Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
Israël (Société - mentalités)
Israël (politique intérieure)

Les partis politiques en Israël, présentés par The Israel Project
12/02/2009

Si vous ne connaissez pas encore "Israel Project", ne manquez pas d’explorer ce site d’une richesse considérable en documents [*]. Comme on le comprend vite en le parcourant, c’est une mine d’informations cruciales et pratiques en matière de hasbarah. Rien à voir avec la propagande: des faits, des analyses, des prises de position, des informations puisées aux meilleures sources. A faire connaître le plus largement possible. (Menahem Macina).

[*] The Israel Project. Repris de "Les partis politiques en Israël" (mars 2008). (Attention, cette liste n’est plus à jour, mais les informations succinctes qu’elle fournit sur la nature et le programme des partis, nous ont paru présenter une utilité pour celles et ceux qui connaissent mal la vie politique israélienne.)

12/02/09

Près de 10 à 15 partis, représentant des points de vue politiques diamétralement opposés, sont élus à chaque Knesset.  [1] 

La 17e Knesset [2] (élue le 28 mars 2006)

Kadima (29 sièges), dont le terme hébreu signifie « en avant », a été formé en 2005 par le premier ministre de l’époque, Ariel Sharon, en tant que groupe centriste ayant pour mission le retrait unilatéral de la Bande de Gaza. Sharon a été victime d’une hémorragie cérébrale le 4 janvier 2006. [3] Son adjoint, Ehud Olmert, a conduit le parti à la victoire en 2007. Avec Ehud Olmert, Kadima est devenu le plus grand parti à la Knesset. [4]

Avoda (parti travailliste) (19 sièges) Le parti de la gauche centriste a été l’un des deux groupes les plus dominants en Israël (avec le Likoud) depuis la création de l’Etat d’Israël en 1948. Les dirigeants d’Avoda ont tendance à soutenir les efforts de négociations avec les Palestiniens et le démantèlement de la plupart des colonies de Cisjordanie en échange de la paix. La plateforme d’Avoda met l’accent sur les politiques libérales économiques et sociales et sur une défense solide. En 2005, Avoda s’est associé à la coalition du Likoud pour mettre en œuvre le retrait unilatéral d’Israël de la Bande de Gaza. En 2006, le parti est devenu l’un des plus importants partenaires de la coalition du premier ministre Ehud Olmert. [5]

Likoud (12 sièges), « Consolidation » en hébreu, est le principal parti conservateur en Israël. Ses dirigeants ont tendance à soutenir les colonies israéliennes et rejettent les propositions qui suggèrent la division de Jérusalem. Comme ses rivaux politiques, le Likoud recherche les accords de paix avec les voisins d’Israël à condition que des efforts mutuels soient faits pour mettre fin aux activités terroristes dans les frontières d’Israël. Le parti prône également une économie pro-capitaliste et de marché. [6] 

Shas (12 sièges), acronyme de « Gardiens sépharades de la Torah », représente avant tout les Juifs ultra orthodoxes qui ont immigré en Israël en provenance des pays du Moyen Orient et d’Afrique du Nord. Lors de l’élection 2006, Shas s’est associé au Likoud et a formé le 3e nombre de sièges le plus élevé à la Knesset, un succès sans précédent. Shas a un programme socialement conservateur, tout en soutenant de généreuses prestations sociales, en particulier pour les étudiants des séminaires religieux. Sa politique à l’égard des Arabes palestiniens a été relativement flexible. Shas maintient l’équilibre du pouvoir entre les principaux groupes parlementaires, ce qui lui permet de maximiser son influence. [7]

Israël Beitenu (11 sièges), terme en hébreu qui signifie « Israël, notre maison », est un parti d’extrême droite créé en 1999 par Avigdor Lieberman, un immigrant de l’ex Union Soviétique. Le parti est devenu la 5e plus importante faction parlementaire suite aux élections générales de 2006, avec plus de la moitié des immigrants russes qui ont voté pour lui . [8] Les deux principes majeurs du parti comprennent la promotion des opportunités socio-économiques pour les nouveaux immigrés et l’intransigeance dans les négociations avec les Palestiniens et les pays arabes[9] 

Ha’ichud Ha’leumi (9 sièges), en hébreu « L’union nationale », est une coalition d’extrême droite formée par trois petits partis ultra nationalistes. Lors des élections de 2006, le parti s’est présenté sur une liste conjointe avec le parti national religieux. Sa plateforme met l’accent sur la protection d’une forte identité nationale juive, déployant la souveraineté israélienne sur les territoires litigieux et rejetant le concept d’un Etat palestinien. [10]

Gil (7 sièges) est un acronyme de « Retraités d’Israël à la Knesset ». Gil, qui signifie également « âge » en hébreu, reflète la cible démographique du parti. Ses principaux objectifs visent à protéger les droits à la retraite et à développer l’assurance maladie nationale et les services pour les personnes âgées. [11]

Yahadut HaTorah Hameukhedet (6 sièges), « Judaïsme unifié de la Torah » en hébreu, est une coalition entre deux petits partis politiques ultra orthodoxes. Il représente la communauté ultra orthodoxe croissante. [12] Il s’oppose à la séparation entre la religion et l’état, qui enrôle les jeunes hommes ultra orthodoxes à l’armée et à tout changement dans les lois nationales qui interdissent à la plupart des commerces d’ouvrir le samedi et les jours fériés. Le parti remporte un franc succès en garantissant une aide financière à la communauté ultra orthodoxe, y compris des bourses pour les familles nombreuses. [13]

Meretz-Yachad (5 sièges), acronyme de « Parti social démocrate », est un parti socio-démocrate d’extrême gauche. Il soutient un accord de paix entre Israël et les Palestiniens fondé sur la solution des deux états tel que défini dans les Accords de Genève. Le parti est également concerné par les questions liées aux droits de l’homme, aux droits des minorités, des femmes, à la justice sociale et à l’écologie. Meretz est étroitement associé à La Paix Maintenant, une organisation non gouvernementale d’extrême gauche[14]

Ra’am-Ta’al
(4 siège), acronyme hébreu de « Liste arabe unifiée-Mouvement arabe pour le changement », est le plus important parti arabe à la Knesset. Il approuve la fin de ce qu’il considère l’occupation israélienne des territoires. Il soutient la création d’un état palestinien autonome, avec Jérusalem Est pour capitale. Le parti revendique le démantèlement de toutes les colonies israéliennes, y compris celles des Monts du Golan et celles qui longent la frontière entre Israël et le Liban (territoire qu’il prétend appartenir au Liban). [15]

Le parti soutient la séparation entre la religion et l’état, le « droit au retour » des réfugiés palestiniens à l’intérieur des frontières d’Israël, et le démantèlement des armes nucléaires dans le monde, en particulier en Israël. [16]
 . Ra’am-Ta’al revendique la reconnaissance des Arabes israéliens comme une minorité nationale et croient que les Arabes ne devraient pas être recrutés pour servir les Forces de défense Israéliennes. [17] Ra’am-Ta’al pense qu’Israël devrait donner aux tribunaux islamistes une plus grande liberté dans l’exécution des fonctions judiciaires, en particulier dans les communautés Shi’ites arabo-israéliennes. Par ailleurs, le mouvement revendique une augmentation du budget afin de financer tous les lieux saints appartenant aux Musulmans, aux Chrétiens et aux Druzes. [18] Le parti bénéficie d’une popularité particulière au sein de la population bédouine. [19]

Hadash (signifie littéralement « Nouveau » en hébreu et ce terme est également l’acronyme hébreu de « Front démocratique pour la paix et l’égalité », qui est un parti d’extrême gauche (3 sièges) ayant des racines dans le parti communiste israélien anti sioniste. Il se définit comme un « parti juif arabe ». Les principaux aspects de la plateforme de Hadash incluent le retrait israélien des frontières antérieures à 1967 ; la création d’un état palestinien le « droit au retour » palestinien sur le territoire d’Israël ; encourager Israël à participer au traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et faire pression pour les droits des ouvriers. [20]

Balad (3 sièges), acronyme hébreu d’« Assemblée démocratique nationale », été créé en 1996. Balad prétend qu’Israël ne devrait pas être un Etat juif, mais plutôt un état démocratique laïc. Le parti encourage le retrait d’Israël du reste des territoires palestiniens et une solution à deux états, soit un état non juif dans lequel résidents arabes et juifs cohabiteraient le long d’un état palestinien . [21] Balad exige que le gouvernement israélien accorde l’autonomie aux Arabes dans des domaines tels que la culture et l’éducation. [22]


Références

[1]The State: Elections,” Israel Ministry of Foreign Affairs Web site, Oct. 1, 2006, http://mfa.gov.il/MFA/Facts%20About%20Israel/State/THE%20STATE-%20Electionsréférence à jour au 22 juin 2007.

[2] “Parliamentary Groups,” Knesset Web site, http://www.knesset.gov.il/faction/eng/FactionCurrent_eng.asp, référence à jour au 22 juin 2007.

[3]Sharon fights for life after stroke,CNN.com, Jan. 5, 2006, http://www.cnn.com/2006/WORLD/meast/01/04/sharon/index.html

[4] Wilson, Scott, “Israeli Premier Quits Party and Forms His Own,The Washington Post, Nov. 22, 2005, http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2005/11/21/AR2005112100258.html

[5] “Israeli Political Parties,BBC, April 5, 2006, http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/4813056.stm

[6] “Likud- Platform,” Knesset Web site, http://www.knesset.gov.il/elections/knesset15/elikud_m.htm, référence à jour au 27 février 2008

[7] “About the Elections in Israel,” Knesset Web site, http://www.knesset.gov.il/elections16/eng/about/about_elections_eng.htm, référence à jour au 22 juin 2007

[8] “Elections 2006: Israel our Home,Ynetnews.com, March 13, 2006, http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3227298,00.html

[9] “Elections 2006: Israel our Home,Ynetnews.com, March 13, 2006, http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3227298,00.html

[10] “Whatever happened to the ‘Israeli Right’??” HaIchud Haleumi Web site, http://www.leumi.org.il/english/default.asp, référence à jour au 27 février 2008

[11] “Israeli Political Parties,” BBC, April 5, 2006,          http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/4813056.stm#Pensioners’%20List, référence à jour au 21 juin 2007

[12] Wagner, Matthew, “Meeting paves way to Haredi unity,The Jerusalem Post, Dec. 1, 2005, http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1132475665176&pagename=JPost%2FJPArticle%2FPrinter, référence à jour au 27 février 2008

[13] “Miflaga,Ynetnews.com, http://go.ynet.co.il/miflaga/, référence à jour au 20 juin 2007

[14] “Meretz-Yachad,” Meretz-Yachad Web site, http://www.myparty.org.il/main-branch/en, référence à jour au 27 février 2008

[15] “Ra’am,Ynetnews.com, http://go.ynet.co.il/miflaga/, référence à jour au 26 février 2008

[16] “Elections 2006: United Arab List – Ta’al,Ynetnews.com, March 13, 2006, http://www.ynet.co.il/english/articles/0,7340,L-3227315,00.html

[17] Ibid.

[18] “Parliamentary Groups – Ra’am-Ta’al,The Knesset Web site, référence à jour au 26 février 2008, http://www.knesset.gov.il/faction/eng/FactionPage_eng.asp?PG=193; “Ra’am,Ynetnews.com, http://go.ynet.co.il/miflaga/, référence à jour au 26 février 2008

[19] Ibid.

[20] “Hadash,Ynetnews, http://go.ynet.co.il/miflaga/, référence à jour au 26 février 2008

[21] “National Democratic Assembly-NDA,” BALAD Party Web site, http://www.balad.org/index.php?id=138, référence à jour au 27 février 2008

[22] “Balad,Ynetnews.com, http://go.ynet.co.il/miflaga/, accessed Feb. 26, 2008; “National Democratic Assembly – Party Aims and Objectives,” Balad Web site, http://www.balad.org/index.php?id=138, référence à jour au 26 février 2008


The Israel Project est une organisation internationale à but non lucratif, destinée à sensibiliser la presse et le public à Israël, contribuant ainsi à la sécurité, à la liberté et à la paix. The Israel Project fournit aux journalistes, aux dirigeants et aux faiseurs d’opinion des informations exactes concernant Israël. The Israel Project n’est affilié à aucun gouvernement ni aucune agence gouvernementale.



Mis en ligne le 12 février 2009, par
M. Macina, sur le site upjf.org