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Israël (Société - mentalités)
Jérusalem

[Sarkozy "préoccupé" par le statut final de Jérusalem] - «Simples paroles en l’air ?», V. Perez
28/11/2008

J’avais à peine mis en ligne une dépêche sur ce thème [*], que je reçois de l’auteur l’excellent billet que je mets en ligne ci-après. (Menahem Macina).

[*] Voir : "Nicolas Sarkozy affirme partager l’inquiétude de Mohammed VI sur Jérusalem".


27/11/08

Le conflit moyen-oriental est, semble-t-il, un problème vital pour la quiétude de la planète. C’est ce que l’on peut déduire des différentes déclarations de personnalités politiques internationales, quand elles interviennent sur ce sujet. Et elles interviennent !

Ainsi, le Président français, Nicolas Sarkozy – qui s’affirme « ami d’Israël » -, déclare, suite à la préoccupation du roi du Maroc concernant la rénovation de la synagogue Ohel Itzhak, située à 80 mètres du Mont du Temple et dans le quartier musulman de la Vieille Ville -, qu’il « s’oppose à toute action qui préjugerait du résultat des négociations sur le statut final ou qui porterait atteinte au processus de paix en cours ».

« Action qui préjugerait du résultat des négociations » ! Mais se contenter du statu quo n’est-ce pas déjà préjuger du résultat final des négociations actuelles, ou à venir ? N’est-ce pas déjà assurer que ce quartier EST musulman et doit donc revenir aux Palestiniens ? Un "ami d’Israël" qui allègue que la ville - créée il y a près de trois mille ans par un Juif et pour les Juifs - ne doit pas être en possession totale des Israéliens, ne préjuge-t-il pas de cet avenir et de la paix dans la Ville Sainte ? Les Jordaniens n’ont-ils pas « préjugé’» du résultat jusqu’en 1967, lorsqu’ils ont détruit les synagogues de la Vieille Ville ? Qui est intervenu, alors, pour faire cesser les constructions de latrines jordaniennes avec les pierres tombales des cimetières juifs ? Pas le Président français de l’époque, qui décrivait alors le peuple juif comme « un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur ».

D’autres déclarations surprenantes émanent des dirigeants du monde occidental, pourtant enclins aux valeurs universelles. C’est ce qui fait leur "charme" aux yeux de la communauté musulmane, partie prenante au conflit.

C’est ainsi que, devant les Nations Unies, la Suisse a exprimé récemment sa préoccupation quant à l’aggravation de la situation dans les « territoires occupés ». Peter Maurer, l’ambassadeur suisse, a manifesté la préoccupation de son pays quant à la restriction de la liberté de mouvement des Palestiniens. Se fondant sur le droit international humanitaire, la Suisse a, par ailleurs, répété son appel à Israël afin que « soit suspendue la construction du mur de séparation ». Concernant la situation dans la bande de Gaza, Peter Maurer a demandé aux parties de « respecter la trêve et d’éviter les tirs de roquettes contre les civils et les cibles civiles ». La Suisse a également demandé « la levée du blocus de Gaza en raison de ses conséquences graves sur la population ».

Ce petit pays, plus doué pour les montres et le chocolat que pour le discernement géopolitique, se réfère au "droit international humanitaire" pour demander, comble de l’ironie, que l’Etat juif limite ses efforts visant à assurer la sécurité de ses citoyens et celle de son avenir. Ainsi, le "mur de séparation" – instrument de ségrégation, bien entendu - et non « clôture de sécurité » doit arrêter son expansion. Les Palestiniens - terroristes compris - doivent pouvoir circuler sans entraves et vaquer à leurs occupations. Quant au blocus de la bande de Gaza, il doit tout simplement cesser. Ce qui, inévitablement, arrangera les préparatifs de la bande criminelle du Hamas pour le nouveau round qu’il envisage contre l’Etat qui « occupe la Palestine ».

On notera, toutefois, la "sagesse" de l’ambassadeur suisse, qui demande la fin « des tirs de roquettes contre les civils et les cibles civiles ». Il aura, au moins et involontairement, reconnu que l’armée israélienne est épargnée.

Des assertions de ce genre sont légion. Des paroles - lancées en l’air ou intentionnelles, mais toujours intéressées -, qui accréditent, au fil du temps, une solution imposée à Israël par les intérêts bien compris des uns et des autres. Des mots qui, au final, visent à déjudaïser ce territoire, à augmenter la haine envers ce vieux peuple, ainsi que les risques pour sa survie dans cette région.

Bref, des affirmations qui font comprendre que ce peuple est de plus en plus seul et que les valeurs universelles sont bradées, au nom d’un intérêt immédiat.

 

© Victor Perez

 

Mis en ligne le 27 novembre 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org