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Etats-Unis

Obama en action, Victor Perez
20/04/2009

19/04/09

 

Barak Hussein Obama l’a dit et répété lors de sa campagne, il sera l’antithèse de son prédécesseur et le Président américain qui résoudra les problèmes de la planète par la voie du dialogue.

 

Ainsi, au lendemain de son installation à la Maison Blanche, il fit son  premier discours public à destination de la communauté musulmane internationale, où il reconnaissait son apport dans la création et la réalisation des Etats-Unis. Certains cherchent encore cette contribution, et hormis le commerce d’esclave, ils n’ont encore rien trouvé de tangible ! Mais Al-Qaïda a reçu, cinq sur cinq, le message présidentiel et Ayman Zawahiri en rit encore.

 

B.H. Obama, s’adressa ensuite à l’Iran lors de son nouvel an, proposa de lui « tendre sa main » et signifia être prêt à un dialogue direct si «  le poing iranien se desserre » un tant soi peu. Aux dernières nouvelles, l’Iran serre toujours les deux poings, continue l’enrichissement d’uranium - à des « fins civiles » - condamne judiciairement une journaliste irano-américaine à huit années d’emprisonnement pour cause d’espionnage, et Obama se tâte, tout de même, au dialogue sans condition !

 

Au vu de son "doigté" politique, la Corée du Nord a maintenu son tir de missile balistique, censé mettre sur orbite un satellite, malgré les menaces de condamnation de la part du Conseil de Sécurité. La Corée du Sud ainsi que le Japon tremblent encore d’indignation face à la lenteur de cette condamnation. Du coup, la Corée du Nord en a profité pour annoncer une remise en marche de ses centrales nucléaires !

 

Cuba est prêt à discuter de « tout » selon Raoul Castro. Dans l’attente de ces "discussions", les Etats-Unis lèvent partiellement l’embargo décrété par J.F. Kennedy, et leur Président, sourire aux lèvres, serre la main d’Hugo Chavez, le nouveau chantre marxiste international.

 

Ces exemples illustrent le vent que déplace Obama et l’inanité de ses menaces face à des groupes et pays qui n’ont que faire de relations pacifiques. Près de trois mois après son installation à la Maison Blanche, les alliés des Etats Unis s’interrogent quant à la politique suivie.

 

Et principalement l’un d’entre eux, à savoir Israël.

 

A entendre et lire les "experts", en attente fiévreuse d’une discorde entre ces deux alliés, B.H. Obama ne pourra que « tordre le bras » de Netanyahou et lui imposer un état de ‘"Palestine". Mais dans quelle mesure l’administration américaine pourra-t-elle exiger des Israéliens qu’ils satisfassent l’exigence palestinienne sans s’assurer auparavant qu’ils reçoivent, au minimum, la garantie de la fin de la violence, la reconnaissance, par la communauté musulmane internationale, du caractère juif de leur Etat, celle de leur lien indéfectible avec Jérusalem, et le renoncement à un droit de retour d’étrangers au sein même d’Israël ? Toutes choses impensables pour la Oumma.

 

Que va donc pouvoir faire Obama face à un allié désirant la paix mais récalcitrant à satisfaire la pression musulmane affirmant la prépondérance du conflit proche-oriental sur la paix mondiale ? Va-t-il satisfaire les quatorze autres membres du Conseil de Sécurité et laisser le veto américain en sommeil lors d’une éventuelle condamnation ? Va-t-il imposer des sanctions et un isolement à un pays dont il sait les liens fidèles qui unissent les deux peuples ? Va-t-il refuser toute demande d’entraide ? Va-t-il considérer l’intérêt immédiat et oublier l’efficacité d’une alliance ancienne ? Va-t-il satisfaire l’exigence arabe d’une capitulation israélienne ?

 

A toutes ces questions, et à d’autres, le doute quant à un changement de cap politique est permis. Beaucoup de contre-pouvoirs sont en place et les valeurs universelles sont trop solidement ancrées dans le peuple américain pour permettre un basculement aussi radical. Comme l’Europe, les Etats-Unis d’Amérique se contenteront de faire les gros yeux, de blâmer Israël de temps à autre, mais ne pourront laisser tomber un allié dont on sait combien sont précieuses sa place et sa force de dissuasion au Proche-Orient.

 

L’avenir d’Israël est, semble-t-il, plus entre les mains de ses propres dirigeants. Gageons, qu’actuellement, il est entre de bonnes mains.

 


© Victor Perez

 

 

Mis en ligne le 19 avril 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org