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Menahem Macina

Pas de chinoiseries, s’il vous plaît ! Menahem Macina
07/08/2008

« Ce n’est pas à la Chine de fixer mon agenda et mes rendez-vous, comme il ne m’appartient pas de fixer les rendez-vous du président chinois », claironnait, début juillet, devant les députés européens, le pétulant président français. Ce n’était qu’une rodomontade de plus.

06/08/08

 

Entre le dirigeant en exil du peuple tibétain et le marché chinois, Sarkozy a choisi.

 

On apprend aujourd’hui qu’il a délégué à la belle Carla Bruni, l’accueil du Dalaï Lama.

 

Vous savez, ce chef spirituel en robe safran, tout sourire et tout bouddhisme dehors.

 

Ce symbole errant d’un des derniers peuples colonisés de la terre (non, monsieur, ce n’est pas le peuple palestinien !).

 

Cette "Sainteté" qu’exècrent tant les dirigeants chinois, parce qu’il est un reproche vivant, silencieux mais terriblement visible, de ce que les Tibétains n’ont plus d’existence nationale, car le dragon chinois l’a avalée.

 

Bien qu’il soit moine, le Dalaï Lama se consolera sans doute de cette lâcheté prévisible, en considérant qu’il ne perd pas au change. Il n’aura pas à subir les tics grimaçants et les tapes dans le dos du paquet de nerfs imprévisible qui préside aux destinées de la France.

 

Un peu sordide tout de même, cette lâcheté de dernière minute, vous ne trouvez pas ? 

 

Je sais, c’est facile à dire quand on ne représente que soi-même.

 

Quand on n’a pas 60 millions de bouches à nourrir ; pas de carnets de commandes à remplir ; ni de faillites d’entreprises en série et de fuites massives de capitaux à conjurer.


Quand on ne doit pas jouer les commis-voyageurs pour trouver les milliards d’euros indispensables à la prolongation de l’existence incertaine d’un pays qui se prend encore pour une grande puissance et vit à crédit, comme les nobles désargentés du XVIIe siècle, qui préféraient manger quelques sardines dans des plats en or et boire de l’eau plate dans des verres de cristal, plutôt que de renoncer à leur train de vie.

 

Je me rends à ces arguments et reconnais qu’il n’était pas question de déplaire au sourcilleux géant économique qu’est la Chine.

 

C’est pourquoi, toute honte bue,

et parce qu’il y va de la survie de la France,

je vous conjure, mes chers concitoyens,

de faire comme moi, et de vous abstenir...

de chinoiser !

 

 

Menahem Macina

 

© upjf.org

 

Mis en ligne le 6 août 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org