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Une carte postale affectueuse pour Bat Ye’or, Ugo Volli
15/05/2009

Nul doute que ce billet affectueux de l’éditorialiste italien touchera le cœur de Bat Ye’or. En tout cas, il a touché le mien. Il est vrai que c’est une véritable affection que j’éprouve pour cette grande dame (même si, en réalité, elle de taille très moyenne et de constitution plutôt frêle). En effet, même si je n’ai eu malheureusement que peu d’occasions de la rencontrer depuis lors, deux jours pleins passés avec elle et son mari dans leur maison, il y a quelques années, alors que l’écrivaine n’était pas encore célèbre et que les éditeurs ne se bousculaient pas pour imprimer son œuvre, ont laissé un souvenir inoubliable dans ma mémoire et dans mon cœur. C’est que la modeste, délicate et gentille personne qu’est Bat Ye’or brûle intérieurement d’un feu consumant. Comme tous les pionniers, elle est entièrement possédée par ses convictions, comme les prophètes aussi, elle voit ce que le tout venant ne voit pas (et mieux vaut ne pas parler de la surdité et de l’aveuglement d’une grande partie du monde dit "savant", dont certains sont allés jusqu’à dénigrer son savoir et lui dénier toute compétence dans les sujets dont elle traite). C’est qu’on ne devient pas célèbre impunément, surtout lorsqu’on n’est pas titulaire d’une chaire, et que ce qu’on écrit constitue, malgré tout, une référence obligée. Je suis donc heureux de profiter de la "carte postale affectueuse" d’U. Volli, pour y ajouter ce mien codicille, non moins affectueux, auquel j’ajoute une chaleureuse accolade pour son époux, David, lui aussi un héros, dont l’action en faveur des juifs et d’Israël dans les instances internationales, par le biais d’une ONG, est malheureusement trop peu connue [*]. (Menahem Macina).

[*] Voir, toutefois, la commémoration d’un de ses "faits d’armes" : "David Litman et l’Opération "Mural" (Maroc, 1961)".


15/05/09

Texte italien original : "Una cartolina dolce per Bat Ye’Or", paru dans la rubrique "Cartes postales d’Eurabia", de Ugo Volli, sur le site Informazione Corretta.


Adaptation française : D. E. Guez.



Bat Ye’or, en juin 2008, lors de la réception organisée en l’honneur de son mari, à la résidence du Président de l’Etat d’Israël (cliché ajouté par upjf.org)



Chers amis, aujourd’hui mon éditorial est un peu spécial, tout en douceur, sans sarcasme. Je veux remercier une personne sans qui le titre de cette rubrique (et beaucoup d’autres choses) serait très différent. Elle se fait appeler Bat Ye’or, « fille du Nil », mais, pour l’état civil, elle est Gisèle Littman.

C’est une dame d’une soixantaine d’années, à l’air élégant et pensif, née en Égypte mais qui habite en Grande-Bretagne, qui a écrit de nombreux livres sur la condition des minorités religieuses à l’intérieur du monde musulman (ces Dhimmis tolérés mais opprimés que nous risquons tous de devenir un jour).

En 2006, elle a publié un livre dans lequel elle dénonçait l’emprise progressive de l’islam sur notre continent et elle l’a appelé « Eurabia ». Inutile de dire l’influence que cela a eu sur mes « Billets d’Eurabia ». Non seulement sur leur titre, mais également  sur l’analyse des symptômes, toujours croissants, de subordination et de servilité de la part des autorités civiles et religieuses, de la presse et de la culture, vis à vis de l’islamisme, ce qui constitue un véritable et vrai « syndrome de Stockholm ».

Vous savez que les psychologues ont donné ce nom à « l’envoûtement affectif » et à la volonté de collaborer qu’éprouvent parfois des otages pour ceux qui les ont enlevés et même maltraités. Le cas d’école de cet état psychologique a été un banal cambriolage de banque, sans but politique, qui a eu lieu il y a une vingtaine d’années dans la capitale suédoise, et au cours duquel des personnes longtemps retenues en otage, aidèrent activement leurs bourreaux et regrettèrent d’être libérées. Qu’on ait donné à ce syndrome le nom de la capitale d’un des pays les plus « eurabisés » du continent nous semble avoir été particulièrement prémonitoire.

Enfin, Bat Ye’or nous a enseigné à scruter les symptômes de ce que nous pouvons appeler aussi, avec Magdi Allam [*], "l’islamiquement correct", et à en chercher les raisons profondes, les gestes exemplaires, les mouvements telluriques qui signalent éboulements et effritements.

Eh bien, ce soir, à la Foire du livre de Turin, Bat Ye’or présente son nouveau livre « Vers le Califat Universel », encore publié par Lindau. C’est l’occasion de lui faire fête, mais aussi d’apprendre quelque chose, de comprendre comment lire avec plus de profondeur et – malheureusement - avec plus de vigilance, les signes du temps.

Merci, Bat Ye’or.

 

Ugo Volli

 

© Informazione Corretta

 

Mis en ligne le 15 mai 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org