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Antisémitisme

J’irai encore cracher sur vos tombes! [A propos de Dieudonné invitant Faurisson dans son spectacle]
27/02/2009

Bien envoyé, Marc Knobel! Le triste sire Dieudonné est à vomir... Tout cela est un symptôme alarmant de décadence et de cynisme. C’est à peu près de cette manière que les prodromes de l’Holocauste sont apparus sur la scène de l’histoire dans l’Allemagne des années 30. Tout commence par des mots assassins et finit par des Juifs assassinés... (Menahem Macina).

25/02/09

 

Texte repris du site du CRIF

Regardez-les s’agglutiner comme des vautours autour de leur proie !  Ils sont venus d’un peu partout pour fêter leur héraut, rire de bon cœur avec lui et festoyer autour du sieur Robert Faurisson. Ils ont fait la queue dans la bonne humeur, se délectant d’avance, parce qu’ils savent qu’ils en auront sûrement pour leur argent.

Le voici enfin, leur héros des temps modernes: l’implacable et l’auguste M’bala M’bala, dit Dieudonné. Si beau en son miroir, levant les bras au ciel - tel un pitre impitoyable - et commençant par chauffer la salle. Il annonce enfin le clou de son spectacle : le roi, l’empereur des négationnistes : le sieur Faurisson.

 

L’ovation monte dans la salle, des gens se lèvent. Hourra ! Il est enfin là le « divin vieillard » ! Et d’un coup, d’un seul, un autre homme surgit, affublé d’une tenue rayée - celle des déportés - avec son étoile jaune, bien visible, sur la poitrine. L’homme est venu remettre le plus beau des trophées, celui de l’insolence.

 

Quelle belle scène que voilà, n’est-il pas ? Que d’impudence ! La claque suprême ! L’excellence dans la perfidie et le voyeurisme ! Faurisson est enfin auréolé de gloire, le maître du négationnisme peut chanter son couplet favori: « Je vous l’avais bien dit » et verser une larme au passage, jouant et excellant en martyrologie : la sienne. N’a-t-il pas été - dit-il - victime de « traitements spéciaux », faisant perfidement allusion au « traitement spécial » utilisé par les nazis pour éviter de laisser une trace écrite de l’extermination des déportés juifs ? Ne serait-il pas, lui, le si frêle chantre de la "vérité", comme un « Palestinien » dans son propre pays ?

 

La salle exulte alors. C’est le triomphe: les rires et les gloussements fusent, tous et toutes comme des poules qui jacassent. N’est-ce pas cela, au fond, le clou du spectacle ? Dieudonné M’bala M’bala a réussi à galvaniser cette foule : Ils auront bien ri, n’est-ce pas là l’essentiel ? Ils auront peut-être aussi été charmés par tant de faurissonneries. Dieudonné peut alors embrasser SON Robert...

 

Par la suite, Dieudonné trouvera sûrement autre chose. Peut-il y avoir plus grande insolence encore que d’inviter Faurisson ? L’évêque intégriste et antisémite, monseigneur Williamson, peut-être ? L’avenir nous le dira. Mais, tant que les vautours se précipiteront pour voir son spectacle, Dieudonné pourra leur en donner pour leur argent, au centime près...

 

Marc Knobel

 

© CRIF

 

Mis en ligne le 26 février 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org