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Israël (Société - mentalités)
Jérusalem

Léo Peeters, consul belge à Jérusalem et squatter
20/05/2009

On constate, en lisant dans la presse belge le compte-rendu de cette affaire lamentable, l’incroyable "houtzpa" (culot) de la Belgique, qui s’attribue une "compétence universelle" pour juger de ’crimes’ commis dans le monde entier, mais qui refuse de se présenter devant un tribunal israélien pour une banale affaire de loyer... Le consul belge à Jerusalem, Leo Peeters, se conduit ainsi comme un vulgaire squatter, comme le fait remarquer, dans son excellent billet audio [*], mon confrère C. Weill-Raynal (P.I. Lurçat).

[*] Sur Radio J.

20/05/09

Texte repris du Blog "Vu de Jérusalem".

Source : 7 sur 7, "La Belgique refuse de comparaître devant la justice israélienne".

villa salameh.jpg
La "villa Salamé", à Talbieh
 
Le ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, a informé cette semaine Israël du fait que la Belgique ne comparaîtra pas devant la justice israélienne dans le cadre du litige concernant la villa Salamé à Jérusalem, résidence du consulat général de Belgique.

"A partir du 2 juin, l’homme d’affaires israélien David Sofer pourra, dès lors, demander au juge de condamner la Belgique par défaut, afin d’obtenir 2 millions d’euros d’arriérés de loyer impayés depuis des années", annonce vendredi La Libre Belgique.

La Belgique continue en effet à maintenir sa position et conteste la compétence des tribunaux israéliens dans ce dossier. La Villa Salamé appartient, selon la Belgique, à un homme d’affaires palestinien, Constantin Salameh, qui a fui la ville sainte pour le Liban en 1948, lors des violences judéo-arabes, avant la création de l’Etat hébreu.

Le palais [style] art-déco, construit en 1930 par l’architecte Marcel Favier, passe pour l’un des plus beaux immeubles de Jérusalem. Après sa fuite, l’homme d’affaires palestinien avait loué le bien à la Belgique, qui en a fait la résidence de son consul général et a, depuis lors, toujours payé le loyer au propriétaire des lieux.

Après la naissance d’Israël, la Knesset avait voté une "loi sur les absents", autorisant l’Etat à saisir les biens des Palestiniens en exil qui ne se seraient pas signalés dans les six mois. Devenue ainsi le bien de l’Etat hébreu, la Villa Salamé avait été vendue il y quelques années à l’homme d’affaires israélien David Sofer.

Ce nouveau propriétaire de l’immeuble, en vertu de la législation israélienne, exige dès lors de la Belgique que lui soit versé le loyer de son bien et il réclame deux millions d’euros d’arriérés, alors que la famille Salamé se proclame toujours propriétaire elle aussi. La Belgique ne reconnaît cependant pas la validité de la "loi sur les absents" et refuse de se plier aux exigences de Sofer." (belga/th)


© 7 sur 7 et Radio J

 

 

Mis en ligne le 20 mai 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org