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Israël (Société - mentalités)
Israël (diabolisation d')

Saramago: les Israéliens sont des experts en cruauté et mépris
25/12/2008

On peut être prix Nobel de littérature et être atteint de délire obsessionnel. Saramago projette sur les Israéliens, qu’il ne connaît que par voie journalistique et télévisuelle, sa vision paranoïaque d’un peuple qui fait au monde un chantage ’kolosaal’ à la Shoah. Il devrait se promener dans les rues de Tel Aviv ou de Beersheva et contempler ces Israéliens épicuriens, grands mangeurs de falafels devant l’éternel, ou s’attabler aux terrasses de cafés où se pressent des jeunes gens et jeunes filles qui ressemblent plus aux jeunes des grandes métropoles du monde entier, qu’à des militants fanatiques d’un "Grand Israël", qui, pour ce qu’il en reste, ne représentent certainement pas un danger pour qui que ce soit. Mais, à supposer que Saramago découvre la triviale réalité, ne doutez pas qu’il trouvera d’autres paramètres tout aussi déments pour criminaliser ces "hédonistes bouffeurs de falafels", si différents des ascétiques prophètes d’Israël, et dont l’abondance contraste si cruellement avec la misère des Palestiniens affamés par l’immonde blocus israélien. Il sera bien surpris le prix Nobel de littérature israélophobe quand, après sa mort, il verra dans la grande lumière de Dieu la justice et le mérite de ce peuple diffamé... (Menahem Macina).

24/12/08

Le prix Nobel de littérature portugais José Saramago s’était singularisé en 2002 en comparant Ramallah à Auschwitz.

A l’âge de 85 ans, l’écrivain a créé un blogue, "El cuaderno de Saramago", dans lequel il vient de publier un billet sur Gaza. Il y critique les restrictions imposées par Israël, se gardant de faire la moindre allusion à l’idéologie et aux activités terroristes du Hamas. Ni le mot "roquette" ni le mot "Sdérot" ne figurent dans son texte, mais les politiciens et soldats israéliens sont décrits comme:
"... ces experts en cruauté, ces diplômés en mépris, qui regardent le monde du haut de leur insolence qui est à la base de leur éducation. Nous comprenons mieux leur dieu biblique lorsque nous observons ses disciples. Jéhova, ou Yahvé, quel que soit le nom qui le désigne, est un dieu rancunier et féroce, un dieu que les Israéliens actualisent en permanence".
L’analyse de José Saramago est limpide: d’un côté se trouvent les monstres israéliens, sadiques et insolents à souhait, de l’autre les Palestiniens, figures saintes et innocentes.

Via: Eamonn McDonagh, Z-Word

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Traduction d’extraits de l’article de José Saramago, De las piedras de David a los tanques de Goliat (Des pierres de David aux tanks de Goliath), paru dans El País le 21/04/2002.
"Le blond David d’antan survole en hélicoptère les territoires occupés de Palestine. Il lance des missiles sur des innocents désarmés. Le délicat David d’antan conduit les tanks les plus puissants du monde et rase et détruit tout ce qu’il trouve sur son chemin. Le David lyrique qui chantait les louanges de Bethsabée, incarné à présent dans la figure gargantuesque d’un criminel de guerre nommé Ariel Sharon, lance le message ’poétique’ qu’il faut au préalable en finir avec les Palestiniens pour après négocier avec ceux qui restent." (...)

"Mentalement intoxiqués par l’idée messianique du grand Israël qui leur permettra de concrétiser enfin les rêves expansionnistes du sionisme le plus radical ; contaminés par la ’certitude’ monstrueuse et indéracinable que, dans ce monde catastrophique et absurde, il existe un peuple élu de Dieu et que, de ce fait, et au nom des horreurs du passé et des peurs du présent, toutes les actions inspirées d’un racisme obsessionnel, psychologiquement et pathologiquement exclusiviste, sont automatiquement justifiées et autorisées ; éduqués et endoctrinés dans l’idée que toute souffrance déjà infligée, ou en cours d’infliction, ou qui sera infligée, à n’importe qui d’autre, mais en particulier aux Palestiniens, sera toujours inférieure aux souffrances qu’eux-mêmes ont vécues pendant l’Holocauste, les juifs grattent sans cesse leur propre plaie pour qu’elle n’arrête pas de saigner, pour la rendre incurable, et ils l’exhibent au monde comme s’il s’agissait d’un drapeau. Israël s’approprie les terribles paroles de Dieu dans le Deutéronome : "à moi la vengeance, à moi la rétribution". Israël veut que nous nous sentions, directement ou indirectement, tous coupables des horreurs de l’Holocauste ; Israël veut que nous renonçions à notre plus élémentaire faculté de jugement critique pour que nous nous transformions en un docile écho de sa volonté ; Israël veut que nous reconnaissions de jure ce qui, pour eux, constitue déjà un exercice de facto : l’impunité absolue. Du point de vue des juifs, parce qu’ils ont été torturés, gazés et incinérés à Auschwitz, Israël ne pourra jamais être soumis à la loi. Je me demande si les juifs qui sont morts dans les camps de concentration nazis, ceux qui furent persécutés tout au long de l’histoire, ceux qui sont morts dans les pogroms, ceux qui furent oubliés dans les ghettos, oui, je me demande si cette immense multitude de malheureux n’aurait pas eu honte des actes infâmes que leurs descendants commettent. Je me demande si le fait d’avoir tant souffert ne serait pas la meilleure raison de ne pas faire souffrir autrui."


© Philosémitisme

 

Mis en ligne le 24 décembre 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org