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Yizkor - Jour du Souvenir, Alain Legaret
28/04/2009

27/04/09

 

Source : Le Monde libre, Blog de l’auteur.

Ce soir, ont eu lieu les cérémonies du Yom haZikaron, le jour du souvenir.
Demain soir, auront lieu les festivités du Yom haAtsmaout, le jour de l’indépendance.
La lumière chassera les ténèbres et les rires succéderont aux pleurs.
C’est ainsi qu’est construite la journée juive, qui commence à la tombée de la nuit.

Ce soir donc, Israël se recueille.
Ce soir à 20 heures précises, la sirène a retenti à travers le pays et des millions de vivants ont cessé tout mouvement pendant une minute.
Les drapeaux ont été mis en berne. A la radio, les chansons sont belles et tristes à la fois.
Ce soir, on se souvient des soldats morts au combat et des civils, hommes, femmes et enfants, assassinés intentionnellement par les terroristes.

Cette année, 133 familles israéliennes ont rejoint la communauté des endeuillés de la guerre.

Combien de morts inutiles. Combien de vies auraient pu être préservées…

En 1947, l’ONU proposait la création de deux Etats : l’un juif, l’autre arabe.
Les Juifs acceptèrent. Les Arabes refusèrent ce partage en annonçant qu’ils jetteraient les Juifs à la mer.

Ils essayèrent à plusieurs reprises : en 1948, en 1967, en 1973.
Ils ont essayé aussi en menant une guerre d’usure, en n’hésitant pas à massacrer hommes, femmes et enfants, au cours de milliers d’attentats et de bombardements de populations civiles, ce qui a entraîné les guerres de 1982 et de 2006, ainsi que les opérations en 2002 et en 2008-2009.

L’existence d’Israël est ainsi faite, avec ses milliers de victimes qui jonchent le chemin.
Leur obstination à poursuivre le djihad a valu à ses voisins aussi, beaucoup de souffrances et de deuils.

Toutes ces morts auraient pu être évitées si les Arabes n’avaient pas préféré leur plan d’extermination des Juifs au plan de partage proposé par l’ONU.

Aujourd’hui, affichant a priori de meilleurs sentiments, ils annoncent être disposés à accepter la paix en exigeant en échange, le retour d’Israël aux frontières de 1967.

En clair, on efface tout et on recommence, comme si le temps était une donnée maîtrisée par l’homme ! Malheureusement, ce n’est pas si facile.

Nul ne peut continuellement choisir la politique du pire et décider de remonter le temps quand cela l’arrange.
Nul ne peut parier sur la violence, perdre son pari, et exiger de récupérer sa mise après coup.

Nous ne vivons pas dans un jeu de société où l’on peut reculer de 3 cases, sans que cela ne laisse de trace.

En fait, le souhait arabe de revenir à la situation antérieure ne pourra être recevable que lorsqu’ils pourront aussi sécher les larmes des endeuillés, rendre leurs membres aux handicapés et ressusciter les morts, tombés par milliers du fait des choix assassins de leurs ennemis.
 

© Alain Legaret

 

 

Mis en ligne le 27 avril 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org