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A peine devenu le nouveau ’meilleur ami’ d’Israël, Obama se rétracte sur Jérusalem, B. L. Jolkovsky
08/06/2008

6 juin 2008

Jewish World

Texte anglais original : "Mere hours after becoming Israel’s new ‘best friend’ Obama backtracks on status of Jerusalem".


Adaptation française de Sentinelle


Les déclarations « mal comprises » au départ contredisaient sa stratégie de campagne.

 

Le candidat aux présidentielles du Parti Démocrate, Barak Obama, s’est présenté devant la conférence de l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), mercredi dernier dans la matinée, et a proclamé qu’il était, totalement et inconditionnellement, en faveur d’une Jérusalem juive.

La Ville Sainte, a-t-il dit, « restera la capitale d’Israël, et elle doit demeurer unifiée ».

Cette prise de position constituait une tentative de marquer des points auprès des communautés juives et évangéliques qui, compte tenu des relations politiques antérieures d’Obama avec des sympathisants de terroristes, des racistes, et d’autres personnages indésirables, avaient des doutes sur la manière dont, une fois devenu président, il traiterait l’Etat juif. Les applaudissements enthousiastes de l’auditoire, dont certains des plus puissants politiciens d’Amérique, ont été immédiats.

La condamnation par le Hamas n’a guère tardé. Des dirigeants du mouvement terroriste [Hamas] avaient auparavant exprimé leur choix d’Obama comme commandant en chef de l’Amérique.

Le président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré qu’il « rejetait totalement » la déclaration d’Obama sur Jérusalem. Et d’ajouter :

« Le monde entier sait que la Sainte Jérusalem a été occupée en 1967, et nous n’accepterons pas un Etat palestinien sans Jérusalem comme capitale de cet Etat palestinien »,

Quelle différence en un seul jour : jeudi, interrogé sur CNN, Obama a affirmé qu’on l’avait mal compris. Et d’expliquer :

« Bon, évidemment, ce sera aux parties de négocier un certain nombre de ces questions. Et Jérusalem fera partie de ces négociations ».

Bien qu’il ait dit à la conférence de l’AIPAC ce qu’elle voulait entendre et croire, en fait, une Jérusalem unifiée n’a jamais fait partie de son programme de campagne. 

Le conseiller d’Obama pour le Moyen-Orient, l’ancien ambassadeur en Israël, Daniel Kurtzer, a déclaré en mai au quotidien israélien de grande diffusion, Haaretz, que la position de sa campagne est qu’il ne sera

« pas possible de progresser dans des pourparlers de paix sérieux, sans que l’avenir de Jérusalem ne fasse partie des négociations ».


Au cours des Primaires du Parti Démocrate, 53 % des électeurs juifs ont choisi Hillary Clinton, contre 45 % qui ont choisi Barak Obama.

 

Binyamin L. Jolkovsky

© Jewish World Review

 

Mis en ligne le 8 juin 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org