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Israël (Société - mentalités)
Jérusalem

Proposition sur la question de Jérusalem dans la revue "Foreign Affairs"
11/03/2009

11 mars 2009


Texte repris de AFP/Romandie News (07 mars 2009). 


OTTAWA - Une solution au problème de Jérusalem pourrait passer par la mise en place d’un "régime spécial" pour administrer la vieille ville sans la diviser et en remettant à plus tard la question de la souveraineté, écrivent deux anciens diplomates, dans la revue Foreign Affairs.

Dans la dernière livraison de la prestigieuse revue, Michael Bell et Daniel Kurtzer, professeurs d’université et respectivement anciens ambassadeurs du Canada et des Etats-Unis dans plusieurs pays du Proche-Orient, dont Israël, proposent un plan pour traiter la très difficile question de Jérusalem qui a déjà fait achopper à plusieurs reprises les négociations de paix israélo-palestiniennes.

Ils suggèrent notamment de créer un poste d’administrateur en chef de la ville et de le confier à une personnalité qui ne serait ni israélienne, ni palestinienne. Ils écrivent :

« L’alternative la plus prometteuse à une division de la vieille ville est de mettre en place un régime spécial qui remette à plus tard la question de la souveraineté et se concentre, par contre, sur la façon d’administrer et de gérer la Vieille Ville, avec une forte participation d’une tierce partie. »

Israël a annexé la partie orientale de Jérusalem - dont la vieille ville abrite les lieux saints, juifs, musulmans et chrétiens - après son occupation en juin 1967, alors que les Palestiniens veulent en faire la capitale de leur futur Etat.

Dans des propos diffusés samedi, le Premier ministre israélien sortant, Ehud Olmert, a affirmé qu’il n’y aurait « jamais de paix » sans un partage de Jérusalem dont « une partie doit devenir la capitale d’un Etat palestinien ».

Les deux diplomates estiment que la « Vieille Ville ne peut tout simplement pas être divisée entre Israéliens et Palestiniens », notamment à cause de sa surface réduite et de la densité de sa population.

Pour eux, l’accent a été trop mis sur la question de la souveraineté. Ils proposent la mise en place d’un régime spécial pour la vieille ville (OCSR - Old City Special Regime). Un conseil d’administration de la ville serait créé, composé de « représentants israéliens et palestiniens et d’un nombre limité de participants internationaux choisis par les deux parties ».

Ce conseil nommerait, à son tour, un administrateur en chef doté de l’autorité pour appliquer le mandat de l’OCSR, et qui aurait à sa disposition une force de police composée de personnel international.

Ce régime ne constituerait pas une "internationalisation" du statut de Jérusalem, ce que les deux parties rejettent, font valoir les auteurs. Il s’inscrirait dans le cadre d’une solution avec deux Etats - israélien et palestinien - ayant tous deux Jérusalem pour capitale.

Et les deux auteurs de conclure :

« Nous pensons que c’est l’approche la plus prometteuse pour satisfaire les besoins de toutes les parties prenantes. C’est peut-être aussi l’espoir le plus réaliste de parvenir à la paix en Terre Sainte ».

 

© AFP

 

Mis en ligne le 11 mars 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org