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Menahem Macina

Version DURBAN II de la fable de Jean de La Fontaine : "Les animaux malades de la peste"
20/04/2009

Si j’ose remettre en course ce mien pastiche d’une célèbre fable de La Fontaine [*], à propos des assises de Durban II, qui vont s’ouvrir demain, ce n’est pas parce que manquent, sur le sujet, les billets d’humeur. Il en est même d’excellents [**]. C’est tout simplement qu’il y a tant à dire sur cet acmé de l’inversion morale, que seule la dérision peut répondre à cette dérision. Et quand le génie vous a précédé, quel meilleur hommage lui rendre que de reprendre, en le pastichant, un texte impérissable, d’en faire une flèche mortelle, et de la décocher, enduite du venin de l’art poétique, dans les fesses des potentats grotesques et cyniques qui siègent, à Genève, dans l’aréopage blasphématoire du prétendu Conseil des droits de l’Homme de l’ONU? (Menahem Macina).

[*] Repris, après légères modifications, de M.R. Macina, "Les nations malades de la peste... sioniste" (22.06.04); [**] Voir, entre autres, celui de J.P. de Belmont (Primo) "Durban II: Premier couac", repris ici sous le titre "La torture en Libye n’entre pas dans le cadre des débats préparatoires à Durban II".

19/04/09

 

 

 

Un mal qui répand la terreur,
mal que le ciel, en sa fureur,
inventa pour punir les crimes de la terre…
le SIONISME (il faut bien l’appeler par son nom),
capable d’enrichir en un jour l’Achéron,
poussait les hommes à la guerre.

Ils ne tuaient pas tous, mais tous étaient hantés :
on n’en voyait point d’occupés
à vaquer au travail et à gagner leur vie ;
ils n’étaient que haine et envie.
Ni fisc ni banquier n’épiaient
le débiteur, facile proie.
Les amants mêmes se fuyaient :
plus d’amour, partant plus de joie.

***

L’ORIENT tint conseil, et dit : Mes chers amis,
je crois que le Ciel a permis
pour nos péchés cette infortune ;
que le plus coupable de nous
se sacrifie aux traits du céleste courroux,
peut-être il obtiendra la guérison commune.

L’histoire nous apprend qu’en de tels accidents
on fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
l’état de notre conscience.

Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
j’ai conquis force nations.
qu’avaient-elles donc fait ? Nulle offense :
même il m’est arrivé quelquefois de tuer
des Croisés.

Je me dévouerai donc, s’il le faut ; mais je pense
qu’il est bon que chacun s’accuse ainsi que moi :
car on doit souhaiter selon toute justice
que le plus coupable périsse.

***

- Sire, dit l’OCCIDENT, vous êtes trop bon Roi ;
vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
dominer des nations trop faibles, sotte espèce,
est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes, Seigneur
en les brimant beaucoup d’honneur.

Et quant aux Croisés l’on peut dire
qu’ils étaient dignes de tous maux,
étant de ces gens-là qui sur quelques marauds
se font un chimérique empire.
Ainsi dit l’OCCIDENT, et flatteurs d’applaudir.

On n’osa trop approfondir
Des riches Pétroliers, ni des autres Puissances,
les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu’aux vrais assassins,
au dire de chacun, étaient de petits saints.

***

Israël à son tour avoue : J’ai souvenance
qu’en PALESTINE étant passant,
le besoin, l’occasion, la mémoire et, je pense,
les nations ainsi m’y poussant,
je lui rendis son nom, sa grandeur et sa langue.
J’y fis même un Etat puisque il faut parler net.

A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un EX-COLONISE prouva par sa harangue
qu’il fallait corriger ce maudit animal,
ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal.

Le SIONISME fut jugé un cas pendable.
Revenir chez autrui ! Quel crime abominable !
Rien que la mort n’était capable
d’expier son forfait : on le lui fit bien voir.

***

Selon que vous serez puissant ou misérable,
les juges de DURBAN vous rendront blanc ou noir.

 

 

 

Menahem Macina

(avec la collaboration involontaire de Monsieur Jean de La Fontaine…)

 


Mis en ligne le 19 avril 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org