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Israël (Société - mentalités)
Israël (diabolisation d')

Le correspondant du "Monde" à Gaza diabolise Israël par ’témoins’ palestiniens interposés, M. Macina
25/01/2009

Sans doute perturbé par l’article honnête du journaliste du "Corriere della Sera" [*], qui jette un pavé dans la mare de l’unanimisme diabolisateur d’Israël, le journaliste du Monde, Michel Bôle-Richard, allume un contre-feu [**] vengeur, dans un papier dont le seul titre trahit la volonté d’incriminer Israël et lui seul. Qu’en penser ?

[*] "Témoignages des violences, des tricheries et de la cruauté du Hamas à l’égard de ses concitoyens". [**] "A Gaza, des habitants racontent l’acharnement de l’armée israélienne sur des civils". Le terme "contre-feu" n’est pas de moi mais d’un internaute fidèle, dont on lira la réaction en fin d’article.

 

23/01/09

Extraits de l’article de M. Bôle-Richard, paru dans Le Monde (Extraits) 

Au sud de Zeitoun, faubourg oriental de la ville de Gaza, le quartier habité par le clan Samouni n’est plus qu’un cimetière de ruines. Seules quelques maisons sont encore debout. Vingt et une habitations et une mosquée ont été réduites à l’état de carcasses de béton et de ferraille. Tsahal est passé par là.

Moussa Samouni, 19 ans… 

« Lors de l’offensive terrestre le 4 janvier, les hélicoptères ont déposé les parachutistes sur les toits. Ensuite, ils ont fait sortir tout le monde et nous ont rassemblés dans un bâtiment. Nous étions près de 120 personnes. Nous sommes restés toute la nuit. Il y avait des explosions, des coups de feu. C’était la panique totale. Les enfants pleuraient. Il faisait froid. Nous avons ouvert la porte pour aller chercher du bois. Mon père était dans la rue, mort. Les soldats nous ont ordonné de rentrer. Puis il y a eu un bombardement et ensuite un deuxième et après les obus sont tombés sur le toit. Vingt-deux personnes sont mortes. J’ai perdu mon père, ma mère, mon frère, mon oncle et plusieurs cousins. Il y avait des blessés partout qui perdaient leur sang. »

[On remarquera à quel point ce récit diffère des accusations éhontées de la presse autour de cet incident, qualifié de crime de guerre par la quasi-totalité du monde.]

Moussa n’a pas été touché. Il a tenté de sortir mais il a été arrêté par les soldats qui lui ont attaché les mains et bandé les yeux. Il s’est retrouvé prisonnier avec son oncle. Cela a duré trois jours.

………………………..

« Les soldats nous ont accusés d’être du Hamas. Ils nous ont tapé dessus. Je leur ai dit : Tuez-moi si vous pensez que je suis du Hamas. Ils ont mis des grenades dans les poches de mon oncle et derrière moi, et menaçaient de les faire exploser. Mon oncle préférait mourir par balles, a-t-il dit. Ils ont voulu nous brûler et ont mis le feu à des couvertures. On va vous faire sauter la tête, disaient-ils. »

[Extravagant. D’autant que ces imbéciles d’Israéliens leur ont laissé la vie, ce qui permet à ces "martyrs" de débiter ces stupidités.]

Le 7 janvier au matin, tous deux ont finalement été libérés [Quel crime de guerre !]. Les soldats leur ont intimé l’ordre de ne pas dire un mot et leur ont donné des drapeaux blancs.

……………………………….

Dans l’une des rares maisons restées debout, les murs sont couverts d’inscriptions tracées à la craie. « La place de l’Arabe est sous terre »; « Si vous êtes un vrai Givati (unité d’élite), vous devez tuer les Arabes »; « Jérusalem-Est pour Israël ».

Des étoiles de David signent d’autres cris de guerre.

[Voir, à ce propos, la correspondance d’un internaute, qui figure à la fin de cet article.]

"C’ÉTAIT COMME UN JEU POUR LES SOLDATS"

 « Mon père Atiyeh a travaillé en Israël. Il parle hébreu et sait ce qu’il faut faire. Il a laissé la porte ouverte. Ils ont commencé par tirer partout. Lorsqu’ils sont entrés, les soldats nous ont demandé de lever les mains et de sortir. Ils étaient huit ou dix. C’est alors qu’ils ont tiré [les lâches ! Dans le dos, comme savent le faire les juifs !]. Mon père a été tué sur le coup. Il avait trente balles dans le corps ! Il a été tué sous mes yeux. Tout le monde s’est mis à crier et à pleurer. Ils ont tiré à nouveau. Plusieurs autres membres de la famille ont été blessés, surtout des enfants [le juif tueur d’enfants, bien sûr !], dont mon frère Ahmed, âgé de 4 ans. Il a reçu deux balles dans la poitrine et des éclats dans la tête. Puis ils ont incendié une pièce. On ne voyait plus rien, on étouffait. Au bout de dix minutes, nous avons été autorisés à sortir [curieux, plus haut, le même nous disait qu’ils étaient déjà sortis], et à nous diriger vers la route principale. J’avais mon frère dans mes bras. Les Israéliens nous ont craché dessus. Les ambulances ne pouvaient pas approcher. Nous avons trouvé refuge dans une maison. Mon frère Ahmed est mort. »

[Le narrateur, au moins, s’en est tiré avec la vie sauve, quels piètres criminels de guerre que ces Israéliens, assez bêtes pour laisser en vie des témoins de leurs crimes… mais, passons…]

Selon plusieurs autres témoins, cinq autres membres de la famille Samouni ont été tués par balles dont un jeune homme de 17 ans, qui était resté caché dans une maison. Certains blessés se sont vidés de leur sang. Un grand-père de 75 ans est mort écrasé par un mur démoli au bulldozer.

[On reconnaît, au passage, l’imputation machiavélique aux soldats israéliens de meurtres au bulldozer, comme ceux dont se sont rendus coupables, il y a quelques mois, des Palestiniens de Jérusalem.]

Zahwa, la veuve d’Atiyeh, raconte en détail, les larmes aux yeux, le drame qu’elle a vécu. [Séquence cynisme et cruauté] :

« C’était comme un jeu pour les soldats. Ils riaient »

Zeinab, 12 ans, qui a perdu son père, sa mère, deux frères et des cousins. Shiffa, 19 ans a également enterré son père, sa mère, sa tante et son oncle. Almassa, 13 ans, se souvient comment un soldat a tiré sur Messaouda qui avait son bébé de 6 mois dans les bras, et qui est mort.

[C’est drôle, ça me rappelle quelque chose, pas à vous ?]


"Un soldat a tiré sur Messaouda, qui avait son bébé de six mois dans les bras..."

Tous ont perdu plusieurs proches.

« Pourquoi, pourquoi ? », répète Nabayia. « Il n’y avait pas de résistance, pas de combattants, pas d’armes. Quel est notre crime ? Quelle faute avons nous commise ? Que le monde entier réponde à cette question. Il ne peut plus y avoir de paix avec Israël. Mon prochain fils, je vais l’éduquer pour être un moudjahid, pour qu’il venge tous ces enfants, tous ces morts. »

Les Samouni sont des agriculteurs. Les champs alentour ont été ravagés par les chars. Au moins 300 personnes sont aujourd’hui sans abri.

« Comment voulez-vous que l’on aime les Israéliens ? », crie Mouna. « Ils tuent par plaisir et personne ne dit jamais rien. Notre sang ne vaut rien. C’est le plus grand massacre commis dans la bande de Gaza. Combien de temps encore allons-nous être terrorisés et massacrés ? »  

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Mais, qu’on se rassure, M. Bôle-Richard connaît son métier de journaliste, il sait qu’il faut permettre l’expression d’un autre point de vue, c’est pourquoi il fait état de celui de la porte-parole de l’armée israélienne, Avital Leibovitch, qu’il cite en ces termes :

« une enquête est en cours. Mais je veux que vous sachiez que la brigade Givati n’est pas entraînée pour tuer des femmes et des enfants et que des tirs des mortiers sont partis de Zeitoun. »


Le problème, c’est que cette vérité israélienne ne bénéficie que de 35 mots sur les 1060 que compte l’article, soit 3% !

 

Merci, Michel Bôle-Richard, pour cette belle démonstration de déontologie journalistique….

 

Menahem Macina

 

© upjf.org (avec la collaboration involontaire du Monde)

 

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Réaction d’un internaute qui n’a pas particulièrement apprécié l’article du correspondant du Monde :

 

A la suite du reportage de Lorenzo Cremonesi, envoyé spécial du Corriere della Sera,  le quotidien français  du soir, Le Monde, se devait  d’allumer un contre-feu. Michel Bôle-Richard s’en est chargé. Une question, et des réflexions  :

Monsieur Bôle-Richard ne parlant ni ne lisant l’hébreu - on me l’a confirmé -, qui lui a traduit les graffitis attribués à des soldats de Tsahal ? ["La place de l’Arabe est sous terre"; "Si vous êtes un vrai Givati (unité d’élite), vous devez tuer les Arabes"; "Jérusalem-Est pour Israël"…]

De plus, les jeunes soldats israéliens, âgés, pour la plupart, de 18 à 21 ans, ne connaissent pas Jérusalem-"est" ou "ouest". Depuis 1967 – époque où ils n’étaient pas nés -  ils ne connaissent que Jérusalem, l’unique. Il est donc invraisemblable qu’ils aient pu évoquer "Jérusalem-est". Quelqu’un a traduit à Monsieur Bôle-Richard ce qu’on voulait qu’il répète. Et, sans doute atteint  d’hémianopsie, Monsieur Bôle-Richard n’a lu que les graffitis "israéliens", et n’a vu aucun  des appels quotidiens au meurtre, qui s’étalent sur les murs de Gaza.

 

Max Sitbon

 

Dont acte.


Mis en ligne le 25 janvier 2009, par
M. Macina, sur le site upjf.org