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Menahem Macina

Le grand vainqueur de la joute verbale à l’ONU : Mahmoud "Hamas", Menahem Macina
07/01/2009

07/01/09

 

Oui, vous avez bien lu : ce n’est pas une coquille : je sais, bien sûr, que le Président sortant de l’Autorité palestinienne, s’appelle Mahmoud Abbas et non Mahmoud Hamas. Et ce n’est pas le moindre paradoxe du jeu de dupes qui se déroule en ce moment à l’Assemblée des nations, dites unies. En effet, avec ses airs patelins, le roué président sortant de l’Autorité Palestinienne a su faire l’apologie du Hamas sans jamais citer son nom.

Il a utilisé une méthode simple, mais imparable : ne parler que de l’ennemi commun, sans jamais faire la moindre allusion à l’impressionnante capacité de nuisance du véritable ennemi de son peuple : le Hamas, qui cause la misère et la mort de nombreux Palestiniens en se terrant dans les concentrations denses des populations civiles, d’où il tire sur les soldats israéliens en espérant que leurs répliques défensives causeront un maximum de morts et déclencheront la colère réprobatrice des nations contre Israël.

Mahmoud Hamas se garde bien de mentionner la raison pour laquelle l’opération "Coulée de plomb" a été déclenchée, à savoir : 6 ans de bombardement incessant de missiles et de roquettes, tirés à partir de la bande côtière de Gaza, entièrement contrôlée par le mouvement terroriste islamiste Hamas, sur les localités civiles israéliennes du Neguev.

 

Ceci étant dit, force est de s’incliner devant l’efficacité de la fourberie rhétorique de Mahmoud Hamas, servie par les politesses et les flatteries orientales onctueuses de l’orateur, posant au chercheur  de paix, et prenant à témoin les représentants des nations, de la détresse de son peuple qui, à l’entendre, n’aspire qu’à la paix, le pauvre...

J’ai tenu stoïquement le coup, durant les longues minutes de ce discours hypocrite, uniquement parce que je voulais voir comment Mahmoud Hamas conclurait la litanie monotone de son discours diabolisateur d’Israël. Il me semblait qu’il avait épuisé toutes ses munitions. Qu’allait-il dire pour finir ? Son réquisitoire allait-il s’achever en queue de poisson ?

Eh bien, non. Le pire était à venir. In cauda venenum (le venin est dans la queue), dit l’adage. C’est bien vrai. Jugez plutôt (je cite de mémoire) :

« Nous (les Palestiniens) comptons sur vous, (représentants des nations du monde), pour nous protéger du bras exterminateur, qui est en train de commettre un génocide. »

 

Israël exterminateur et fauteur de génocide ! Bravo, Mahmoud, le Hamas n’aurait pas fait mieux. Apparemment, son discours de haine a déteint sur toi !


Et c’est avec un dirigeant palestinien de cet acabit que l’on exige d’Israël qu’il négocie la coexistence entre l’Etat hébreu et le futur Etat palestinien !

D’autant qu’en évoquant l’« Etat de Palestine », auquel, a-t-il précisé, son peuple aspire depuis soixante ans, "le brave homme" y a accolé, avec émotion, la formule désormais consacrée : « avec notre sainte Jérusalem comme capitale ».

Amis Juifs et chrétiens, au secours ! Même Jérusalem (remarquez bien que Mahmoud Hamas n’a pas dit "Jérusalem-est", mais "Jérusalem" tout court), même notre capitale ancestrale est annexée.

Cherchez dans le Coran, et même dans tous les haddiths, et dites-moi si vous trouvez, ne serait-ce qu’une seule fois, l’expression que nos Pères psalmodient avec nostalgie depuis près de vingt siècles : « L’an prochain, à Jérusalem… »

 

Au risque de choquer les uns et les autres, je l’avoue : j’ai eu l’impression horrible que cet homme était prêt à souiller ma Mère…

 

Menahem Macina

 

© upjf.org

 

Mis en ligne le 7 janvier 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org