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Hamas

L’UNRWA qui gère une école bombardée à Gaza employait des membres du Hamas et du Jihad Islamique
29/01/2009

Un témoignage irrécusable, relayé par la grande chaîne américaine d’information, Fox News. Toute ma reconnaissance va à notre excellent traducteur, Jean Szlamowicz qui permet à nos lecteurs uniquement francophones de prendre connaissance de ce rapport, dont ils pourront opposer le contenu aux interrogations critiques de leurs interlocuteurs (je parle uniquement, bien sûr, de ceux qui sont de bonne foi !). (Menahem Macina).

14/01/09

 

Fox News

 

Texte original anglais : "U.N. Agency That Runs School Hit in Gaza Employed Hamas and Islamic Jihad Members".

 

Traduction française : Jean Szlamowicz

 


L’agence des Nations Unies qui gère une école de Gaza où des dizaines de civils ont été tués par des tirs de mortier israéliens, la semaine dernière, a reconnu avoir employé des terroristes pour travailler dans les écoles palestiniennes par le passé. Elle n’a mis aucun système en œuvre pour éviter de recruter des membres du Hamas ou du Jihad Islamique, et fournit aux enfants des livres d’école qui contiennent des discours de haine et d’autres informations aux intentions incendiaires.

Des critiques se font entendre de plus en plus fort, depuis quelques années, à l’encontre de l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient) bien que cela n’ait pas été relayé de manière très vigoureuse par le Capitole [siège du Congrès américain à Washington, ndt]. Mais l’incident de la semaine dernière, qui, selon Israël a été causé par des membres du Hamas qui avaient tiré au mortier sur les Israéliens depuis un endroit situé à proximité de l’école, a décidé les membres du Congrès à examiner de plus près les fonctionnements de l’agence des Nations Unies.

Le membre de la chambre des représentants au Congrès, Steve Rothman (démocrate du New Jersey), a proposé, l’automne dernier, une résolution demandant une plus grande transparence de l’UNRWA, dont il exige qu’elle rende des comptes. Cette résolution demandait à l’agence de rendre consultables sur Internet les livres d’école qu’elle utilise, de manière à ce qu’ils puissent être contrôlés, et de mettre en place « un logiciel permettant de reconnaître les noms des terroristes, et d’autres procédures de filtrage qui aideraient à garantir que le personnel de l’UNRWA, les travailleurs volontaires et les bénéficiaires de l’aide, ne sont ni des terroristes, ni affiliés à des organisations terroristes connues. »

Rothman a annoncé qu’il avait l’intention de proposer à nouveau cette résolution dans les prochaines semaines car, « cette résolution avait sa raison d’être par le passé, mais c’est encore plus le cas aujourd’hui. Il est urgent que le Congrès puisse être certain que l’argent du contribuable américain ne serve pas à soutenir le Hamas et ses activités meurtrières ».

Un représentant de l’UNRWA a fermement déclaré que l’agence n’avait désormais plus le moindre lien avec les terroristes : « Nous sommes des travailleurs sociaux et des enseignants. Nous prenons toutes les mesures possibles pour que seuls des civils aient accès à nos locaux. »

Reste que le questionnaire biographique de l’ONU, destiné aux employés de l’UNRWA, ne demande même pas si la personne est affiliée, ou membre d’une organisation terroriste comme le Hamas ou le Jihad Islamique. Et il n’existe pas de mesure officielle de filtrage, permettant de s’assurer que les employés ne sont pas affiliés à des entités terroristes.

Sur ce point, le représentant de l’UNRWA a répondu que « le personnel palestinien signe une déclaration sur l’honneur confirmant qu’ils ne sont membres d’aucune organisation politique et qu’ils ne participent pas et n’ont aucune intention de participer à des activités qui violeraient le principe de neutralité de l’ONU. »

Il n’existe cependant aucune mise en place pratique d’un quelconque contrôle permettant de déceler des activités terroristes chez les employés, une fois qu’ils ont signé leur déclaration d’engagement au moment de leur recrutement.

Le responsable de l’UNRWA, Chris Guinness, a affirmé au Jerusalem Post, cette semaine, que l’agence filtre les noms des nouveaux employés à l’aide de la base de données assez réduite de l’ONU portant sur les personnalités connues parmi les Talibans et au sein d’Al Qaeda. Les extrémistes palestiniens, qui ont bien plus de chances d’appartenir à des organisations comme le Hamas, le Jihad Islamique et la Brigade des Martyrs d’al Aqsa, ne figurent pas sur cette liste.

En 2004, Peter Hansen, ancien commissaire général de l’UNRWA, a affirmé à la Canadian Broadcasting Company: « Je suis certain qu’il y a des membres du Hamas qui sont rémunérés par l’UNRWA, et je ne considère pas cela comme un crime. Nous ne pratiquons pas de contrôle politique envers nos employés, ni de discrimination envers des gens selon leur camp politique. »

Il y a déjà eu des exemples de terroristes de haut rang employés par l’UNRWA. Le principal fabricant de roquettes pour le Jihad Islamique, Awad Al-Qiq, qui a été tué par une frappe aérienne israélienne en mai dernier, était maître d’école et instructeur scientifique dans une école de l’UNRWA à Rafah (Gaza). Said Siyam, ministre de l’intérieur du Hamas et chef de l’exécutif, a été enseignant pendant vingt ans dans les écoles de l’UNRWA.

Les membres du Congrès se disent également inquiets de la propagande terroriste pratiquée dans les écoles de l’UNRWA. Un ouvrage scolaire, récupéré par des responsables israéliens dans une école de l’UNRWA, dans le camp de réfugiés de Kalandia, il y a quelques années, glorifiait les auteurs d’attentats-suicide et autres terroristes. Intitulé « L’équipe de rêve », cet ouvrage faisait la description des soi-disant « martyrs », c’est-à-dire les Palestiniens qui avaient péri lors d’attentats-suicide, ou durant des combats armés. Sur la quatrième de couverture figuraient l’emblème de l’UNRWA, ainsi qu’une photographie d’un tireur masqué, un genou en terre, en train d’épauler son fusil pour tirer.

Selon Jonathan Halevi, ancien officier du renseignement de Tsahal, spécialiste des organisations terroristes palestiniennes, certaines preuves démontrent que des étudiants formés par les écoles de l’UNRWA deviennent plus facilement auteurs d’attentats-suicide. Depuis plusieurs années, Halevi met en place une base de données de grande ampleur pour le compte du Jerusalem Center for Public Affairs; elle répertorie les attaques terroristes effectuées par le Hamas et d’autres groupes extrémistes islamiques.

Tout en prévenant de la difficulté qu’il y a à obtenir des statistiques totalement sûres - notamment parce que l’identité des terroristes n’est pas toujours rendue publique -, Halevi a pu estimer qu’environ 60% des auteurs d’attentats-suicide avaient été formés par les écoles de l’UNRWA. Ce pourcentage doit être mis en rapport avec le fait que seuls 25 à 30% des étudiants palestiniens de Cisjordanie (qui est l’origine de presque tous les auteurs d‘attentats-suicide depuis le début de l’Intifada en 2000), étudient dans les écoles de l’UNRWA, selon les chiffres de l’agence elle-même.

Un porte-parole de l’UNRWA a vigoureusement remis en cause tout lien entre les écoles de l’agence et une plus forte probabilité qu’ils aient ultérieurement une carrière de terroriste. Le seul élément concret apporté a consisté à souligner « les efforts particuliers des écoles de l’UNRWA pour promouvoir la tolérance, les droits de l’homme et une résolution pacifique du conflit ».

L’UNRWA a envoyé une brochure de huit pages à FOXNews.com qui met en avant les contenus d’enseignement évoquant la tolérance, les droits de l’homme et une résolution pacifique du conflit. Il est dommage que cette brochure ne fasse ni référence à la tolérance envers les Juifs et les chrétiens, ni à une coexistence pacifique avec Israël. Elle parle plutôt d’interaction entre les élèves, des droits des élèves dans la société, et de l’importance d’apprendre à exprimer ses émotions par le théâtre, la peinture et le récit littéraire.

 

© Fox News

 


Mis en ligne le 28 janvier 2009, par
M. Macina, sur le site upjf.org