Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
Contentieux palestino-israélien

Rôle des groupes islamiques radicaux en Israël et impact sur la coexistence israélo-arabe, M. Kedar
24/03/2009

Toute notre reconnaissance à Marc Brzustowski, qui a assume ce labeur de traduction. (Menahem Macina).

[*] Voir, du même auteur : "La notion de compromis est étrangère à la culture politique du Moyen-Orient" (janv. 2001); "Comment Jérusalem est-elle devenue aussi sacrée pour les Musulmans?" (01.11.2000); "A propos de l’accord dit de Hudaybiyya" (23.06.02). Voir aussi : Sh. Blum, "Mordekhai Kedar rive son clou à Aljazeera à propos de Jérusalem" (15.06.08).

23/03/09

 

Source : JCPA Vol. 8, No. 24   20 March 2009

Texte original : "The Role of Radical Islamic Groups in Israel: Implications for Israeli-Arab Coexistence".


Traduction française : Marc Brzustowski pour upjf.org


Résumé :

  • Nombreux sont ceux dans le monde musulman qui ont ressenti une humiliation profonde à cause de (la politique de) George W. Bush. Selon la vision islamique, l’islam est venu au monde pour remplacer le Judaïsme et le Christianisme, et, tout d’un coup, est arrivé un Président de religion chrétienne qui occupe l’Irak, la capitale du Califat islamique abbasside et le cœur battant de l’histoire arabe. Si bien que le départ de Bush du Bureau Ovale a été perçu comme une victoire d’Allah sur les croisés modernes.
  • La question cruciale demeure : à qui appartient ce pays (Israël) ? Selon le récit arabe, il a été un pays arabe islamique depuis la période d’Omar, le Calife qui conquit le pays au 7ème siècle. Selon la tradition islamique, il est dit que tout le pays entre la Mer Méditerranée et le Jourdain est un territoire du Waqf, ce qui veut dire qu’il appartient pour toujours aux Musulmans du monde entier, et que personne d’autre ne pourra jamais en prendre possession.
  • Selon l’islam, cette terre ne peut avoir qu’un destin: devenir islamique, et elle ne pourra jamais suivre une autre voie, tout comme l’Espagne, la Sicile et certaines régions des Balkans, qui, à différents stades de l’histoire, ont été des territoires de l’islam. C’est pourquoi le Hamas et les Frères Musulmans égyptiens sont incapables d’envisager même de reconnaître le droit d’Israël à exister en tant qu’Etat juif sur la terre de Palestine.
  • Dans le même temps, les Juifs perçoivent ce pays comme étant le leur. Du point de vue juif, ce pays était peuplé de Juifs et deux royaumes juifs se trouvaient là 1900 ans auparavant et par la suite. Nous autres Juifs, avons été expulsés sans aucune justification et sommes revenus dans notre pays. C’est ce qui donne sa légitimité à la fondation par les Juifs de leur Etat à cet endroit, et pas en Ouganda, en Argentine ou au Birobidjan. Il apparaît même dans le Coran que ce pays fut donné aux Juifs.
  • En 2006, un document, approuvé par le Comité des autorités arabes locales en Israël, s’intitulait : « La vision de l’avenir des Arabes Palestiniens en Israël et de leurs relations avec l’Etat » - et s’ouvrait par cette déclaration : « Israël est le résultat d’une action colonialiste initiée par les élites juives-sionistes en Europe et en Occident ».
  • Désigner Israël comme un Etat “colonialiste” relève d’un déni complet de l’histoire juive et fait écho à l’approche islamique de l’histoire juive. Selon cette approche, depuis que l’islam s’est révélé au monde en l’an 622, lors de l’Hégire [= exode] de Mahomet de la Mecque à Médine, toute l’histoire qui précède cette époque a perdu son sens ou sa signification.


La fin de l’Administration Bush – Une victoire pour Allah

Certains, dans le monde arabe, ont été très satisfaits par (les résultats de) l’élection américaine, parce que cela signifiait pour eux la fin de l’Administration Bush. Beaucoup dans le monde arabe, ont ressenti, par-dessus tout, une profonde humiliation à cause (de la politique de) de George W. Bush. La vision islamique du monde est que l’islam est venu au monde pour remplacer le judaïsme et le christianisme, et non pour vivre côte-à-côte avec eux. Et soudain, est venu un Président, de religion chrétienne, qui occupe l’Irak, le cœur vibrant de l’histoire arabe, la capitale de la dynastie abbasside, qui, durant 500 ans, a régi l’empire islamique. Après quelques jours de combat dans Bagdad, cette ville est tombée sous la loi infidèle des Américains.

Bush a déclaré, aussitôt après le 11 septembre 2001, que les Américains étaient engagés dans une « croisade ». Immédiatement, ses conseillers lui ont recommandé de ne pas employer ce mot parce qu’il rappelait aux musulmans le royaume croisé d’il y a 800 ans, renversé par leur héros, Saladin. Mais sa déclaration était enregistrée et Al-Jazeera a continué à la diffuser. Les musulmans l’ont perçue d’un point de vue religieux, et beaucoup voient ce qui continue de se dérouler dans la région comme une sorte de test pour savoir quel Dieu est le plus puissant : Allah, ou le Dieu chrétien. C’est ainsi que bien trop de gens au Moyen-Orient voient les choses actuellement. Aussi, lorsque Bush a quitté le Bureau ovale, cela a été perçu comme une sorte de victoire pour Allah.

Une des différences majeures entre les sociétés moyen-orientales et occidentales réside dans le rôle qu’y joue la religion. Nous avons été élevés suivant la notion d’une séparation entre l’Eglise et l’Etat, que l’Etat s’impose à tous et que la religion est l’affaire intérieure de chaque individu. Cela peut être juste en Occident, mais n’est pas exact dans le monde arabe. Au Moyen-Orient, presque tout est relié à la religion.


Les minorités arabes en Israël.

A l’intérieur d’Israël, il existe un certain nombre de minorités arabes. Elles sont musulmanes, druzes et chrétiennes, d’un point de vue religieux. Il y a des Bédouins qui vivent dans le désert, ce qui correspond à une culture ; des paysans ruraux, et c’est une autre culture ; et ceux qui demeurent dans les villes, certains dans des villes arabes ou d’autres dans des villes mixtes, ce qui est encore une autre forme de culture. Aussi, ne peut-on regarder les minorités arabes en Israël d’un seul tenant. On doit les considérer de différentes manières parce qu’elles sont différentes et qu’elles ne se considèrent pas elles-mêmes comme formant un seul groupe du même peuple.

On peut le voir dans le pourcentage de ceux qui votent. Le pourcentage d’Arabes qui votent pour les partis arabes à la Knesset n’est que de 50%. Le secteur arabe en Israël représente 20% de la population, ce qui veut dire qu’en théorie les partis arabes pourraient disposer de 24 membres, soit un cinquième des 120 membres de la Knesset. Cependant, le nombre actuel de membres arabes de la Knesset se situe aux environs de 10, et il en a été ainsi depuis des années. De nombreux arabes ne votent même pas ; ils ne perçoivent pas la Knesset comme un organisme qui puisse les représenter. De plus, la mouvance radicale du mouvement islamique appelle sans cesse ses adhérents à ne pas voter pour la Knesset, parce que cela donne une sorte de label d’approbation à l’Etat d’Israël, qui n’a pas, à leurs yeux, d’existence légitime.


Les émeutes de St Jean d’Acre d’octobre 2008 : pourquoi ne se sont-elles pas étendues?

En octobre 2008, dans la ville mixte de St Jean d’Acre, une voiture conduite par un Arabe entra dans un quartier juif, la nuit de Yom Kippour. Cela déclencha cinq jours de violence, de manifestations, pendant lesquelles des boutiques ont été forcées et des appartements et maisons, incendiées.

Durant les émeutes, le Jihad islamique et le Hamas ont appelé les Arabes d’Israël à faire la même chose dans toutes les autres villes mixtes comme Jaffa, Ramla et Lod. Ils ont tenté de propager cette situation partout, mais cela n’a pas marché. Les appels à étendre les émeutes à d’autres zones d’Israël sont restés sans réponse. Pourquoi ces violences ne se sont-elles pas répandues ? Parce qu’à la fin de la journée, Juifs et Arabes tous ensemble ont réalisé que la coexistence est préférable au conflit.


A qui le pays appartient-il vraiment ?

A Jaffa, juste à côté de Tel Aviv, des processus se développent, que les Arabes n’aiment pas du tout. L’Etat saisit des propriétés et les transfère à des contractants qui construisent de nouvelles habitations luxueuses en bord de mer, principalement pour des Juifs, et cela provoque un vif ressentiment parmi les Arabes qui résident là. Cela illustre la question-clé et le fond du problème : à qui ce pays appartient-il ? Toute autre question découle de celle-là.

Selon le narratif arabe, il a été un Etat arabe islamique depuis la période d’Omar, le calife qui a conquis le pays dans le second quart du 7ème siècle. Selon la tradition orale islamique, il est dit que le pays appartient aux musulmans du monde entier et que personne d’autre ne pourra jamais en prendre possession. Aussi, comment se fait-il que les Juifs soient venus aux dix-neuvième ou vingtième siècles pour y acheter des terres et y établir un Etat juif indépendant, tel qu’il n’a aucune légitimité à exister sur un territoire islamique ? Il en fut de même pour l’Espagne, la Sicile, certaines zones des Balkans, qui, à différents moments de l’histoire, furent des terres de l’islam. Selon l’islam, la terre ne peut avoir qu’un seul destin: devenir islamique, et il ne peut en être autrement.

Les différentes branches des Frères Musulmans croient que l’Etat d’Israël - ou l’Etat Juif - n’a, dès son origine, aucun droit à exister. C’est pourquoi le Hamas et les Frères Musulmans égyptiens ne peuvent même pas envisager de reconnaître le droit à l’existence d’Israël. Une trêve temporaire de dix ou vingt ans peut être offerte aux infidèles lorsque les Musulmans ne sont pas assez puissants pour conquérir leurs territoires, jusqu’à ce qu’Allah apporte aux musulmans la capacité de le faire.

Les Frères Musulmans perçoivent l’Etat Juif en Israël comme s’ils occupaient le pays et l’avaient arraché du sein de l‘islam, tel qu’il existait jusqu’en 1948. Lorsqu’on demande à qui appartient le pays, tel est le fondement de la perspective islamique.

Dans le même temps, les Juifs ressentent que ce pays leur revient. Du point de vue juif, ce pays était peuplé de Juifs et deux royaumes juifs se trouvaient là 1900 ans auparavant et par la suite. Nous autres Juifs, avons été expulsés sans justification et sommes revenus dans notre pays. C’est ce qui donne sa légitimité à la fondation par les Juifs de leur Etat à cet endroit et non pas en Ouganda, en Argentine ou au Birobidjan. Il apparaît même, dans le Coran, que ce pays fut donné aux Juifs.

Nous disons aujourd’hui que ces deux narratifs s’affrontent. Le récit islamique dit que ce pays est islamique et le narratif juif soutient que ce pays appartient aux Juifs. Cependant, bien que nous voulions conserver le caractère juif de notre Etat, la plupart d’entre nous n’ont pas le désir d’en chasser à coups de pied les Arabes qui vivent ici.

La lutte entre les narratifs est un problème avec lequel nous devons vivre. Il existe des problèmes dans la vie qui ne peuvent être résolus, et la contradiction entre ces deux narratifs ne peut être résolue.


La vision de l’avenir des Arabes Palestiniens en Israël.

En 2006, un groupe de quarante intellectuels, politiciens et conférenciers universitaires arabes libéraux a publié un document très intéressant, en hébreu et en arabe. Ce document, approuvé par le Comité des autorités arabes locales d’Israël – l’organisme le plus prestigieux des Arabes en Israël – était intitulé : « La vision de l’avenir des Arabes Palestiniens en Israël et leurs relations avec l’Etat ».

On pouvait lire dans sa déclaration liminaire : « Israël est le résultat d’une action colonialiste initiée par les élites juives sionistes d’Europe et d’Occident. (Il) fut instauré avec l’aide des Etats colonialistes britanniques et français, fut renforcé par le flux migratoire de Juifs en Palestine, qui fut essentiellement la conséquence de la Seconde Guerre mondiale et de la Shoah ». Au moins, ces gens reconnaissent-ils le fait qu’il y a eu un génocide. Dans bien des endroits, les Arabes nient même cette réalité.

De plus, le Sheikh Ibrahim Sarsour, Président de la Liste Arabe Unie, le parti arabe le plus important, lors des élections du 10 février 2009 à la Knesset, a déclaré dans un discours : « Le fait de participer aux élections à la Knesset n’abolit pas notre idéologie concernant la loi de la terre, ou au moins concernant la terre arabe et islamique, qui doit être islamique et dirigée par le Calife » 1. Le parti a remporté 113.954 votes et 4 sièges.

 

Dans le narratif musulman, l’histoire commence en 622 de l’ère ordinaire

Définir Israël comme un Etat colonialiste, c’est saper la légitimité d’Israël en tant qu’Etat du peuple juif, qui se perçoit lui-même comme propriétaire de ce pays. Cela traduit un déni complet de l’histoire juive et fait écho à l’approche islamique de l’histoire juive. Selon cette approche, depuis que l’islam est apparu dans le monde, en l’an 622 de l’ère ordinaire, avec l’Hégire [= exode] de Mahomet de la Mecque à Médine, toute l’histoire précédant cette période a perdu son sens ou sa signification. Même s’agissant des prophètes – Abraham, Isaac, Jacob, David, Salomon, Jésus –, tous deviennent musulmans, selon le narratif islamique. Aussi, puisque l’islam dénie ce qui s’est passé avant l’islam, il peut dire qu’Israël est le produit d’une action colonialiste, parce que le fait que les Juifs étaient là il y a 1900 ans, avant l’Islam, n’a plus de sens dès lors que cela s’est passé avant la révélation de l’islam au monde.

Cela nous conduit à la façon dont l’islam, en tant que religion, perçoit l’Etat d’Israël et son existence sur la terre de ce waqf. Le document des Arabes d’Israël, que nous avons mentionné ci-dessus, est perclus d’expressions stigmatisant l’illégitimité extrême de l’entité israélienne et soulignant le fait que les Arabes en sont les autochtones. C’est la manière dont ils perçoivent l’Etat au sein duquel ils vivent.

Quels autres Etats ont à se mesurer au fait qu’une minorité significative nie la légitimité la plus élémentaire de l’Etat ? Même les musulmans de Grande-Bretagne ou de France n’en sont pas encore au point où ils nient la légitimité de ces Etats, mais ici, en Israël, ils se sentent libres de le faire.


Les Palestiniens sont-ils réellement les autochtones ?

Mais les Palestiniens sont-ils réellement les autochtones (de ce pays) ? Beaucoup de Palestiniens, même en Israël, portent des noms comme al-Masri (originaire d’Egypte), al-Iraqi ou al-Tarabulsi (originaire de Tripoli, au nord du Liban). Le Ministre chargé des réfugiés dans l’Autorité Palestinienne s’appelle Abdallah al-Horani, ce qui veut dire que lui-même ou ses parents sont venus d’al-Horan, dans le Sud de la Syrie. Ils ne sont pas originaires de cet endroit [Palestine], ils y ont émigré, et leurs noms de famille reflètent le nom du lieu d’où ils proviennent. Depuis quand sont-ils Palestiniens ?

Qu’en est-il des Palestiniens qui vivent actuellement au Liban et en Cisjordanie, et qui sont encore dans des camps de réfugiés soixante ans après 1948 ? Où, dans le monde, voit-on des camps de réfugiés soixante ans durant ? Mais encore, où s’applique le droit au retour de ceux qui proviennent d’Irak, d’Egypte, du Liban, de Jordanie ou de Syrie ? A Haïfa, où ils ont travaillé quelques années pour les Anglais, qui les ont fait venir de Syrie pour les employer dans le port, ou en Syrie et dans les autres pays arabes d’où ils sont issus ? Le monde a pris pour argent comptant ce slogan [droit au retour] à propos des réfugiés palestiniens, sans vérifier d’où ils provenaient, à l’origine.


Les seuls Arabes qui vivent en démocratie sont ceux d’Israël

Actuellement, la majorité des Arabes vivent soit dans des dictatures arabes, soit dans des démocraties, mais en tant qu’exilés. Il n’y a pas d’Etat arabe qui soit une véritable démocratie. Le seul groupe arabe significatif qui vit en démocratie, ce sont les Arabes d’Israël. Et j’ajoute que la grande majorité (d’entre eux) ne veulent pas renverser cet Etat au profit d’un Etat arabe. Très peu d’entre eux souhaitent vivre dans un Etat arabe. En Israël, chacun est libre d’émigrer, mais il n’y a pas d’Arabes en liste d’attente pour émigrer vers d’autres pays. Ils connaissent exactement la situation parce qu’ils voient, nuit et jour, sur la chaîne Al-Jazeera, ce qui se passe partout ailleurs dans le monde arabe. En Egypte, la moitié de la population vit dans des quartiers insalubres, sans eau courante ni électricité, sans système d’épuration (des eaux usées), sans infrastructure, sans routes carossables, ni santé publique. Personne, dans le secteur arabe d’Israël, ne vit dans de telles conditions, excepté quelques Bédouins dans le Néguev, qui ont choisi de leur plein gré la culture du désert.

Le secteur arabe en Israël ne veut pour rien au monde transformer l’endroit où ils vivent en un Etat arabe. Peut-être quelques militants du mouvement islamique voudraient avoir ici un Etat islamique, de la même façon qu’ils souhaiteraient qu’il y ait partout un Etat islamique pour chasser les régimes arabes et instaurer un Califat à leur place. Mais la majorité des Arabes d’Israël préfèrent encore la situation actuelle, puisque, en dépit des quelques discriminations dont ils sont victimes, vivre en Israël reste encore, et de loin, préférable à la vie dans n’importe quel Etat arabe du Moyen-Orient.

Les Arabes d’Israël sont bien plus clairvoyants que leurs frères au sein de l’Autorité Palestinienne. Les musulmans d’Israël observent ce qui se passe à Gaza et n’envient pas du tout ceux qui y vivent. Ils n’envient pas davantage le peuple d’Iran sous le régime des Ayatollahs, où 95% des Iraniens demeurent des laïques. Et ils ne souhaitent pas non plus vivre comme les Chi’ites du Liban. Les citoyens arabes israéliens sont bien plus avisés que cela. Ils savent exactement quelle est l’alternative à leur situation actuelle.

 

Dr Mordechai Kedar *


*     *     *

Note

1. Voir : יו"ר מפלגת רע"מ נגד ה"ציוניזציה" והמערב. Le thème du Califat n’est pas mentionné dans la plateforme officielle du Parti.


*     *    *

© JCPA


Le Lieutenant-Colonel (de réserve), Dr Mordehaï Kedar a servi dans le service de renseignement de Tsahal (Forces de Défense d’Israël) durant 25 ans, spécialisé dans l’analyse du discours politique arabe, les mass-médias arabes, les groupes islamiques et l’arène politique intérieure en Syrie. Le Docteur Kedar enseigne au Département de la culture arabe de l’Université Bar-Ilan et est chercheur associé du Centre d’Etudes Stratégiques Begin-Sadate (BESA). Ce point bref de
Jerusalem  sur la question est fondé sur sa présentation à l’Institut des Affaires Contemporaines de Jérusalem, le 5 novembre 2008.

---------------------------------


Mis en ligne le 23 mars 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org