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A-Dura / France-2 (développements récents)

Al-Dura: poursuite des discussions entre de Carolis (France Télévisions) et R. Prasquier (CRIF)
16/03/2009

Pour en savoir plus sur les discussions qui ont précédé ce développement important, on se reportera aux liens mentionnés ci-après [*]. (Menahem Macina).

[*] Véronique Chemla, "Une réunion sur l’affaire al-Dura, calamiteuse pour France 2" (25 sept. 2008) (Source : Guysen International News) ; Joseph Byron, "French public tv gives green light to working group on Al-Dura broadcast" (19 sept. 2008) ;  V. Chemla, "Al-Dura: Le CRIF demande une commission d’enquête indépendante" (3 juillet 2008) (Source: Guysen International News).

16/03/09

Texte repris du site de European Jewish Press (EJP)

Mohammed al Dura : les discussions entre de Carolis et Prasquier se poursuivent, par Joseph Byron 

PARIS (EJP)---Les discussions entre Patrick de Carolis, PDG de France Télévisions, et Richard Prasquier, Président du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF) visant à "établir la vérité" sur la mort de Mohammed al Dura, avancent, a-t-on appris.

Parlementaire européen et président de la LICRA, Patrick Gaubert a été chargé d’une mission d’’intermédiation’ dans cette affaire.

"D’ici un mois on devrait en savoir plus sur les intentions des uns et des autres dans cette affaire", a expliqué à EJP Patrick Gaubert, qui a été chargé de mettre en place une commission d’experts indépendants pour faire toute la lumière sur la controverse autour des images diffusées par France 2 le 30 septembre 2000, dans un reportage de Charles Enderlin, le correspondant de la chaîne de télévision française à Jérusalem.
 
Dans son commentaire, le journaliste faisait état de la mort de Mohammed al Dura, 12 ans, dans les bras de son père, au cours d’un échange de tirs entre l’armée israélienne et des forces de sécurité palestinienne à Netzarim, à ’entrée de  la bande de Gaza.
 
Le correspondant de France 2, qui s’était basé sur les images tournées par son cameraman palestinien à Gaza, affirmait que les troupes israéliennes avaient pris pour cible l’enfant et l’avaient tué alors qu’il tentait de se protéger dans les bras de son père.
 
Les images, diffusées dans le monde entier, avaient choqué et provoqué la colère du  monde arabe contre Israël. Mohammed Al Dura était devenu en quelques heures le symbole de la seconde Intifada.
 
Une enquête de l’armée israélienne devait aboutir à la conclusion qu’elle n’était pas responsable de la mort du, jeune garçon.  
 
 
Philippe Karsenty, directeur de ‘Media-Ratings’, qui accuse le correspondant de France 2 d’avoir ’mis en scène’ la mort de Mohammed al Dura, a rencontré le 22 février dernier à Jérusalem le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Ygal Palmor, à qui il a remis pour la première fois une grande partie des documents rassemblés. Palmor s’est déclaré ’ très impressionné par le travail remarquable réalisé’. Il a cependnt rappelé que son ministère n’avait pas l’intention d’engager des poursuites judiciaires contre France 2, "cela n’entrant ni dans l’habitude, ni dans les usages diplomatiques".
 
Quelques mois plus tard, Philippe Karsenty, directeur d’une agence de notation des médias, mettait en doute la véracité du reportage télévisé, accusant Charles Enderlin, qui n’était pas sur place au moment des faits, d’avoir "manipulé" les images montrant la mort d’al Dura.
 
Faisant état d’un rapport balistique et présentant des images prises par d’autres sources, notamment Reuters et AP, Karsenty affirmait qu’il s’agissait en réalité d’une "mise en scène" et d’une "supercherie médiatique".
 
France 2, qui soutient son correspondant et le caméraman palestinien, portaient aussitôt plainte contre Karsenty pour diffamation.

Condamné dans un premier temps, Karsenty était relaxé le 21 mai 2008 par la Cour d’appel de Paris du chef de diffamation.
 
Afin de répondre aux diverses questions qui se posent sur les images de la mort de Mohammed al Dura, le président du CRIF avait demandé, l’an dernier, la mise en place d’une commission d’experts indépendants, ce qu’avait accepté le président de France Télévisions, Patrick de Carolis.
 
Parlementaire européen et président de la LICRA, Patrick Gaubert a été chargé d’une mission d’"intermédiation" dans cette affaire.
 
"Je dois trouver un modus vivendi entre les positions des deux parties", a -t-il expliqué à EJP, soulignant toutefois qu’il existe une volonté de part et d’autre de se parler et d’avancer "pour que la vérité surgisse sur ce qui s’est passé".
 
La prochaine étape pourrait être la désignation d’experts agréés par les deux parties et dont les conclusions devront être acceptées, ajoute Patrick Gaubert.   
Le 4 mars dernier, la chaîne de télévision publique allemande ARD avait relancé la controverse en diffusant un documentaire affirmant que le reportage de Charles Enderlin le 30 septembre 2000 "ne représente pas la réalité qu’il prétend montrer".
Dans cette émission, une analyse biométrique des visages montre que l’enfant qui a été autopsié à l’hôpital et qui a été enterré n’était pas Mohammed al Dura.  
 
Sur son blog, Charles Enderlin s’est dit "surpris par la décision d’une chaîne de télévision sérieuse d’accorder  du temps d’antenne à des mensonges et à des théories de la conspiration auxquelles même tous les services de sécurité israéliens n’accordent aucun crédit".
  
France Télévisions n’a pas souhaité faire de commentaire.

Yossi Lempkowicz à Bruxelles a contribué à cet article.
 
[Texte aimablement signalé par desinfos.com.] 

Mis en ligne le 16 mars 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org