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Le Mystère du Peuple Juif dans l’Histoire, par les R.P. Michael Crowdy et Kenneth Novak
18/03/2009

Un véritable traité de théologie populaire, furieusement manichéen, exaltant la foi et la société chrétienne médiévales et déplorant la judaïsation et la matérialisation de la société chrétienne moderne. Le fil d’Ariane qui court tout au long de cette longue méditation exaltée c’est le peuple juif, largement fantasmé, mais copieusement haï, malgré les vigoureuses dénégations des auteurs. Les Juifs sont partout, responsables de tout, facteurs de décomposition religieuse et morale et pourtant voués à accomplir les desseins de leur Créateur. Ah ! Si seulement ils se convertissaient (au catholicisme), pensent et écrivent ces auteurs, la face du monde en serait changée. Un petit ouvrage, aux frontières de la gnose et de la paranoïa, avec une forte dose de zèle pour Dieu, non seulement "mal éclairé", pour reprendre la formule de l’apôtre Paul, mais dévoyé, accusateur, antisémite, et comme tel, véritablement dangereux pour les Juifs. A diffuser largement, spécialement dans les milieux catholiques, pour montrer à tous la lave - potentiellement meurtrière, pour peu qu’elle trouve un exutoire - qui bouillonne dans les bas-fonds de l’âme de ces ’fidèles’ dits intégristes. Au vrai, pour rester dans la logique chrétienne, ils ne sont plus des disciples de ce Christ qu’ils prétendent servir et aimer, mais des "idiots utiles" de Satan, leur véritable père et l’ennemi juré du peuple juif. Leurs Ecritures mêmes les condamnent, car il y est écrit : "Si quelqu’un dit: ’J’aime Dieu’ et qu’il déteste son frère, c’est un menteur: celui qui n’aime pas son frère qu’il voit (les Juifs sont ’nos frères aînés’, disait Jean Paul II !), ne saurait aimer le Dieu qu’il ne voit pas" (1 Jn 4, 20). Un dernier mot : cette traduction m’a donné du fil à retordre. Que nul n’hésite à me signaler les fautes ou les contresens éventuels. J’accepterai les corrections avec reconnaissance. Tous les enrichissements typographiques de mots et de passages de ce texte sont le fait du traducteur. (Menahem Macina).

16/03/09

Texte original : "The Mystery of the Jewish People in History", paru pour la première fois dans l’édition d’avril 1997 de The Angelus magazine, revue de la mouvance intégriste américaine, et posté sur le site Angelqueen.org, For Purity and Tradition in Catholicism, le 12 août 2007. 


Traduction française : Menahem Macina pour upjf.org (réalisée sur le texte en ligne sur le site Angel Queen)

 

On ne peut nier que le thème du Peuple juif soit à la fois très difficile et très fascinant.

Difficile, parce que le Peuple juif est présent dans toute l’histoire divine et humaine. On ne peut traiter d’aucune période de l’histoire sans les mentionner. Edmond Fleg, l’auteur juif de "Jésus raconté par le juif errant" (p. 177):

« Il y a deux mystères dans l’histoire. Jésus est un mystère comme Israël est un mystère! Et quand on met ces deux mystères côte à côte, dois-je dire quel en est le résultat ? — Un troisième mystère, plus mystérieux par lui-même que les deux autres! »

Et fascinant, car qui peut s’intéresser au Peuple Juif sans ressentir admiration ou pitié, ou de les deux en même temps ? Le Peuple Juif a donné le Christ au monde, mais il l’a renié devant Pilate ; ce peuple sans identité nationale propre mais incapable de vivre avec les autres peuples.

Le Peuple Juif est encore plus fascinant en raison de ses nombreux points forts. Il faut reconnaître au Peuple Juif son entregent, qui lui permet d’obtenir des postes dans les gouvernements, dans la politique internationale et les partis politiques, dans la direction des économies nationales, dans les mécanismes complexes de l’argent, dans les médias et les loisirs, et dans l’influence sur le mode de vie fini et l’opinion publique. Pendant deux mille ans, il s’y est appliqué avec une ténacité unique.

Et quand on pense à ce peuple qui vit au milieu de toutes les nations, au fil des changements les plus variés de fortune, mais toujours et partout intact et incorruptible, on réalise que la lignée de ce peuple est la plus grande qui soit au monde !

C’est à bon droit que le Peuple Juif se prévaut de la plus haute lignée, parce qu’il a six mille ans d’histoire indestructible. La plus haute lignée, car c’est en elle que le Christ, le fils du Dieu vivant, a pris chair. C’est un peuple qui, bien que minoritaire, est partout omniprésent, comme il l’a été durant 20 siècles d’histoire chrétienne. Quelle est son origine ? Comment et pourquoi continue-t-il d’exister ? Quelle est sa destinée historique ? Quelle attitude doit-on avoir à son égard ? C’est à ces questions que cet article espère répondre.

Cet article ambitionne de fournir une explication du Juif — une explication théologique — qui, dans le cas présent, est la seule possible. La théologie est la science des mystères de Dieu. Ces mystères sont les jugements impénétrables du Très-Haut, qui nous sont connus quand Il daigne nous les manifester. Sans cette manifestation nous n’en aurions pas la moindre idée.

La théologie catholique enseigne que le Peuple Juif est l’objet d’une vocation très spéciale de Dieu. Ce n’est qu’à la lumière de la théologie que l’on peut expliquer le Juif. Ni la psychologie, ni les sciences biologiques, ni même des études purement historiques ne peuvent, à elles seules, expliquer le Peuple Juif. Ce peuple est un sujet de portée universelle et éternelle qui, par sa nature même, exige une explication universelle et éternelle qui soit valable pour aujourd’hui, pour hier et pour toujours. Le Peuple Juif doit être l’objet d’une explication qui soit éternelle, comme Dieu ; c’est-à-dire, une explication théologique.

Ce qui émerge de cette explication n’a nullement pour but de justifier une action sémite ou antisémite. Ces deux termes tendent à banaliser une situation qui est plus profonde et plus universelle. La théologie catholique, tout en faisant la lumière sur le mystère du Peuple Juif, montrera les relations entre Juifs et Chrétiens, qui doivent vivre séparément jusqu’à ce que la miséricorde de Dieu réalise leur réconciliation.

 

Le Peuple Juif selon la théologie catholique

 

Le Peuple Juif n’est pas comme les autres peuples, qui naissent aujourd’hui et se fanent demain, créant d’admirables civilisations, limitées à un point du temps et de l’espace. Nous nous souvenons des grands empires des Egyptiens, des Assyriens, des Perses, des Grecs et des Romains: leur gloire était une gloire éphémère.

Le Peuple Juif, enclave minuscule au carrefour de l’Orient et de l’Occident, a été créé minuscule dans le but de porter le mystère de Dieu au long des siècles. Et pour porter ce mystère gravé dans sa chair, il ne devait pas créer une civilisation, parce que c’est une chose humaine. Ce qu’il lui fallait, c’était le divin.

Le Peuple Juif est le peuple théologique que Dieu S’est créé. Moïse nous dit, dans la Genèse, comment, deux mille ans avant Jésus-Christ, le Seigneur Dieu a appelé le patriarche Abraham, qui vivait à Ur des Chaldéens, en Mésopotamie, et lui a dit:

"Quitte ton pays, tes proches, et la maison de ton père, et entre dans la terre que je te montrerai.

Et je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai, et je glorifierai ton nom: et tu seras béni.

Et je bénirai ceux qui te bénissent, et je maudirai ceux qui te maudissent, et en toi seront bénies toutes les familles de la terre. " (Genèse 12).

 

Ainsi, le Peuple Juif, les fils d’Abraham, ont leur origine en Dieu, parce que c’est Lui qui les a choisis parmi tous les hommes, et c’est Lui qui promet Sa bénédiction de telle manière qu’en eux, toutes les familles de la terre soient bénies. Israël, est donc grand d’une grandeur théologique. Mais cette grandeur consiste-t-elle purement en sa descendance corporelle dans la chair par Abraham, le patriarche, du corps duquel il a été formé, ou repose-t-elle sur la foi qu’Abraham a eue dans la promesse divine d’un Rédempteur ?

C’est une question extrêmement importante. Si les bénédictions de Dieu sont seulement pour la descendance corporelle d’Abraham, alors, le Peuple Juif serait choisi et béni parmi toutes les nations de la terre uniquement du fait qu’il est fils d’Abraham. Mais si les bénédictions sont réservées à la foi dans la promesse divine, alors, le simple fait de descendre de sa lignée est sans valeur. Il faut être un descendant d’Abraham par la foi dans la Promesse, c’est-à-dire, une descendance spirituelle basée sur la foi.

 

Ishmaël et Isaac

 

Quel est donc le fondement de la grandeur d’Israël à la lumière du dessein de Dieu ? Pour dire les choses clairement, Dieu a donné à Abraham deux fils. L’un, appelé Ishmaël, était de son épouse esclave, Hagar, et sa naissance était dans l’ordre naturel des choses. L’autre lui a été donné, contre tout espoir, par son épouse Sarah, dans sa vieillesse, conformément à la promesse de Dieu. Il fut appelé Isaac.

C’est à Isaac et à ses descendants que Dieu a confirmé le Pacte scellé avec Abraham. Il a aussi accordé une bénédiction à Ishmaël, purement matérielle au demeurant, promettant de faire de lui le chef d’un grand peuple. D’Ishmaël descendent les Arabes actuels, qui s’opposent aussi férocement à l’entrée des Juifs en Palestine. C’est parce qu’Abraham s’est laissé persuader par Sarah et que Dieu lui en a donné l’ordre, qu’il a mis Hagar et Ishmaël à la porte (Genèse 21).

Que signifient ces deux fils d’Abraham ? St Paul, le grand apôtre des mystères divins, nous dit qu’Ishmaël et Isaac préfigurent deux nations (Ga 4).

Ishmaël, le premier-né et progéniture normale de l’esclave Hagar, représente la Synagogue des juifs, qui se glorifie de sa descendance de la chair d’Abraham. Mais Isaac, né miraculeusement de la stérile Sarah, conformément à une promesse de Dieu, représente l’Eglise qui, comme Isaac, est née par la foi dans la promesse du Christ.

Ainsi, ce n’est pas le fait de descendre d’Abraham qui confère le salut, mais l’union spirituelle avec le Christ par la foi. Le Peuple Juif, qui a commencé avec Abraham, sera en mesure de parvenir à son salut non du fait de sa descente matérielle d’Abraham, mais en croyant au Christ et en s’assimilant à Lui dans la foi.

Tous ceux qui sont unis dans le Christ constituent l’héritage béni d’Abraham et des patriarches, et sont l’objet des promesses de Dieu. L’Eglise catholique est Sarah, rendue féconde par la puissance divine. C’est l’esprit qui donne la vie, alors que la chair ne sert de rien, comme Jésus-Christ devait le dire:

"C’est l’esprit qui vivifie: la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites, sont esprit et vie." (Jn 6, 64).

Se peut-il que ce peuple, ou une partie de ses membres — unis à Abraham par leur descendance corporelle — croient que ce même lien généalogique, à lui seul, soit ce qui donne la justification et le salut ? Oui, cela pouvait se produire, et cela s’est produit. St Paul commente cela, pour montrer à l’avance que Dieu en a décidé ainsi :

"...Abraham eut deux fils ; l’un de l’esclave, et l’autre de la femme libre. Mais celui de l’esclave est né selon la chair: tandis que celui de la femme libre est le fruit de la promesse." (Ga 4, 22, 23)

Tout cela a été dit par voie d’allégorie afin de signifier que le simple fait d’une union charnelle avec Abraham est représenté par Ishmaël, le fils de l’esclave; et l’imitation d’Abraham, par la foi en Jésus-Christ, est représentée par Isaac, le fils de la promesse.

On doit également faire une distinction entre ceux qui sont de vrais Israélites parce qu’ils imitent la foi d’Abraham en Dieu par la croyance en Jésus-Christ (ceux qui sont représentés par Isaac), et les Israélites qui descendent d’Abraham dans la chair sans imiter sa foi (qui sont préfigurés par Ishmaël).

Ishmaël a persécuté Isaac. St Paul, qui commente la chose, ajoute:

"Mais comme alors, l’enfant né de la chair persécutait ce qui venait de l’esprit: ainsi en est-il maintenant." (Ga 4, 29).

Ici, nous voyons exprimée la nécessité théologique par laquelle Ishmaël a persécuté Isaac, la Synagogue persécute l’Eglise catholique, et les juifs qui sont unis à Abraham uniquement par une union charnelle, persécutent les chrétiens qui sont les vrais Israélites, unis au Christ par la foi.

Le même mystère nous est révélé par les deux fils accordés par le Seigneur au patriarche Isaac — Esau et Jacob. Reportons-nous à  la Genèse (ch. 25):

v. 21: "Et Isaac implora le seigneur pour son épouse, parce qu’elle était stérile ; et Il l’entendit, et fit concevoir Rebecca."

v. 22: Mais les enfants se battaient dans son sein: et elle dit: Si tel est mon lot, à quoi bon concevoir ? Et elle alla consulter le Seigneur.

v. 23: Et Il lui répondit: Deux nations sont dans ton sein, et deux peuples seront divisés à la sortie de ton sein, et l’un l’emportera sur l’autre, et l’aîné servira le plus jeune.

v. 24: Et quand son heure fut venue d’être délivrée, voici que deux jumeaux se trouvaient dans son sein.

v. 25: Celui qui sortit le premier était roux et velu comme une peau: et on l’appela Esaü. L’autre sortit immédiatement après, tenant le pied de son frère dans sa main, c’est pourquoi il fut appelé Jacob." [Ya’aqov, celui qui talonne. (Note du traducteur)] .

Dans son Epître aux Romains, dans laquelle il révèle le mystère du Peuple Juif, St Paul montre comment Esaü, l’aîné selon la chair, est le Peuple Juif lié à Abraham par un simple lien du sang, alors que le plus jeune frère, Jacob, est l’Eglise catholique (composée de Juifs et de païens), qui, parce qu’elle est liée au Christ par la foi, est préférée à Esaü. De cette façon ont été accomplis les mots de l’Ecriture (quand Dieu reprochait aux Juifs leur ingratitude et l’absence de sacrifice pur, et a appelé les païens à Lui offrir partout un sacrifice recevable):

"Je vous ai aimés, dit Le Seigneur: et vous avez dit: En quoi nous as-tu aimés ? - Esaü n’était-il pas le frère de Jacob, dit Le Seigneur, et [pourtant] j’ai aimé Jacob, et j’ai haï Esaü, et j’ai fait de ses montagnes un désert, et j’ai abandonné son héritages aux dragons du désert." (Ml 1, 2, 3).

"Comme il est écrit: ’Jacob, je l’ai aimé, mais Esaü je l’ai détesté’." (Rm 9, 13)

C’est ainsi que l’Eglise l’emporte sur la Synagogue, alors que la Synagogue, comme Esaü...

"...a toujours détesté Jacob... et a dit à son coeur... Je tuerai mon frère Jacob." (Gn 27, 41).

 

 

La Grandeur du Peuple Juif

 

Nous avons évoqué ces figures de patriarches, telles que l’Eglise catholique les a interprétées, pour montrer que, dès les origines du Peuple Juif, tant sa grandeur que sa complexité sont préfigurées.

Le Peuple Juif a une ascendance théologique, consacrée, et sanctifiée afin de désigner et de nous donner la réalité corporelle de Notre Divin Seigneur Jésus-Christ qui devait venir, et que les Païens attendaient. C’est ce qui inspire la terreur au Peuple Juif: sa chair est sanctifiée et marquée pour nous apporter Celui "Qui est la Voie, la Vérité et la Vie."

Mais précisément pourquoi cette chair est-elle sainte ? Pourquoi est-elle de la lignée d’Abraham ? Pourquoi doit-elle nous apporter le Christ ? En d’autres termes, est-ce le Christ qui sanctifie la lignée juive, ou la lignée juive qui sanctifie le Christ ?

Le fait est que ce Christ, comme Isaïe l’avait prédit (Rm 9, 32-33) avait été placé comme un rocher qui fait trébucher, une pierre d’achoppement au sein de son peuple. Si, avec l’humilité d’Abraham, ce peuple croyait au Christ comme celui qui sanctifie leur lignée, il serait appelé à être la racine et la tige de cet olivier florissant qui deviendrait l’Eglise de Jésus-Christ, l’Eglise catholique. Mais s’il rejetait le Christ, se fiant à l’orgueil de sa race, il se vouerait lui-même à être la racine et le tronc d’une vigne sauvage qui produirait des fruits amers.

Dans le premier cas, ce peuple serait Isaac, Jacob, et Abel ; dans le second cas, il serait appelé à jouer le rôle d’Ishmaël, d’Esau, et de Cain.

Mais cette lignée choisie aura toujours la préséance sur toutes les autres races humaines. Si elle accepte le Christ, elle sera la principale et la meilleure part de l’Eglise catholique, de la racine et du tronc de cet Olivier qui produit du fruit pour la vie éternelle, comme l’enseigne l’Apôtre Paul. Si elle rejette le Christ, elle sera à la tête du royaume d’iniquité. Le grand Apôtre St Paul, qui était fier de se savoir Israélite, souligne la prééminence juive, pour le meilleur ou pour le pire, quand il dit:

"Tribulation et angoisse pour l’âme de tout homme qui fait le mal, du juif d’abord, puis du grec..." (Rm 2, 9).

"Quelle est donc la supériorité du Juif? Quelle est l’utilité de la circoncision ? Grande à tous égards. D’abord c’est à eux que furent confiés les oracles de Dieu." (Rm 3, 1, 2).

Le Juif est donc premier dans l’ordre de la qualité, dans le mystère de la grâce. Le tronc de l’arbre, qu’est l’Eglise catholique, est juif. Les patriarches sont Juifs; les prophètes sont Juifs, Jean-Baptiste est Juif ; St Joseph est Juif ; la mère de Dieu est Juive ; et notre Sauveur béni, en qui toutes les nations de la terre sont bénies, est Juif. Les Apôtres sont Juifs ; les Evangélistes sont Juifs ; et le premier des martyrs, St Etienne, est Juif.

Quel peuple que ce peuple théologique qui est le tronc de l’arbre de l’Eglise ! En présence de cet Olivier, quelle valeur ont les peuples de la Gentilité, qui sont seulement de pauvres olives sauvages ? Quelle valeur ont la culture des Grecs, ou la puissance de la Rome païenne ? Pure folie, dit St Paul, parce que ces nations n’ont rien fait pour apporter le salut comme l’a fait la nation juive. Si les nations de la Gentilité – à commencer par les Grecs – souhaitent entrer dans la voie du salut, elles doivent le faire par la charité, profitant du rejet général du Peuple Juif pour être greffés sur lui. C’est pourquoi St Paul dit que la chute d’une partie du Peuple Juif est devenue l’occasion de salut pour les Païens :

"Mais si quelques-unes des branches ont été coupées tandis que toi, sauvageon d’olivier, tu as été greffé parmi elles pour bénéficier avec elles de la sève de l’olivier, ne va pas te glorifier aux dépens des branches. Ou si tu veux te glorifier, ce n’est pas toi qui portes la racine, c’est la racine qui te porte." (Rm 11, 17, 18)

Mais la grandeur d’Israël, qui a été prédestiné pour être en Christ, doit être assortie d’une fidélité au Christ correspondante. Quelles conséquences malheureuses atteindront ce peuple s’il répudie Celui qui est son salut ! Judas Iscariote, Anne, et Caïphe étaient Juifs. Ce sont les grands prêtres juifs qui ont convaincu le peuple de demander la crucifixion du Sauveur et qui ont crié : "Que son sang soit sur nous et sur nos enfants !" (Mt 27, 25). Les Juifs ont lapidé St Etienne ; les Juifs ont martyrisé St Jacques et ont tendu des pièges aux apôtres. Mais le plus grand crime de tous les temps — la mort de l’Homme-Dieu — a été perpétré par ce peuple infortuné.

Quelle est la racine des erreurs des Juifs ? — C’est qu’"une partie de ce peuple" a cru que les promesses faites au Peuple Juif concernant le Christ (qui devait naître parmi eux) ont été faites à Sa chair, à Sa lignée. Mais le Peuple Juif, au lieu de reconnaître qu’il était le peuple choisi à cause du Christ, a cru au contraire que c’était le Christ qui avait de quoi se vanter en raison de sa lignée généalogique.

Ainsi, ce n’était pas le Christ, mais la chair d’Abraham qui était la source de la gloire. Et les Pharisiens, véritable incarnation de cet esprit d’iniquité, donnaient fièrement comme raison de leur refus du Christ: "Nous avons Abraham pour père [cf. Mt 3, 9]."

Aussi leur péché a consisté à rendre charnelles (c.-à-d., matérielles) les promesses de Dieu. De cette manière ils ont attribué une valeur substantielle à ce qui n’était qu’une préfiguration. Ils ont attendu le salut de ce qui n’était qu’un signe de ce salut.

Quant au Messie, Celui qui était attendu, qui devait apporter grâce et vérité au monde, ils ont fait de Lui un souverain politique terrestre, qui assurerait et perpétuerait la grandeur d’Israël qui surpasserait celle de toutes les nations.

 


La ’Carnalisation’ du Peuple Juif

 

Il sera instructif de distinguer les différentes étapes du processus de carnalisation des juifs. Nous avons inventé ce terme de "carnalisation" par lequel nous voulons connoter la mentalité matérialiste historique du Peuple Juif.

Les Ecritures Saintes relatent que le peuple israélite a toujours eu une nature dominée par un grand orgueil et une grande avarice. Moïse lui-même a distinctement averti les Israélites:

"Sache aujourd’hui que ce n’est pas ta juste conduite qui te vaut de recevoir du Seigneur ton Dieu cet heureux pays pour domaine: car tu es un peuple à la nuque raide." (Dt 9, 6).

"Puis le Seigneur me dit: ’J’ai vu ce peuple: c’est un peuple à la nuque raide. Laisse-moi, que je les détruise et que j’efface leur nom de dessous les cieux; et que je fasse de toi une nation plus puissante et plus nombreuse que lui !’". (Dt 9, 13.14).

A l’époque des Rois, la malhonnêteté et le matérialisme du peuple sont devenus particulièrement évidents. Ils se sont laissés aller à mille perversités et idolâtries, à un degré tel qu’ils furent les premiers à être vaincus et emmenés en captivité à Babylone par le roi Nabuchodonosor, six siècles avant Jésus-Christ. Cette pénible captivité dura soixante-dix ans. Quand elle prit fin, le Peuple Juif, de retour en Palestine, s’est réformé sur les nouvelles et fermes fondations données par Ezra, que les juifs considèrent également comme un aussi grand législateur que Moïse. En fait, le judaïsme, tel qu’il était à l’époque du Christ et tel qu’il est demeuré jusqu’à aujourd’hui, a sa source dans la réorganisation du peuple sous Ezra.

Pour généraliser, disons que les Juifs sont un peuple lié à un livre, le livre supérieur à tous les autres, la loi — la Torah. En réalité, la Torah est composée des cinq premiers livres des Ecritures Saintes [le Pentateuque], écrits par Moïse sous l’inspiration de l’Esprit-Saint. Mais les Juifs n’acceptent comme Parole de Dieu (supérieure à celle de Moïse lui-même) que la Torah, ainsi que les interprétations que les rabbins ont transmises par la tradition orale. Ces interprétations ont été rassemblées et, d’une certaine manière, pétrifiées dans un volumineux livre appelé le Talmud. Le Talmud est le code civil et religieux du Peuple Juif.

 

Judaïsme

 

 

Les Juifs sont un peuple créé par la mentalité des rabbins, spécialement les rabbins pharisiens. Les Pharisiens donnent une image frappante de la ’nature charnelle’ des juifs. Nous n’employons pas le mot charnel pour signifier qu’ils ont une inclination particulière pour les péchés d’impureté, mais par allusion à la signification de ce qualificatif [charnel] employé par Jésus-Christ lorsqu’il a anathématisé leur tendance à donner une interprétation littérale, inférieure, terrestre, à ce qui, dans l’esprit de Dieu, a une signification supérieure et céleste.

Au lieu de marcher sur les traces des prophètes tels Isaïe et Ezéchiel, qui avaient prêché un culte de Dieu dans l’esprit, la componction du coeur, la réforme de la conduite, et la charité envers tous les hommes, les Pharisiens ont tout fait pour former le peuple à observer à la lettre des ordonnances négligeables et à tirer vanité de leur descendance de la lignée du patriarche Abraham.

"Ils lui répondirent: Nous sommes de la race d’Abraham..." (Jn 8, 33),

comme si c’était la chair d’Abraham elle-même qui donnait la justification.

Les Pharisiens avaient élaboré une foule de règles concernant la purification, les ablutions, le nettoyage, et le lavage des mains, du corps, des récipients et des tissus, afin de préserver la pureté du peuple. Ils obligeaient tous leurs fidèles à se laver s’ils avaient été en contact avec un non-Juif dans la rue, ou au marché. Ils considéraient la violation de ces prescriptions rituelles comme un péché grave.

Rien ne montre mieux la "nature charnelle" de la mentalité judaïque que les terribles imprécations de "Malheur à vous…" prononcées à l’encontre des juifs par Notre Seigneur Jésus-Christ, durant les derniers jours de sa vie sur terre, quand il dénonçait la religion, la pureté, et la piété hypocrites des Pharisiens (Mt 23). Contre l’hypocrisie religieuse, Il disait :

v. 13 : "Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui fermez aux hommes le Royaume des Cieux! Vous n’entrez certes pas vous-mêmes, et vous ne laissez même pas entrer ceux qui le voudraient."

v. 15 : "Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui parcourez mers et continents pour gagner un prosélyte, et, quand vous l’avez gagné, vous le rendez digne de la géhenne deux fois plus que vous!"

v. 16 : "Malheur à vous, guides aveugles..."

v. 23 : "Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui acquittez la dîme de la menthe, du fenouil et du cumin, après avoir négligé les points les plus graves de la Loi, la justice, la miséricorde et la bonne foi..."

v. 24 : "Guides aveugles, qui filtrez le moustique et avalez le chameau…"

v. 27 : "Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui ressemblez à des sépulcres blanchis: au-dehors ils ont belle apparence, mais au-dedans ils sont pleins d’ossements de morts et de toute pourriture."

Il dénonçait le culte et la piété affectées pour les ancêtres, en disant :

vv. 29-32 : "Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui bâtissez les sépulcres des prophètes et décorez les tombeaux des justes, tout en disant: Si nous avions vécu du temps de nos pères, nous ne nous serions pas joints à eux pour verser le sang des prophètes. Ainsi, vous témoignez contre vous-mêmes que vous êtes les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes! Eh bien! vous, comblez la mesure de vos pères !"

vv. 33-35 : "Serpents, engeance de vipères, comment pourrez-vous échapper à la condamnation de la géhenne ? C’est pourquoi, voici que j’envoie vers vous des prophètes, des sages et des scribes: vous en tuerez et mettrez en croix, vous en flagellerez dans vos synagogues et pourchasserez de ville en ville, pour que retombe sur vous tout le sang innocent répandu sur la terre, depuis le sang de l’innocent Abel jusqu’au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez assassiné entre le sanctuaire et l’autel."

Jamais, durant toute l’histoire, personne n’a prononcé des anathèmes plus terribles que ceux du Fils de Dieu contre la ’nature charnelle’ perfide de son propre peuple.

 

Le péché des juifs

 

Le 14 du mois de Nisan de l’an 33, le peuple Juif, massé devant le prétoire du gouverneur Pilate et poussé par les prêtres, a exigé la mort de Celui qui était Promis :

"Lorsqu’ils le virent, les grands prêtres et les gardes vociférèrent, disant: ’Crucifie-le ! Crucifie-le !’ Pilate leur dit: ’Prenez-le, vous, et crucifiez-le ; car moi, je ne trouve pas en lui de motif de condamnation’. Les Juifs lui répliquèrent: ’Nous avons une Loi et, d’après cette Loi, il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu." (Jn 19, 6, 7).

Auparavant, au cours d’une délibération secrète visant Jésus, les rabbins avaient dit :

"Si nous le laissons ainsi, tous croiront en lui, et les Romains viendront et ils supprimeront notre Lieu Saint. Mais l’un d’entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit: ’Vous ne réfléchissez pas. Vous ne comprenez pas qu’il est de votre intérêt qu’un seul homme meure pour le peuple et que toute la nation ne périsse pas." (Jn. 11:48-50).

Puis, ces Juifs, au nom de leur Loi, leur Torah, et pour servir les intérêts matériels de leur nation et de leur race, ont exigé le sang de Celui qui leur avait été promis pour leur bénédiction. Ils ont monté les païens contre Jésus. Se servant d’eux pour réaliser leurs desseins, ils ont crucifié celui qui devait être produit comme un "signe de contradiction". (Lc 2, 34).

Dieu n’exterminera pas le judaïsme devenu charnel. Quand les Juifs se tournent vers le Seigneur, et lui disent, comme le fit Caïn...:

"... Mon péché est trop grave pour que je mérite le pardon. Voici que tu me bannis aujourd’hui du sol fertile, je devrai me  cacher loin de ta face et je serai un errant parcourant la terre: mais, le premier venu me tuera !" (Gn 4, 13-14).

Alors le Seigneur leur dira, comme il a dit à Caïn :

"Et le Seigneur lui dit : Non, il n’en sera pas ainsi: mais, si quelqu’un tue Caïn, il sera puni sept fois et le Seigneur mit une marque sur Caïn, afin que si quelqu’un le rencontrait, il ne le frappât point." (Gn 4, 15).

Et le Seigneur mit une marque sur Caïn, en sorte que quiconque venant à le rencontrer ne le tue pas. Et depuis, ce peuple marqué du sceau de Dieu doit errer de par le monde. Et, que devront-ils faire ? — Témoigner du Christ dans leur chair, dans le mystère d’iniquité. Jésus-Christ a choisi la chair de sa propre race pour que, bon gré mal gré, elle témoigne que c’est Lui qui est béni à tout jamais. La chair juive le proclame parce que le Christ provient de cette généalogie. On ne peut se souvenir du Christ sans se souvenir des Juifs, et on ne peut se souvenir d’eux sans se souvenir du Christ.

Jadis mystère de bonté, le peuple juif, s’est désormais transformé en mystère d’iniquité. Il n’est plus Isaac, mais Ishmaël. Il n’est plus Jacob, mais Esaü. Il n’est plus Abel, mais Caïn.

D’autres ont gagné son droit d’aînesse. À d’autres ont été accordés les bénédictions de la Promesse. Ces autres, c’est nous tous, qui composons l’Eglise de Jésus-Christ – les Juifs convertis, d’abord, et, plus tard, les Païens convertis.

L’Eglise du Christ est le véritable Isaac, le véritable Jacob, le véritable Abel. Le Christ a sanctifié les Juifs et les Gentils pour former une nouvelle création, l’Eglise catholique, qui adore le Père en esprit et en vérité (Jn 4, 23).

Face à l’Eglise, qui est Isaac, Jacob et Abel, que fera la Synagogue ? — Elle jouera le rôle d’Ishmaël, d’Esaü, et de Caïn. Qu’a fait Ishmaël à Isaac? Il s’est moqué de lui [sic] et l’a persécuté [sic] (Gn 21, 9). Qu’a fait Esaü à Jacob? La Genèse nous l’indique:

"C’est pourquoi Esaü a toujours [sic] détesté Jacob à cause de la bénédiction dont son père l’avait béni: et il s’est dit en son coeur: Viendront les jours du deuil de mon père et je tuerai mon frère Jacob." (Gn 27, 41)

Telle est la part qui revient maintenant à la Synagogue, au Juif qui ne reconnaîtra pas le Christ comme Il s’est révélé Lui-même, et ne se convertira pas : il se mettra à persécuter l’Eglise, comme l’observe l’Apôtre Paul. De cette façon, tout comme, dans le royaume du bien, le Peuple juif avait et a toujours la première place (car toute l’histoire est présente aux yeux de Dieu), de même aussi, la première place dans le royaume du mal doit lui revenir. Les autres peuples, s’ils veulent faire l’œuvre du mal, suivent l’exemple du Peuple Juif ’devenu charnel’ impénitent. Si les Païens veulent être charnels, ils doivent judaïser. C’est ainsi qu’avec une précision théologique parfaite, les Pères de l’Eglise ont donné le nom de judaïsants aux Païens qui avaient un enseignement hérétique.

 

Conclusions théologiques


Il existe une opposition théologique — c’est-à-dire disposée par Dieu —dans toute l’histoire chrétienne [des rapports] entre le Synagogue et l’Eglise, entre les chrétiens et les juifs, Isaac et Ishmaël, Jacob et Esaü. Ce qui est indispensable, à ce stade, est de poser les conclusions théologiques à la lumière desquelles l’histoire doit être interprétée.

Première conclusion: Le Peuple Juif, dont le destin était de nous amener le Christ, a vu, dans le Christ, une pierre d’achoppement. Une partie des Juifs ont cru en Lui et bâti sur Lui pour former les racines et le tronc de cet Olivier, qui est l’Eglise catholique. L’autre partie est tombée, le reniant et se prévalant de sa fierté charnelle de race et de nation. Cette partie d’Israël a été rejetée, et a appelé sur elle le sang du Christ en malédiction. C’est cette partie qui constitue le judaïsme proprement dit, qui est l’héritier et la continuation des rabbins qui ont rejeté le Christ.

Deuxième conclusion: Le Judaïsme est hostile à toutes les nations, en général, et, d’une manière spéciale, aux nations chrétiennes. Il joue le rôle d’Ishmaël, qui a persécuté Isaac, d’Esau, qui a cherché à tuer Jacob, et de Caïn, qui mit à mort Abel. St Paul, le Juif converti, déclare:

"Car vous vous êtes mis, frères, à imiter les Eglises de Dieu dans le Christ Jésus, qui sont en Judée: vous avez souffert de la part de vos compatriotes les mêmes traitements qu’ils ont subis de la part des Juifs, qui ont à la fois mis à mort le Seigneur Jésus et les prophètes, et nous ont persécutés, et qui ne plaisent pas à Dieu et sont les adversaires de tous les hommes." (1 Th 2, 14,15).

Prenez note du fait terrible et important, écrit par St Paul sous l’inspiration du Saint-Esprit. A savoir : la relation antagoniste du Peuple Juif n’est pas une hostilité locale, ni basée sur le sang, ou sur des conflits d’intérêts. C’est une hostilité établie par Dieu. Le Peuple Juif, s’il ne se convertit pas au christianisme, cherchera - même s’il ne le souhaite pas - à ruiner le christianisme, comme Jésus-Christ l’a dit en s’adressant aux Pharisiens:

"Vous êtes du diable, votre père, et ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir. Il était homicide dès le commencement et n’était pas établi dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui: quand il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, parce qu’il est menteur et père du mensonge. (Jn 8, 44).

 

Troisième conclusion: Si le Peuple Juif impénitent est disposé par Dieu afin d’être un ennemi théologique, le statut de cette opposition doit être universel, inévitable, et terrible.

Universel, parce qu’il doit s’étendre à toutes les nations. Où que la Chrétienté s’étende, le Peuple Juif parvient aussi. Il n’y a aucun moyen de l’éviter, parce qu’il est théologique.

La Chrétienté et le Peuple Juif sont inévitablement destinés à se rencontrer partout, sans réconciliation ni mélange. Cela représente, dans l’histoire, la lutte éternelle de Lucifer contre Dieu, des ténèbres contre la lumière, de la chair contre l’esprit. Cela représente, dans le temps, l’accomplissement spirituel et l’accomplissement charnel des Ecritures. La lettre doit être partout pour être la servante de l’esprit. C’est avec cette compréhension que St Thomas d’Aquin nous enseigne que le Peuple Juif est l’esclave de l’Eglise.

C’est une hostilité terrible, parce qu’elle est théologique. Il y a un mystère d’iniquité dans le Peuple Juif, comme nous l’enseignent St Jérôme et St Justin, faisant écho à Jésus-Christ et à la prédication des Apôtres. Jésus-Christ les a dénoncés, les appelant hypocrites et menteurs, parce que les Pharisiens pratiquaient l’hostilité en affectant de bien agir. Ils ne font que perpétuer ce qu’ils ont fait au Christ dans le passé.


Quatrième conclusion: Depuis l’époque où le Christ a été élevé sur le mont du Calvaire, le monde a été soumis à deux forces absolument opposées : la force juive et la force chrétienne.

Dans le monde tel qu’il est, il ne peut y avoir que deux modes véritablement fondamentaux, deux pôles d’attraction: le chrétien et le juif. Et seulement deux religions: la chrétienne et la juive. Tout ce qui n’est pas du Christ et pour le Christ est fait en faveur du judaïsme. Il s’ensuit que la déchristianisation du monde va de pair avec sa judaïsation.

Pourquoi seules ces deux modalités sont-elles possibles ? Parce qu’elles sont les seules voulues par Dieu, elles sont les seules théologiques. Dieu a partagé le monde entre Isaac et Ishmaël, Jacob et Esaü, Caïn et Abel, et le Christ et l’Anti-Christ. Toutes les énergies humaines doivent servir l’un au détriment de l’autre.

C’est pourquoi nous, Peuples de la Gentilité, à qui la vocation pour l’Eglise catholique est librement offerte, nous n’avons que deux voies devant nous : nous christianiser, ou nous judaïser, faire partie de l’Olivier de l’Eglise ou de la Vigne stérile du judaïsme, être les fils de Sarah, la femme libre, ou bien ceux de Hagar, l’esclave.

Si le Peuple des Gentils veut être libre et grand, il n’a d’autre solution que d’adhérer humblement à l’Eglise catholique. Il ne peut y avoir d’autre grandeur que l’incomparable grandeur des nations chrétiennes du Moyen-Âge, qui ont forgé des saints et des héros, bâti des cathédrales, enseigné les peuples par les exemples des saints, leur faisant comprendre la beauté par le chant grégorien et les fresques de Fra Angelico et de Giotto, et élevant leur compréhension par la Somme Théologique du docteur angélique, St Thomas d’Aquin.

Si le Peuple des Gentils considère maintenant cette réelle grandeur de l’ère médiévale comme ténébreuse ou obscurantiste, et souhaite avoir la grandeur matérielle de Babylone, il peut l’avoir: mais seulement en tant qu’esclave du Judaïsme. Sur le plan matériel, c’est le Peuple Juif qui a la supériorité. L’histoire nous indique (Werner Sombart) que la grandeur renommée du capitalisme anglais et américain n’est qu’une création juive. Alors que le capitalisme remplit ses promesses et est incontestablement d’une grandeur matérielle incomparable, il compromet le travail de millions de chrétiens au bénéfice d’un nombre beaucoup plus petit [de membres] du Peuple Juif.

 

Cinquième conclusion: La seule chose qui protège le Peuple des Gentils d’être asservi par la supériorité matérielle du Peuple Juif est la vie catholique. C’est parce que seul Jésus-Christ est le Sauveur de toute l’humanité. Notez que le Moyen-Âge n’a pas succombé à la domination matérielle pendant des siècles.

Mise en garde par sa position théologique, l’Eglise catholique a appliqué des lois sages au Peuple Juif, et a fait preuve de vigilance contre leur perversion des catholiques. Pourtant, l’Eglise catholique n’a jamais haï le Peuple Juif. Au contraire, elle a toujours prié et demandé que l’on prie pour son bien spirituel, et elle a défendu [les Juifs] contre le harcèlement et la persécution injuste. Cela n’est pas passé inaperçu du Peuple Juif lui-même. Ainsi, par exemple, quand en France (1807) le Sanhédrin juif s’est réuni publiquement pour la première fois depuis des siècles, il a rendu un hommage public à la bienveillance des papes, dans un document qu’on peut encore lire aujourd’hui:

« Les représentants israélites de l’Empire de France et du Royaume d’Italie, au Synode hébreu décrété le 30 mai dernier, poussés par la gratitude pour les avantages successifs que le clergé chrétien a accordés aux Israélites, au cours des siècles passés, par plusieurs Etats européens, et pleins de gratitude pour le bon accueil que les différents papes de plusieurs époques ont réservé aux Israélites de divers pays, quand la barbarie, les préjugés et l’ignorance se sont combinés pour persécuter les Juifs et pour les expulser de la société, déclarent ce qui suit:

Que l’expression de ces sentiments sera enregistrée dans le compte-rendu d’aujourd’hui de manière qu’il demeure pour toujours un témoin authentique de la gratitude des Israélites de cette assemblée pour les avantages que les générations antérieures ont reçus des ecclésiastiques de différents pays européens. »

(Extrait du Recueil des Actes de l’Assemblée des Israélites de France et du Royaume d’Italie, par Diogène Tama.)


Sixième conclusion: Sous peine de péché, les catholiques ne peuvent pas haïr le Peuple Juif, ils ne peuvent les persécuter, ni les empêcher de vivre, ni les molester dans la pratique privée de leurs lois et coutumes. Mais ils doivent néanmoins se préserver du danger qu’ils représentent. Les catholiques ne doivent pas entrer avec eux dans des relations commerciales, sociales, ni politiques qui ont pour but hypocrite de chercher à ruiner la chrétienté. Les Juifs ne doivent pas vivre avec les Chrétiens, car c’est ce que leurs propres lois juives prescrivent, et aussi parce que leurs erreurs et leur supériorité matérielle ont des conséquences néfastes sur d’autres peuples. Si les autres peuples rejettent ces précautions, ils s’attireront ces conséquences, à savoir : servir le Peuple Juif à qui appartient la supériorité dans le royaume de ce qui est matériel.

 

Septième conclusion: Dans la vie errante et misérable du Peuple Juif, il faut discerner le mystère chrétien. Ceci est magnifiquement démontré par le Frère Joseph Lehmann, Juif converti, dans son livre "L’entrée des Israélites dans la société française" (p. 3). « Les juifs sont responsables — directement et/ou indirectement — d’avoir couvert d’insultes le Juste, d’avoir jeté sur Ses épaules un manteau de dérision, d’avoir mis une couronne d’épines sur Sa tête et un roseau dans Ses mains. En Le frappant, en crachant sur Lui, en Le blessant, ils Lui ont infligé toutes sortes d’humiliations. Ils ne Lui ont épargné aucune honte. Finalement, il a été vendu au prix d’un esclave, pour 30 pièces d’argent. » 

Depuis lors, des insultes semblables sont tombées sur le Peuple Juif comme châtiment et sanction pour ses actes. Moïse lui-même avait averti:

"Et tu seras abandonné, en fable et en risée pour tous les peuples où Le Seigneur te conduira." (Dt 28, 37).  

Combien de temps cette terrible hostilité entre les juifs et des chrétiens durera-t-elle ? Jusqu’à ce que Dieu, dans sa pitié, provoque la conversion et la réconciliation du Peuple Juif. St Paul nous enseigne que viendra le jour où Israël reconnaîtra celui qu’il a renié:

"Car je ne veux pas, frères, vous laisser ignorer ce mystère, (de peur que vous ne vous complaisiez en votre propre vanité), selon lequel un aveuglement partiel est advenu en Israël, jusqu’à ce qu’entre la plénitude des Gentils. Et ainsi, tout Israël sera sauvé, comme il est écrit: Il viendra de Sion, celui qui doit délivrer, et il ôtera l’impiété du milieu de Jacob." (Rm 11, 25-26).

Quand ce moment arrivera (qui est entre les mains de Dieu), alors, Esaü sera réconcilié avec Jacob, c’est-à-dire : les Juifs deviendront Catholiques, et les paroles du prophète Ezéchiel, [qui vivait] cinq siècles avant le Christ, seront accomplies:

"Ainsi parle le Seigneur Dieu: Voici que je vais prendre les enfants d’Israël du milieu des nations où ils sont allés: et je les rassemblerai de toutes parts et les ramènerai sur leur terre. Je ferai d’eux une seule nation dans le pays, dans les montagnes d’Israël, et un seul roi sera roi sur eux tous: ils ne seront plus deux nations, ni ne seront plus divisés en deux royaumes. Et ils ne seront plus souillés par leurs idoles, ni par leurs abominations, ni par toutes leurs iniquités: et je les sauverai de tous les lieux dans lesquels ils ont péché, et je les purifierai, et ils seront mon peuple et je serai leur Dieu. (Ez 37, 21-23).

Alors tous seront un en Christ parce que le Peuple Juif se convertira de son judaïsme et les Chrétiens seront des Chrétiens en vérité, et la paix deviendra une réalité comme fruit de la justice et de la charité, en Celui Qui a promis à Abraham, à Isaac et à Jacob, Jésus-Christ, la bénédiction pour tous les âges.

 


Les Juifs et les Peuples chrétiens

 

Les relations entre Chrétiens et Juifs ne peuvent être régies par la loi commune [qui s’applique aux] chrétiens, mais seulement par une législation exceptionnelle, qui tient compte du statut théologique du Peuple Juif. L’enseignement de l’Eglise catholique est qu’ils [les Juifs] ne doivent être ni éliminés du milieu de nous (comme le veut l’antisémitisme), ni gratifiés d’une égalité de droits, qui mène à leur supériorité (comme le préconisent le libéralisme ou le philosémitisme).

L’Eglise catholique a toujours eu pour habitude de prier pour le Peuple Juif, qui fut le dépositaire des Promesses Divines jusqu’à la venue de Jésus-Christ, malgré la cécité de ce peuple. Mieux, elle l’a fait à cause de cette cécité même. Gouverné par la même charité, le Siège Apostolique a protégé ce peuple contre des vexations injustes, et de même qu’elle [l’Eglise] réprouve toute haine entre les peuples, elle condamne la haine envers le peuple auparavant choisi par Dieu, cette haine que l’on nomme généralement antisémitisme (extrait du décret du Saint-Office, du 25 mars 1928).

Le Peuple Juif doit vivre parmi les Chrétiens comme un témoin aveugle de la vérité chrétienne, comme une incitation à nous garder fidèles. L’Eglise catholique enseigne qu’il ne doit pas être exterminé (car le Peuple Juif porte la marque de Caïn, donnée par Dieu de sorte que personne ne le tue) ; il ne faut pas le fréquenter (car Dieu met en garde contre le danger [qu’il représente]). Comme ils ont jadis traité le Christ, la persécution du Christianisme est toujours leur préoccupation théologique.

"Or nous, mes frères, sommes, comme le fut Isaac, les enfants de la promesse. Mais, comme lui alors, qui était né selon la chair, persécutait celui qui était [né] selon l’esprit, ainsi en est-il maintenant." (Ga 4, 28-29)

Cette loi théologique est plus forte que tous les plans et expédients humains. Le Peuple Juif réalise cette loi. La loi contenue dans le Talmud, qui régit les juifs, ordonne l’hostilité envers les chrétiens.

Le célèbre rabbin, Paulus L.B. Drach, qui se convertit à l’Eglise catholique, a rédigé un précieux ouvrage sur le Talmud, "De l’harmonie entre l’église et la synagogue (éd. Paul Melier, Paris, 1844). Le Talmud est le corpus de la doctrine juive, auquel les maîtres les plus fiables d’Israël ont contribué à différentes époques. C’est le code civil et religieux complet de la Synagogue. Son objet est d’expliquer la Loi de Moïse conformément à la tradition orale, et il contient les discussions des docteurs. Bien que le lecteur chrétien puisse y être allergique, pour une raison ou pour une autre, il y trouvera des informations importantes qui aident à expliquer des passages obscurs du Nouveau Testament. Dès la captivité de Babylone (586 av. l’ère chrétienne), l’autorité des rabbins a remplacé celle de Moïse et des Prophètes. La réglementation afférente à l’évolution temporelle du peuple est devenue plus importante que celle visant son amélioration  religieuse.

Le Talmud est devenu particulièrement virulent après l’apparition du christianisme. Des infamies insolentes et sacrilèges contre le Christ et les chrétiens y ont été consignées, et c’est pourquoi des exemplaires ont été brûlés sur ordre des princes et des papes chrétiens. En conséquence, un synode juif de Pologne, en 1631 ordonna de supprimer tout ce qui, dans le Talmud, a trait au Christ et aux Chrétiens, en ces termes :

"...quand vous publierez une nouvelle édition de ces livres, laissez vierges les pages se rapportant à Jésus de Nazareth, en y apposant un cercle comme un O ; et tout rabbi ou autre enseignant sera attentif à ne pas enseigner ces passages, si ce n’est de vive voix. Ainsi, les chrétiens instruits n’auront rien à nous reprocher à ce propos, et nous vivrons en paix."

Nous avons déjà traité de la grandeur spirituelle de la nation dont est issu le Christ. Israël est si grand, quoi qu’il fasse, que quand il commet le mal, ce dernier ne peut être qu’aussi grand et perpétré de manière terrible. Nous analyserons quatre de ces manières. Il est d’une lignée consacrée qui, si elle nous sauve en Christ, nous ruine dans l’Antichrist. Cependant, les chrétiens ne peuvent pas le haïr, mais seulement le plaindre. Des auteurs juifs, comme Bernard Lazare, reconnaissent que le Peuple Juif est tel parce qu’il est modelé par l’esprit des rabbins.

"Les rabbins avaient séparé Israël de la communauté des nations; ils en avaient fait un peuple solitaire et sauvage, rebelle à toute la loi, hostile à toute fraternité, fermé à tout idéal beau, noble et généreux ; une petite nation misérable rendue amère par l’isolement, rendue inhumaine par une éducation étroite, démoralisée et corrompue par un orgueil injustifiable (L’Antisémitisme  vol. 1, p. 57).


1. Le Peuple Juif persécute la Chrétienté.

St Paul le dénonce pour sa persécution:

"...car vous avez aussi souffert des mêmes choses de la part de vos compatriotes, comme eux ont souffert de la part des Juifs, qui ont tué tant Jésus que les prophètes, et nous ont persécutés ; ils ne plaisent pas à Dieu et sont hostiles à tous les hommes ils nous empêchent  de parler aux Gentils, pour qu’ils puissent être sauvés, pour mettre le comble à leur péché toujours: mais la colère de Dieu est venue sur eux, pour en finir." (1 Th 2, 14b-16).

Voir également St Justin, dans son dialogue avec le Juif Tryphon (XVI, 133). St Basile affirme que les peuples juif et païen étaient autrefois ennemis, mais ont fait cause commune contre les chrétiens, comme c’est confirmé par Tertullien, Origène, et Grégoire de Nazianze. Voir Leclerc, Les Martyrs (Paris, 1905, vol. 1, p. 103) ; et l’article de J. Vernet, « Juifs et Chrétiens », dans Dictionnaire d’Apologétique.

Depuis le XIIe siècle, ces persécutions sont devenues rares en raison de la vigilance de l’Eglise. Mais nous les trouvons alliés aux hérétiques, à plusieurs reprises: Cathares, Vaudois, Hussites. Comme le Juif Darmesteter le dit lui-même (Les prophètes d’Israël), tous ceux qui ont l’esprit révolutionnaire vont chercher leurs arguments chez les Juifs.

 

2. Le Peuple Juif conspire contre l’Etat chrétien.

Quelques faits: En Espagne (694), les juifs ont conspiré avec les Juifs d’Afrique pour laisser les Arabes entrer en Espagne; en 711 ils se sont alliés avec les Arabes; en 952, ils ont livré Barcelone. En 854, Bordeaux a été livrée aux Normands par les Juifs; à la fin du XIIe siècle, ils ont fait cause commune avec les Mongols contre les chrétiens de Hongrie.


3. Le Peuple Juif prend le contrôle de la propriété par l’usure.

[Le vice majeur du Peuple des Gentils est sa sensualité. Pour le satisfaire, il se couvre de dettes et doit chercher des prêteurs sur gages. — ED.] Il était interdit aux Juifs de prêter à intérêt à leurs compatriotes.

"Tu ne prêteras pas à intérêt à ton frère, ni du blé, ni quoi que ce soit d’autre: mais à l’étranger [tu pourras prêter à intérêt]. A ton frère, tu prêteras ce qu’il veut sans intérêt..." (Dt 23, 20-21).

St Thomas d’Aquin dit (II-IIae, Q. 78, A. 1) :

"Dieu leur a permis de prêter à usure aux étrangers, non du fait que ce soit légal, mais afin d’éviter un plus grand mal, à savoir que, du fait de l’avarice à laquelle ils étaient enclins (Is 56, 11) ils ne pratiquent l’usure aux dépens de leurs propres concitoyens juifs qui adoraient le vrai Dieu."

Jansen, le grand historien de la Réforme, a écrit:

"Les juifs n’avaient pas seulement monopolisé le change ; la vraie source de leur richesse était l’usure... ils sont graduellement devenus les banquiers et les financiers pour toutes les classes."

Jansen rapporte qu’en 1338, l’Empereur Louis de Bavière permit aux Juifs de pratiquer des taux d’intérêt allant jusqu’à 32½ % sur les citoyens de Francfort, en Allemagne ; et de 43% pour les étrangers de la ville. A Ratisbonne, Augsbourg, et Vienne, l’intérêt légalement autorisé allait jusqu’à 86%. Un des contemporains de Jansen a écrit :

"Les usuriers juifs s’installent maintenant dans des endroits fixes, même dans les plus petites villes ; quand ils avancent cinq florins ils exigent une garantie qui se monte à six fois la valeur de ce qui est prêté ; puis ils réclament l’intérêt et l’intérêt composé, de sorte que le pauvre [emprunteur] est privé de tout ce qu’il possède" (Erasmus d’Erbach, 1487).

La supériorité des prêteurs juifs et la prodigalité excessive des Gentils sont illustrées par le fait que, quand Philippe Auguste expulsa le Peuple Juif de France, au XIIe siècle, ils possédaient un tiers de la terre, et avaient une telle mainmise sur l’argent, que lorsqu’ils partirent, il fut difficile d’en trouver où que ce soit.


4. Il est bien connu que des Juifs tuent des chrétiens

 

St Justin (IIIe siècle) le disait déjà. Le Talmud le permet. L’histoire le confirme. Il est certain que des chrétiens ont été mis à mort : St William d’York, 12 ans (1144); St Richard de Paris (1179) ; St Dominique de Val, crucifié à Saragosse, en Espagne (1250) ; le Bienheureux Henry de Munich (1345); le Bienheureux Siméon (1475) ; les martyres controversés du Frère Thomas de Cangiano et de son assistant à Damas (1840).

Si effroyables qu’elles soient, ces quatre accusations peuvent être documentées à chaque époque et pays où les Juifs vivent avec des chrétiens. A des époques antérieures, les juifs pouvaient seulement agir directement contre les chrétiens qui étaient dûment avertis à leur sujet. Mais maintenant que les chrétiens sont déchristianisés, les Juifs poursuivent leur agression avec l’aide des chrétiens eux-mêmes.

 


Jugements de papes concernant le Peuple Juif

 

Il y a au moins 15 documents pontificaux avertissant l’Eglise catholique des dangers que présente le Peuple Juif. La théologie catholique a toujours reconnu que les Juifs sont un peuple saint. En un sens, le Peuple Juif est le Père de l’Eglise, parce que les oracles de Dieu lui ont été donnés ; et si pervers que puisse être un père, on lui doit assistance et respect. L’antisémitisme est condamné parce qu’il constitue une persécution du Peuple Juif, qui ne tient pas compte de son caractère sacré ni des droits qui en découlent. Un extrait de l’un des documents pontificaux concernant le Peuple Juif résume clairement l’enseignement catholique :

"Ils sont les témoins vivants de la vraie foi. Le Chrétien ne doit pas les exterminer ni les opprimer... Nous ne devons pas porter atteinte à l’exercice des privilèges qui leur sont accordés... Lorsqu’ils demandent notre aide, nous les accueillons et les prenons sous notre protection ; et, à la suite de nos prédécesseur, Callixte, Eugène, Alexandre, Clément et Célestin, nous interdisons que l’on baptise un Juif de force, et également qu’on leur nuise de quelque manière que ce soit, ou que l’on prenne leurs biens, etc., ou qu’on viole leurs cimetières et déterre les cadavres pour trouver de l’argent. La sanction pour la désobéissance à ces dispositions est l’excommunication." (Extrait de la Constitution Licet Perfidia Judaeorum,  du pape Innocent III, 1199).

Néanmoins, bien que le Peuple Juif dût être protégé, on reconnaissait qu’il était assez dangereux pour qu’on l’isole dans ses propres quartiers. Etait-ce une atteinte à ses droits humains normaux ? — Non, car ce peuple refuse de s’assimiler dans le pays qui lui donne l’hospitalité, et vit selon les lois talmudiques contrairement au bien commun. La politique de l’Eglise catholique est d’accorder au Peuple Juif la liberté de se développer et de vivre selon ses lois légitimes, tout en préservant cependant les Catholiques de sa domination.

 

La sagesse de l’église

 

L’Eglise catholique est consciente du profond désir du Peuple Juif d’imposer sa supériorité matérielle, et de la culpabilité des catholiques qui recherchent ce peuple pour obtenir des avantages matériels. L’asservissement des Chrétiens et des nations chrétiennes a commencé par la faute des Chrétiens.

Si les chrétiens souhaitent rester libres, qu’ils évitent de se mêler au Peuple Juif. Il domine dans tous les secteurs du commerce et de la finance, dans la philosophie et les universités. Son action est perceptible dans les conséquences de la Révolution française, dans la socialisation des pays socialistes, et dans l’esclavage du Communisme. Si le Peuple des Gentils aspire à une civilisation fondée sur la puissance économique et la vie confortable, dans lesquelles tout se résume à l’organisation et au développement techniques, alors il peut l’avoir, le Peuple Juif étant le maître et tous les autres, les esclaves.

Depuis que le Christ est venu dans le monde, une civilisation où Mammon est roi n’est possible que sous [la tutelle du] Peuple Juif, parce que, comme dit précédemment, le don de domination lui été donné dans tout ce qui est de la chair : le monde.

La théologie dirige l’histoire. L’histoire a une signification, qui est théologique ; parce que Dieu sait comment tirer avantage de tous les succès et les échecs des hommes à réaliser Son plan.

Dieu a donné deux ennemis aux nations qui ont prospéré sous la direction de l’Eglise au Moyen-Âge: un ennemi intérieur, l’esprit de rébellion contre le spirituel pour que la puissance terrestre atteigne ses buts ; et un extérieur, le Peuple Juif, qui vit parmi les chrétiens pour être un aiguillon et un éperon. La Chrétienté, sous les rois et papes saints, a su comment se protéger contre ces dangers. Elle a discerné d’une manière vraiment théologique la domination [qu’exerce] le Peuple Juif sur le monde matériel, c’est pourquoi elle a isolé ce peuple saint mais perfide.

Mais à l’époque de la Renaissance et de la Réforme protestante, les instincts charnels se sont rebellés, et par une nécessité théologique plus forte que les calculs des hommes, l’émancipation du Peuple Juif a nécessairement suivi : une émancipation qui, sous le Capitalisme et le Communisme, s’est transformée en domination.

Il ne faut pas tenir le Peuple Juif pour coupable des maux qui ont atteint la société. Il réalise le programme que, dans le plan de Dieu, il est chargé d’amener à son terme. La faute en incombe aux catholiques qui, infidèles à leur grande vocation, ont cherché, avec son aide,  une supériorité terrestre, matérielle et charnelle – qui finit dans des fleuves de sang chrétien.



Le Peuple Juif et les Peuples déchristianisés

 

La vraie défense de la Chrétienté, ce ne sont pas des mesures de police, c’est Jésus-Christ. Malheur au monde s’il L’oublie ! À la fin du Moyen-Âge, le Peuple des Gentils a commis de grands péchés, particulièrement le clergé. Ainsi affaibli, ce peuple a succombé à l’intelligence et à l’action de la judaïsation à la Renaissance, lors de la Révolution française, et à l’époque du Communisme. Le Judaïsme devait donner des munitions mentales aux rebelles, par exemple, les sceptiques de la Renaissance et les libertins du XVIIIe siècle. Werner Sombart, l’historien confirmé du Capitalisme, qui n’est ni catholique ni antisémite, montre, dans son livre, Les juifs et la vie économique, comment quelques sectes protestantes, particulièrement les Puritains, sont judaïques. Les relations étroites nouées entre le judaïsme et une partie des sectes de la Réforme, et une grande ardeur pour les études hébraïques, ont balayé l’Europe. Dans la seule Angleterre, par exemple, les membres d’une secte nommée les "Niveleurs" [voir Wikiberal (Note du traducteur)], se sont qualifiés de Juifs et ont voulu faire de la Torah le code législatif britannique. Cromwell se vit pressé d’imiter le Sanhédrin en nommant 70 membres au Conseil d’Etat et, en 1629, on proposa au Parlement de célébrer le samedi le culte dominical.

Quelle qu’ait pu être l’influence du judaïsme à l’époque de la Renaissance et à celle de la Réforme, elle a certainement été profitable [aux Juifs]. L’auteur juif, Bernard Lazare, écrit:

"L’esprit juif a triomphé avec le Protestantisme ». (L’Antisémitisme,  X. I, p. 225).

Par la brèche ainsi ouverte dans l’édifice de la Chrétienté, le Peuple Juif espérait utiliser son astuce pour réaliser son rêve antique d’un empire mondial. Ayant rejeté le Christ, il attend le Messie promis dans le Talmud, qui "donnera aux juifs le sceptre du monde".

Pour que [les Juifs] pénètrent la Chrétienté, il faut que les masses soient rendues captives et qu’une rébellion soit fomentée contre ses deux piliers, le pape et le roi. La formule préparée par le Judaïsme pour leur destruction: Liberté, égalité, fraternité, fut d’abord présentée aux mécontents qui formaient les rangs des loges franc-maçonnes. Les loges prônent des programmes inoffensifs concernant l’amélioration de l’humanité, mais leur véritable but est de "détruire tout ce que l’Eglise catholique a fait dans le monde". (Etudes sur la franc-maçonnerie américaine, A. Preuss).

Il y a des preuves solides de leur activité mortelle, consignées dans les archives, particulièrement dans les documents maçonniques confisqués et dans les revendications publiques des Maçons eux-mêmes. L’écrivain juif, Isaac Wise, relatait:

"La maçonnerie est une institution juive, dont histoire, les règles, les devoirs, les directives et les explications sont entièrement juives." (The Israelite,  août 1855).

En vertu de la formule trompeuse, Droits de l’Homme, la société chrétienne est devenue mûre pour la conquête. Premièrement, par le Capitalisme : toute la richesse tombe sous un contrôle centralisé. Deuxièmement, par le Libéralisme et le Socialisme : la compréhension des nations est pervertie, et leur cœur, corrompu. Troisièmement, par le Communisme : toute l’opposition est éliminée, les autres sont soumis à un joug auquel ils ne peuvent échapper.

 

Capitalisme

 

L’essence du régime capitaliste en vigueur depuis la Révolution Française, qui a donné naissance à la supériorité matérielle du monde moderne, est le régime de la richesse financière comme moteur de toutes les affaires économiques. La puissance financière concentrée dans les banques assure le développement de toute activité commerciale, industrielle et agricole. Au moyen du crédit et du prêt à intérêt, le capital financier mobilise une grande richesse, qui, à son tour, accroît le même capital financier. Les banques s’enrichissent rapidement par le prêt à intérêt. Par le fait qu’il est prêté, l’argent acquiert une puissance magnétique. Le prêt à intérêt, dans un régime de stabilité monétaire, tend à créer deux classes bien définies. La classe capitaliste des prêteurs continue nécessairement à devenir plus riche, parce que l’argent ne peut aller qu’en augmentant. La classe ouvrière doit travailler pour elle-même et pour le prêteur. Le moment vient où le travail effectué ne couvre pas ce qui est dû au prêteur, et alors, il s’endette.

Autre manière par laquelle les banquiers s’enrichissent : les nombreuses opérations de prêts et de remboursement des prêts. C’est une véritable création d’argent à l’usage du banquier. Le crédit est argent, et en le créant, ils deviennent riches.

Il est de notoriété publique que la portion juive de la population - relativement faible comparée à celle des Gentils - qui s’adonne à la création de richesse, contrôle particulièrement la puissance financière qui s’exerce via les banques. Le Sage Salomon nous fait observer, sous la puissance de l’Esprit-Saint :

"Par la paresse un bâtiment s’écroulera, et par la faiblesse des mains, la maison s’effondrera. Pour l’amusement ils font le pain et le vin afin que les vivants puissent festoyer : et tout obéit à l’argent." (Qo 10, 18-19…)

Les banquiers juifs doués ont créé une économie contrôlée dont la finalité est la multiplication de l’argent. Les gouvernements à court d’argent deviennent même leurs obligés. Les gouvernements pourraient briser leurs liens financiers, sauf que, en dépit de beaucoup d’autres circonstances, ces banquiers sont également nationaux ou internationaux à volonté, et peuvent mettre la pression pour peser de pratiquement n’importe quel point du globe. Le judaïsme international a créé le capitalisme international pour engranger une richesse internationale. Le volumineux ouvrage de Werner Sombart (Les juifs et la vie économique, Payot, Paris, 1923 [traduit de l’allemand]), montre comment le judaïsme a créé le capitalisme et ne pourrait être expliqué autrement sans lui.

 

La Corruption Démo-Libérale et le Socialisme

Au delà de son influence financière, la pensée judaïque parvient à dominer les champs culturel et éducatif. Le modèle se répète : Les Juifs accèdent à des postes d’influence et soumettent la société à un haut degré de corruption des manières de penser et d’agir, qui mène à une réaction de l’opinion publique contre eux.

Mais le démo-libéralisme est seulement une étape. La suivante est le socialisme, dont les penseurs créatifs, de Marx à Léon Blum, faisaient partie du Peuple Juif. Le projet du capitalisme et du socialisme, deux forces opposées, est de diviser et de conquérir. Le capitalisme vole aux chrétiens ce qu’ils possèdent. Le socialisme empoisonne ceux qui n’ont rien, et ainsi commence la lutte des classes. Quant au Catholicisme, qui a construit la Chrétienté, il est confiné aux sacristies et aux couvents.

Les gens sont judaïsés : les riches par le libéralisme, les pauvres par le socialisme. Ils pensent et agissent à la manière du judaïsme. Se croyant libres, ils pensent avec l’esprit judaïsé des médias.

"Le grand idéal du judaïsme est que le monde entier s’imprègne de l’enseignement juif, et que, dans une fraternité universelle des nations — un judaïsme élargi — toutes les races et religions distinctes disparaissent.... Par leur activité dans la littérature et la science, en exprimant leur passion dominante dans tous les secteurs de l’activité publique, ils versent graduellement dans les moules juifs tous les systèmes et idées non juifs." (Jewish World  [Le monde juif], 9 février 1863.

 


Communisme

 

C’est un fait publiquement documenté que le communisme a été financé par l’argent juif. Jacob Schiff et ses associés partenaires banquiers, Felix et Max Warburg, ont financé la propagande révolutionnaire parmi les prisonniers de guerre russes dans différents pays, et aidé Trotsky. Schiff a déclaré publiquement (1917) que la révolution avait réussi grâce à son aide.

Une revue juive a affirmé que le Communisme avait réalisé "l’émancipation des Juifs et le triomphe du Judaïsme", parce qu’il "a été créé, réalisé par les Juifs" (Vu,  avril 1932).

Le Capitalisme n’est qu’une étape transitoire vers le nivellement égalitaire du Communisme. Le fait que le Communisme ait été créé par le Judaïsme ne signifie pas qu’il en ait le contrôle comme il l’avait dans le passé, particulièrement depuis 1947, où l’alliance s’est brisée en deux blocs. En Russie, il y a maintenant un sentiment général d’antijudaïsme, et bien que le Judaïsme favorise encore le communisme, il préfère le voir réalisé d’une autre manière.

Le Peuple Juif réussira-t-il à réaliser ses ambitions? Dans quelle mesure ? Dieu le sait. Il a Ses plans, et Il sait comment combiner des actions humaines pour les promouvoir. L’amalgame des Juifs et de la Gentilité a été catastrophique ; mais Dieu l’a permis de sorte qu’il en sorte quelque chose de bon.

Un de ces bons effets sera que les nations catholiques expient pour leurs siècles d’infidélité. Ces nations qui, dirigées par la France, auraient dû être les hérauts du Christ pour les peuples d’Orient et d’Occident, ont été, au contraire, des hérauts du péché. Comme le Peuple Juif a été puni en 70 de l’ère chrétienne, ainsi, en sera-t-il du Peuple des Gentils. Pour les peuples chrétiens, hier, c’était la Russie ; demain, ce sera le monde. Tant le Juif que le Gentil méritent un châtiment, parce que tous les deux ont offensé Dieu pendant des siècles et ont besoin d’être purifiés. C’est alors qu’après cela, apparaîtront des hommes de sainteté, pleins de la foi et de la charité catholiques, véritables martyrs. Un Catholicisme faible et hypocrite ne sera plus possible. Ce n’est qu’après cette purification que sera possible la réconciliation de Jacob et d’Esaü, du Chrétien et du Juif. St Paul enseigne que quand la connaissance de la foi catholique aura atteint toutes les nations, Israël se convertira en masse. Dans la douleur partagée d’un châtiment commun, tous comprendront que nous sommes frères en Celui Qui a été promis à Abraham, Isaac et Jacob ; en Qui toutes les nations de la terre sont bénies. Il y aura une effusion de l’Esprit de Dieu dans l’affrontement qui vient entre les forces du mal et le petit nombre de ceux qui résisteront. Il enflammera les coeurs par les flammes du châtiment matériel. Il entrera chez eux et leur prescrira de se réunir en Lui, Qui est "doux et humble de coeur". Puisque nous avons tous été détruits par l’orgueil et le matérialisme, nous devons être sauvés dans l’humilité du Christ.

 

 

Le mystère de l’Histoire et de l’Eschatologie

 

Le Peuple Juif est d’une importance exceptionnelle pour l’histoire humaine. D’autres peuples ont eu la domination, mais seulement pour un temps. Pour commencer à comprendre le mystère du Peuple Juif dans l’histoire, procédons à quelques réflexions théologiques à propos de l’histoire.

L’histoire commence par la création. Ici, l’initiative fut celle de Dieu. Dieu continue à agir sur l’humanité, pour poursuivre ce qu’il a fait bon au début. Il peut donner l’orientation et la signification aux actes des hommes, qui, autrement, semblent absurdes. L’homme, pourtant, a l’initiative de faire le mal.

En regardant cela d’un point de vue humain, on peut voir deux histoires : l’une écrite par l’intervention de Dieu, l’autre, par l’homme. Dans l’histoire divine de Dieu, le Christ est le centre. L’histoire profane est l’histoire des civilisations successives. Dans l’histoire profane des civilisations, il semble que la volonté de l’homme l’emporte. Cependant, on y voit une forte dose de fatalité [?] par laquelle la Providence divine dirige le progrès des choses humaines pour des buts qu’il ne révèle pas.

En réalité, il y a une seule histoire, celle écrite par Dieu avec la coopération de toutes Ses créatures. C’est un drame magnifique. La Création. Le désordre introduit par le péché humain. Le bienfait [que tire] Dieu de cette faute. L’Incarnation. Le conflit avec le Mal. La Résurrection. Le Christ ressuscité est au centre, et avec Lui, Ses élus. Quand le Corps Mystique du Christ sera complet, toute l’histoire finira. L’histoire profane, écrite par l’homme et ses passions, n’est qu’un élément secondaire dans la grande histoire unique de Dieu.

La clé de cette histoire unique est donnée par St Paul:

"...Tout est à vous … et vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu." (I Co 3, 22b, 23)

Le monde est au bénéfice des fidèles, pour leur enseigner quelque chose, les servir. Les fidèles sont pour le Christ, et le Christ — en tant Homme — est ordonné à Dieu.

Comme le dit St Thomas d’Aquin, le mouvement de l’histoire telle qu’elle est faite par les hommes, n’a pas sa fin en soi, mais en dehors d’elle-même, à savoir : la plénitude du nombre des élus qui amènera le mouvement de toute l’histoire à son terme (De Potentia 3, 10, à 4).

Dieu sait comment faire pour que les desseins pervers des hommes servent exactement à Son dessein. (St Thomas d’Aquin donne l’exemple de Joseph et de ses frères.) L’histoire profane c’est ce que St Augustin met sous la phrase par laquelle il oppose la "Cité de l’Homme" à la "Cité de Dieu." La Bible nous relate l’histoire profane jusqu’à Abram. Après cela, Dieu est aux commandes. C’est l’histoire divine. Il semble que Dieu ait abandonné la Cité de l’Homme à ses dispositions propres. Nous pourrions même nous aventurer à dire que la vie des nations des Gentils est tombée sous [l’emprise du] "Prince de ce monde": non parce qu’elles étaient mauvaises par nature, mais parce que Satan en avait pris possession du fait que l’homme avait cédé à sa suggestion.

St Jean [l’Evangéliste] semble indiquer la logique des grandes lois des civilisations:

Le désir de dominer d’autres nations: "l’orgueil de la vie". Un enrichissement sans limite, avec [pour conséquence] la pauvreté du plus faible: "la concupiscence des yeux". Des rivalités et des jalousies sexuelles: la concupiscence de la chair.

 

St Jean juxtapose histoire divine et histoire profane.

 

"Nous savons que nous sommes de Dieu et que le monde entier gît au pouvoir du Mauvais." (1 Jn 5, 19)

Dans son Epître, St Paul met en opposition la dialectique du monde - c.-à-d., la rivalité entre le Juif et Grec, le Maître et l’Esclave, l’Homme et la Femme — et la Cité de Dieu:

"Car vous êtes tous fils de Dieu, par la foi dans le Christ Jésus. Tous, en effet, vous avez été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ. Il n’y a ni juif ni Grec: ni esclave ni [homme] libre: il n’y a ni mâle ni femelle. Car vous êtes tous un en Christ Jésus. Et si vous êtes du Christ, alors vous êtes de la semence d’Abraham, héritiers selon la Promesse." (Ga 3, 26-29)

Beaucoup d’auteurs montrent que les civilisations déclinent, qu’il y a des lois de naissance, de croissance et de mort des civilisations. Leur erreur commune est de penser que l’histoire profane des nations est la seule histoire. En fait, l’histoire profane contribue à la véritable histoire divine, parce que cette dernière utilise la première. Elle s’y insère et s’y mêle.

"Et nous savons que, pour ceux qui aiment Dieu, tout concourt au bien, pour ceux qui, selon Son dessein, sont appelés à être saints." (Rm 8, 28)

Commentaires de St Thomas d’Aquin :

"Ce qui arrive aux bons, qui sont la part la plus noble de l’univers, ne bénéficie pas aux autres, mais à eux-mêmes. Les réprouvés et les créatures inférieures sont ordonnés au bien des élus."

L’histoire existe pour donner du temps à la prédication de l’Evangile.

"Cet évangile du Royaume sera prêché dans le monde entier, en témoignage pour toutes les nations. Et alors viendra la fin." (Mt 24, 14).

Mais la prédication de l’Evangile est continuellement handicapée par le judaïsme. Ce fait historique nous est relaté par St Paul, particulièrement dans la 1ère Epître aux Thessaloniciens :

"[Eux] qui ont tué tant Jésus que les prophètes, et nous ont persécutés ; ils ne plaisent pas à Dieu et sont ennemis de tous les hommes ; ils nous empêchent  de parler aux Gentils, pour qu’ils puissent être sauvés, pour mettre le comble à leur péché toujours: mais la colère de Dieu est venue sur eux, pour en finir." (1Th 2, 15-16)

"Or, vous, frères, comme Isaac, vous êtes les enfants de la promesse. Mais, comme alors, celui qui était né de la chair persécutait celui qui était [né] de l’esprit, ainsi en est-il encore maintenant." (Ga 4, 28-29)

Tout en s’opposant au mélange du Peuple Juif avec les Chrétiens, l’Eglise catholique exigeait que les juifs soient traités avec respect, en raison de la grandeur de leurs ancêtres : [car c’est un] peuple saint, mais hostile. Quand la ferveur catholique s’est refroidie et que des influences païennes se sont manifestées, les nations chrétiennes ont imprudemment ouvert leur porte aux juifs. De nos jours, les nations n’ont plus d’ambitions missionnaires ni d’objectifs politiques; elles ne sont motivées que par le bien-être économique, auquel elles ne peuvent parvenir sans dépendance à l’égard des juifs.

 

Le mystère de la tension entre le Peuple Juif et les peuples de la Gentilité


St Paul examine cette dispensation mystérieuse de la Providence, dans sa Lettre aux Romains, aux chapitres 9 et 11. Un témoignage supplémentaire de la Sainte Ecriture met en lumière cette tension par rapport à l’histoire.

1. Le Peuple Juif est supérieur au Peuple des Gentils.

"mais gloire, honneur et paix à quiconque fait le bien, au Juif d’abord, et également au Grec." (Rm 2, 9).

"Quel est donc, alors, l’avantage du juif, ou quel profit y a-t-il à être circoncis ? Ils sont grands de toute manière. D’abord, en effet, parce que les paroles de Dieu leur ont été confiées." (Rm 3, 1).

"Et ainsi, Israël sera sauvé, comme il est écrit: Il viendra de Sion, le libérateur, et il chassera l’iniquité de Jacob. Et telle est mon alliance à leur égard: [à savoir, que] j’enlèverai leurs péchés. S’agissant de l’évangile, en effet, ils sont ennemis en raison de vous: mais pour ce qui touche à l’élection, ils sont très chers en raison des pères (Rm 11, 26-28).

2. Mais cette supériorité vient de la foi, pas de la chair. La tentation permanente du Peuple Juif est de penser que cette supériorité vient de la chair. Et, en effet,  il [le peuple juif] est grand, mais seulement parce qu’il devait nous apporter le sauveur.

3. La tension entre Juifs et Gentils et la supériorité du Peuple Juif par rapport au peuple des Gentils prennent fin dans la Chrétienté. Cette fin n’est pas temporelle, mais supra-historique.

"Car vous êtes tous un dans le Christ Jésus." (Ga 3, 28b).

 4. Il y a un mystère concernant le Peuple Juif, à savoir qu’une partie de ce peuple a été rejetée, en sorte que les non-Juifs puissent être sauvés.

"Et Isaïe s’écriait à propos d’Israël: [Même] si le nombre d’enfants d’Israël était comme le sable de la mer, [seul] un reste sera sauvé… comme Isaïe l’a prédit: Si Le Seigneur Sabaoth ne nous avait laissé un germe, nous serions devenus comme Sodome, et nous aurions [eu le sort] de Gomorrhe. Que dire donc ? Que les Gentils, qui n’ont pas suivi [une voie de] justice, ont atteint la justice, mais la justice qui [procède] de la foi." (Rm 9, 27, 29, 30).

"Je dis donc, moi [Paul] : Dieu aurait-il rejeté son peuple ? Dieu nous en garde. Car, moi aussi, je suis Israélite, de la descendance d’Abraham, de la tribu de Benjamin. Dieu n’a pas rejeté son peuple qu’il avait discerné par avance. Ne savez-vous pas ce que l’Ecriture dit d’Elie ; comment il en appelait à Dieu contre Israël ? Seigneur, ils ont assassiné tes prophètes, ils ont abattu tes autels ; et je me retrouve seul, et ils cherchent [à attenter] à ma vie. Mais quelle fut la réponse divine qu’il reçut ? Je me suis réservé sept mille hommes, qui n’ont pas plié les genoux devant Baal. Comme alors, il en est également ainsi au temps présent : il y a un reste sauvé en raison de l’élection par la grâce." (Rm 11, 1-5)

St Paul affirme que les Gentils ont reçu la Foi de manière à provoquer la jalousie du Peuple Juif [qui aspireront] à la recevoir aussi [la foi].

"Je demande donc, [les Juifs] ont-ils trébuché, au point de tomber ? A Dieu ne plaise ! Mais par leur infraction, le salut est advenu aux non-Juifs, de manière à susciter leur émulation à leur égard." (Rm 11, 11).

5. La réprobation d’Israël est permise jusqu’à ce que la plénitude du Peuple des Gentils puisse entrer.

"Car, je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, (de peur que vous vous croyiez sages) : une cécité partielle est advenue en Israël, jusqu’à ce qu’entre la plénitude de la Gentilité." (Rm 11, 25).

6. Jusqu’à cette époque, cependant, le Peuple Juif sera jaloux des Chrétiens [issus] de la Gentilité. Malheureusement, cela ne lui inspirera pas [le désir] de chercher le salut dont bénéficient les chrétiens de la Gentilité, mais le provoquera à l’hostilité.

7. Au cours de l’histoire, certains juifs seront sauvés.

8. Un jour, tout Israël se convertira. (Voir Ps 147 ; Ps 126).

"Maintenant si leur infraction [celle du Peuple Juif] a fait la richesse du monde, et leur diminution, la richesse de la Gentilité, que ne fera pas leur plénitude." (Rm 11, 12).

"Et ainsi tout Israël sera sauvé... " (Rm 11, 26a).

"Ecoutez la parole du Seigneur, Ô vous, nations, et proclamez-le dans les îles qui sont au loin, et dites: Celui qui a dispersé Israël le rassemblera : et il le gardera comme le berger le fait de son troupeau. Car le Seigneur a racheté Jacob, et l’a délivré de la main d’un plus puissant que lui. Et ils viendront, et ils chanteront des louanges dans Sion : et ils se presseront ensemble vers les biens du Seigneur, le maïs, le vin, et l’huile, l’accroissement du bétail et des troupeaux, et leur âme sera comme un jardin arrosé, et ils n’auront plus faim... Ainsi parle Le Seigneur des armées, Dieu d’Israël : "On dira encore cette parole au pays de Juda et dans ses villes quand je ramènerai leur captivité : Que Le Seigneur te bénisse, toi, beauté de justice, sainte montagne! " (Jr 31, 10-12, 23).

"Car je vous le dis, vous ne me verrez plus dorénavant jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit Celui Qui vient au nom du Seigneur." (Mt 23, 39).

"Et ils tomberont sous le fil de l’épée ; et ils seront emmenés captifs dans toutes les nations ; et Jérusalem sera foulée aux pieds par les Gentils ; jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis." (Lc 21, 24).

9. La conversion du Peuple Juif à l’Eglise catholique aura lieu au cours de l’histoire.

10. L’histoire va vers un état eschatologique où le Juif et le Gentil seront un.

"Car c’est lui qui est notre paix, lui qui des deux a fait un, détruisant la barrière qui les séparait, supprimant en sa chair la haine, cette Loi des préceptes avec ses ordonnances, pour créer en sa personne les deux en un seul Homme Nouveau, faire la paix, et les réconcilier avec Dieu, tous deux en un seul Corps, par la Croix: en sa personne il a tué la Haine. Alors il est venu proclamer la paix, paix pour vous qui étiez loin et paix pour ceux qui étaient proches… Car la construction que vous êtes a pour fondations les apôtres et prophètes, et pour pierre d’angle, le Christ Jésus lui-même. En lui toute construction s’ajuste et grandit en un temple saint, dans le Seigneur ; en lui, vous aussi, vous êtes intégrés à la construction pour devenir une demeure de Dieu, dans l’Esprit." (Ep 2, 14-17, 20-22).

 

Le Peuple Juif et la fin des temps

 

Nous devons examiner le rôle du Peuple Juif dans ces derniers événements qui, déjà extérieurs à l’histoire, exercent une attraction gravitationnelle sur toute l’histoire. L’ordre de ces événements semble être:

1. La plénitude des nations (telle que prophétisée par St Paul) qui entrent dans l’Eglise catholique.

2. En même temps, les conversions se multiplient au sein du Peuple Juif. Ces développements rendent furieux le noyau dur central du Judaïsme, et leur propagande intense auprès de la Gentilité est couronnée de succès. Alors, viendra l’Apostasie universelle.

"Que personne ne vous abuse d’aucune manière. Auparavant, doit se produire une rébellion et se révéler l’homme de péché, le fils de perdition, qui s’oppose et s’élève au-dessus de tout ce qui est appelé Dieu, ou est adoré, allant jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se présentant lui-même comme s’il était Dieu." (2Th 2, 3, 4).

3. L’Apostasie sera contemporaine de [la manifestation de] l’Antichrist (2 Th 2, 3). Il sera reconnu comme le messie des Juifs et maître des Gentils. Il réussira par la suggestion de Satan.

4. La conversion du Peuple Juif suivra, principalement par la prédication d’Elie (et d’Enoch).

"Voici que je vous enverrai Elie, le prophète, avant la venue du jour du Seigneur, grand et redoutable. Et il tournera le coeur des pères vers les enfants, et le cœur des  enfants vers leurs pères..." (Ml 4, 5, 6).

5. Et, concomitamment à l’Apostasie et à l’Antichrist, viendra la Grande Tribulation annoncée par notre Seigneur.

"Car il y aura alors une grande tribulation, telle qu’il n’y en a pas eu et qu’il n’y en aura pas depuis le commencement du monde jusqu’à maintenant." (Mt 24, 21)

6. Il s’ensuivra que...

"… le soleil s’obscurcira… Et alors apparaîtra dans le ciel le signe du Fils de l’homme… et ils verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et grande gloire… Et il enverra ses anges avec une trompette et un grand bruit, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, des extrémités des cieux jusqu’à leurs confins. " (Mt 24, 29, 30.31).

7. Puis, le Jugement Général.

"Et quand le fils de l’homme viendra dans sa majesté, et tous les anges avec lui, alors, il s’assiéra sur le siège de sa majesté [jugement]: Et toutes les nations seront rassemblées devant lui, et il les séparera les unes des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs." (Mt 25, 31,32).

8. Mais quand la gloire du Seigneur apparaîtra, les cieux passeront, et la terre se dissoudra.

"Mais le jour du Seigneur viendra comme un voleur, [en ce jour] les cieux se dissiperont avec grande violence, et les éléments se dissoudront dans l’embrasement, et la terre et les œuvres qu’elle contient seront entièrement consumées." (2 P 3, 10).

9. Il y aura un nouveau ciel et une nouvelle terre.

"Mais nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre selon ses promesses, dans lesquelles habitera la justice." (2 P 3, 13).

"Car voici que je crée de nouveaux cieux, et une nouvelle terre: et on ne se souviendra plus des choses anciennes et elles ne remonteront pas à la mémoire." (Is 65, 17).

"Et je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre. Car le premier ciel et la première terre s’en sont allés, et de mer, il n’y en a plus. Et [moi, Jean] je vis la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, descendant du ciel de Dieu, parée comme une jeune mariée pour son époux." (Ap 21, 1, 2)

10. Un banquet éternel dans les cieux.

"Pour que vous puissiez manger et boire à ma table, dans mon royaume: et que vous puissiez siéger sur des trônes, pour juger les douze tribus d’Israël." (Lc 22, 30)

Tout comme Israël a une mission primordiale dans le temps historique, ainsi en a-t-il une lors des événements eschatologiques. Le Peuple Juif est triplement grand: par son nom d’Israël donné par Dieu, par les avantages reçus de Dieu, et parce qu’il a donné chair à Jésus-Christ. Le Peuple des Gentils, greffé sur cet olivier, a aussi une mission à accomplir dans le plan de Dieu : hâter (à son insu) l’évangélisation du monde.

Mais à la fin, quand les nations seront entrées dans le royaume messianique, Israël, à nouveau inséré dans l’Olivier (c.-à-d., l’Eglise catholique), dont il a été partiellement détaché, annoncera, par sa conversion à l’Eglise catholique, le point de départ des grands événements qui prépareront le Second Avènement du Fils de l’Homme. Et lors de l’accomplissement final de l’eschatologie, dans le banquet éternel de la contemplation divine, appelés de l’Orient et de l’Occident [cf. Ba 4, 37], "ils viendront s’asseoir avec Abraham, Isaac, et Jacob dans le Royaume des Cieux." [cf. Lc 13, 28, 29].

 

 

Epilogue

 

Le Peuple Juif est le porteur du salut en Christ. On ne peut évaluer adéquatement le peuple qui nous a donné Marie et Jésus. Avec eux, nous touchons le Divin. Le Peuple Juif aurait dû reconnaître sa petitesse par rapport à eux. Mais une partie d’Israël a été dévorée d’orgueil. Pour des raisons erronées, elle s’est crue plus grande que toutes les autres races, plus grande même que Jésus-Christ et la Bienheureuse Vierge Marie. Se croyant supérieur à tous, [le Peuple Juif] a édifié une barrière autour de lui pour empêcher la contamination par d’autres, et s’est employé à les dominer. Dans le système de grandeur charnelle temporelle qu’ils ont édifié avec les peuples déchristianisés, les Juifs sont les maîtres, et aucun pouvoir ne semble capable de résister à leur puissance cachée.

Alors, les peuples chrétiens doivent-ils se résigner à un esclavage dégradant ? En aucun cas.

La vie catholique peut se récapituler de la manière suivante :

"Jésus lui dit: Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. C’est le plus grand et le premier commandement. Et le second lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » (Mt 22, 37-39).

Aimer signifie chercher le bien de ceux que nous aimons, à savoir, le bien de Dieu, qui est que Son Nom soit glorifié par l’accomplissement de Sa volonté, et le bien de l’homme, qui est que lui soient donnés tous les droits qui lui sont nécessaires pour obtenir son bien-être temporel et éternel. Les infractions à ces "biens" doivent être empêchées et/ou punies par l’autorité responsable. La charité, rappelons-le, n’est pas de la sentimentalité. Elle doit chercher le vrai bien des autres et détester le mal.

Si l’on a compris cela, on peut faire obstacle aux ambitions du Peuple Juif de deux manières simultanément. Premièrement, la vie catholique des nations de la Gentilité doit être raffermie. Puisqu’il y a une loi théologique prouvée par l’histoire, selon laquelle la déchristianisation permet la suprématie du Judaïsme, la restauration de l’esprit catholique dans la vie privée et publique est la seule manière de garantir son déclin [celui du judaïsme]. Deuxièmement, il faut résister aux actes d’agression du Judaïsme. Une stratégie caractéristique du Judaïsme est d’agir de manière mensongère.

"Vous êtes de votre père, le diable, et vous accomplirez les désirs de votre père. Il était meurtrier depuis le commencement, et il ne s’est pas maintenu dans la vérité ; parce que la vérité n’était pas en lui. Quand il profère un mensonge, il parle de son propre fond: car c’est un menteur, et il [est] le père [du mensonge]." (Jn 8, 44).

Les chrétiens de la Gentilité sont éradiqués, sous prétexte de sécurité, asservis au nom de la liberté, méprisés, sous prétexte de fraternité, tenus en sujétion, sous l’apparence de l’égalité (de démocratie), volés, sous prétexte de leur accorder un crédit, enténébrés sous prétexte de les éclairer.

Il est impensable, pour des catholiques, que le Peuple Juif soit réprimé simplement du fait qu’il est Juif. L’argumentation catholique n’est pas hostile à la Judéité en tant que telle. C’est plutôt une défense du véritable héritage juif, dont la gloire est Jésus-Christ et la Bienheureuse Vierge bénie Marie.

"Les juifs ne doivent pas être persécutés ni poursuivis comme des bêtes... Ils sont les preuves vivantes qui nous rappellent la Passion de notre Seigneur. En outre, ils sont dispersés dans le monde de telle sorte que, tout en payant pour un tel crime, ils puissent être les témoins de notre rédemption." (St Bernard de Clairvaux, Lettre 363)

"L’Eglise [catholique] triomphe des Juifs, de manière plus noble, en leur montrant leurs erreurs, ou en les convertissant, qu’en les tuant. Ce n’est pas en vain que l’Eglise a des prières pour les juifs incrédules: car il serait vain de prier pour eux si nous n’espérions pas qu’ils puissent en venir à croire." (St Bernard de Clairvaux, Lettre 365)

L’église catholique défend le véritable legs juif, à savoir, les principes du christianisme, en proscrivant son infection par le pharisaïsme. C’est la prière de l’Eglise catholique, que les vrais Israélites comprennent qu’ils ne peuvent pas parvenir à la véritable grandeur de leur peuple, tant qu’ils ne prendront pas eux-mêmes les armes pour éliminer du milieu d’eux le levain des Pharisiens qui les pervertit, et n’adhéreront pas à Celui qui est venu pour sauver tous les hommes.

 

Révérends Pères Michael Crowdy et Kenneth Novak

 

Mis en ligne le 16 mars 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org