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Antisionisme chrétien

L’imposture de Braitbeg, manipulateur chrétien de sa condition de descendant de victimes de la Shoah
03/02/2009

J’ai mis en ligne plusieurs textes concernant ce mini-événement lamentable [*]. On voudra bien s’y reporter. (Menahem Macina).

[*] Voir : "Effacez le nom de mon grand-père à Yad Vashem, par Jean-Moïse Braitberg", et ma réplique, (sous le nom de Shimon Perez), "«Laissez le nom de votre grand-père en paix, à Yad Vashem»" ; voir aussi la réplique de la sœur de Braitberg : "N’effacez pas le nom de mon grand-père à Yad Vashem". 

 

03/02/09

Ci-après, le commentaire posté sur le blog Vu de Jérusalem, à la suite de la note La haine de soi juive, du pathologique au politique - Itshak Lurçat [*]:

 


« Bonsoir, Et merci de m’accorder autant d’intérêt en publiant ma photo, etc. Je ne m’étendrai pas sur l’insondable bêtise de vos commentaires qui s’appuient, non pas sur la haine de soi dont vous parlez si bien, mais sur l’incroyable fatuité qui consiste à rester sourd à la parole de l’autre. Mais, je suis désolé, la haine de soi juive ne s’applique pas en ce qui me concerne, puisque je ne suis pas juif, ce que vous auriez du [sic] savoir si vous vous étiez correctement documenté.

Fils d’un père juif progressiste et socialiste qui fut un militant actif de l’Hashomer Hatzaïr, j’ai été élevé dans le religion protestante calviniste de ma mère qui cacha des juifs durant la guerre - j’ai leur no de téléphone -. Dans mon texte, je n’ai jamais dit que j’étais juif mais j’ai parlé de mon histoire familiale qui comprend celle des dizaines de victimes du nazisme que comporte ma famille.

Ce n’est pas moi qui instrumentalise la mémoire du génocide mais l’état d’Israël. Souvenez vous [de] la déclaration de Begin après le bombardement de la centrale nucléaire irakienne Osirak "Never again".

Je vous plains et vous souhaite de faire un jour le deuil du malheur qui vous coupe du reste de l’humanité au nom de celui de juifs que vous n’avez pas connus. Je n’ai pas de leçon [à]  recevoir, mais j’accepte les conseils. Je ne vous en veux pas parce que vous ne m’avez pas compris.

Votre commentaire n’a rien à voir avec ce que j’ai écrit. J’ai été, sachez le, un grand ami d’Israël et j’ai fait sans doute bien d’avantage que vous pour ce pays. Aujourd’hui, je veux protéger les palestiniens comme jadis ma famille maternelle protégeait des juifs. Que cela vous plaise ou non. Ce n’est pas pour autant que je fais un parallèle entre sionisme et nazisme, parallèle qui me fait horreur. J’exècre les islamistes ainsi que les fascistes du hamas et, pour être honnête, l’avenir politique des palestiniens ne m’intéresse pas beaucoup. Ce qui me préoccupe, c’est ce que les juifs ont fait de la mémoire du génocide. Certes, la mémoire de mon grand[-]père ne m’appartient pas, mais il me semble qu’elle m’appartient un peu plus qu’à l’état d’Israël.

Par vos paroles vous vous condamnez à la nuit, ignorez la lumière des prophètes et offensez la torah. Prenez donc le temps de lire la bible, en oubliant ce que j’ai écrit. Demeurez dans la paix de votre conscience et écoutez le prophète Amos [5, 10-12] lorsqu’il dénonce les iniquités d’Israël: "Puisque vous piétinez le faible Et que vous prélevez sur lui un tribut de froment, Ces maisons en pierres de taille que vous avez bâties, Vous n’y habiterez pas ; Ces vignes délicieuses que vous avez plantées, vous n’en boirez pas le vin. Car je sais combien nombreux sont vos crimes, énormes vos péchés, oppresseurs du juste, extorqueurs de rançons, Vous qui, à la Porte, déboutez les pauvres…"

Mais peut-être ne savez vous pas lire, ou n’avez vous jamais entendu parler de la torah Barukh ata [? sic]. »

 

Ce commentaire a été posté par Braitberg.

 

[*] Voici le passage de l’article de Lurçat auquel réagit Braitberg :


Et c’est aussi cette haine de soi pathologique qui explique le comportement délirant de certains "alterjuifs" en France (et ailleurs), dont nous avons eu plusieurs illustrations récentes, à l’occasion de la guerre contre le Hamas à Gaza. Quand un auteur de guides touristiques (membre de l’association de Juifs antisémites UJFP) écrit dans les colonnes du Monde qu’il faut "effacer le nom de son grand-père à Yad Vashem", il fait preuve d’une haine de soi qui apparaît bien dans ces lignes : "
En conservant au Mémorial de Yad Vashem, au coeur de l’Etat juif, le nom de mes proches, votre Etat retient prisonnière ma mémoire familiale derrière les barbelés du sionisme...". (Voir la reponse brillante que lui a faite Menahem Macina). En fait de "barbelés", ce ne sont pas ceux du sionisme qui emprisonnent la mémoire de M. Braitberg, mais plutôt ceux de son refus d’assumer la condition juive, et son choix de rejoindre, pour échapper au destin collectif de son peuple, le camp des bourreaux de son grand-père.

 

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Conclusion de Menahem Macina : une escroquerie idéologique


Je pense que M. Braitberg a un problème identitaire majeur, tant au niveau humain qu’au niveau confessionnel. Ce syndrome – qu’à l’évidence, il n’a pas résolu - lui a dicté, en l’occurrence, un comportement incohérent, mais pas innocent.

Pardonnable s’il s’était agi, de sa part, d’une démarche consécutive à la difficulté d’assumer sa double identité, sa lettre ouverte au Président de l’Etat d’Israël, pour que le Musée de Yad Vashem supprime le nom de son grand-père de ses listes de victimes de la Shoah, se révèle, suite à son aveu, pour ce quelle est : une escroquerie morale.

Car, à la lumière de son propre aveu, c’est consciemment qu’il a abusé le public. En écrivant : « Dans mon texte, je n’ai jamais dit que j’étais juif, mais j’ai parlé de mon histoire familiale qui comprend celle des dizaines de victimes du nazisme que comporte ma famille », Braitberg témoigne contre lui-même qu’il a joué de cette ambiguïté. En effet, aucun de ceux qui l’ont lu n’a eu le moindre doute sur son origine juive qui, au demeurant, est indiscutable.

En se gardant de préciser qu’il a abandonné la religion de ses pères pour devenir chrétien, il a réellement instrumentalisé sa condition de descendant juif de victimes juives de la Shoah, à des fins idéologiques partisanes.

En effet, c’est en jouant sur ce non-dit, qu’il a posé au descendant juif d’une victime juive – son grand-père -, pour se donner des titres à critiquer la politique du Gouvernement israélien envers les Palestiniens.

Qu’il soit clair que je ne lui reproche ni sa conversion au christianisme - qui est du ressort de sa conscience propre -, ni ses convictions pacifistes critiques de l’agir de l’Etat Juif - qui ressortissent à la liberté de juger et d’agir de tout individu. Ce qui me révulse, c’est que cet homme ait instrumentalisé, de manière frauduleuse, non seulement le drame subi par ses ascendants, mais la mémoire sacrée de la Shoah, pour mettre l’un et l’autre au service de son idéologie personnelle.

En voulant attirer l’attention sur sa petite personne et "surfer" sur la vague de fond du pro-palestinisme et de la haine d’Israël, consécutive aux événements de Gaza, ce Monsieur s’est révélé pour ce qu’il est : un imposteur de bas étage, dont le flot de l’histoire engloutira, sans en laisser la moindre trace, la mémoire peu glorieuse.

 

Menahem Macina

 

© upjf.org

 

Mis en ligne le 3 février 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org