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"La bête immonde", de Michel Fugain: un chef-d’oeuvre toujours d’actualité, hélas!
18/10/2008

Michel Fugain
LA BÊTE IMMONDE
1995

Texte repris d’un site franco-russe consacré à la musique française


Elle est vivante, elle a encore
La haine au ventre, la rage au corps
La bête immonde
Qu’elle tourne au loin comme un vautour
Ou rampe et ronge tout autour
La bête immonde
Depuis le temps qu’elle fait le trou
De sa tanière grise
Là-bas, ici, partout
Au coeur de chacun de nous
Elle est l’enfant que la bêtise
A conçu avec l’ombre
La bête immonde

Depuis le temps qu’on laisse faire
Tous les suppôts de son enfer
La bête immonde
Qu’elle a vomi des gestapo
Dans toutes les guerres, tous les ghettos
La bête immonde
Que les salauds dans les salons
Lui trouvent des excuses
Lui trouvent des raisons
Plébiscitées par des cons
Elle est la fille de la rue
Qui naît sous les décombres
La bête immonde

O pleure, pleure, ma mère la terre
Des larmes de siècles et de sang
O pleure, pleure des gouttes d’océan

Sur les chants qui montent des wagons
Les camps, les tortionnaires
Les frères qui clouent leurs frères
Au poteau des religions

O pleure ma mère la terre
Au fond de tes entrailles gronde
La bête immonde

Mais qui va lui planter un pieu dans le coeur?
Qui va l’amputer du goût de l’horreur?
Elle qui étrangle les ethnies
Massacre les poètes
Étouffe l’homme honnête
Au bâillon des calomnies
Il faut lui faire sauter la tête
Avec sa propre bombe
La bête immonde
Depuis qu’elle nous pollue l’histoire
A coups de glaive, à coups de gloire
La bête immonde
Que son crachat sur ton drapeau
Dépend de ta couleur de peau
La bête immonde
Depuis qu’elle rôde avec sa faux
Emblème de son règne
Depuis qu’elle dit je t’aime
Aux cagoules, aux échafauds
Il faut cribler de chrysanthèmes
Jusqu’à ce qu’elle succombe
La bête immonde

O pleure, pleure, ma mère la terre
Des larmes de siècles et de sang
O pleure, pleure des gouttes d’océan

Sur les bouquins dans les bûchers
Les cris des ratonnades
Sur les croix des croisades
Et les continents barbelés

O pleure ma mère la terre
Au fond de tes entrailles gronde
La bête immonde

Mais qui va lui planter un pieu dans le coeur?
Qui va l’amputer du goût de l’horreur?

O pleure ma mère la terre
Au fond de tes entrailles gronde
La bête immonde

O pleure ma mère la terre
Au fond de tes entrailles gronde
La bête immonde

 

 

 

Mis en ligne le 18 octobre 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org