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A-Dura / France-2 (développements récents)

Affaire Al-Dura: «L’enfant, la mort, et la vérité», nouveau film d’Esther Schapira
05/03/2009

Après sa première enquête (2002), intitulée « 3 balles et un enfant mort » [*], ce film est le second que la cinéaste allemande consacre à l’affaire Al-Dura [**]. Ceux qui comprennent l’allemand auront intérêt à le regarder. Diffusion sur la Première chaîne allemande, ce soir. (Menahem Macina).

[*] Voir, sur notre site, la vidéo du film, et sa transcription intégrale. [**] « Das Kind, der Tod und die Wahrheit » (L’enfant, la mort et la vérité), sur ARD, mercredi 4 mars, vers 23 h.

 


Dessin illustrant l’article paru sur le site d’ARD

 

L’excellente réalisatrice de télévision enquête à nouveau sur le « mystère qui entoure l’enfant palestinien Mohammed Al-Dura ».

 

Première diffusion sur la Première Chaîne allemande ARD, mercredi 4 mars 2009, 23h 15. Rediffusion (sous toutes réserves), le 14 mars, 17h 05.

 

Pour ceux qui lisent l’allemand, voir l’article mis en ligne sur le site de la Première Chaîne allemande, sous le titre « Das Kind, der Tod und die Wahrheit (HR) Das Rätsel um den Palästinenserjungen Mohammed Al-Durah ».

 

Pour celles et ceux qui veulent aller plus loin, ils peuvent consulter l’article suivant (en allemand) : "Lebt Mohammed al-Dura?", dont voici une version française :

"Des attentats ont été commis en son nom. Dans le monde arabe, des places, des rues et des écoles portent maintenant son nom. Sur des timbres, il est honoré en tant que martyr : il s’agit du jeune palestinien Mohammed al-Dura. Il aurait été tué par l´armée israélienne, en direct devant des caméras. C’est ce qu’une télévision française a raconté la première. Et, de Paris, les photos ont fait le tour du monde.

L´Intifada a été lancée par les images de Mohammed al-Dura. Pourtant, tout cela n’était qu´une mise en scène, une manipulation médiatique. Pendant des années, le correspondant de France 2, Charles Enderlin, n´a pas souhaité voir la réalité en face. Le critique des médias, Philippe Karsenty, qui a dévoilé, en France, cette manipulation, a été poursuivi en justice. A son procès, la journaliste allemande, Esther Schapira, a témoigné en sa faveur. Elle est l’auteur du film primé en 2002 « Trois balles et un enfant mort. Qui a tué Mohammed al Dura ? » A l’époque, elle avait conclu que Mohammed al-Dura ne pouvait pas avoir été tué par l´armée israélienne.

Dans son nouveau documentaire qui sera diffusé ce mercredi 4 mars 2009, sous le titre : « L’enfant, la mort et la vérité », Mme Schapira présentera les indices qui l’amènent à conclure que Mohammed al Dura n’a été tué, ni par les Israéliens, ni par les Palestiniens, ce qui tendrait à indiquer qu’il est peut-être encore en vie. Avec l´aide de Kurt Kindermann, un des plus grands expert en analyse biométrique du visage, elle a découvert qu’à la place de Mohammed al Dura, c’est un autre enfant qui a été enterré, probablement Rami, son cousin. Le 30 septembre 2000, le cadavre d’un jeune homme a été transporté à l’hôpital de Shifa, vers 10 heures du matin, alors que la fusillade [filmée par France 2] n’a commencé que vers 14 heures.

De l’avis de l’auteure, il n’y a aucune preuve que Mohammed al-Dura ait été tué."

L’expert israélien, Nahum Shahaf, est partisan de cette version. Dans un documentaire consacré à cet affaire par la Télévision israélienne, et diffusé le 7 mars 2008, la 1ère chaîne nationale israélienne, "Mabat Sheni", ("Al-Dura : spin ou symbole ?"), on peut voir les photos que détient Shahaf. A droite, Al-Dura sur une photo de famille, à gauche photo de l’enfant mort à l’hôpital. Selon Shahaf, l’enfant de gauche n’est pas Mohammed al-Dura.


A gauche, l’enfant mort amené à l’hôpital avant midi, à droite, photo de famille de Mohammed

 

Selon Melanie Phillips ("Faking a Killing", 27 juin 2006), le nom complet de cet enfant est Mohammed Rami Jamal al-Dura.

 

Je me permets d’émettre une hypothèse, fragile, certes, dans l’état actuel de notre documentation, mais qui, me semble-t-il, vaut la peine d’être explorée. Le fait qu’un enfant du nom de Rami ait été tué ce jour-là est indirectement corroboré par un poème, composé le 5 octobre 2000, par Suheir Hammad, égérie palestienne de la paix, à la mémoire de l’enfant Al-Dura, censé avoir été tué au Carrefour de Netzarim le 30 septembre 2000 (et publié pour la première fois, en anglais, sous le titre "Land Holy", par Inspire (revue du Princeton Theological Seminary, Spring 2001, Volume 5, Number 3) "...Le corps d’un enfant israélien de douze ans n’équivaudra pas à une seule tache de rousseur sur la joue de Rami" (Cité par Diana Appelbaum, "Quand des presbytériens portent un faux témoignage").  

 

 

Menahem Macina

 

© upjf.org

 

Mis en ligne le 4 mars 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org