Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
Médias
Désinformation

La vérité sur la mort d’Ilan Halimi
02/04/2009

02.04.2009

Source : Blog "Vu de Jérusalem"

L’article de Libération, reproduit ci-dessous, insiste sur les critiques émises par Ruth Halimi, dans le livre qu’elle publie aujourd’hui, contre la police. En réalité, ces critiques mettent en cause non seulement la police, mais l’attitude de l’échelon politique tout entier, qui n’a pas su prendre la mesure de la gravité de l’événement et combattre l’antisémitisme, avant, pendant, et même après l’assassinat d’Ilan Halimi (HYD)... L’antisémitisme, en France aujourd’hui, que les médias comme Libération s’efforcent toujours de minimiser ou de "contextualiser" ("l’importation du conflit israélo-palestinien", importé notamment par ceux qui collectent des fonds pour le Hamas, comme l’UOIF et le CBSP auquel Youssouf Fofana donnait de l’argent, ou par ceux qui prétendent boycotter les produits agricoles israéliens vendus chez CARREFOUR) cet antisémitisme tue ! (P.I.L 

Ilan Alimi.jpg

Article de LIBERATION

La mère d’Ilan Halimi met en cause les erreurs de la police

Ruth Halimi, la mère d’Ilan Halimi, le jeune homme juif séquestré pendant 24 jours avant d’être assassiné, met en cause les méthodes d’enquête de la police dans un livre publié aujourd’hui.

Intitulé «24 jours, la vérité sur la mort d’Ilan Halimi», ce livre écrit en collaboration avec la romancière Emilie Frèche retrace les angoisses de cette mère depuis l’enlèvement de son fils le 20 janvier 2006, jusqu’à la découverte le 13 février de son corps torturé au bord d’une route de banlieue.

Tenue au silence par la police judiciaire (qui n’alerte ni les médias ni les commissariats) la famille d’Ilan recevra près de 700 appels téléphoniques des auteurs de ce rapt sanglant, dont Youssouf Fofana et 27 autres membres présumés du «gang des Barbares» répondront devant la cour d’assises des mineurs de Paris à partir du 29 avril.

Erreurs en série des enquêteurs

Première erreur des enquêteurs, selon la mère d’Ilan: «ils n’envisagent pas un seul instant» que le preneur d’otage, appelant d’Abidjan, puisse faire des allers-retours entre la France et la Côte d’Ivoire, trajets que Youssouf Fofana effectuera deux fois durant le rapt.

Ils «ne pensent ni à examiner les vols en partance vers Abidjan, ni à informer la police des frontières», regrette-t-elle, dénonçant aussi leur «grosse erreur» de ne pas «croire un instant» que le ravisseur finira par tuer. «Ils se sont dramatiquement mépris sur le profil de cet homme».

Durant le rapt, raconte-t-elle, Youssouf Fofana est interpellé à Paris pour un contrôle, mais «comme les officiers n’ont pas été informés de l’affaire qui mobilise tout le quai des Orfèvres, ils laissent repartir ce parfait suspect !»

Dans le même registre, elle regrette aussi une arrestation ratée dans un cybercafé du XIVe arrondissement (la police investit une mauvaise adresse) ou les policiers de Bagneux qui ne reconnaissent pas un cliché du suspect, alors que trois semaines plus tôt, il «passait pourtant une nuit dans leur geôle» pour possession d’arme blanche.

Dans le livre, elle énumère les «fausses pistes» comme celles d’un cabaret de strip-tease ou du milieu du rap qui fera perdre du temps. Selon elle, les enquêteurs n’ont pas pris en compte de la «haine antisémite» du ravisseur.

«24 jours, la vérité sur la mort d’Ilan Halimi», Seuil, 190 pages, 17,80 euros.


© Libération

 


Mis en ligne le 2 avril 2009, par
M. Macina, sur le site upjf.org