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Christianisme
Benoît XVI

En guise de cadeau d’adieu au Pape pour l’aider à mieux victimiser chrétiennement les Palestiniens
15/05/2009

Qu’on me pardonne cette amertume. Mais vraiment, la comparaison entre l’abandon (ou l’expulsion) des Palestiniens de certains villages, en 1948, et la fuite de la "Sainte Famille" (pour soustraire Jésus au "massacre des saints innocents", qui allait être perpétré par Hérode), ça n’est pas passé du tout (*). Je ne pourrai faire mon deuil de cet assassinat de mes illusions, que si le pape s’excuse, comme il l’a fait à l’égard des musulmans du monde entier, suite au scandale qu’avait déclenché son "Discours de Ratisbonne". (Menahem Macina).

(*) Voir: M. Macina, "Le Pape, les réfugiés et… la Sainte famille: un pacifisme irréaliste aux dépens d’Israël".

14/05/09

Ci-après quelques textes, mis en ligne sur le présent site depuis octobre 2003, et illustrés de clichés éloquents, qui témoignent de la récurrence des motifs chrétiens dans la diabolisation d’Israël. L’actuel Pontife de l’Eglise catholique ayant cru bon de suivre cette mode délétère, je lui réponds, avec tout le panache dont je suis encore capable après l’insulte, à la manière de Cyrano de Bergerac, dont un quidam avait raillé l’appendice nasal important...

"Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire... Oh ! Dieu !... bien des choses en somme...
En variant le ton, - par exemple, tenez..."

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23/12/08

 

L’article majeur de NGO Monitor (qui attend son/sa traducteur/trice) porte bien son nom : "Hijacked by Hatred": British NGOs Use Christmas for anti-Israel Attacks" [Pris en otage par la haine : Des ONG britanniques utilisent Noël pour des attaques anti-israéliennes].

Il ne contient rien de nouveau. Mais la persistance de cette campagne de délégitimation d’Israël, sur base religieuse, qui dure depuis cinq ans, devrait inquiéter les Juifs, bien sûr, mais aussi les chrétiens, dont la conscience n’est pas marquée au fer rouge de l’apostasie (cf. 1 Tm 4, 2).

Il sera évidemment très utile d’avoir une traduction française de l’analyse de NGO Monitor, mais devons-nous attendre pour demander, respectueusement mais fermement, aux dirigeants des Eglises chrétiennes de ce pays (l’Angleterre), de se positionner fermement contre cet antisémitisme qui ne dit pas son nom et qui déshonore la chrétienté ?


Voici quelques textes délétères parmi des dizaines d’autres.


Nos visiteurs ’apprécieront à leur juste ’valeur’ de menace et de haine, ces quelques caricatures :

 

 

Menahem Macina


Mis en ligne le 23 décembre 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org

 

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Dans le prolongement de l’article de HonestReporting traduit et mis en ligne hier sur notre site [*] et illustré par la reprise sur notre site d’un article antérieur de la même veine [**], je crois utile de diffuser le reportage photographique qui suit. Il illustre, une fois de plus, l’exploitation éhontée de motifs populaires chrétiens, à des fins de diabolisation du peuple juif, en général, et de l’Etat d’Israël, en particulier. (Menahem Macina).
 

[*] "Le « monstre vert » qui détruit Noël".  

[**] "Comment Marie et Joseph auraient-ils franchi un poste de contrôle ? ".

 

Ci après, deux documents :

 

I. Un reportage photographique mis en ligne par site Oikoumenè du Conseil Oecuménique Mondial des Eglises.


II. La déconstruction de cette mauvaise parabole, par Menahem Macina.

 

08/12/04

 


I. Reportage photographique de l’impossible voyage à Bethléem de "Marie et Joseph"

 

Texte original anglais : "If they had been travelling today, how would Mary and Joseph have fared at a checkpoint?".

 

 

Traduction française : Menahem Macina

1. Bloqués à un poste de contrôle israélien, "Marie et Joseph" se voient empêchés d’atteindre leur destination : Bethléem.


© WCC/Britta Samuelsson

2. Tout ce que les soldats peuvent offrir à "Marie et Joseph", c’est une petite promenade le long de la barrière de fils barbelés, proche du poste de contrôle, tandis que quelques personnes assemblées chantent « Ô petite ville de Bethléem » [sur cette chanson populaire voir l’article "Le « monstre vert » qui détruit Noël", et sa note [2].]


© WCC/Britta Samuelsson

3. Le voyage de "Marie et Joseph" ne les mène pas à leur destination, car un poste de contrôle militaire israélien empêche le couple d’aller plus loin.


© WCC/Britta Samuelsson

 

II. Déconstruction de la parabole, par Menahem Macina

 

Pour comprendre tant l’inadéquation du motif évangélique évoqué, que le détournement, à des fins de propagande, qu’il constitue, du sens de ce qui est arrivé au couple Marie et Joseph de l’histoire, il est indispensable de se reporter au récit originel, tel qu’il figure dans l’évangile selon Luc – et uniquement chez cet évangéliste.

 

Luc 2, 1-7 : " Or, il advint, en ces jours-là, que parut un édit de César Auguste, ordonnant le recensement de tout le monde habité… Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville. Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, à la ville de David, qui s’appelle Bethléem, - parce qu’il était de la maison et de la lignée de David - afin de se faire recenser avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Or il advint, comme ils étaient là, que les jours furent accomplis où elle devait enfanter. Elle enfanta son fils premier-né, l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans la salle. "

 

Au-delà des querelles d’experts sur le point de savoir si ce récit fait allusion à un événement historiquement datable, concentrons-nous sur la lettre du texte.

 

Première constatation - historique

 

La mésaventure du couple n’avait rien à voir avec la soldatesque de l’époque. Ils n’ont pas été bloqués à un poste de garde romain (il n’en manquait certainement pas, alors, surtout en une circonstance telle qu’un recensement, hautement propice à des rassemblements, voire à des émeutes nationalistes ou religieuses). Tout simplement le caravansérail était au complet, et, en tout état de cause, il n’était pas question pour Marie d’accoucher en public. Si bien que les considérations romantiques et pieuses, largement répandues dans les récits apocryphes des premiers siècles de l’Eglise et amplifiées par la légende dorée et l’iconographie postérieures, sur la naissance humble de Jésus dans une mangeoire, sont en fait la conséquence prosaïque et logique d’une démarche, bien compréhensible, de pudeur et de commodité – un abri pour animaux étant plus propice à l’isolement d’une accouchée et de son époux, qu’une salle bondée de gens.

 

Deuxième constatation – psycho-sociologique

 

L’imaginaire oriental, conjugué à la soif inextinguible de mythes fondateurs, dont souffre ce peuple créé de toutes pièces (arabes), dans les années 60, et donc cruellement privé de racines historiques, a développé, chez les Palestiniens une propension quasi pathologique à l’affabulation pure et simple, ou, au mieux, à l’emphase et à l’exagération de faits non totalement dénués d’existence historique, mais relus et revus de manière amplifiée, voire épique, pour alimenter ou conforter l’histoire glorieuse, imaginée avec d’autant plus de ferveur, que la trivialité et la misère du passé réel constituent une donnée de fait insupportable à affronter. C’est ainsi - beaucoup d’entre nous en ont fait l’expérience - que des enfants malheureux, abandonnés, ou négligés par leurs parents, s’inventent un père officier de marine, aviateur, savant, ou titulaire de toute autre distinction sociale, pour mieux oublier que leur véritable géniteur n’était qu’un personnage falot, voire peu recommandable. C’est à la lumière de cette observation de psychologie élémentaire qu’il convient d’apprécier la vraie nature de ce folklore, vaguement paranoïaque et un brin ridicule pour nos mentalités d’Occidentaux rassis et désabusés.

 

Troisième constatation – politique et idéologique

 

Si nous étions des sociologues, rompus à la déconstruction des explications manichéennes de tous les malheurs du monde, les deux constatations qui précèdent pourraient servir de base à un article généreux sur les maladies d’enfance d’un Etat en gestation, ou à une analyse psychologique distinguée, entièrement détachée des contingences de ce monde. Malheureusement, nous, Juifs, avons trop de mémoire et de cicatrices ancestrales pour réagir, d’une manière aussi désincarnée et déconnectée de la réalité, à des récits mythiques de cette nature, qui alimentent sournoisement la haine d’un peuple trop enclin à les prendre pour argent comptant et qui en est intoxiqué au point de confondre la réalité avec la fiction, les obstacles politiques avec la persécution, et le statut de peuple en marge de l’histoire - par la faute de ses dirigeants - avec celui de victime d’un autre peuple, Israël, en l’occurrence.

 

Conclusion

 

Sans donner dans l’hystérie, nous devons combattre sans merci ces affabulations, parce qu’elles mettent en danger la légitimité et l’existence mêmes de l’Etat d’Israël, tout autant, voire davantage que les attentats, les missiles et les roquettes qui frappent les populations civiles israéliennes.

 

En particulier, nous devons dénoncer avec force les mouvances occidentales – surtout lorsqu’il s’agit de mouvements et de dirigeants religieux chrétiens, qui devraient s’abstenir rigoureusement de relayer et de soutenir de telles prédications de haine, ne serait-ce qu’en raison de l’extrême spiritualité du message de leur fondateur, Jésus, le Juif de Nazareth, et de la haute idée qu’ils ont de leurs Eglises et du témoignage qu’ils veulent porter à la face du monde.

 

Dieu les jugera, non sur leurs paroles, mais sur leurs actes, surtout si ceux-ci contribuent à mettre en danger Son peuple. Comme l’atteste cette prophétie de Joël :

 

Jl 4, 1-2 : " Car en ces jours-là, en ce temps-là, quand je rétablirai Juda et Jérusalem, je rassemblerai toutes les nations, je les ferai descendre à la Vallée de Josaphat ; là j’entrerai en jugement avec elles à propos d’Israël, mon peuple et mon héritage. Car ils l’ont dispersé parmi les nations et ils ont partagé mon pays. "

 

Menahem Macina

 

© upjf.org

 

Mis en ligne le 13 décembre 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org

 
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Ce texte n’est pas récent, mais il n’a rien perdu de son actualité. Il illustre la manière, aussi obsessionnelle que cynique, dont la propagande palestinienne et les partisans inconditionnels chrétiens de la cause de ce peuple, exploitent un épisode de l’Evangile pour criminaliser Israël. On aurait tort de sous-estimer les dégâts que cause dans les consciences chrétiennes cette affabulation simpliste. Je le mets en ligne aujourd’hui au titre de l’illustration qu’il apporte à l’article publié hier par Honest Reporting [*] (Menahem Macina).
 

[*] "Le "monstre vert" qui détruit Noël".

 

08/12/04

 

Sur le site du Conseil Oecuménique des Eglises. 

 

 

Le temps de Noël évoque de nombreuses images, profanes et religieuses, en rapport avec cette fête. Dans le monde entier, les sapins décorés et les Pères Noël le disputent aux scènes de la Nativité. Et c’est tout naturellement que l’attention du monde se porte sur Bethléem, petite ville de Cisjordanie, à cause de l’événement commémoré par les festivités de Noël.

 

Les touristes qui ont la chance de se trouver sur les lieux à cette époque se pressent à Bethléem pour célébrer Noël là où tout a commencé, il y a plus de 2000 ans. Mais le fait que les visiteurs du monde entier puissent se rendre à Bethléem, alors que la plupart des Palestiniens ne le peuvent pas, est une ironie cruelle, particulièrement sensible à ce moment de l’année. C’est ce qu’a voulu rappeler l’année dernière le Comité civil du village palestinien de Sawahreh. Tout est parti d’une simple question: de nos jours, Marie et Joseph auraient-ils la possibilité de se rendre à Bethléem pour la naissance de Jésus?

 

Marie et Joseph étaient deux citoyens juifs vivant sous l’occupation romaine. Ils durent se rendre à Bethléem sur l’ordre de l’occupant, à cause du recensement décrété par César Auguste. De nos jours, les Palestiniens vivent sous l’occupation israélienne et leurs déplacements sont limités, voire parfois totalement interdits. Deux jours avant Noël 2003, deux Palestiniens jouant le rôle de Marie et Joseph essayèrent de passer le poste de contrôle militaire de Sawahreh pour se rendre à Bethléem. Marie était en réalité une étudiante de 20 ans vivant à Beit Hanina, ville palestinienne incorporée à Jérusalem. Bien qu’elle fût montée sur un âne, les jeans et les bottes qui dépassaient de sa robe traditionnelle rappelaient qu’on était au 21e siècle. Quant à Joseph, âgé d’une trentaine d’années, c’était un habitant d’East Sawahreh.

 

Lorsque les deux personnages s’approchèrent du poste de contrôle, la scène idyllique, digne d’une carte de Noël, fut troublée par les soldats exigeant de voir les cartes d’identité de Marie et Joseph, tandis qu’un autre nous tenait en joue avec sa mitraillette et qu’un autre encore filmait la scène, sans doute pour des raisons de sécurité. Les deux soldats chargés du contrôle ne se laissèrent pas démonter, demandant en arabe aux deux personnages: «Alors, on joue à Marie et Joseph?» L’un d’eux voulut savoir d’où ils venaient. Tandis que quelqu’un dans la foule répondait «De Nazareth, bien sûr», les deux jeunes gens indiquèrent leur domicile réel. La cause était entendue: Marie et Joseph n’avaient pas le droit de passer. Tout ce que les soldats purent leur proposer, c’était de faire un petit tour de ce côté de la palissade métallique, tandis qu’une partie de l’assistance chantait «O little town of Bethlehem»

 

Pourquoi au 21e siècle, Marie et Joseph n’avaient-ils pas le droit de passer? Notre Marie a un passeport israélien et n’est donc pas autorisée à se rendre à Bethléem, qui fait partie de la Cisjordanie: les citoyens israéliens ne peuvent pas entrer dans cette région «pour des raisons de sécurité». Notre Joseph a une carte d’identité de Cisjordanie et aurait donc le droit d’aller d’une ville cisjordanienne dans une autre, mais il n’avait pas ce document sur lui, donc il ne pouvait pas passer non plus. En outre, Marie et Joseph n’auraient guère pu vivre ensemble ni se marier: il ne peut pas habiter dans sa ville à elle, parce qu’elle fait partie de Jérusalem et que la plupart des Cisjordaniens ne sont pas autorisés à vivre à Jérusalem. Elle aurait pu renoncer à sa citoyenneté de Jérusalem et aller vivre en Cisjordanie, mais ce serait l’équivalent d’un suicide économique. Les habitants de Jérusalem qui le font perdent leur droit de résidence et n’ont plus l’autorisation d’entrer dans cette ville ni en Israël.

 

La situation en matière de restrictions de la liberté de mouvements des Palestiniens dans les territoires occupés est misérable. C’est ce qui ressort des chiffres publiés en novembre 2004 par le bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA). Au total, 719 obstacles ou points de passage restreignent ou empêchent les déplacements d’une partie à l’autre des territoires occupés, ou vers Jérusalem et Israël. Sans compter les "contrôles volants", disposés temporairement sur les routes par la police ou les soldats. Il faut noter que la plupart de ces points de contrôle ne se situent pas entre Israël et les territoires occupés, mais entre différentes parties de ces territoires.

 

Une part du travail du programme d’accompagnement oecuménique en Israël et en Palestine (EAPPI) consiste à observer les points de passage pour s’assurer que les droits humains des Palestiniens qui tentent de les franchir soient respectés. La présence des "accompagnateurs oecuméniques" permet d’atténuer les tensions dues aux personnes mises en présence. Les accompagnateurs établissent des rapports et prennent des photographies de ce qu’ils observent lors de ces contrôles. Ils sont solidaires des Palestiniens qui cherchent à passer, mais ils tentent également d’interagir avec les soldats sur un plan humain, en défendant une procédure de passage rapide et sans violence. Les accompagnateurs collaborent parfois avec Machsom Watch, un groupe Israélien fondé en janvier 2001. Ce groupe est composé de 400 femmes réparties en Israël, dont beaucoup sont grand-mères, qui surveillent les activités des "Machsom" - le mot hébreu pour "point de passage".

 

Les points de passage affectent quotidiennement les Palestiniens. La manifestation non violente avec "Marie et Joseph" a constitué une manière amusante d’attirer l’attention sur une situation qui ne l’est pas. Imaginez une scène de la Nativité où la crèche serait remplacée par un siège de jeep et les bergers par des soldats brandissant des fusils. Il ne reste plus qu’à espérer que les rois mages n’auront pas oublié leurs papiers d’identité.

 

Larry Fata

 

© COE

 

* Larry Fata, enseignant et journaliste catholique des Etats-Unis, est directeur de rédaction et chargé de communication de l’EAPPI.

 

Mis en ligne le 13 décembre 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org

 

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Ci-après, l’article "original" et très "religieux" (vous avez dit "propagande" ? Comment osez-vous ?) proposé aux internautes par le « amos trust justice + hope for the forgotten » [Groupement Amos - justice et espoir pour les oubliés]. Les "oubliés" sont, évidemment, les Palestiniens… En fait d’oubliés… tout le monde en parle ! (Menahem Macina).

09/12/07

Texte traduit d’après le texte anglais qui figure sur le site de Amos Trust.

Les mises en rouge sont le fait de notre site.

[Voir aussi l’article critique de Kevin McCandless, sur le site CBSNews.com : "Nativity Scene Modified to Make Political Point".]


Traduction française : Menahem Macina

 

 

[Ce "chef-d’oeuvre" est assorti de la notice d’information technique et commerciable dont le texte suit :] 

 

"En bois d’olivier : £ 12

 

Un article pour  la fête de la Nativité, avec une différence : cette année les Mages n’accéderont pas à l’étable.

Le cadeau de Noël de ceux qui font campagne [pour attirer l’attention du monde sur la souffrance palestinienne] :  poignant, ironique et réalisé à Bethléem.

Disponible en deux dimensions

£ 12.00 - taille réduite (voir l’illustration) : 15 cm de long x 9 cm de large) x 9 cm de haut. (£2.50 de frais d’emballage et d’expédition en sus).

£ 50.00 - grande taille – convient parfaitement pour une église - version équipée d’une barrière de séparation détachable pouvant être remplacée par une étable plus traditionnelle. (Avec supplément de £ 7.00 pour l’emballage et les frais d’envoi postal).

Article actuellement épuisé dans les deux tailles – nous attendons de nouvelles livraisons en provenance de Bethléem.

Si vous désirez que nous essayions de vous en réserver un, appelez le 0207 588 2661, ou adressez un e-mail à Sarah, au bureau d’Amos, et nous vous informerons dès que nous serons livrés."

 

[Information aimablement transmise par Lachaus.]

 

Si, après cette notice lyrico-commerciale, vous n’achetez pas

cette remarquable oeuvre d’art politique, de deux choses l’une :

ou vous êtes un radin au coeur sec,

ou vous êtes un sale juif sioniste,

ce qui revient au même !

 

Mis en ligne le 9 décembre 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org


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Note aux webmestres : La reproduction, même partielle, de ce document est rigoureusement interdite sur sites ou forums. Nous vous rappelons que vous avez toujours la faculté de résumer, en quelques mots, le thème du document et de joindre le lien à ce dernier sur notre site. Ainsi, vous ne frustrerez pas vos internautes des informations contenues dans cette enquête. Nous vous remercions de votre compréhension.

Après le tacite ’imprimatur’ romain, voici le visa de censure palestinien. Selon plusieurs dépêches de presse, en effet, après avoir vu le film de Mel Gibson, Yasser Arafat se serait écrié :

«C’est un film historique impressionnant. La souffrance de Jésus m’a fait penser aux souffrances du peuple palestinien sous l’occupation israélienne…»

Ce film est, en effet, du pain bénit pour le vieux chef terroriste, dont la ’foi religieuse’ est un salmigondis d’islam apocalyptique, truffé de croyances superstitieuses en des légendes musulmanes apocryphes. Arafat, on le sait, affectionne les cérémonies chrétiennes quand elles servent l’image - qu’il veut se donner - de leader tolérant en matière de pratique religieuse et surtout de son ’affection’ pour le christianisme. (Cf. les trémolos journalistiques devant son fauteuil vide aux messes de minuit de Bethléem.)


Il nous a semblé utile, en la circonstance, de remettre sous les yeux de nos internautes quelques documents que nous avons consacrés, au fil des années passées, à la mise en lumière de cette hystérie mystico-politique blasphématoire – trop peu dénoncée par les autorités religieuses chrétiennes et soutenue tacitement par le patriarche latin de Palestine, Mgr Sabbah.


1. Les dessins et photos d’abord – dont on sait l’efficacité redoutable

- Et d’abord, cette caricature antisémite mémorable, parue dans la revue palestinienne Intifada du 14 décembre 2000, accompagnée d’une prière délirante, traduite de l’arabe par PMW:



"Mon Seigneur, le Trahi

Ô mon rayonnant maître, qui fus trahi par le méprisable baiser de trahison, descends vers nous des tours du ciel, et demande au Suprême Glorieux d’abaisser son regard sur nous, pour qu’il efface de Votre visage les larmes des masses, et proclame à haute voix Vos [bonnes] nouvelles… Qu’il fasse seulement que notre jeunesse entre maintenant par la Porte de Damas [de la Vieille Ville de Jérusalem], en chantant leurs psaumes et en parcourant la Via Dolorosa [trajet emprunté par Jésus vers le lieu de son supplice]. Mais ils ne tendront pas l’autre joue [contrairement à l’enseignement de Jésus, cf. Mt 5, 29] ; au contraire, ils arracheront la croix de leur dos [contrairement à Jésus, cf. Lc 26, 23] et jetteront à terre leurs couronnes d’épines [contrairement à Jésus, cf. Mt 27, 29]. Ils lèveront les yeux au ciel qui loue [leur Créateur] pour la gloire du liquide du cœur [de Jésus, cf. Jn 19, 34] qui lave la Via Dolorosa de la poussière des soldats [israéliens] qui marchent seuls vers le Golgotha [lieu de la crucifixion au sommet de la colline du Temple]. Alors s’élèveront de chaque ruelle les voix de la foule des vivants et les colombes et les cloches…
Ô Fils de la Vierge, ils ne peuvent triompher de vous deux fois. Va [viens ?] lentement, Toi, dans l’humilité sans lumière, et puissent les anges te défendre."


- Curieusement, ce motif des "deux fois" apparaît également, mais cette fois à la sauce occidentale - italienne, plus précisément -, dans une odieuse caricature , parue dans La Stampa, le 3 avril 2002, avec la légende suivante :

Légende : «Ils ne vont tout de même pas me descendre une autre fois!»
Des chars d’assaut sur la place de la Mangeoire

- Saddam Hussein lui-même est représenté en crucifié avec un Palestinien !


- Moins brutale, mais caractéristique de cet anti-israélisme chrétien, cette photo d’un Chapelet catholique sur fond de char israélien à Béthléem


2. Les textes, à présent

Outre la ’prière’ citée en 1., ci-dessus, qui accompagne la ’Palestine crucifiée’, nous reproduisons, ci-après, quelques textes, parmi des dizaines d’autres, qui devraient scandaliser les chrétiens qui les liront et les conduire à protester auprès des autorités religieuses compétentes.

a) Le père Manuel Musalan, prêtre palestinien, compare les terroristes palestiniens armés, qui s’étaient retranchés dans l’église de la Nativité, à
Jésus sur sa croix:

«Nous nous agenouillons devant le Palestinien [Jésus] dans l’église (de la Nativité) assiégée. Il a faim, mais il reste inébranlable. Il a soif, mais il reste inébranlable. Ces mots ne sont pas nés du vide. Celui qui a dit : ’j’ai faim’, quand il était sur la croix, est Notre Seigneur Jésus lui-même. Notre peuple palestinien de Bethléem est mort comme un martyr crucifié, sur le rocher gardé par les soldats israéliens, armés de pied en cap, dépourvus de toute compassion, d’amour, de vie, ou de tolérance…
»
(Télévision de l’Autorité Palestinienne, 22 avril 2002).

b) Voici maintenant les propos – délirants - d’un certain
Yasser Abu Ciedo, présenté comme un "artiste palestinien", extraits d’une interview réalisée le 21 juillet 2003 par la TV de l’Autorité Palestinienne :

«Notre lutte d’aujourd’hui contre l’autre [Israël] est une [lutte] éternelle. On peut dire qu’elle a commencé il y a 2000 ans. Et elle continue jusqu’à aujourd’hui. Je le démontre par le symbole de Jésus, qui vint au monde avec un message de justice. Et l’autre partie [Israël] a fait ce qu’elle a fait [= la crucifixion de Jésus]
.
Le Palestinien exige le même droit [venir au monde avec un message de justice], et il est traité de la même manière [= maltraité, puis crucifié].»
.

[L’"artiste" montre alors sa peinture représentant Jésus arrêté par deux soldats israéliens]. «Je démontre l’idée suivante :
Les soldats israéliens sont en uniforme militaire, alors que Jésus n’a rien, si ce n’est la vérité. Quand ils l’ont cherché à l’entrée de Jérusalem [gros plan sur la peinture : on aperçoit un Jésus à moitié dénudé; il est jeune, svelte, blond et d’une beauté quasi féminine], ils ont trouvé une pierre, un morceau de pain et du poisson [allusion à une version orale musulmane de l’institution de l’eucharistie ?]. Et il a été giflé. Tel est le [cas du] Palestinien. Du début du conflit jusqu’à son terme, si tant est qu’il y ait un terme…».


c) Les Chrétiens ne sont pas en reste :

-
Une peinture choquante, représentant Jésus, reposant, mort, dans les bras de sa mère, avec, en arrière-plan, des combattants israéliens, a été exposée, en mars 2002, dans une église d’Edimbourg. L’œuvre artistique, qui mesure environ 3 mètres et est suspendue à un mur latéral de l’église épiscopale Saint Jean, dans la rue des Princes, représente le Christ en victime du conflit actuel en Israël et dans les territoires occupés. Jésus est flanqué de soldats romains, d’un côté, et de troupes israéliennes, de l’autre. Sa couronne d’épines est constituée de barbelés et sa croix a été brisée dans le conflit.
John McLuckie, recteur associé de l’église Saint Jean, a déclaré que cette peinture visait à faire réfléchir le public sur les victimes de la violence.
«"C’est l’image traditionnelle de Jésus, mort dans les bras de sa mère, mais elle veut symboliser les victimes modernes", a-t-il ajouté. "Elle veut inciter les gens à réfléchir à la violence en cours, et à examiner ce qui est derrière la violence des deux camps. Il s’agit d’amener les gens à réfléchir à l’occupation du territoire palestinien. En accord avec d’autres responsables d’Eglise, nous estimons qu’Israël doit respecter la résolution de l’ONU et laisser la Palestine avoir son territoire, et que l’occupation doit cesser…»


- Après avoir comparé les Palestiniens armés dans l’église de la Nativité à Jésus sur sa croix, Le père Manuel Musalan, déjà cité, s’en prend aux Juifs :

«Le Juif a un principe dont nous souffrons et qu’il essaie d’imposer aux gens: le principe des ’gentils’. Pour lui, les Gentils sont des esclaves. Ils (les Israéliens) donnent aux (Palestiniens) qui travaillent en Israël un morceau de pain et leur disent : ce morceau de pain a été retiré de la bouche de nos propres enfants et nous vous le donnons pour que vous viviez, non comme des hommes libres sur votre terre, mais comme des esclaves et comme un prolétariat en Israël pour nous servir. Les Protocoles des Sages de Sion sont basés sur ce principe, et quiconque les lit comprend que nous en sommes là avec les Juifs...
L’église, le Pape, les Chrétiens et le Nouveau Testament stipulent clairement que, selon la foi chrétienne, ceux qui ont tué Jésus sont les Juifs, et qu’il n’y a pas moyen de le nier ou de renoncer à le croire. Les Juifs ont tué Jésus, après lui (ils ont tué) les Chrétiens et, après eux, les Musulmans. Maintenant, ils recommencent à tuer à la fois les musulmans et les Chrétiens. D’un bout à l’autre de l’histoire nous voyons que les Juifs ont persécuté les Chrétiens, au début du christianisme, et que maintenant ils recommencent à persécuter l’Eglise, et l’Islam...»


- Et voici un extrait d’une
Homélie de Mgr Michel Sabbah, patriarche latin de Jérusalem, prononcée le 16 juillet 2000 à la Maison d’Abraham, sur le Mont des Oliviers, et retransmise sur la chaîne de télévision française A2, au cours de l’émission, "Le Jour du Seigneur".

«Frères et sœurs,

Dans la première lecture de la prophétie d’Amos, prophète du huitième siècle avant le Christ, durant le règne de Jéroboam II, le prêtre du sanctuaire de Béthel, prêtre du roi, irrité par la prédication du prophète, le chasse loin de son sanctuaire. Béthel est aujourd’hui le quartier général de l’occupation militaire israélienne
Dans la troisième lecture, de l’évangile selon saint Marc (6, 7-12), les disciples sont envoyés par le Seigneur afin de prêcher la pénitence au peuple. Ici aussi, Jésus prévoit le refus, malgré lequel le disciple devra persévérer…
Frères et sœurs, l’Église de Jérusalem porte en elle-même, dans son histoire passée et présente, le mystère de la grâce accueillie ou refusée. Ici, le Christ, il y a 2000 ans, fut refusé. Aujourd’hui accueilli dans tant de pays et par tant de peuples, il reste refusé dans sa terre...
Les ambitions politiques doivent se soumettre à la voix des prophètes : le prêtre du roi à Béthel chassa le prophète Amos. Le roi et son prêtre disparurent et la voix du prophète n’a cessé, aujourd’hui encore, de nous faire parvenir la voix de Dieu…»

(Au cas où quelqu’un n’aurait pas compris la typologie - au demeurant - transparente, de cette homélie : Béthel, siège du culte dissident de Jéroboam, c’est l’armée israélienne, et le prophète Amos, c’est Mgr Sabbah ! ).


- Mais le summum de cette mythologie de la ’crucifixion’ du peuple palestinien est atteint dans ce
Sermon de Pâques, prononcé, en avril 2001, par le Père Naim Ateek, pasteur presbytérien palestinien :

«Alors que nous approchons de la Semaine Sainte et de Pâques, la souffrance de Jésus-Christ aux mains de puissances politiques et religieuses malfaisantes, il y a deux mille ans, se manifeste à nouveau en Palestine. Le nombre de Palestiniens et d’Israéliens innocents qui ont été victimes de la politique de l’Etat d’Israël augmente.
Ici, en Palestine, Jésus marche encore sur la Via Dolorosa. Jésus est le Palestinien impuissant, humilié à un point de contrôle, la femme tentant d’arriver à l’hôpital pour recevoir des soins, le jeune homme dont la dignité est piétinée, le jeune étudiant incapable d’atteindre l’université pour étudier, le père sans emploi qui doit trouver du pain pour nourrir sa famille ; la liste devient tragiquement plus longue, et Jésus est là, au milieu d’eux, souffrant avec eux. Il est avec eux quand leurs maisons sont bombardées par des chars et des hélicoptères de combat. Il est avec eux dans leurs villes et leurs villages, dans leurs douleurs et leurs chagrins.
Dans cette période de Carême, il semble à bon nombre d’entre nous que Jésus est encore sur la croix avec des milliers de Palestiniens crucifiés autour de lui. Il faut seulement des gens dotés de discernement pour voir les centaines de milliers de croix dans tout le pays, les Palestiniens, hommes, femmes et enfants crucifiés. La Palestine est devenue un énorme Golgotha. Le programme de crucifixion du gouvernement israélien fonctionne quotidiennement. La Palestine est devenue le lieu du crâne [Golgotha]».

- Enfin, c’est le lieu de citer ce texte d’un jésuite suisse, extrait d’un article violemment anti-israélien et aux relents nauséabonds d’antisémitisme chrétien, intitulé "Israël a fait taire ma prière :

«Depuis sa création en 1948, Israël a toujours trompé le monde […] Israël mène la guerre exclusivement contre sa minorité palestinienne, dont il piétine le destin avec une suffisance sans équivalent historique. Les enfants de la Shoah sont devenus des persécuteurs sans cœur. Il s’agit, pour une bonne fois, de le dire à haute et intelligible voix.
En Israël, le juif "religieux" est orgueilleux et violent; le juif "non religieux" est arrogant et hautain. Il ne méprise pas seulement le Palestinien, il tient le chrétien pour un minable […] Autre [fait], vécu en compagnie d’un prêtre de notre diocèse, [qui] venait de visiter le Liban à l’occasion d’un pèlerinage; la trace de son voyage était indiquée dans son passeport; le fonctionnaire de la sécurité de l’aéroport de Tel Aviv, un "gamin" d’une vingtaine d’années jouant au soldat intraitable, le regard dur et fermé, non seulement ergotait autour des motifs de cette visite, mais feignait d’ignorer la signification des mots "prière" et "pèlerinage", même traduits en anglais ! […] Partout ailleurs, un tel dédain ferait l’objet de plaintes auprès des autorités officielles. Pas en Israël. Les visiteurs étrangers subissent et se taisent.
Comble de malheur, c’est la religion qui sert de base à un système aussi vicieux. Lorsque nous, chrétiens, nous prions bravement les psaumes, nous rendons un service "politique" aux plus durs représentants du sionisme triomphant à Jérusalem. Un exemple, tiré du psaume 9: "Mes ennemis retournent en arrière, ils fléchissent, ils périssent devant Ta face". Magnifique, n’est-ce pas? Une véritable prophétie sur la Guerre des Six Jours, en juin 1967, brillamment remportée par Israël sur les troupes égyptiennes, sans doute avec la bénédiction du Seigneur. "Tu as maté les païens, fait périr l’impie, effacé leur nom pour toujours et à jamais; l’ennemi est achevé, ruines sans fin, tu as renversé les villes, et leur souvenir a péri". Encore une prophétie! Qui permet à vous, chrétiens de Suisse, d’ignorer qu’Israël, en toute impunité, a rayé de la carte de la Palestine, depuis 1948, plus de 400 villages arabes. J’ai bien dit: rayé, rasé, brûlé, détruit jusqu’à la racine. Leurs habitants sont devenus des réfugiés errant encore entre la Syrie, le Liban, la Jordanie et les Territoires autonomes, dans l’attente d’un improbable retour sur leurs champs. Tant de misère, toute cette injustice, "par la grâce de Yahvé [sic]"!
Il y a des prières devenues imprononçables. Elles m’arrachent la langue, elles ont un goût de sang, elles insultent ma foi, elles sont une offense à Dieu


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Si cette longue illustration de l’utilisation blasphématoire, au profit de la cause palestinienne, d’une thématique chrétienne aussi sacrée que la crucifixion et autres motifs religieux connexes, transformés en armes anti-israéliennes et antisémites, pouvait provoquer, chez les fidèles de cette religion que n’a pas pervertis cette propagande ignominieuse, une prise de conscience salutaire de ce qu’il faut y mettre un terme, de toute urgence, mon labeur n’aura pas été vain.

Menahem Macina

© upjf.org

Note aux webmestres : La reproduction, même partielle, de ce document est rigoureusement interdite sur sites ou forums. Nous vous rappelons que vous avez toujours la faculté de résumer, en quelques mots, le thème du document et de joindre le lien à ce dernier sur notre site. Ainsi, vous ne frustrerez pas vos internautes des informations contenues dans cette enquête. Nous vous remercions de votre compréhension.

Mis en ligne le 22 mars 2004 sur le site www.upjf.org
 
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Ce texte [mis en ligne il y a plus de 4 ans et que nous republions aujourd’hui, car il est toujours d’actualité] nous a été transmis par Shalom Israël, accompagné de la note suivante : " Ci-dessous une réaction, écrite par Bernard Fauvarque - chrétien de confession catholique, ancien journaliste -, concernant une émission [télévisée] diffusée le 15 août 2003 [sur A2]. Bernard Fauvarque - comme de nombreux chrétiens qui aiment Israël et son D.ieu - veut tirer la sonnette d’alarme pour secouer l’Eglise et lui dire : « Réveille-toi ! » Si, lors de la Seconde Guerre mondiale, les chrétiens n’ont pas réagi, pour différentes raisons, il est clair qu’aujourd’hui, alors qu’Israël est en danger, ils n’auront aucune excuse, et ne pourront pas dire «on ne savait pas». Les attentats sanglants qui déchirent les enfants d’Israël n’ont aucune justification, et le mensonge qui règne à propos de cette situation doit être dénoncé. Les chrétiens ont leur responsabilité dans ce conflit, leur rôle à jouer ; il est au moins celui de défendre la vérité. " Bernard Fauvarque illustre, de manière remarquable, que c’est possible. Il mérite amplement de voir son texte reproduit et diffusé sur un site juif comme celui-ci. (Menahem Macina).
 

17/09/03

NOTE : Les mises en grasses et en couleur, sont de la Rédaction d’upjf.org, ainsi que le titre général. Une telle présentation - partiale et injuste - de la situation complexe qui prévaut sur cette terre dramatiquement déchirée et souillée du sang de tant d’innocentes victimes, constitue incontestablement, même si ce n’est pas volontairement, une incitation à la haine d’un peuple - toujours le même.  J’estime, pour ma part - et j’assume la responsabilité de cette affirmation abrupte -, qu’une émission de cette sorte constitue une contribution catholique à la haine antijuive, en général, et anti-israélienne, en particulier. Et c’est en cela que la diffusion d’une telle thématique, dans une émission très largement suivie par les téléspectateurs, s’apparente - mutatis mutandis, à un faux antisémite de la même nature que les fameux "Protocoles des Sages de Sion" [1]. Ce faux célèbre a été largement diffusé dans toutes les couches de la société, durant près d’un siècle, et il ne fait aucun doute qu’il a été l’objet d’une ’réception’ tacite par une large majorité de chrétiens, surtout en milieu catholique. A l’instar d’un venin, il a, pour longtemps, paralysé les réflexes de justice et de quête de la vérité d’une foule de non-Juifs chrétiens, qui, dans la trajectoire de l’enseignement chrétien du mépris envers les Juifs et de la théorie du remplacement du judaïsme par le christianisme, en sont venus à haïr et à persécuter - ou laisser persécuter - les Juifs, sans protester. M. Macina. Fauvarque

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Au sujet de l’émission « Les héritières de Marie » - 15 Août 2003


L’émission «Le Jour du Seigneur» [2], du 15 Août à 10 h, était annoncée par un titre qui mettait le téléspectateur en appétit, à savoir : «Les héritières de Marie». Sans doute, pensait-on, il s’agira de femmes célèbres portant le nom de Marie ou s’étant données corps et âme à la dévotion mariale ?… Et puis, à l’heure dite, qu’avons-nous découvert ? Un reportage (un de plus…) sur des femmes palestiniennes chrétiennes, qui vivent dans leur pays, sous occupation juive, comme Marie a vécu dans son pays occupé par les Romains.

On a eu droit à toute la litanie des horreurs engendrées par cette situation de guerre : suppression des libertés, jeunesses gâchées, peur de sortir, peur d’être arrêté, ou d’être blessé ou tué, encerclement par les colonies, droits de l’homme bafoués, etc… Et derrière tout ça ?… Derrière cette occupation brutale, derrière cette armée barbare, derrière ces injustices, se profilait, comme en filigrane, la face de ces méchants israéliens (des Juifs), ces voleurs de terre et de liberté, ces assassins… dont le nom, prononcé par la sœur directrice de la crèche de Bethléem, qui, faisant allusion à tous ces enfants, victimes des violences israéliennes, s’énonçait ainsi : «Hérode existe encore !» [3]

Certes, ces femmes chrétiennes semblaient parfaitement sincères, faisant même appel aux consignes de l’Evangile, pour ne pas se laisser aller à la haine et garder confiance malgré tout. On leur a tendu un micro et elles auraient eu tort de ne pas parler. Sans doute aussi ignoraient-elles (apparemment) la manière dont les droits de l’homme sont bafoués du côté palestinien, ainsi que l’énorme duperie de l’homme qui gouverne l’Autorité Palestinienne. Accordons-leur cet a priori favorable. Par contre méritent amplement d’être blâmés les responsables qui ont programmé cette émission, dont le téléspectateur non averti (il y en a tant !) ne peut retenir qu’une chose : «dehors les Juifs !», ou peut-être même : «mort aux Juifs» !

Oui, une telle émission, diffusée en ce jour de l’Assomption [4], est doublement condamnable :

- Toute la responsabilité du conflit israélo-palestinien apparaît comme reposant uniquement sur Israël, l’ennemi juré.

  • Comme si, de l’autre côté, il n’y avait jamais eu de kamikazes;
  • jamais de haine systématiquement propagée à l’égard des Juifs dans les écoles;
  • jamais de charte de l’OLP, ou du Hamas, prévoyant la destruction d’Israël;
  • jamais de discours enflammé d’Arafat contre Israël et les Juifs ;
  • jamais d’entraînement des enfants palestiniens à la guerre, etc., etc.
  • Comme si, du côté israélien, on ne vivait pas aussi la peur au ventre en allant faire ses courses, ou boire un verre au café du coin.
  • Comme si, là aussi, des mères ne pleuraient pas leurs enfants et ne vivaient pas dans l’angoisse…

Tout cela, les responsables d’une telle émission n’avaient pas le droit de le passer sous silence.

- Mais il y a autre chose :

  • Préparer les chrétiens à fêter l’Assomption de la Vierge Marie, Juive entre les Juives, par un tel reportage, est totalement aberrant.
  • La Vierge Marie, dans le Magnificat (lu à l’Evangile de la messe), chante l’amour du Seigneur pour Israël et sa promesse faite à tous les descendants d’Abraham.
  • Oui, on ne prépare pas les cœurs à fêter Marie en assimilant la Vierge aux seules femmes palestiniennes, fussent-elles chrétiennes (et quelles que soient leurs qualités et leurs souffrances) ;
  • ni en lui faisant tourner le dos à ses sœurs israéliennes, des Juives parmi les Juives.

A moins que les responsables du "Jour du Seigneur" ne fassent partie de ces nouveaux théologiens, dits «de la libération de la Palestine» [5], et n’attendent, eux aussi, que l’Eglise renonce à nouveau à ses racines juives pour «retrouver» ses racines arabo-palestiniennes ?

Bernard Fauvarque

© B. Fauvarque, pour son article et upjf.org et M. Macina, pour les commentaires, les notes et la mise en page.

Source : SHALOM ISRAEL, 5, Ave. Gaston Boissier - 78220 VIROFLAY – France (33) 130-242-788 - shalom.israel@free.fr


[Texte aimablement transmis par Henri Orquera].


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Notes de la Rédaction d’upjf.org

[1] A ce propos, on lira avec avantage le dossier que lui a consacré la CICAD, et qui figure sur notre site, sous le titre : "Les Protocoles des Sages de Sion, ou la fulgurante trajectoire d’un faux".
[2] Très ancienne émission qui donne un espace d’expression cultuelle et spirituelle aux principales confessions de foi monothéistes (musulmane, juive, orthodoxe, protestante, catholique).
[3] Hérode le Grand, roitelet des Juifs, vassal complaisant des Romains. L’Evangile lui attribue le "massacre des innocents" enfants de Bethléem en bas âge, visant à mettre à mort Jésus, censé être né dans cette bourgade de Judée, et dont Hérode, averti par des Mages d’Orient, avait, selon l’Evangile, toutes les raisons du monde de craindre qu’il ne fût le Messie, donc un concurrent.
[4] Fête catholique traditionnelle célébrant la "montée au ciel" de Marie.
[5] A propos de ces "nouveaux théologiens", dits "de la libération de la Palestine", nous ne pouvons que renvoyer à la définition de M. Perko : «Il s’agit d’un mode de réflexion et d’analyse théologique qui souligne l’expérience de l’oppression des pauvres et confère à Jésus un rôle de libérateur politique tout autant que spirituel. Quoique ce mouvement provienne d’Amérique latine, il a des partisans dans d’autres sociétés marginalisées, dont l’Indonésie et la Palestine». Pour un exposé succinct de cette "Théologie de la Libération", version palestinienne, consulter l’article de Michaël Perko, «’Jérusalem en esclavage’: Chrétiens, Bible, et époque actuelle, la politique israélo-palestinienne», chapitre [5] : "Tenants palestiniens de la Théologie de la Libération".

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Mis en ligne le 17 septembre 2003 sur le site www.upjf.org

Remis en ligne le 13 décembre 2007

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Ce cliché m’a été envoyé par une religieuse catholique, amie des Juifs et d’Israël, qui l’a elle-même reçu d’une consoeur. Elle accompagne son envoi de la réflexion suivante : "L’ignorance de cette religieuse doit être phénoménale pour qu’elle agrémente une gentille invitation de Noël d’une caricature aussi odieuse, en toute innocence..." La chasse aux Israéliens est à la mode, cette religieuse devrait se demander si Jésus le Juif est d’accord avec ce qu’elle fait là. (Menahem Macina).

Dans la même veine, voir : B. Fauvarque, "Pour ces religieuses chrétiennes, Israël est le nouvel Hérode"; "Propagande anti-israélienne par Evangile interposé: Marie et Joseph bloqués à un point de contrôle"; Larry Fata, "Comment Marie et Joseph auraient-ils franchi un poste de contrôle ?"; "Art & propagande: Les mages empêchés de rendre hommage à Jésus dans sa crèche par le Mur de sécurité".


Cliquer pour voir l’animation

Antisémitisme ? - Probablement pas.
Antisionisme ? - Peut-être.
Imbécillité, sûrement.

Les décervelés qui pensent par images interposées se jettent sans discrimination sur tout ce qui leur donne de l’importance.

Une image vaut mille mots, a-t-on dit.

Ce qui permet à quiconque n’a qu’un "cliché" en guise de pensée personnelle, de poser en justicier de l’histoire, sans être obligé d’expliciter son propos en mille mots ou plus.

Le vrai problème, c’est que cette image subversive sert de projectile pour lapider, à longueur d’année, des hommes, des femmes et des enfants qui n’ont qu’un tort c’est d’être nés ou être venus s’installer dans leur terre d’antan dont, désormais, non seulement les Palestiniens et les Arabes, mais le monde entier leur dénient l’héritage.

Une seule réponse, le psaume 2 : "lamma ragshou goyim ouleoumim yehegou reiq...".

Menahem Macina 

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lundi 8 avril 2002, 8h39



Des tirs nourris ont éclaté lundi près de la basilique de la Nativité de Bethléem, cernée par l’armée israélienne, et un Palestinien a été tué en tentant d’éteindre un incendie dans un bâtiment jouxtant le bâtiment.
Patrick Baz.

Tirs et incendie près de la basilique de la Nativité


BETHLEEM (AFP) - Des tirs nourris ont éclaté lundi près de la basilique de la Nativité de Bethléem, cernée par l’armée israélienne, et un Palestinien a été tué en tentant d’éteindre un incendie dans un bâtiment jouxtant le bâtiment.

Selon plusieurs témoins palestiniens dans l’église, joints par téléphone, dont le père franciscain Sabbarra Amjad, l’un des quelque 200 combattants palestiniens retranchés dans la basilique est sorti pour éteindre un feu qui s’était déclaré, à l’aube, dans un bâtiment religieux attenant à l’église. Cet homme de 26 ans a été abattu par les tireurs d’élite israéliens embusqués depuis mardi autour de l’église.

Une fumée blanche, puis une fumée noire plus importante, étaient montées un peu plus tôt d’un bâtiment ancien en pierre de taille, situé à gauche de la façade de l’église et attenant à celle-ci. Un camion de pompiers de la ville avait été stoppé par les forces israéliennes à son arrivée sur place, avant de pouvoir accéder au pied du bâtiment.

L’incendie, qui n’était pas éteint à 07H30 (04H30), a été précédé de tirs nourris à proximité immédiate de la basilique, qui abrite la grotte où, selon la tradition, est né Jésus Christ. Les cloches de la basilique ont sonné à plusieurs reprises et des cris de soldats ont résonné autour de l’édifice, dans lequel se trouvent également une trentaine de Franciscains et des civils palestiniens.

On ignore si les soldats ont tenté de pénétrer dans la basilique pour neutraliser les combattants palestiniens, ou s’ils voulaient se contenter d’intimider les occupants, en rapprochant un peu plus leurs tirs autour de l’édifice. L’armée essaie depuis mardi, date de son entrée dans cette ville autonome, de déloger de la basilique les combattants palestiniens, qui sont armés de fusils d’assaut Kalachnikov.

Vers 07H30, un soldat, s’exprimant en arabe dans un haut-parleur, a tenté de faire sortir les assiégés du bâtiment. L’armée avait lancé plusieurs appels semblables les jours précédents. Les militaires imposent depuis mardi un couvre-feu presque continu sur Bethléem, où elle poursuit arrestations et fouilles de maisons.
 
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Mis en ligne le 14 mai 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org