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Brèves de l’UPJF - N° 182 (4 mai 2009) - L’UPJF à Genève - Interview de Claude Barouch
04/05/2009

04/05/09

 

Union des Patrons et des Professionnels Juifs de France

 

LES BREVES DE L’UPJF

 

N° 182 du 4 MAI 2009

 

Le Bureau de l’UPJF félicite M. Sylvain ELKOUBY  pour son prochain mariage.

Toutes nos félicitations et nos vœux de bonheur !

 

Les activités de l’UPJF

 

Diner-débat autour de M. Harlem Désir le 14 mai 2009

Un diner-débat autour de M. Harlem Désir, Député européen et membre dirigeant du Parti socialiste, aura lieu le jeudi  14 mai à 20h00.

Harlem Désir est l’un de fondateur de « SOS Racisme » et en était le Président de 1984 à 1992.

Merci de réserver d’ores et déjà auprès de Yasmin par téléphone au 01.47.63.07.10 ou par mail yasmin@upjf.org, car les places sont limitées (PAF 50€).


Diner-débat autour de M. Claude Bartolone  le 20 mai 2009


Un diner-débat autour de M. Claude Bartolone, Ancien Ministre et Président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, aura lieu le 20 mai à 20h00.

M. BARTOLONE est, depuis décembre 2008, Secrétaire national du PS aux Relations extérieures.

Merci de réserver, d’ores et déjà, auprès de Yasmin, par téléphone au 01.47.63.07.10, ou par mail, à l’adresse suivante yasmin@upjf.org, car les places sont limitées (PAF 50€).


AFTERWORK (rencontre professionnelle) 29 avril 2009

Succès de l’Afterwork organisé par l’UPJF le 29 avril 2009 qui a réuni une centaine de jeunes chefs d’entreprises dans les salons de l’Hôtel Golden Tulipe. Un exposé sur l’obtention de subventions et de garanties de crédits a été effectué par les représentants d’OSEO, de l’Institut Supérieur des Métiers, de UBI France, et de le conseil regional ile de france.

Cette soirée  a été initiée par un membre de la section UPJF Jeunes : Maurice Alezra, Président  d’un groupe œuvrant dans la formation professionnelle, leader dans son domaine.

M. ALEZRA a su réunir de nombreux intervenants ; économiques, financiers, professionnels et représentants des pouvoirs publics. Ceux ci ont présenté l’ensemble des aides et subventions mises à la disposition des jeunes entrepreneurs.

Les participants ont pu mieux s’informer et se familiariser sur les possibilités importantes de subventions proposées par les différents organismes publics.

C’était  la première fois que l’UPJF organisait ce type de manifestation.

L’UPJF a, par ailleurs, annoncé la création d’un concours visant à accompagner de jeunes chefs d’entreprises, qui bénéficieront de l’assistance juridique, fiscale, sociale, comptable, et de formations dispensées par les professionnels de l’UPJF. (Pour les modalités, vous pouvez vous renseigner auprès de notre secrétariat).

La qualité des exposés présentés par les intervenants a suscité de nombreuses questions.

Il y avait visiblement un vif intérêt chez tous les participants.

De nombreux échanges permettent de penser que ce type de réunions sera renouvelé.


Votez en faveur d’Israël sur CNN

 

L’UPJF appelle à voter pour soutenir Israël sur le site de CNN: www.israel-vs-palestine.com/gz/

 

FRANCE


Deux ans après, la sérénité affichée de Sarkozy

Par Charles Jaigu le figaro 

 

Le chef de l’État fêtera la semaine prochaine le deuxième anniversaire de sa victoire à l’élection présidentielle.

Le président n’aime pas les anniversaires. Ce sont des «gadgets de journalistes», maugrée-t-il souvent. Mais il paraît plus que souriant, alors que la presse s’apprête à souffler les deux bougies du quinquennat à sa place. Ceux qui le croisent ces temps-ci tombent sur un homme indifférent aux polémiques qui se sont succédé après les propos qu’on lui a prêtés, sur Barack Obama ou José Luis Zapatero. Un président sans états d’âme. Il recevait il y a quelques jours le fondateur et rédacteur en chef d’El Pais, Juan-Luis Cebrian. Nicolas Sarkozy a fait une tout autre impression que celle qui surnageait ces derniers jours dans la presse internationale au patron du journal de la gauche espagnole : «J’ai vu le président français plus solide, plus tranquille, plus sûr de lui, plus décidé que jamais à appliquer ses réformes. Plus satisfait également.» Reflet de ce nouvel état d’esprit, Sarkozy a confié récemment à un ministre de ses amis : «Mes ambitions personnelles sont assouvies, je n’ai plus que des ambitions collectives.» Comme si le chef de l’État goûtait, deux ans après son arrivée à l’Élysée, un moment d’accalmie avant le retour de la tempête.

«Je ne me contorsionne pas. Je suis en phase avec le pays. Mon rôle est d’être un point fixe et un repère, de mettre de la perspective», confiait-il au Figaro la semaine dernière. Plusieurs fois, Nicolas Sarkozy a repris ce terme, pour souligner qu’il ne se sentait pas obligé, crise oblige, de renier ce qu’il était ou ce qu’il croyait. Pourquoi cet accès de sérénité après une année passée sur le pont, à essuyer les paquets d’eau salée ? «Il a le sentiment qu’il a atteint son plancher dans l’opinion, qu’il ne descendra pas tellement plus», explique l’un de ses proches. Ce visiteur du soir raconte que Nicolas Sarkozy a découvert avec délice, en fin de semaine dernière, le sondage du journal Sud-Ouest qui lui donnait 28 % des suffrages au premier tour de l’élection présidentielle - soit seulement trois points de moins qu’en 2007. Ségolène Royal ne récoltant que 20 % des voix, un tout petit point devant François Bayrou, toujours en embuscade. «Les Français ont vu clair dans le jeu de Ségolène Royal», sourit un conseiller du président. Ce n’est pas seulement sa cote de confiance dans l’opinion, c’est aussi l’état du pays que Nicolas Sarkozy juge finalement moins inquiétant que prévu. «On ne cesse de me prédire la catastrophe. Le 14 juillet 2008, ce devait être la révolte des armées, puis on m’a annoncé les banlieues à feu et à sang», répète-t-il sans cesse à son entourage, à la veille de la manifestation du 1er Mai.

Pour étayer cet optimisme à contre-courant, Nicolas Sarkozy rappelle volontiers la situation dans laquelle se trouvaient ses prédécesseurs deux ans après leur accession au pouvoir. «En 1983, Mitterrand était au fond du trou. En 1997, Chirac aussi. En 2004, nous avons été laminés aux européennes», confie le chef de l’État. Il estime donc qu’il a réussi, pour le moment, à passer entre les gouttes de la pire crise depuis 1929, sans entamer son capital de confiance auprès de son électorat. Alors qu’on peut trouver dans les kiosques le libelle du caricaturiste Siné, qui interpelle le président en titrant «Pauvre con», ce dernier répond à cette insulte comme aux dénonciations pour «abus de pouvoir» venues de Bayrou ou d’autres : «Ça ne me plaît pas d’être insulté. Je n’ai volé personne. Je me suis construit patiemment. Je suis quelqu’un d’honnête. C’est injuste, mais je continue à tracer mon chemin.»

«Il a appris la gravité des choses»

Nicolas Sarkozy a donc décidé de ne pas céder sur les trois ou quatre thèmes qui sont stratégiques pour les 40 % de Français qui le soutiennent toujours. «J’ai des convictions très fortes, j’ai une ligne, je peux me tromper, mais je m’y tiens», explique-t-il au Figaro. Ayant reçu d’Édouard Balladur ou Alain Juppé le conseil d’augmenter momentanément les impôts pour les ménages les plus aisés, il a refusé net. «Je ne bougerai pas sur la fiscalité. Je n’ai pas été élu pour augmenter les impôts, mais pour réduire le coût du travail - nous préparons toujours la suppression de la taxe professionnelle», explique-t-il. De même, il se refuse à supprimer les exonérations de charges pour les heures supplémentaires, le service minimum - «La France n’est plus paralysée pendant les grèves», se félicite-t-il. «L’été approche, les grandes vacances aussi, le moment de la grande grève est passé», juge un interlocuteur du chef de l’État. «Il sait que s’il bouge sur les fondamentaux de son électorat, il est mort», conclut ce dernier. «Sarkozy incarne toujours quelque chose aujourd’hui, comme en mai 2007», estime l’un de ses proches conseillers : «la réforme».

Bouclier fiscal, sécurité, heures supplémentaires, non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux et travail le dimanche sont donc les bornes du sarkozysme, même par temps de crise. Il envisage même une sortie du tunnel moins laborieuse que prévu : «La crise a été très brutale. Du même coup, on peut espérer que la reprise sera aussi brutale. Objectivement, la France souffre moins que nos voisins», estime-t-il.

Le chef de l’État déteste faire des bilans d’anniversaire, mais son entourage observe qu’«il a forcément changé». «Il a appris la gravité des choses», résume un ministre, qui cite la guerre en Afghanistan , les prises d’otages au large de la Somalie. Selon ce ministre, il aura fallu un certain temps à Nicolas Sarkozy avant de s’habituer à «cette alchimie bizarre» qui fait le pouvoir présidentiel : «un mélange de recul et de gestion de l’immédiat. Il faut apprendre être très patient et très réactif».«Ma situation est particulière, je suis à la fois arbitre et acteur. La plupart de mes collègues, Merkel, Brown, Berlusconi, Zapatero et même Obama, ne connaissent pas cette dualité. En tant qu’arbitre, je dois pacifier, établir des équilibres et, comme acteur, je suis obligé de prendre des initiatives pour construire», confiait encore Sarkozy au journal El Pais pour justifier la difficulté du réglage.

«Il y a une différence entre la gestion d’un moment de l’actualité et le sillon que l’on trace dans la durée», résume son conseiller en communication, Franck Louvrier. Peu à peu, Nicolas Sarkozy a fait l’apprentissage de la prérogative principale du président, qui est le «maître du temps». «Qui se souviendra d’Hadopi ou de la loi OGM à la fin du quinquennat ?», demande un conseiller. Afin de montrer que la fébrilité liée à la découverte du «job de président» est aujourd’hui dissipée, Nicolas Sarkozy fait savoir clairement que le prochain remaniement n’est pas au cœur de ses préoccupations. «On ne répond pas à une crise économique par un changement de gouvernement», estime-t-il. Il est d’ailleurs conscient, comme le martèle François Fillon, que la stabilité et la continuité du gouvernement sont des arguments à l’attention de ses adversaires qui l’accusent d’être «brouillon et impulsif». «Le chef de l’État est conscient qu’il ne peut y avoir qu’un seul changement de gouvernement en un quinquennat», estime l’un de ses proches. Récemment interrogé sur le dossier Continental, par un proche, Nicolas Sarkozy a répondu : «Je ne sais pas. Je n’ai pas réponse à tout, un sujet après l’autre.» Une façon de rappeler qu’il ne veut pas se projeter tous azimuts dans tous les dossiers.

Autre exemple du nouvel état d’esprit du président : le Grand Paris. L’idée de mener à bien ce chantier pharaonique donne la mesure de l’ambition présidentielle telle qu’elle s’exprime ces temps-ci, à l’Élysée.

Deux ans après, Nicolas Sarkozy n’a pas non plus changé sur un point : il entend plus que jamais continuer l’ouverture. Il le sait : il ne gagnera pas la présidentielle de 2012 sans l’apport des voix du centre et de la gauche. Il juge sévèrement son attitude de boycott de la loi Internet, «c’est la rupture entre les créateurs et la gauche», ajoutant que «le PS ne peut pas défendre la régulation et s’y opposer». Raison de plus pour débaucher les talents. Il redouble aujourd’hui d’éloges à l’égard de Claude Allègre, tout comme Jack Lang. «Il ne pense qu’à 2012, sourit l’un de ses amis, parce qu’il veut aller jusqu’au bout de la réforme.»

En vue de 2012, Nicolas Sarkozy souhaite que les Français lui donnent quitus d’avoir conduit des réformes dont ils ont perçu les effets dans leur vie quotidienne. «Nous sommes dans un pays tellement complexe que le sentiment de réforme est difficile à faire apparaître. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles il ne faut pas faire une réforme après l’autre, mais toutes en même temps. La baisse de la TVA dans la restauration, le RSA, la presse, le crédit impôt recherche, les peines planchers, la prime à la casse touchent à chaque fois des catégories différentes», philosophe un membre de son cabinet.

Plébiscité au côté d’Obama sur Facebook

Avant de s’envoler pour l’Espagne, Nicolas Sarkozy a pris connaissance d’une note que son cabinet lui a remise ces jours-ci. Elle explique comment la campagne lancée par le réseau social Facebook - qui vient de franchir le cap des 200 millions d’adhérents - a sélectionné quinze leaders d’opinion dans le monde - de la chanteuse Britney Spears au champion de natation Michaël Phelps - et, dans la catégorie des hommes politiques, seulement deux «influenceurs» (sic) : Barack Obama et Nicolas Sarkozy. «Il y a de la place pour tout le monde», avait lancé Nicolas Sarkozy à propos de Barack Obama au début du mois de janvier. Visiblement, Nicolas Sarkozy estime désormais s’être taillé sa place dans l’Olympe des chefs d’État qui influencent le cours de l’Histoire.

 


Fofana provoque les juges de la cour d’assises

Delphine Chayet (le Figaro)

 

Souriant et criant «Allah Akbar», le chef présumé du «gang des barbares» encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

D’emblée, Youssouf Fofana a montré le ton qu’il entend donner au procès du «gang des barbares». «Mon prénom, c’est Arabe, lance-t-il à la présidente de la cour d’assises des mineurs de Paris, qui lui demande de décliner son identité. Mon nom: Africaine armée barbare révolution salafiste. Ma date de naissance, le 13 février 2006 à Sainte-Geneviève-des-Bois». Soit le jour et le lieu de la découverte d’Ilan Halimi, torturé à mort, le long d’une voie ferrée.

Par ces mots glaçants, suivis d’un silence consterné, le «cerveau» présumé du rapt, de la séquestration et de l’assassinat du jeune Juif, livre un condensé de son personnage, avant que le huis clos ne referme, sur ses provocations, les portes de la cour d’assises. Barbu et le crâne rasé, Fofana est apparu quelques minutes plus tôt, en pointant son index vers le ciel: «Allah Akbar.» Le sourire accroché aux lèvres, il semble à l’aise.

Sur les bancs des parties civiles, la mère d’Ilan Halimi, mort à 23 ans, soutient ce face-à-face cruel en se balançant légèrement d’avant en arrière. Elle semble prier. Ses deux filles se tiennent à son côté, le visage fermé.

«Ilan, justice»

Sans s’appesantir sur l’incident, la présidente reprend bientôt le cours de l’audience. «Libre à vous de procéder de cette façon», glisse-t-elle à Fofana. Les 26 autres accusés vont à leur tour décliner leur identité. Certains sont poursuivis pour avoir été mêlés, d’une manière ou d’une autre, à la séquestration du vendeur de téléphonie mobile, aux tortures puis au meurtre. D’autres pour avoir gardé le silence, alors qu’ils savaient.

L’un après l’autre, les membres du «gang des barbares» se lèvent. On les entend à peine. E., jolie brune aux cheveux longs, toute de noir vêtue, est accusée d’avoir attiré Ilan dans le guet-apens. Mains dans les poches, Cédric aurait surveillé l’otage, enfermé dans un local technique au sous-sol d’une HLM de Bagneux. Tifenn, «la meilleure copine» de Fofana, est accusée d’avoir recruté les appâts et d’avoir désigné des victimes potentielles. Gilles le gardien d’immeuble hébété, vacillant dans sa grande chemise à carreaux, a mis à disposition l’appartement de Bagneux où Ilan fut séquestré.

La cour découvre leurs visages. Ils avaient entre 17 et 32 ans à l’époque et vivaient à la Pierre-Plate, ou allée du Prunier-Hardy, deux cités de Bagneux (Hauts-de-Seine). Ils étaient chauffeur de bus, livreur, chômeur, étudiant, ou encore à l’école, au moment des faits.

Ils ne se connaissaient pas ou peu, mais ont pour point commun d’avoir croisé la route de Fofana et d’avoir accepté de l’aider. La cour d’assises des mineurs a deux mois et demi devant elle pour déterminer leurs responsabilités.

Mercredi, la tension extrême entourant ce procès s’est déplacée à l’extérieur de la salle d’audience. Sortie, le visage masqué par son châle pour se protéger des caméras, la mère de Youssouf Fofana ainsi que son frère ont été violemment pris à partie, sifflés et acculés vers la sortie par des jeunes représentant la communauté juive. D’importantes forces de police ont dû être déployées autour du palais de justice, où des groupes brandissant des drapeaux israéliens ont scandé : «Ilan, justice.»

Une fois le huis clos décrété, comme le veut la loi, les débats ont repris en petit comité. Seuls sont autorisés à rester les proches parents, les témoins, les services sociaux et les avocats. Selon Me Isabelle Coutant-Peyre, avocate de Youssouf Fofana : «C’est un être humain qu’on va juger . Il doit pouvoir parler.» Désormais à l’abri des regards, le chef du «gang des barbares» aura tout le loisir de s’exprimer.

Les deux avocats de Fofana sont Isabelle Coutant-Peyre, épouse du terroriste Carlos, et Emmanuel Ludot, seul défenseur français de Saddam Hussein.


L’imam de Drancy prône l’ouverture

Cécilia Gabizon le figaro


«Je ne porte pas la barbe, je serre les mains des femmes et mes enfants sont dans le privé catholique», souligne Hassen Chalghoumi, qui organise des rencontres entre juifs et musulmans.

PORTRAIT - Installé à Drancy, Hassen Chalghoumi s’investit dans le rapprochement des religions et le dialogue entre islam et judaïsme. Un engagement qui lui vaut le soutien de beaucoup, y compris celui du président de la République, mais qui ne plaît pas à tout le monde. Ce Tunisien a été visé à plusieurs reprises par de mystérieuses représailles.

Camp de Drancy. Mai 2006. Un imam inconnu, costume élégant, français hésitant, demande la parole : «À quelques mètres d’ici, des personnes innocentes ont souffert d’une injustice sans égale, avant d’être déportées à Auschwitz, juste car elles étaient juives.» Tous les regards se tournent vers Hassen Chalghoumi lorsqu’il poursuit : «Nous repartirons de cette cérémonie le cœur lourd, mais le travail ne sera pas terminé pour autant : nous devons transmettre à notre entourage ce que nous avons retenu afin de revenir plus nombreux la prochaine fois. Je terminerai en affirmant avec certitude et amitié, qu’issus de la même famille, enfants d’Israël et d’Ismaël sont des cousins, et ce encore aujourd’hui.»

Le lendemain, la maison du jeune imam de Drancy est saccagée. Les auteurs de ce cambriolage à l’allure de représailles ne seront pas identifiés. Pour avoir reconnu publiquement la singularité de la Shoah, Hassen Chalghoumi est devenu «l’imam du rapprochement». Reçu à l’Élysée en janvier. Invité au dîner du Crif en mars. Félicité par Nicolas Sarkozy. Mais parfois décrié dans sa communauté, où ses détracteurs l’appellent «l’imam des Juifs». Soupçonné de trahison, Chalghoumi est mis à l’index dans certaines mosquées.

«Ce n’est pas très confortable», reconnaît-il. «Mais avec le temps, on y arrivera, regardez la France et l’Allemagne», répète-t-il, tout empreint d’un messianisme réconciliateur, que son parcours ne laissait pas présager. Tunisien de 35 ans, formé à l’islam en Syrie et au Pakistan, Chalghoumi arrive en France en 1996. Il rencontre celle qui deviendra sa femme, s’installe, prêche à mi-temps dans la salle de prière d’un foyer situé à Bobigny. Un lieu surveillé par les Renseignements généraux, qui soupçonnent une dérive radicale. L’autre imam fera l’objet d’une procédure d’expulsion en 2003, enrayée par les associations musulmanes de Seine-Saint-Denis. Chalghoumi intrigue les policiers. «Je n’ai pourtant jamais été un fondamentaliste», assure-t-il. «J’ai pris un crédit pour acheter ma maison (ce que réprouve l’islam), je ne porte pas la barbe, je serre les mains des femmes et mes enfants sont dans le privé catholique», résume-t-il. Il s’établit à Drancy avec ses cinq enfants, monte une société de sécurité. Il s’instaure médiateur dans son quartier.

Lorsque le maire centriste, Jean-Christophe Lagarde, rencontre les associations musulmanes qui souhaitent édifier un lieu de culte, Chalghoumi est l’imam pressenti. Le maire décide d’avancer l’argent, 1,8 million, pour construire «cet équipement municipal, qui peut être reconverti. C’était la solution pragmatique et légale pour permettre aux musulmans de pratiquer dignement» , justifie Jean-Christophe Lagarde. Très vite, la mosquée rassemble des milliers de personnes chaque semaine, des enfants, les mercredi, samedi et dimanche, et les 4 000 euros de loyer sont dûment versés. La «mosquée municipale» fonctionne… avec un imam taillé sur mesure pour une ville symbole comme Drancy. «Je n’ai donné aucune consigne», assure le maire, avant de concéder : «si ce n’est l’ouverture aux autres religions».

L’imam prend contact avec l’église et la synagogue voisines. Invite les responsables juifs dans sa mosquée, favorise les rencontres entre fidèles. Dans un crissement de dents : «Certains croyants n’étaient pas contents, raconte Chalghoumi. Je leur ai dit, faites connaissance et on verra.» Quelques mois plus tard, le maire assure que «les relations entre communautés se sont grandement améliorées». Localement, le bouillonnant Chalghoumi a réussi son pari. Mais ne s’arrête pas là. «Il en fait trop», susurrent ces opposants, qui lui prêtent une ambition exacerbée. «Dès que l’on agit, on est accusé d’être à la solde du maire, des Juifs, de Sarkozy», rétorque l’imam.

À l’automne, il intervient dans le XIXe arrondissement de Paris, après l’agression du jeune Rudy, laissé presque mort après une rixe entre bandes communautaires. Lorsque débute l’offensive israélienne à Gaza, fin décembre, Chalghoumi s’inquiète de voir les actes antisémites se multiplier. Il prône le contrôle des manifestations pro-palestiniennes craignant que «les radicaux ne détournent l’émotion légitime» vers la haine. «Les citoyens français juifs doivent pouvoir vivre en paix.» Ses fidèles de Drancy l’appuient. Mais ses positions agacent ailleurs. Sa voiture est recouverte d’huile de vidange. Il reçoit insultes et menaces téléphoniques. Et le soutien chaque jour plus explicite des organisations juives.

«C’est un homme sincère et indépendant», défend Samy Gozlan, du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme. «Lui n’est pas influencé par des autorités étrangères.» Le ministère de l’Intérieur et des Cultes, en peine avec son Conseil français du culte musulman, l’observe avec circonspection. «Il est isolé, glisse-t-on, n’a pas vraiment d’influence.»

Chalghoumi sait d’ailleurs, que seul, il s’épuisera. «Beaucoup d’imams veulent tendre la main aux juifs mais craignent d’être mal vus. Il faut se regrouper», répète-t-il. À l’occasion d’un dîner débat organisé par le Conseil des communautés juives du Val-de-Marne, il annonce en mars la création d’une association des imams de France. «Avec une trentaine d’imams venus principalement d’Ile-de-France et de l’Est, nous voulons échanger des expériences de terrain dans une dimension interreligieuse et citoyenne», explique-t-il. Parmi les convives, la ministre du Logement, Christine Boutin, le Grand Rabbin, Gilles Bernheim, les présidents du Consistoire et du Crif, l’évêque de Créteil, Mgr Michel Santier, et plusieurs imams du département. Mais point de Lhaj Thami Breze, le président du Conseil régional du conseil des musulmans d’Ile-de-France. Ce proche des Frères musulmans a été désinvité après ses attaques virulentes contre «la barbarie israélienne» à Gaza. Entre le Crif et l’UOIF, la guerre est ouverte désormais. Mais la relation n’est guère plus florissante avec la Mosquée de Paris. Son représentant, Djelloul Seddiki, a quitté le groupe d’amitié judéo-musulmane pendant l’opération «Plomb durci». Désormais, sur les terres brûlées du rapprochement, il ne reste que Chalghoumi. La semaine dernière, il était en Israël et à Gaza, avec un prêtre et un rabbin. Pour un nouvel exercice d’équilibriste qui force l’admiration. Sans toujours convaincre.

 

Le télétravail séduit les employeurs

Myriam Denis (Lefigaro.fr)


Aujourd’hui, 65% des grandes entreprises et 19% des PME y ont recourt. Cette nouvelle organisation leur permet de limiter le taux d’absentéisme et de réduire certains frais fixes.

Révolution dans le monde de l’entreprise. Le télétravail, appelé également «e-travail» ou «travail nomade», une nouvelle forme d’organisation du travail à distance, est en train de se généraliser. En janvier 2008, 22% des entreprises équipées d’un ordinateur utilisaient le travail à distance, contre 16% un an plus tôt, selon une étude de l’Insee, publiée mi-mars, sur l’utilisation d’internet dans les entreprises. Ce sont encore massivement les grands groupes qui y ont recourt comme France Télécom, EDF-GDF ou Renault. En effet, 65% des grandes entreprises de plus de 250 salariés ont adopté cette organisation du travail, contre 19% des PME de 10 à 19 salariés, précise l’étude de l’Insee. Cependant, ces mêmes PME n’étaient que 13% en 2007 à pratiquer le travail à distance. Preuve que celui-ci commence à se diffuser dans toutes les catégories d’entreprises, qui peuvent retirer un bénéfice de cette organisation.

Vers une déduction fiscale de 50% pour les employeurs ?

Premier avantage pour l’employeur, le travail à distance réduit l’absentéisme. Le salarié malade qui ne peut pas assumer toute sa journée de travail en plus des transports, a la possibilité de travailler une ou deux heures de son bureau, à domicile. De la même façon, en période de grève des transports en commun, l’«e-travail» limite les journées chômées. Le travail à distance permet également de réduire certains coûts, comme les frais de déplacements du salarié. De plus, ce dernier travaillant hors de l’entreprise, il libère un bureau. L’employeur peut donc économiser sur les notes d’électricité, de chauffage ou encore sur la climatisation d’un bureau isolé, par exemple.

Mieux, le député UMP du Nord Jean-Pierre Decool, a déposé une proposition de loi relative au télétravail, qui prévoit que le chef d’entreprise pourrait déduire 50% des coûts d’investissements nécessaires à l’équipement du télétravailleur. De quoi motiver les plus réticents à adopter cette organisation du travail.

Nouvelle politique managériale

Autre avantage pour l’entreprise : en réduisant ses coûts, elle s’investit dans une nouvelle politique managériale. Ce n’est plus le volume horaire passé dans l’entreprise qui prime, mais le management par objectifs qui devient la règle dans le travail à distance. «C’est un management plus fluide, qui passe par la conclusion d’objectifs», note Benoît Coquille, en charge des questions sociales chez Renault. Une nécessaire relation de confiance s’instaure donc entre les deux parties. «Les télétravailleurs sont des salariés rigoureux, avec qui nous établissons un contrat de confiance», ajoute Edouard de Remur, co-fondateur de la société Oodrive, PME spécialisée dans les solutions de partage de fichiers en ligne. Cependant, «par les mails et les échanges téléphoniques, il est tout de même facile de savoir si le salarié est bien à son travail ou non», souffle Benoît Coquille.

Le salarié travaille où il veut

Le télétravail se trouve facilité par les messageries et agendas électroniques de type Outlook ou Lotus Notes, et par la possibilité de se connecter à Internet. La société d’Edouard de Remur utilise pour travailler une plateforme de gestion de projet, un travail collaboratif, un partage d’agenda, un chat et des visioconférences. «Avec les documents partagés, nous travaillons en ligne. Ces salariés pourraient finalement être dans le bureau à côté, cela ne changerait rien», précise le co-fondateur d’Oodrive. Chez IBM aussi, 60% des effectifs de la société utilisent la «mobilité», et le système fonctionne depuis une dizaine d’années. «Les salariés peuvent travailler depuis un site client, dans le train… Pour cela, ils disposent d’un ordinateur portable et d’une connexion internet 3G», affirme Christine Lacout, responsable mobilité chez IBM. Ce système permet à tout salarié de travailler d’où il le souhaite, et non spécifiquement à domicile, mais sur le site de rattachement, sur n’importe quel site IBM, ou dans les locaux de proximité. Cinq locaux ont été créés en région parisienne, étudiés pour se trouver à proximité des collaborateurs. 
 

ISRAËL

 

On en parle peu… on n’en parle pas.

Il est toujours prisonnier

 

 

Le pape contourne Gaza

Par Benjamin Barthe, publié le 22/04/2009 lexpress.fr

La "papamobile" dans les ruines de Gaza? Le projet a été envisagé. En prévision de la visite de Benoît XVI en Terre sainte, du 8 au 15 mai prochain, le curé de Gaza, le père Manuel Moussalam, avait officiellement invité le pape à visiter l’enclave palestinienne. L’idée, qui n’était pas peu symbolique, quatre mois après l’offensive israélienne de janvier, a cependant buté sur le casse-tête politique local. Un passage du souverain pontife à Gaza aurait équivalu pour le Hamas, maître absolu du territoire, à une forme de reconnaissance.

L’Etat d’Israël, par ailleurs, arc-bouté sur sa politique de bouclage, a immédiatement fait comprendre qu’il voyait ce projet d’un très mauvais oeil. Realpolitik oblige, le Saint-Siège y a donc renoncé. Les chrétiens de Gaza devront se contenter de suivre la tournée papale sur leurs écrans de télévision. parmi les 2 500 fidèles qui vivent dans ce territoire, une centaine seulement ont obtenu d’Israël le permis de se rendre à Bethléem, afin d’acclamer Benoît XVI.

 


Israël décerne un diplôme oecuménique à un prêtre français

Par Claire Chartier, publié le 23/04/2009 lexpress.fr

Tout un symbole, religieux et politique: le 12 mai, durant la visite de Benoît XVI en Terre sainte, l’université israélienne de Bar-Ilan, près de Tel-Aviv, décernera un diplôme honoris causa en philosophie au père Patrick Desbois, figure de l’amitié judéo-chrétienne. C’est la première fois que cette faculté juive décerne une telle récompense à un prêtre. Patrick Desbois s’est fait connaître en recueillant le témoignage des derniers survivants des massacres nazis en Ukraine et en a tiré, en 2007, un livre, Porteur de mémoires. L’enquête du prêtre qui révèle la Shoah par balles (Michel Lafon), ainsi qu’une exposition. Il a déjà été décoré par Nicolas Sarkozy.


Israël: premier cas de grippe porcine

AFP

Un premier cas de grippe porcine a été diagnostiqué en Israël chez un jeune Israélien rentré récemment d’un séjour au Mexique, a annoncé aujourd’hui la radio militaire israélienne.

 


Le père de Guilad Shalit aux États-Unis

AFP


Le père de Gilad Shalit, soldat franco-israélien détenu par le Hamas à Gaza, a quitté Israël lundi pour les Etats-Unis où il doit rencontrer des hauts responsables de l’administration américaine, a-t-on appris aujourd’hui auprès de son épouse.

"Noam s’est rendu aujourd’hui aux Etats-Unis pour rencontrer des hauts responsables de l’administration de Barack Obama et des membres du Congrès pour plaider la cause de notre fils Gilad", a indiqué à l’AFP Aviva Shalit, la mère du soldat.

Le caporal Gilad Shalit, un Franco-Israélien âgé de 22 ans, a été enlevé le 25 juin 2006 lors d’une opération menée par un commando palestinien dans le sud d’Israël, à la lisière de la bande de Gaza.

Cette attaque a été revendiquée par trois groupes armés, dont les brigades Ezzedine Al-Qassam, la branche armée du mouvement islamiste Hamas qui contrôle la bande de Gaza.

Des négociations entre le Hamas et Israël par l’entremise de l’Egypte en vue de la libération du jeune soldat se sont heurtées à une impasse.

Les perspectives ne sont guère plus encourageantes avec l’arrivée au pouvoir en Israël début avril d’un gouvernement de droite dirigé par Benjamin Netanyahu.

Plusieurs dirigeants de sa coalition se sont ouvertement opposés à un échange de Gilad Shalit contre des centaines de Palestiniens, dont beaucoup détenus pour participation à des attentats anti-israéliens, comme l’exige le Hamas.

"Notre coeur est avec Gilad (Shalit) et tous les autres (Israéliens) en captivité. Notre devoir est de faire tout notre possible pour les ramener à la maison, et le plus tôt sera le mieux", a, de son côté, déclaré, lundi, le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak.

Il a tenu ces propos alors qu’Israël s’apprêtait à commémorer, à partir de lundi soir, la Jour[née de la mémoire] de ses soldats tombés durant ses diverses guerres. 

MONDE


Durban II Traquenard genevois

Par Christophe Barbier, publié le 21/04/2009 lexpress.fr

Durban [I] était un imprévisible guet-apens ; Genève, un traquenard à ciel ouvert. A la stupéfaction qui suivit la précédente Conférence de l’ONU contre le racisme, en septembre 2001, en Afrique du Sud, auraient dû succéder circonspection, méfiance et mises en garde, en vue de l’édition suivante, tenue cette semaine en Suisse. Au lieu de cette salutaire prophylaxie, on vit les interminables circonvolutions de la couleuvre diplomatique, animal à sang froid et à échine élastique, à la recherche d’un texte acceptable et d’une réunion fréquentable. Résultat : le texte présenté avant le colloque était creux et le symposium vira au scandale.

Désigné volontaire pour assister au discours du président iranien, l’ambassadeur français s’est retrouvé piégé quand Mahmoud Ahmadinejad a traité Israël de « gouvernement raciste » ; espérant sans doute sauver l’honneur de son pays, l’envoyé du Quai d’Orsay a pris la tête du peloton des outrés qui quittèrent la salle, abandonnée au sermon antisémite de l’orateur et aux applaudissements de ses thuriféraires. On croyait la Suisse pays de coucous ; on la découvre nid de pigeons - et le français n’est pas le moins gros.

« Les absents ont toujours tort », expliquaient nos diplomates pour justifier cette présence tricolore, en pleine cacophonie européenne. C’était oublier que les présents sont toujours perdants quand ils se jettent dans les souricières géopolitiques. Or cette conférence contre le racisme ne pouvait et ne pourra jamais être qu’une chausse-trape pour Occidentaux, puisqu’il s’agit en fait d’une conférence sur le racisme, vouée à le redéfinir au désavantage des démocraties laïques ! Les pays qui ont inspiré ces palabres sont non seulement des régimes d’oppression, mais surtout des idéologies où l’individu ne compte pas vraiment, soumis à un ordre politique ou religieux. Comment défendre les droits de l’homme si l’homme est nié ? Car ce n’est pas de la vaisselle que l’on a cassé lors de la pantalonnade de Genève : c’est le trésor offert au monde par la France, il y a deux cent vingt ans - les droits de l’homme - qui a été souillé.

On ne pouvait mieux illustrer le choc des civilisations qu’avec ce défilé d’Occidentaux gagnant la sortie d’une salle de conférence, dignes mais humiliés, et abandonnant la place à ceux qui nient l’essentiel de nos valeurs. A Genève, lundi, ce monde qu’on nous dit multipolaire apparut violemment bipolaire. Il fallait être dans ou hors de la salle, et nulle posture liminaire n’était possible. Se croyant habile comme Talleyrand et n’étant qu’ondoyante comme Norpois, la France, à être dedans puis dehors, a fait un mauvais choix.

Il n’est pas surprenant que le « machin » ONU fabrique des machines, en l’occurrence infernales. Mais il est stupéfiant que la France s’y laisse prendre. Elle se doit de désamorcer la prochaine sans se brûler les doigts. Est-ce à la portée de nos diplomates ?

Calculée pour la première fois en croisant les chiffres du papier (AEPM 2008) et de la Toile (Médiamétrie Nielsen Netrating), la mesure d’audience des newsmagazines français consacre L’Express, avec 6,1 millions de lecteurs et internautes, devant Le Nouvel Observateur (5,7 millions) et Le Point (3,4 millions). Soyez-en tous remerciés. La duplication étant marginale, le site n’est nullement un concurrent de l’imprimé, mais bel et bien son complément d’audience idéal. Web et print : l’un ne va pas sans l’autre.

 


Ruée sur les armes dans l’Amérique en crise

Adèle Smith, à New York le figaro


La crainte de contrôles renforcés et d’une hausse de la criminalité liée au chômage fait exploser les ventes d’armes à travers tout le pays.

Peu de pays au monde manifestent un attachement aussi fort aux armes. Ce droit américain, inscrit dans le deuxième amendement de la Constitution et réaffirmé par la Cour suprême l’an dernier, est de ceux qui peuvent faire basculer une élection - Al Gore en a fait l’expérience en 2000. Il provoque aussi depuis quelques mois des comportements tendant à l’irrationnel. Les magasins et les foires aux armes sont pris d’assaut et les commerçants rapportent des pénuries de balles et de munitions dans de nombreux États.

Après une progression de «seulement» 14 % pour toute l’année 2008 des procédures de vérification des casiers judiciaires, la mesure des ventes d’armes aux États-Unis, le FBI a enregistré une hausse de 27 % au premier trimestre 2009. En novembre 2008, juste après la victoire de Barack Obama, elles ont même fait un bond spectaculaire de 42 %.

Le doute sur les intentions du président, connu pour son aversion des armes à feu, explique en partie le phénomène, d’après les observateurs et les professionnels du secteur. Depuis plusieurs mois, les blogs sur Internet abondent de rumeurs sur l’intention de Barack Obama de fermer les magasins d’armes à feu. En 2000, il avait proposé une hausse de 500 % des taxes sur les ventes d’armes. Sénateur, il s’était exprimé contre le droit à la dissimulation d’armes de défense sur soi et, pendant la campagne, contre la vente au public de fusils d’assaut comme l’AK-47. Pendant les primaires démocrates, sa tirade malheureuse sur les Américains les plus démunis qui «se raccrochent aux armes et à la religion» avait ajouté à la profonde méfiance qu’il suscite chez les gun lovers.

Le candidat Obama leur avait pourtant donné des gages. «Je ne vous prendrai pas votre revolver. Je ne vous prendrai pas votre fusil», avait-il promis. Mais la puissante National Rifle Association (NRA), le lobby des propriétaires d’armes à feu, a investi des millions de dollars en publicité visant à le discréditer. Les détracteurs de la NRA accusent celle-ci d’avoir largement contribué à alimenter la paranoïa ambiante.

Dixième anniversaire du drame de Colombine

D’un bout à l’autre du pays, les vendeurs d’armes et de munitions rapportent aussi la crainte croissante des Américains d’assister à une hausse de la criminalité, en baisse en 2008. La crise économique est perçue comme un facteur criminogène. Plusieurs des tueurs «fous» qui ont massacré au moins 57 personnes depuis le début de l’année avaient perdu leur travail, un parallèle vite éta- bli par les médias américains. Parmi les acquéreurs d’armes, beaucoup sont d’ailleurs des premiers acheteurs, qui revendiquent un droit à l’autodéfense dans un climat d’insécurité perçu comme s’aggravant.

Le débat sur les armes n’en est que plus passionné. Tandis que les défenseurs du deuxième amendement crient à la tyrannie d’un président qui voudrait les priver d’un droit aussi important que celui de la liberté d’expression, les critiques accusent Obama de faire marche arrière sur sa position pendant la campagne. Dans un éditorial intitulé «Qui tiendra tête au lobby des armes», le Washington Post s’indignait lundi, jour du dixième anniversaire du massacre de Colombine, contre une législation américaine «follement permissive» et un aveu «d’impuissance», «exaspérant» du président. Barack Obama avait en effet concédé au Mexique, la semaine dernière, que le rétablissement par le Congrès de l’interdiction des fusils d’assaut (importés illégalement par les cartels de la drogue) ne serait pas aisé.

Pour preuve, après l’annonce faite en ce sens en février par le ministre de la Justice, Eric Holder, la NRA avait lancé une campagne de lobbying intense, et 65 démocrates à la Chambre, pas moins, avaient signé un engagement à s’opposer à toute mesure de contrôle des armes.

Depuis, la Maison-Blanche évite à tout prix la question. D’après son porte-parole, Barack Obama a «d’autres priorités» que le contrôle des armes.

 

Une affaire d’espionnage entre la Russie et l’Otan

S.L. (lefigaro.fr) avec AFP  30/04/2009

 

Selon le Financial Times, l’organisation a expulsé deux diplomates russes après qu’un représentant estonien a livré des informations secrètes à Moscou. L’Otan se refuse à tout commentaire.

Une affaire d’espionnage empoisonne l’ambiance entre Otan et Russie. Selon le Financial Times, qui révèle l’information jeudi, l’Organisation du traité de l’Atlantique nord a procédé discrètement à l’expulsion de deux diplomates russes, dont le fils de l’ambassadeur auprès de l’UE, Vladimir Chizhov. Tous deux font partie d’une mission russe auprès de l’Otan.

Selon le quotidien, les deux Russes auraient travaillé comme agents de Moscou en cherchant des renseignements. Mais leur expulsion serait la conséquence d’une autre affaire, qui concerne c ette fois l’Estonie.

Henri Simm, qui travaillait à un haut niveau du ministère estonien de la Défense, a été condamné en février en Estonie à 12 ans de prison pour espionnage au profit de Moscou. Entre 1995 et 2008, il a transmis à la Russie plus de deux mille documents secrets portant sur politique de défense, les relations militaires extérieures et les systèmes d’information de l’Estonie, mais aussi de l’Otan.

Pour le Financial Times, c’est cette affaire qui a provoqué l’expulsion des deux diplomates Une information que l’Otan ne confirme ni ne dément, l’organisation se bornant à annoncer qu’elle «n’a pas de commentaire à faire sur des questions de renseignements». Même silence du côté de la représentation russe à Bruxelles. Pourtant, des spécialistes du renseignement, cités par le Financial Times, n’hésitent pas à parler de «la plus grosse affaire d’espionnage dans l’histoire de l’Otan».

L’affaire tombe mal, alors que Moscou et l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord tentent de renouer leurs liens, après la brouille provoquée par le conflit géorgien à l’été 2008. Signe d’un renouveau de tension ? Moscou a protesté contre des exercices militaires menés par l’Otan en Géorgie, que le président russe Medvedev qualifie de «provocation grossière».

 


GÉNOCIDE ARMÉNIEN - Couac diplomatique entre Washington et Ankara

AFP Martinez Monsivais/AP/SIPA (montage lepoint.fr)

94 ans après les faits, le débat reste très sensible. La Turquie a jugé "inacceptables" certaines parties du message annuel des Etats-Unis sur les massacres d’Arméniens perpétrés en 1915 sous le régime ottoman, écrit cette année par le président Barack Obama. "Nous considérons certaines expressions du message et la perception de l’histoire qu’il renferme concernant les événements de 1915 comme inacceptables", a indiqué le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué. Le président turc Abdullah Gul a affirmé que M. Obama aurait du mentionner les Turcs tués lors de ces événements. "Je ne suis pas d’accord avec certaines parties de la déclaration de M. Obama. Toutes les douleurs devraient être partagées", a-t-il souligné lors d’une interview télévisée.

M. Gul qui s’exprimait en marge du sommet sur le gaz de Sofia a ajouté que les hommes politiques devraient s’abstenir de juger les événements historiques. "Maintenant il nous faut regarder vers l’avenir et donner une chance à la démocratie", a dit M. Gul, soulignant les efforts faits pour résoudre les problèmes entre la Turquie et l’Arménie, tout comme entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. "Ce message ne nous satisfait pas", a déclaré le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, cité par l’agence de presse Anatolie. "Chacun doit éviter des déclarations qui gêneraient le processus de normalisation" entre Ankara et Erevan, a-t-il ajouté.

Obama défend sa "constance" sur le sujet

Le ministère des affaires étrangères a, lui aussi, déploré que le message d’Obama ne mentionne pas "les centaines de milliers de Turcs" tués dans les combats entre Turcs et Arméniens, ces années-là. Il s’est également réjoui du soutien d’Obama aux efforts actuels de rapprochement entre Turquie et Arménie. Dans le communiqué publié par la Maison Blanche, le président américain parle de ce qui s’est passé comme de l’une des "grandes atrocités du 20e siècle". Il reprend à son compte le chiffre, contesté par la Turquie, d’un million et demi d’Arméniens tués. Mais il n’emploie pas le mot de génocide ce qui aurait pu causer un incident avec la Turquie. Il préfère utiliser l’appellation arménienne de "Meds Yeghern", pour "grande calamité".

La communauté arménienne des Etats-Unis a vivement critiqué le manquement à ses promesses de M. Obama qui, quand il était candidat, s’était engagé à reconnaître la réalité d’un génocide s’il était élu. M. Obama a dit dans son communiqué ne pas se désavouer : "J’ai exprimé avec constance mon opinion personnelle sur ce qui s’est passé en 1915, et mon opinion sur l’histoire n’a pas changé. Ce qui continue à m’intéresser, c’est une reconnaissance entière, franche et juste des faits". La question d’un génocide arménien est un champ de mines diplomatique. Les Arméniens font pression pour que soient reconnus comme tel les massacres et déportations qui, entre 1915 et 1917, ont tué selon eux plus d’un million et demi d’entre eux. La Turquie reconnaît qu’entre 300.000 et 500.000 personnes ont péri, non pas victimes d’une campagne d’extermination selon elle, mais dans le chaos sévissant dans les dernières années de l’Empire ottoman.

En début de la semaine, la Turquie a annoncé être parvenue à s’entendre avec l’Arménie sur une " feuille de route " pour des négociations en vue d’une normalisation des liens bilatéraux, avec la médiation de la Suisse. Même si la Turquie a été l’un des premiers pays à reconnaître en 1991 l’indépendance de l’Arménie (de l’ex-URSS), Ankara a refusé d’établir des relations diplomatiques avec ce pays en raison de la campagne de Erevan pour que les massacres de 1915 soient considérés comme un génocide.

 

Al Qaïda au Maghreb menace d’exécuter un Britannique

"Nous exigeons la libération par la Grande-Bretagne de cheikh Abou Qatada, qui est injustement détenu, en échange de la libération du ressortissant britannique. Nous lui donnons 20 jours à compter de la diffusion de ce communiqué", a déclaré AQMI dans un message posté sur un site islamiste.

"A l’expiration de ce délai, les moudjahidine exécuteront l’otage britannique."

Abou Qatada, également connu sous le nom d’Omar Othman, est considéré par la justice espagnole comme le bras droit d’Oussama ben Laden en Europe. Détenu en Grande-Bretagne depuis 2005, il nie toute appartenance au réseau islamiste.

La Chambre des Lords, siégeant en cour suprême, a décidé en février qu’Abou Qatada pouvait être expulsé vers la Jordanie, mais ses avocats invoquent le risque que ce dernier soit torturé dans son pays d’origine et ont obtenu [gain de cause] devant la Cour européenne des droits de l’homme.

Al Qaïda, au Maghreb islamique, dit toujours retenir en otages deux touristes, [un] britannique et [un] suisse, au Sahara.

Concernant l’otage suisse, AQMI déclare qu’il sera retenu "jusqu’à ce que nous obtenions satisfaction sur nos revendications légitimes".

Le groupe a libéré quatre autres otages - deux diplomates canadiens dont l’émissaire des Nations unies au Niger, Robert Fowler, et deux touristes, [un] suisse et [une] allemande -, a fait savoir cette semaine le gouvernement malien.

Les deux diplomates avaient disparu en décembre dernier tandis que les deux Suisses, l’Allemande et le Britannique avaient été enlevés en janvier à la frontière entre le Mali et le Niger.

Les autorités de Bamako avaient au départ imputé l’enlèvement des touristes à des rebelles touaregs actifs au Sahara.

Mais selon des sources militaires au Mali, Al Qaïda au Maghreb islamique, qui cherche à étendre son influence au sud de l’Algérie, rémunère des rebelles touaregs et d’autres groupes armés pour qu’ils enlèvent des otages.

Andrew Hammond, version française Jean-Stéphane Brosse

INFORMATION


Les droits et devoirs du télétravailleur

Fabien Fournier le Figaro

Comme tout salarié, celui qui travaille à son domicile bénéficie de certains droits et obligations sur son temps de travail. L’employeur prend notamment en charge les équipements nécessaires à sa mission.

Comment définir le télétravail ?

Selon l’article 1er de l’accord national interprofessionnel du 19 juillet 2005, c’est «une forme d’organisation et/ou de réalisation du travail, utilisant les technologies de l’information dans le cadre d’un contrat de travail et dans laquelle un travail, qui aurait également pu être réalisé dans les locaux de l’employeur, est effectué hors de ces locaux de façon régulière». Dans la pratique, il existe trois formes de télétravail : le travail au domicile du salarié, le télétravail pendulaire ou alterné effectué pour partie au domicile du salarié, pour partie dans les locaux de l’entreprise, le télétravail nomade ou mobile effectué intégralement par le salarié à l’extérieur de l’entreprise et rattaché à un bureau de passage mis temporairement à sa disposition.

Un employeur peut-il imposer à son salarié le télétravail ?

Non, le télétravail ne peut en aucun cas être imposé et repose sur le volontariat. Un tel changement nécessiterait en effet une modification du contrat de travail et donc l’accord du salarié.

Y a-t-il une mention spécifique dans son contrat de travail ?

Oui. L’accord national interprofessionnel du 17 juillet 2005 précise certains éléments qui figurent dans le contrat de travail (ou son avenant en cas de changement d’organisation) : les modalités d’exécution de la prestation du travail, les modalités d’évaluation de la charge de travail, les conditions d’utilisation de l’équipement fourni par l’employeur, les conditions dans lesquelles le salarié peut être joint par l’employeur et les modalités éventuelles de retour du salarié dans l’entreprise, au terme de cette expérience.

Le télétravailleur est-il tenu de respecter certaines plages horaires ? Peut-il s’absenter de chez lui (courses, enfants…) ?

Dans la pratique, télétravail rime avec souplesse. Il n’en est cependant pas question dans les textes qui régissent ce mode d’organisation. L’employeur et le salarié doivent en effet convenir des plages horaires de travail, lesquelles sont généralement les mêmes que n’importe quel autre salarié, excepté pour les cadres. Si le télétravailleur n’est pas présent sur son espace de travail à l’intérieur de ces horaires, il peut être théoriquement sanctionné. En dehors de ces temps de travail, il n’est pas tenu de répondre à son employeur.

Peut-il être rémunéré en heures supplémentaires ?

Le télétravailleur bénéficie des mêmes règles relatives à la durée du travail que les autres salariés de l’entreprise. En cas de surcharge de travail, il doit en faire état à l’employeur qui décide de l’octroi d’heures supplémentaires, rémunérées comme telles.

L’employeur peut-il utiliser des outils de contrôle pour s’assurer du travail effectif du salarié ?

La relation de confiance qui unit le télétravailleur et son employeur n’est pas tout. Ce dernier veille généralement au respect de la règlementation sur le temps de travail, par le remplissage de fiches de temps, comme pour n’importe quel salarié de l’entreprise, ou même des coups de fil sur son lieu de travail. Des moyens plus sophistiqués existent, comme la mesure des temps de connexion à un serveur mis en place par l’entreprise. Le salarié en est préalablement informé et ces systèmes sont déclarés auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL).

Quels sont les outils pris en charge par l’employeur (internet, bureau, frais de téléphone…) ?

L’employeur doit prendre en charge les éventuels diagnostics de conformité électrique, l’installation de prises (téléphoniques, électriques), la modification du domicile du télétravailleur liée à la mise en conformité avec la législation du travail, les frais de fourniture, d’installation et d’entretien des équipements nécessaires au télétravail, l’abonnement (internet, téléphone ...), les factures et l’achat de fournitures diverses (ramettes de papier, cartouches d’encre …).

Que se passe-t-il en cas d’accidents du travail survenus au domicile ?

Le télétravailleur en informe l’employeur qui déclarera cet accident à la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM). Celle-ci examinera les conditions dans lesquelles a eu lieu l’accident avant de le qualifier d’accident du travail. L’employeur peut cependant notifier à la CPAM des réserves qui inciteront cette dernière à diligenter une enquête.

En cas de contestation, il suffira au télétravailleur d’apporter la preuve que l’accident a bien eu lieu pendant ses horaires de travail, telles qu’elles ont été fixées dans le contrat de travail. En effet, une décision rendue le 2 novembre 2004 par la 2e chambre civile de la Cour de cassation étend la définition de l’accident de travail à des situations dans lesquelles le salarié n’est pas sur son lieu de travail, mais «dans un logement afin de répondre sans délai à toute demande d’intervention sans pouvoir vaquer à ses occupations personnelles».

Réalisé avec François Taquet, professeur de droit social et avocat à Cambrai et Stanislas Dublineau, avocat – le Figaro.

 

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Mis en ligne le 4 mai 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org