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Israël (Société - mentalités)
Israël (diabolisation d')

La diabolisation d’Israël : obsession de l’ONU, Jeff Jacoby
11/12/2008

Un article remarquable, qui devrait marquer au fer rouge la conscience de tout homme politique dans le monde, je parle évidemment de ceux chez qui elle n’est pas déjà morte. J’avais déjà épinglé ce scandale [*] et je viens de mettre en ligne une dépêche [**] relatant le dernier méfait anti-israélien de cet adversaire de notre peuple. (Menahem Macina).

[*] M. Macina, "Ce prêtre de l’ONU qui appelle «frères et sœurs» les Israéliens, tout en les accusant d’apartheid!" (29 nov. 2008). [**] Voir "Le chef des loups est dans la bergerie de l’ONU! Une attitude hostile sans précédent envers Israël" (10 déc. 2008).

 

11/12/08

 

Article paru le 30/10/08, sur le site du Boston Globe

 

Texte original anglais : "The UN’s obsession with demonizing Israel".


Traduction française : Menahem Macina, pour upjf.org

 
 M. d’Escotto Brockmann (Cliché ajouté par upjf.org)

Le Président de l’Assemblée des Nations Unies, Miguel d’Escoto Brockmann, du Nicaragua, a dénoncé, la semaine dernière, les manières d’agir d’une certaine nation du Moyen-Orient. Elles sont, a-t-il dit « tellement semblables à celles de l’apartheid d’une époque antérieure, que le monde doit s’unir contre elle », en exigeant qu’il soit « mis fin à cette énorme violation des droits humains », et en isolant cette nation agressive comme il a jadis isolé l’Afrique du Sud, par une « campagne de boycott, de désinvestissement et de sanctions."

De quel pays parlait-il ?

S’agissait-il de l’Arabie Saoudite, où les services publics comportent des aménagements distincts selon le sexe, et où un système généralisé de ségrégation des sexes dénie aux femmes le droit de conduire, de s’habiller comme elles le veulent, de se marier ou de divorcer en toute liberté, de voter, de se montrer en public sans un "gardien" de sexe masculin, ou de témoigner à égalité avec les hommes ?

S’agissait-il de la Jordanie, où la loi exclut officiellement les Juifs de l’accès à la citoyenneté et où la vente de terre aux Juifs a été, pendant des décennies, non seulement illégale, mais passible de la peine de mort ?

S’agissait-il de l’Iran, où l’homosexualité est un crime passible de la peine capitale - au moins deux cents homosexuels iraniens ont été exécutés l’année dernière -, et dont le Président, Mahmoud Ahmadinejad, affirmait, à l’Université de Columbia, qu’il n’y a pas d’homosexualité en Iran ?

S’agissait-il du Soudan, où des dizaines de milliers de noirs Africains de la partie sud du pays, en majorité des chrétiens ou des animistes, ont été enlevés et vendus comme esclaves par des milices arabes soutenues par le régime islamique de Khartoum ?

Il ne s’agissait d’aucun de ces pays. Le président de l’Assemblée Générale [de l’ONU], un prêtre de la Société des Missions étrangères Catholiques des Etats-Unis, qui a occupé le poste de ministre des Affaires étrangères sous le régime sandiniste, dans les années 1980, ne faisait allusion à aucune des puissances autocrates et dictatures musulmanes du Moyen-Orient, dont pratiquement toutes pratiquent la discrimination à l’égard des minorités ethniques et religieuses. Il parlait de l’Etat juif d’Israël, la seule démocratie de la région, et la seule qui garantisse l’égalité de droits à tous ses citoyens – dont un cinquième sont des arabes et des chrétiens musulmans.

L’appel de d’Escoto à ce qu’Israël soit banni comme un paria et étranglé économiquement a été lancé lors de la Journée de Solidarité avec le Peuple Palestinien, une occasion annuelle de déplorer la renaissance de la souveraineté juive au XXe siècle, de dénoncer le mouvement national de libération qu’est le sionisme – qui a rendu possible cette renaissance -, et de prendre fait et cause pour les Arabes palestiniens. La commémoration a lieu le 29 novembre, jour anniversaire du vote par l’ONU, en 1947, de la partition de la Palestine en deux Etats, l’un juif et l’autre arabe. On y entend des discours passionnés qui énumèrent et condamnent les péchés d’Israël et se lamentent de ce que les Palestiniens n’ont pas d’Etat. On ne mentionne pas le fait que les Arabes de Palestine auraient eu leur Etat il y a 60 ans, si, de concert avec la Ligue Arabe, ils n’avaient pas rejeté la décision de l’ONU et choisi, au contraire, de déclarer la guerre au nouvel Etat juif

Comme tant de choses qui ont lieu à l’ONU, l’obsession de diaboliser Israël et d’exalter les Palestiniens est grotesque et ’orwellienne’. Plus d’un million de citoyens arabes jouissent de droits civiques et politiques sans équivalent dans le monde arabe, et pourtant, Israël est accusé de répression et de violation des droits de l’homme. Des gouvernements israéliens successifs ont approuvé une solution à deux-Etats, et pourtant, Israël est vilipendé comme étant l’obstacle à la paix. L’Autorité Palestinienne cultive la plus répugnante culture de haine des Juifs, qui ait existé depuis le Troisième Reich, et veut que tous les Juifs soient expulsés des territoires qu’elle revendique, et pourtant, c’est Israël qui est traité d’"Etat ségrégationniste" et voué à la condamnation et à l’ostracisme.

Ne nous y trompons pas : en comparant Israël à l’Afrique du Sud de l’ère de l’apartheid, l’ONU ne s’engage pas dans la lutte contre le racisme mais dans l’antisémitisme. Dans les années 1930, les antisémites de premier plan exigeaient un boycott des entreprises juives. Aujourd’hui, ils exigent un boycott de l’Etat juif.

En 1933, le Parti nazi de Hitler proclamait :

« Aucun bon allemand n’achète encore chez un Juif. Le boycott doit être universel… et doit frapper la Juiverie là où elle est le plus vulnérable. »

Soixante-dix ans plus tard, le président de l’Assemblée des Nations Unies presse le monde d’étrangler 6 millions de Juifs par voie de « boycott, désinvestissement et sanctions ». Il n’y a pas de différence notable entre les deux situations, ni avec l’animosité qui les sous-tend.

Quand l’ONU a adopté son odieuse résolution équivalant sionisme et racisme, l’ambassadeur américain Daniel Patrick Moynihan n’y alla pas par quatre chemins, et déclara :

« Les Etats-Unis ne reconnaissent pas [cette résolution] ; ils ne s’y conformeront pas et n’accepteront jamais cet acte infâme ».

Où entend-on aujourd’hui une telle expression de scandale moral ?

 

Jeff Jacoby *

 

© The Boston Globe

 

* On peut contacter Jeff Jacoby à l’adresse mail suivante : jacoby@globe.com

 

[Texte aimablement recommandé par Yigal Palmor.]

 

Mis en ligne le 11 décembre 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org