis 30 ans. Plutôt que de vouloir survivre coûte que coûte, "en arrosant les uns et les autres" et en risquant une scission dans la société, Ehoud Olmert devrait organiser des élections en 2008, mais il ne le fera pas.

 

(2) Le 23 janvier, des journalistes palestiniens ont déclaré qu’à au moins deux reprises, le Hamas avait mis en scène des "black out" pour mettre fin aux sanctions économiques contre la bande de Gaza. Dans un cas, des journalistes invités à couvrir une réunion du Hamas, présidée par le Premier ministre Ismaël Haniyeh, ont été surpris de découvrir celui-ci avec ses ministres, assis autour d’une table sur laquelle on avait allumé des bougies. La pièce était plongée dans l’obscurité. Dans l’autre cas, les journalistes ont découvert les députés du Hamas rassemblés dans une salle mise en scène de la même manière. Les journalistes ont déclaré qu’il n’y avait pas besoin de bougies, les réunions ayant lieu en pleine journée. Les responsables du Hamas avaient tout simplement tiré les rideaux. [Voir, sur le site de l’Upjf : "Les mises en scène du Hamas dénoncées par des journalistes palestiniens" ; "Pris en flagrant délit de désinformation, le "Time", tel un chat, retombe sur ses pattes".]

 

(3) "Israël est le seul endroit au monde qui fournit de l’électricité à des organisations terroristes qui lui lancent des roquettes. La vie des Palestiniens dans la bande de Gaza n’est pas facile en raison du terrorisme qui y règne, et ceci doit être clair comme de l’eau de roche : le Hamas peut changer la vie de la population de Gaza en un rien de temps, s’il cesse son terrorisme" - Tsipi Livni, ministre des Affaires étrangères, 21 janvier 2008.

 

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[Texte aimablement transmis par Koira.]

 

 

Mis en ligne le 27 janvier 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org