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Le monde veut un Etat palestinien, rappelle Pérès à Netanyahu
02/04/2009

Il est à peine nécesssaire, je pense, de préciser que je ne reprends pas à mon compte les analyses de l’auteur de cet article, que je ne reproduis que par souci d’information. (Menahem Macina).

02/04/09

Source : L’Express

Par Reuters, publié le 01/04/2009 à 10:33 - mis à jour le 01/04/2009 à 13:02

JERUSALEM - Le président israélien Shimon Pérès a rappelé à Benjamin Netanyahu que la communauté internationale était favorable à la création d’un Etat palestinien, idée que le nouveau Premier ministre ne semble pas décidé à reprendre à son compte.

Photo de famille du nouveau gouvernement israélien à Jérusalem. Le président israélien Shimon Pérès (au premier plan, à droite) a rappelé à Benjamin Netanyahu (au premier plan, à gauche) que le monde était favorable à la création d’un Etat palestinien, une idée que le nouveau Premier ministre ne semble pas décidé à reprendre à son compte. (Reuters/Baz Ratner)

"Le gouvernement que vous dirigez doit faire un suprême effort pour faire avancer le processus de paix sur tous les fronts", a dit Peres à la cérémonie de passation des pouvoirs entre le chef de l’équipe sortante, Ehud Olmert, et Netanyahu.

"Le gouvernement sortant a adopté l’idée de deux Etats pour deux peuples, défendue par l’administration américaine et acceptée par une majorité de pays à travers le monde", a souligné le chef de l’Etat israélien.

"Votre gouvernement doit déterminer quelle sera la forme de la réalité future", a-t-il ajouté sans toutefois demander explicitement au nouveau Premier ministre de se prononcer pour la création d’un Etat palestinien aux côtés d’Israël.

Shimon Pérès a également évoqué l’initiative de paix arabe pour le Proche-Orient, avancée par les Saoudiens dès 2002, qui prévoit une normalisation des rapports entre le monde arabe et Israël en échange d’un Etat palestinien et d’un retrait israélien de tous les territoires occupés en juin 1967.

"Je ne vois pas ce qu’il peut y avoir de mieux que la paix, notamment depuis qu’à ce besoin de paix des Arabes s’ajoute la menace que fait peser l’Iran sur les pays arabes de la région", a-t-il dit.

Interrogé par des journalistes, Benjamin Netanyahu est resté vague. "J’ai écouté avec attention. Je suis guidé par le sens des responsabilités et la nécessité qu’il y a pour nous à rester unis", a-t-il dit.

VISITE AU MUR DES LAMENTATIONS

Comme le font traditionnellement les nouveaux Premiers ministres israéliens, Benjamin Netanyahu s’est rendu ensuite, avec sa femme et ses deux fils adolescents, au Mur des lamentations, l’un des lieux les plus révérés du judaïsme. Il y a placé une prière manuscrite dans une fissure.

"Nous le protégerons", a-t-il déclaré au rabbin responsable du Mur, situé à l’intérieur de la Vieille ville de Jérusalem. La ville, conquise par Israël en 1967, abrite des lieux saints juifs, chrétiens et musulmans.

Israël considère l’ensemble de Jérusalem comme sa capitale et Netanyahu s’est engagé à ne jamais en céder le contrôle. Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’Etat qu’ils espèrent créer en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

Benjamin Netanyahu a prêté serment mardi soir après avoir obtenu la confiance de la Knesset.

Dans son discours d’investiture, le chef de file du Likoud, qui prend la tête d’une coalition hétéroclite fortement ancrée à droite, a assuré que la paix avec les Palestiniens était possible.

Mais au terme de dix ans de traversée du désert, "Bibi" ne semble toutefois pas plus disposé aujourd’hui à leur reconnaître le droit à un Etat indépendant et viable.

La perspective leur en paraît d’autant plus éloignée que la coalition de Netanyahu réunit tout à la fois le Parti travailliste, partisan de la création d’un tel Etat, et la petite formation extrémiste Foyer juif, qui y est hostile.

Le président palestinien Mahmoud Abbas, répondant à Netanyahu, a déclaré à la télévision palestinienne : "Cet homme ne croit pas à la paix, aussi comment pouvons-nous traiter avec lui ?"

Le monde, a dit Abbas, "doit déclarer à Israël qu’il doit accepter une solution à deux Etats".

Lors de la cérémonie organisée à la résidence officielle du président, Benjamin Netanyahu n’est pas revenu sur ses projets politiques, se contentant de lancer : "Nous devons relever nos manches et nous mettre au travail."

Des responsables israéliens ont laissé entendre que Netanyahu pourrait conférer au chef de l’Etat un rôle dans la diplomatie régionale, en partie pour atténuer le fait que le dirigeant d’extrême droite Avigdor Lieberman est aujourd’hui ministre des Affaires étrangères.

© L’Express

 

Mis en ligne le 2 avril 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org