Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
Politique
Politique française

Un meurtrier palestinien sera-t-il honoré par une commune de la région parisienne? M. Macina
20/05/2009

Le 25 mars 2009, Le Conseil Municipal de la ville d’Ivry-sur-Seine a décidé d’émettre le vœu que Marouane Barghouti soit libéré et que lui soit attribuée la citoyenneté d’honneur de cette ville. Il est difficile d’imaginer qu’une commune de France, se déshonore et déshonore son pays non seulement en honorant un criminel, mais en méprisant une sentence rendue par la justice d’un Etat, dont la réputation d’intégrité judiciaire n’est plus à faire. Allons-nous rester sans réagir face à cette ignominie ? (Menahem Macina).

Update (20 mai 2009): Une pétition a été mise en ligne, que je ne saurais trop conseiller de signer : "Pétition contre la citoyenneté française d’honneur du terroriste meurtrier palestinien Barghouti".

 

19/05/09

 

Sources : Wikipedia et surtout le site du Ministère israélien des Affaires étrangères.

 

Barghouti est un des principaux chefs politiques de la première Intifada pour la bande de Gaza, en 1987. Arrêté dès 1987 par l’armée israélienne, il est expulsé vers la Jordanie. Il ne peut revenir d’exil qu’après la signature des accords d’Oslo en 1994. Il est élu au Conseil législatif de Palestine en 1996, il y défend la nécessité d’une paix avec Israël. Orateur populiste écouté, Barghouti escalade rapidement les échelons de l’appareil politique du Fatah, dont il devient le secrétaire général pour la Cisjordanie.

Après la visite d’Ariel Sharon sur l’"Esplanade des Mosquées" (28 septembre 2000), qui servira de prétexte au déclenchement de la seconde Intifada Barghouti devient violemment hostile à Israël, et prend la tête du Tanzim, la branche armée du Fatah. Il s’avère un excellent organisateur et se rend indispensable. Sa popularité est grande. Quand le Tanzim se dote d’un sous-groupe qui prend le nom de Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, son rôle dans l’organisation et la planification des attentats-suicides en territoire israélien et contre les colonies israéliennes, n’est plus un mystère pour les services secrets.

Il devient l’un des Palestiniens les plus recherchés et entre dans la clandestinité pour éviter la capture ou l’assassinat par les forces de sécurité israéliennes. Capturé le 15 avril 2002, il est inculpé par un tribunal civil de meurtres et tentatives de meurtres pour le compte d’une organisation terroriste placée sous son commandement. Il est condamné le 20 mai 2004 pour cinq meurtres de civils dans lesquels son implication est considérée comme établie sans aucun doute possible, et pour une tentative de meurtre. Il se déclare innocent des chefs d’accusation à son encontre. Acquitté de 21 chefs d’accusation de meurtre, au cours de 33 attentats, il est condamné à cinq peines de réclusion à perpétuité pour cinq meurtres, et à 40 ans d’emprisonnement pour tentative de meurtre. (D’après Wikipedia).

 

On lira, ci-dessous, le palmarès meurtrier de l’homme que  le Conseil Municipal de la ville française d’Ivry-sur-Seine veut honorer, alors qu’il est de notoriété publique que Barghouti est un meurtrier de civils.

 

Eliahu Cohen, 29 ans, de Modiin, assassiné le 20 décembre 2000, à bord de sa voiture, que la route qui relie Givat Zeev à Bet Horon.

 

Binyamin Zeev Kahane, 31 ans, de Kfar Tapuah, 34 ans, et sa femme, Talia, assassinés, le 31 décembre 2000, dans leur véhicule alors qu’ils rentraient chez eux, de retour de Jérusalem, par la voie de contournement de Ramallah.

 

 

 

 

 

 

Akiva Pashkos, 45 ans, de Jérusalem, assassiné le 25 janvier 2001, dans un attentat terroriste près de la zone industrielle d’Atarot, au nord de Jérusalem.

 

Père Georgios Tsibouktzakis, 34 ans, moine orthodoxe grec, du monastère St Georges de Wadi Kelt, près de Jéricho, assassiné le 12 juin 2001, tandis qu’il roulait sur la route de Jérusalem à Maale Adoumim.

 

Yaniv Ben-Shalom, 27 ans,

 

et sa femme, Sharon, de Ofarim, assassinés par balles dans la voiture, sur la route de Jérusalem à Modiin, le samedi soir 25 août 2001. 

 

 

 

 

 

Doron Sviri, frère de Sharon Ben-Shalom (voir ci-dessus), 20 ans, de Jérusalem, mortellement blessé dans la même attaque et décédé le lendemain.

 

Rabbi Meir Weisshaus, 23 ans, de Jérusalem, assassiné le samedi soir, 15 sept 2001, par balles tirées à partir d’un véhicule palestinien, sur la route entre Ramot et Givah haTsafatit, au nord de Jérusalem.

 

 

 

 

Yoela Hen, 45 ans, de Givat Ze’ev, assassinée le 15 janvier 2002, près de la station-service située à l’entrée de Givat Zeev.

 

 

 

 

 

 

 


Ci-dessus (de gauche à droite) : Anatoly Bakshayev, 63 ans, de Or Akiva, l’un des six assassinés par balles, abattu dans une salle de banquets de la ville de Hadera, le 17 janvier 2002, par un terroriste qui avait fait irruption en plein milieu d’une réception en l’honneur d’une bat-mizwah. Edward Bakshayev, 48 ans, de Or Akiva, assassiné au cours du même attentat. Aharon Ben Yisrael-Ellis
, 32 ans, de Ra’anana, assassiné au cours du même attentat. Dina Binayev, 48 ans, de Ashkelon, assassinée au cours du même attentat. Boris Melikhov, 56 ans, de Sderot, assassiné au cours du même attentat. Avi Yazdi, 25, de Hadera, assassiné au cours du même attentat.

Svetlana Sandler, 56 ans, de Jérusalem, l’une des deux femmes assassinées par balles, le 22 janvier 2002, près d’un arrêt d’autobus, dans le centre de Jérusalem.

Sarah Hamburger, 79 ans, l’une des deux victimes de l’attentat évoqué ci-dessus.

 

Le sergent Galit Arbiv, 21 ans, de Nesher, morte des suites de ses blessures, le 25 février 2002, après qu’un terroriste ait ouvert le feu sur elle, à un arrêt d’autobus du quartier de Neve Ya’akov, au nord de Jérusalem.

 

Gad Rejwan, 34 ans, de Jérusalem, assassiné par balles, le 27 février 2002, par l’un de ses employés palestiniens, dans une usine de la zone industrielle d’Atarot, au nord de Jérusalem.

 

 

 

 

Le sergent-major Salim Barakat, 33 ans, de Yarka, l’un des 3 hommes assassinés, le 5 mars 2002, par un terroriste palestinien qui avait ouvert le feu sur deux restaurants adjacents, à Tel Aviv.

 

Eli Dahan, 53 ans, de Lod, l’une des 3 victimes de l’attentat évoqué ci-dessus.

 

 

 

 

 

 

Yosef Habi, 52 ans, de Herzliya, l’un des 3 victimes de l’attentat évoqué ci-dessus.

 

Avia Malka, un bébé de 9 mois, d’Afrique du Sud, assassinée, le 9 mars 2002, par des tirs et l’explosion de grenades contre des voitures et des passants, dans la ville côtière de Nataniah, le samedi soir 9 mars 2002, près des hôtels et du bord de mer. 

 

 

 

 

 

Israel Yihye, 27 ans, de Bnei Brak, assassiné au cours du même attentat.

 

Le sergent-major Constantin Danilov, 23 ans, de Or Akiva, membre de la police des frontières, tué par balles à Baka al-Garbiyeh, le 30 mars 2002, au cours d’un échange de tirs avec deux Palestiniens qui tentaient de s’infiltrer en Israël pour perpétrer un attentat-suicide.

 

 

 

 

 

 

 

 

Outre ces 26 morts, ces attentats ont blessé près de 150 personnes, dont certaines garderont des séquelles graves toute leur vie.

 

 

Menahem Macina

 

© upjf.org

 

Mis en ligne le 19 mai 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org