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Islam

L’islamisation en Suisse et la résistance naissante, David Vaucher
21/05/2009

21/05/09

Source : Riposte Laïque, 18 mai 2009.

Quelque part au milieu de l’Europe, un petit pays connu comme producteur de chocolat, de couteaux multi-usages, de montres et d’initiatives anti-minarets résiste encore au jihad et à la dawa. Vous l’aurez probablement reconnue, il s’agit de la Suisse.

Outre les apparences, est-ce que le pays de Guillaume Tell et de Tariq Ramadan est vraiment à l’abri de l’islamisation ? La réponse mérite une grande prudence et n’est sûrement pas oui.

La Suisse et la laïcité

Tout d’abord, le fonctionnement politique de la Suisse et les conflits religieux entre catholiques et protestants qui l’ont secoué ont fait que l’Etat fédéral ne règle pas lui-même la question du lien Etat-religion, mais que cette tâche est du ressort des cantons. Parmi ces derniers, Genève et Neuchâtel ont adopté un système laïque, alors que le régime est très variable entre les autres qui confèrent parfois à certaines communautés religieuses, un statut public.

Nous pouvons nous réjouir que l’islam ne bénéficie encore dans aucun canton d’un tel statut, car la reconnaissance inclut de structurer une communauté et de lui nommer des représentants qui, pour l’islam, se révèlent être quasi-inévitablement les plus virulents. Les exemples ne manquent pas : il suffit d’observer le cas du CFCM en France, véritable porte-drapeau des Frères Musulmans, ou en Suisse, de l’UOMG (Union des Organisations Musulmanes de Genève) au sein de laquelle le Centre Islamique de Genève (dont le directeur n’est autre qu’Hani Ramadan, partisan de la lapidation des femmes) semble tirer les ficelles.

Revendications musulmanes

Contrairement aux apparences suscitée par la rareté des « ghettos » en Suisse et la relative récence de l’immigration musulmane vers celle-ci, le constat est clair : le processus d’islamisation y avance inexorablement et il serait bien illusoire de croire que la Suisse n’échappe à la menace islamisante aujourd’hui globalisée.

Il faut en effet relever des revendications bien présentes et fort inquiétantes : certains (tel qu’Hani Ramadan) militent pour l’instauration d’un parlement islamique, appellent régulièrement à ne pas respecter le droit contraire à la charia, voir prônent le jihad. Si la Suisse n’a pas encore connu d’attentats islamiques de grande envergure, certains ont été déjoués par la police fédérale qui réaffirme dans chacun de ses rapports que la Suisse n’est pas mieux lotie que n’importe quel autre pays.

Certaines banques suisses se sont par ailleurs joyeusement dotées d’un secteur islamique, il en va notamment ainsi de Crédit Suisse et de l’Union des Banques Suisses (cette dernière ayant créé une banque islamique entièrement indépendante à Dubaï en réponse à la crise).

Le débat sur l’interdiction des minarets

L’opinion publique semble néanmoins bien défavorable à l’islamisation. C’est ce que pourrait démontrer l’initiative populaire (faculté accordée au peuple de proposer lui-même de modifier la Constitution en regroupant 100.000 signatures) pour l’interdiction des minarets.

Toute la question est de savoir si le peuple osera dire non à l’islamisation ou préfèrera suivre docilement l’avis du gouvernement et des médias qui pourront encore jouer sur la peur des éventuelles conséquences que pourrait avoir une telle acceptation (ex : riposte économique des pétroliers et financiers saoudiens ou peur de vexer les islamistes), faute d’arguments valables.

Le débat sur les minarets permettra, l’espère-t-on, donner l’occasion de se prononcer sur les limites à donner à la liberté de culte : en effet, le minaret n’est pas en soi une obligation religieuse du point de vue de l’islam, mais l’appel à la prière et la conquête en sont.

Tout le problème réside dans le fait que le minaret pourrait être considéré comme une obligation religieuse sous cet aspect de symbole de l’islamisation d’une terre, ce qui se confirme d’autant plus dans le fait que son usage intrinsèque n’est pas de faire joli dans le paysage, mais de l’utiliser pour l’appel à la prière lors qui cite les phrases prononcées par celui qui se converti à l’islam. La terre sur laquelle raisonne l’appel à la prière est ainsi symboliquement convertie à l’islam, le cri de la conquête islamique raisonnant ainsi dans les oreilles de chacun qu’il le veuille ou non, car dans le mode de pensée typiquement islamique, peu importe l’avis des résidents du moment qu’Allah l’ordonne.

Utiliser la liberté pour instaurer le totalitarisme

L’islamisation et la radicalisation des musulmans ne sont pourtant pas que l’affaire du symbolique. En effet, lorsque la liberté de croyance, issue des libertés fondamentales garanties par les systèmes légaux occidentaux, est utilisée par de nombreux prédicateurs musulmans pour inciter leurs fidèles à rejeter les lois, la Constitution et les Droits de l’Homme dans la mesure où ils contredisent la charia, considérée alors comme loi suprême que rien ne pourrait contredire, il y a un réel problème. Qui plus est, ces libertés peuvent être utilisées pour appeler librement au jihad contre ce même système qui les garantit et contre ceux qui le défendent.

Malgré tous les dangers que cela fait subir à l’intégralité de la société (les musulmans eux-mêmes étant souvent les plus exposés), ceci peut très souvent se faire en toute impunité. En effet, tout le travail est fait par le Coran et les hadiths, l’imam n’a alors qu’à les lire et à prétendre en toute mauvaise foi que le musulman choisirait lui-même de suivre ou non les ordres présumés d’Allah.

Il faut percevoir le problème de la création de la communautarisation et celui de la multiplication des cellules terroristes comme une conséquence de la prédication islamique (dawa). Or lutter contre les conséquences ne résout rien, les choses continuant à empirer sur le long terme.

Appliquer le principe de précaution à l’extrémisme religieux

La loi telle que nous la connaissons dans les pays occidentaux ne tenait pas compte de ce problème lorsqu’elle fut formulée, aussi est-il nécessaire de l’adapter à ce nouveau fléau afin de pouvoir colmater cette brèche du droit.

Le Mouvement Suisse Contre l’Islamisation (MOSCI) a ainsi décidé de militer pour l’application du principe de précaution à l’extrémisme religieux. Celui-ci, applicable partout en Europe en matière d’écologie et de santé publique (voir notamment le traité de Maastricht) se base sur le concept de risque assumé par la société dans son ensemble (ex : le risque de contamination par les déchets nucléaires, de pluies acides par certains rejets atmosphériques ou celui d’effets secondaires par de nouveaux médicaments). En cas de doute, il incombe alors à celui qui serait à l’origine du risque, de tout mettre en œuvre pour l’éviter. Dans le cas du prédicateur, ceci inclurait qu’il devrait tout mettre en œuvre pour éviter le risque généré par la sa lecture des versets douteux. En conséquent, soit il renonce à lire de tels versets, soit il les lit quand même, mais soit il arrive à prouver qu’il n’existe aucun risque lorsqu’il use des précautions adéquates. S’il n’arrive pas à prouver ceci, il pourra alors être sanctionné, car son manque de précaution sera présumé avoir généré un risque.

En bref, ceci reviendrait à responsabiliser les prédicateurs devant les risques qu’ils créent sans pour autant contredire les fondements de la liberté de culte et de croyance, mais en les limitant dans la seule mesure où elles créent un risque par leurs manifestations politiques.

Lutter contre la désinformation

Outre s’investir dans ce travail de longue haleine, le MOSCI mène sa mission en formant et informant sur l’islamisation, sa dynamique et ses aboutissements, en observant l’état et l’évolution de ce phénomène et en proposant des réponses adéquates. Il soutient en outre les personnes qui s’inscrivent dans les mêmes objectifs et les conseille volontiers pour leur permettre de mieux s’y retrouver dans les méandres de ce sujet complexe et de leur éviter des mauvais choix.

On y compte aussi un grand travail d’information auprès du public dans lequel il faut composer avec d’une part la bouderie chronique des médias, d’autre part, l’opposition de certains organes administratifs. Parmi ces derniers, citons pour exemple la police du commerce qui à Lausanne nous a demandé de cesser de distribuer un tract du seul fait qu’il citait que Mahomet se serait marié avec une fillette de 6 ans et aurait massacré de sang froid une tribu juive entière (tel que le racontent les hadiths), et qu’il se pourrait très bien que Mahomet n’ait même pas existé. Des affirmations à caractère « diffamatoire ou appelant à la haine » (sic) selon elle.

« Vérités sur l’islam » : un ouvrage qui s’avérait nécessaire

L’information serait bien sûr coquille vide si les personnes intéressées n’avaient pas la possibilité d’aller plus loin. Offrir une vue d’ensemble sur le phénomène de l’islamisation, ses vecteurs, ses fondements et ses conséquences en présentant les choses telles qu’elles sont et non à travers le brouillard du politiquement correct fut l’objectif dans lequel j’ai rédigé mon ouvrage « Vérités sur l’islam » (téléchargeable sur le site Internet du MOSCI www.mosci.info, où des exemplaires imprimés peuvent aussi être commandées).

Le défi du trilinguisme

Le fait que la Suisse compte trois régions linguistiques (germanophone, italophone, francophone) n’est pas sans nous donner du fil à retordre, en effet, avoir une activité coordonnée dans toutes ces langues est un véritable défi dont le fruit est de permettre de faire le lien entre trois mondes linguistiques qui ont trop souvent tendance à s’oublier mutuellement à cause de la barrière de la langue.

La porte d’entrée pour le concept de « diffamation des religions »

Un problème important : en Suisse, l’article 261 du Code Pénal réprime certaines atteintes à la liberté de croyance et de culte. Cette norme pénale vise à protéger l’ordre public et la paix confessionnelle en réprimant les atteintes à certains éléments religieux. Le problème est que la limite de ce qui est protégé ou non se fixe en fonction de la réactivité du groupe religieux concerné par l’atteinte.

En somme, on en vient à interdire toutes les atteintes susceptibles d’entraîner de violentes réactions. Ceci ne contribuant aucunement à calmer les ardeurs des groupes islamistes. Des ardeurs qui, par ailleurs, leur permettent, par le chantage, d’obtenir une surprotection de l’islam.

On a de quoi s’inquiéter du fait notamment texte final de Durban II s’ouvre très bien à une interprétation intégrant le concept de « diffamation des religions » (véritable norme contre la critique de l’islam proposée par l’OCI), et qu’il reprend clairement par un renvoi (§ 67), la résolution 60 /228 de l’AG de l’ONU qui prône d’interdire la « diffamation des religions » pour lutter contre le terrorisme (sic).

Il en va de même avec la norme antiracisme (261 bis CP) qui pourrait être utilisée contre toute attaque de l’islam si on en venait à considérer l’islamophobie comme une forme de racisme.

De nombreux pays en Europe ont des normes pénales formulées ainsi, la Suisse n’est donc de loin pas la seule concernée.

Conclusion

La politique de l’autruche n’a jamais su payer, aussi devons-nous être vigilants et nous adapter si nous voulons éviter à la démocratie et à la liberté de s’écrouler tel des châteaux de cartes. Ceci nécessite de savoir voir les choses à long terme (ce qui n’est pas toujours le fort des politiciens).

Force est de constater que nous n’oeuvrons pas à armes égales, mais la démocratie existe tant que nous avons conscience que nous pouvons dire « oui » ou « non ». Dire non à l’islamisation est un droit que nous devons oser affirmer contre le politiquement correct et malgré les conséquences que ceci pourrait engager, car tous choix a des conséquences et refuser même de voir jour ne saurait aller sans entraîner de fâcheux résultats, celui de se ruer avec allégresse vers la dhimmitude, état d’être soumis, humilié et persécuté, mais qui n’a plus ce fardeau immense des choix.

C’est l’image de la société tel que l’islam (qui signifie soumission en arabe) la voudrait : une société où l’homme ne réfléchis plus et où la conscience s’éteint devant les prescriptions de la charia, si irraisonnées et inhumaines soient elles.


David Vaucher *

* Président du Mouvement Suisse Contre l’Islamisation (Mosci)


© Riposte Laïque

 


[Article aimablement signalé par M. Niyonzima.]


Mis en ligne le 21 mai 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org