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Ahmadinejad

Paris dénonce l’"appel à la haine raciste" d’Ahmadinejad
21/04/2009

C’était prévisible. Mais, à la limite, c’est mieux ainsi. Les choses sont claires. Peut-on espérer que le monde aura compris à qui Israël a affaire, et que l’Etat Juif est sérieux lorsqu’il affirme, et ce depuis des années que cet homme est incontrôlable et représente une menace non seulement pour Israël, mais pour le monde. (Menahem Macina).

20/04/09

Source : Site de L’Express

Nicolas Sarkozy dénonce un "appel intolérable à la haine raciste" après le discours du président iranien devant la conférence de l’Onu sur le racisme, qui a accusé le gouvernement israélien de racisme envers les Palestiniens, entraînant le départ de plusieurs délégués, notamment ceux de la France et de l’Union européenne. (Reuters/Denis Balibouse).

 

Mahmoud Ahmadinejad a accusé le gouvernement israélien de racisme envers les Palestiniens "en prenant comme prétexte la souffrance des Juifs", provoquant le départ de plusieurs délégués, notamment ceux de l’Union européenne.

Le discours du président iranien est un "appel intolérable à la haine raciste, il bafoue les idéaux et les valeurs inscrites dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme", déclare le chef de l’Etat français dans un communiqué.

Le président français "condamne totalement" les propos de Mahmoud Ahmadinejad et appelle à une réaction "d’extrême fermeté de l’Union européenne".

Les Etats-Unis, les Pays-Bas, l’Australie et l’Allemagne, ainsi que le Canada, l’Italie et Israël avaient décidé le boycottage de la conférence, craignant qu’elle ne serve de tremplin à des critiques sans mesure contre Israël.

La France avait annoncé sa participation lundi matin, prévenant qu’à la première "provocation", elle quitterait la salle.

"J’ai indiqué très clairement que la France ne tolérerait pas que quiconque prenne la conférence en otage et s’en serve comme d’une tribune pour tenir des propos haineux", explique le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, dans un communiqué.

CELA "DÉPASSE CE QUE NOUS REDOUTIONS"

Pour Bernard Kouchner, "ce geste de protestation" doit provoquer une "prise de conscience" internationale.

"Face à des attitudes comme celle que vient d’adopter le président iranien, aucun compromis n’est possible", insiste-t-il.

Le Parti socialiste avait réclamé le départ de la délégation française pendant le discours iranien "pour marquer fortement la condamnation par la France des attaques et débordements dont il est coutumier".

La France était représentée à la conférence de "Durban II" par son ambassadeur auprès des Nations unies à Genève, Jean-Baptiste Mattei qui a été un des premiers à quitter la salle.

"Il est dommage que M. Ahmadinejad tente de prendre cette conférence en otage", a-t-il déclaré à sa sortie. "Nous sommes prêts à des discussions sérieuses mais ce qui vient de se passer dépasse ce que nous redoutions".

Les Nations unies organisent la conférence de "Durban II" dans l’espoir de surmonter les séquelles laissées par son premier forum sur le racisme tenu en 2001 en Afrique du Sud. Israël et les Etats-Unis s’en étaient retirés parce que des pays arabes avaient tenté d’y assimiler le sionisme au racisme.

Bien qu’il ne fasse pas allusion à Israël et au Proche-Orient, le texte négocié cette année "réaffirme" le contenu d’une déclaration adoptée à Durban qui fustigeait l’Etat juif.

Après de longues discussions, le projet de déclaration finale rédigé la semaine dernière est "acceptable", avait cependant défendu Bernard Kouchner dans la matinée.

"Israël n’est pas stigmatisé, la diffamation des religions (...) n’est pas mentionnée, la liberté d’expression est réaffirmée", avait-il expliqué sur France Info.

Le PS français réclame que la condamnation de l’antisémitisme et de l’Holocauste ainsi que le refus de toute discrimination, notamment à l’égard des femmes et des homosexuels figurent "explicitement" dans la déclaration finale.

 

© L’Express.fr

 

Mis en ligne le 20 avril 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org