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Le Conseil des Droits de l’Homme (CDH) a pu asseoir les fondations d’un examen périodique universel
17/09/2008

L’ambassadeur, représentant permanent de la Mission du Maroc auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, Mohamed Loulichki a affirmé, mardi, que le Royaume s’opposera résolument aux tentations et aux tentatives d’instrumentalisation de la cause des droits de l’Homme à des fins inavouées. (Le Matin.ma).

10/09/08

Texte repris du quotidien marocain, Le Matin

 

S’exprimant lors du débat qui a suivi l’intervention de Mme Navanathem Pillay, la nouvelle Haut commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, à l’ouverture, au Palais des Nations à Genève, de la neuvième session du Conseil des droits de l’Homme (CDH), M. Loulichki a indiqué que durant ses trois années d’existence, le Conseil a pu asseoir les fondations d’un examen périodique universel garant d’une universalité des droits et d’une égalité des traitements entre tous les Etats.

Le déroulement des premiers examens constitue un motif d’encouragement tant pour le Conseil que pour l’office du Haut commissariat qui y a apporté une contribution précieuse et déterminante, a-t-il dit, faisant toutefois remarquer que "l’esprit de coopération et la répudiation des pratiques anciennes de singularisation (naming and shaming) et qui ont caractérisé, jusqu’à présent, les travaux de ce Conseil ne doivent pas entamer notre vigilance afin de s’opposer résolument aux tentations et aux tentatives d’instrumentalisation de la cause des droits de l’homme à des fins inavouées".

M. Loulicki a rappelé à cet égard que le Maroc, fort des profondes réformes introduites durant les dernières années pour assurer le respect des droits de l’Homme, particulièrement ceux de la femme et de l’enfant, et de l’impact de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), souligne l’importance déterminante de l’éradication de la pauvreté dans la jouissance des droits civils, politiques et culturels et la nécessité d’apporter une réponse structurelle à la crise alimentaire mondiale.

Le diplomate marocain a, d’autre part, relevé que Mme Pillay prend ses fonctions alors que le CDH a mis au point l’essentiel de sa structuration et de ses règles et aborde une étape de consolidation. Dans cette nouvelle étape, a-t-il fait observer, le Conseil a besoin de disposer des moyens humains et financiers pour accomplir sa mission et conforter les espoirs qui ont accompagné sa mise en place. Le CDH a également besoin, a-t-il poursuivi, d’une interaction plus dense et plus soutenue sur la base du respect de leurs mandats, des fonctions et des prérogatives respectifs entre le Conseil des Droits de l’Homme et l’Office du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme.

Il a souligné à cet égard, que la délégation marocaine prend note avec satisfaction de l’engagement de la nouvelle Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme à promouvoir une interaction avec le CDH qui soit marquée par l’esprit d’ouverture et la franchise, avec pour objectif un renforcement mutuel de l’Office et du Conseil.

M. Loulichki a, d’autre part, salué la disponibilité annoncée de Mme Pillay à se mettre au service d’une participation la plus large possible de la Communauté internationale à la Conférence d’examen de Durban, émettant l’espoir qu’elle réussira à rapprocher les vues et à trouver le consensus nécessaire pour permettre à cette Conférence d’atteindre ses principaux objectifs.

Il s’agit de l’examen et de l’évaluation des progrès réalisés dans la mise en œuvre de la Déclaration et du Programme d’action de Durban, et de s’assurer qu’elle accorde une attention particulière aux nouvelles manifestations de racisme et d’intolérance y compris celles ciblant les travailleurs migrants et leurs familles.

Il a souligné que face à la recrudescence des manifestations d’intolérance et à leur persistance, le Maroc a régulièrement appelé à un examen serein du rapport dialectique entre les articles 19 et 20 du pacte sur les droits civils et politiques, afin d’apporter une clarification objective et indépendante de la corrélation entre la liberté d’opinion et d’expression, et le nécessaire respect des valeurs et croyances d’autrui.

Le diplomate marocain a exprimé à ce propos la satisfaction de la délégation marocaine de l’initiative de Mme Pillay d’organiser un séminaire sur les implications de ces dispositions conventionnelles, en vue de dissiper l’amalgame délibérément entretenu pour justifier tous les excès, assurant la nouvelle Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme de l’engagement actif du Maroc dans cette entreprise salutaire pour tous.

Corrélativement, la délégation marocaine, a-t-il insisté, attache une importance particulière au dialogue entre les différentes cultures et civilisations, destiné à promouvoir une meilleure compréhension des particularités des uns et des autres, et à favoriser l’enrichissement mutuel plutôt que de susciter l’indifférence ou nourrir les antagonismes.

Le Royaume du Maroc, qui s’est investi depuis longtemps dans la poursuite de ce noble objectif est prêt à apporter, à tous les niveaux, sa contribution et le fruit de son expérience, a assuré le diplomate marocain, ajoutant que cet objectif ne peut toutefois se réaliser sans la promotion universelle d’une culture de coexistence et une formation en matière des droits de l’homme.

Il a précisé que dans ce domaine, la délégation marocaine poursuivra avec la délégation suisse et les autres délégations particulièrement intéressées par cette thématique, l’effort d’approfondissement de la réflexion et de proposition pour faire avancer le processus d’élaboration d’un projet de Déclaration par le comité Consultatif de notre Conseil.

 

© Le Matin.ma

 


Mis en ligne le 12 septembre 2008, par
M. Macina, sur le site upjf.org