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Israël (Société - mentalités)
Antisionisme

Face au déchaînement antisémite déguisé en antisionisme, il est urgent d’agir, Marc Brzustowski
22/05/2009

Malgré le pont de l’Ascension, plusieurs d’entre vous ont réagi, avec émotion et détermination à l’exposé de la dernière turpitude antisioniste, cyniquement relayée par Daily Motion [*]. Certains pensent qu’il ne faut pas en rester là, mais envisager des actions énergiques qui peuvent et doivent aller jusqu’à une vaste campagne de sensibilisation publique. Le texte suivant est exemplaire, à cet égard, en ce qu’il formule des propositions et ouvre des pistes. Nous verrons si, cette fois encore, ce sursaut ne retombera pas comme un piteux soufflé, faute d’une mobilisation sérieuse des internautes… vous et d’autres ! Enfin, j’invite quiconque soupçonnerait que M. Brzustowski et moi sommes des "sinistrologues" plus ou moins paranoïdes, à jeter un coup d’oeil sur les textes de haine suivants, tous répandus sur le Net, cette année [**]. (Menahem Macina).

[*] Voir : "Fasc-le-Facho-catho à la rescousse de Dieudo : L’union sacrée du pire".  [**] "Propos paranoïdes du président (chiite) du Parti Anti-Sioniste (français), «libérateur du monde»" ; "Attention ! "veuve noire" antisémite! Risque de piqûre fatale pour les non vaccinés" ; "«La liberté d’expression», vidéo de haine d’Israël du rapeur ’catholique’ Fasc" ; "Autre vidéo du rappeur Fasc qui éructe sa haine d’Israël, en blasphémant l’hymne national «Hatikva»".

 

22/05/09

 


Je pense que nous ne pouvons pas nous en tenir à la simple dénonciation internautique, mais qu’il pourrait être judicieux d’initier une campagne de lettres, en attente de prise de position publique, aux cardinaux, évêques, députés qui, s’ils ne réagissent pas, d’une manière ou d’une autre, consentent à ce que cette campagne soit admise comme étant "dans le cadre des règles de la démocratie".

Une première correspondante me signifie qu’elle a signalé ces débordements au Cardinal Barbarin, de Lyon.  Je crois que l’on peut aussi s’appuyer sur les conclusions d’un rapport "enterré", le Rapport Ruffin, pour examiner dans le détail pourquoi aucune mesure de limitation et de contention favorisant l’ordre public n’a jamais été entreprise ni même envisagée, au vu de ces exploitations du climat social et international.

Il y va du soutien, assez conséquent et de la légitimité acquise, qu’a pu recevoir de la part de beaucoup de citoyens - dont quelques juifs, mais aussi d’une large majorité de non-juifs (53%) attachés au valeurs de la République -, la candidature d’un homme qui évoquait alors la "tolérance zéro" en tout domaine de l’insécurité comme leur point de non-retour : un certain Nicolas Sarkozy (lui-même cible du même genre de campagne par les mêmes sources, on l’a déjà évoqué).

La République et ses soutiens chrétiens et laïcs doivent clairement se désolidariser de tout ce que l’on dit, au nom de "la liberté de se présenter devant les électeurs", voire du "catholicisme", en fustigeant une catégorie particulière de la population.

Clairement, la campagne des Européennes en France devient le porte-voix de l’antisionisme-antisémitisme à travers le monde. L’image de la France risque fort de s’en sortir à nouveau écornée, comme aux pires moments des polémiques autour des petites phrases chiraquiennes, et nous sommes revenus cinq ans en arrière, malgré les promesses de rupture. La compromission, au prétexte de la crise économique et des réformes qui se traînent, n’est pas un argument de bilan dont nous devrions, en tant qu’individus ou groupes, faire les frais.

Si aucune mesure n’est prise, nous saurons à quoi nous en tenir : se battre ou partir.

En effet, on doit penser qu’à force d’être systématiquement désignés comme ennemis, et caricaturés dans les catégories de ce parti [le Parti Anti Sioniste], c’est un appel à la guerre civile qui couve sous le débat électoral, avec l’assentiment tacite des autorités et principales personnalités morales de la société civile, réduites à l’impuissance et au laisser-dire, laisser-faire, en sorte que nous buvions le calice jusqu’à la lie.

Il faut reprendre, point par point, comme constituant une "incitation à la violence", des passages comme ceux-ci [*]:

·         "Tous ensemble formons un POING, et, une bonne fois [pour toutes], écrasons-le sur le lobby israélien".

·         "Débarrassons-nous de tous ces chiens qui foutent la pagaille dans le monde".

·         "Bande de chacals".

·         "Métastases du lobby - ou plutôt du cancer - israélien".

·         "Religion shoatique" [sic !].

·         "Oui, sioniste, casse-toi ! La France ne t’aime pas 

De tels appels à la haine, à l’expulsion, aux voies de faits, sont générateurs de trouble à l’ordre public. Ils sont contraires aux règles les plus élémentaires du vivre ensemble. Il serait donc impensable, à l’heure du procès du "Gang des Barbares", qu’ils ne suscitent aucune réaction des pouvoirs publics, ni des institutions, religieuses et laïques de la société.

Il nous incombe de diffuser largement ces ignominies afin de provoquer l’électrochoc nécessaire à un débat public en direction des parlementaires (aux abonnés absents ?), de façon à ce qu’ils révisent leur copie sur le sujet. 

La mouvance des amitiés judéo-chrétiennes devrait se sentir concernée par cette menace qui vise aujourd’hui les Juifs, mais pourrait bien, demain se retourner contre d’autres minorités religieuses et ethniques.

 

Marc Brzustowski

 

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Quelques extraits de Wikipédia, à approfondir : [cités par M. Brzustowski]

Antisionisme et antisémitisme [modifier]

Certains historiens et analystes, comme Anne Grynberg, G. Bensoussan, ou le professeur de sciences politiques israélien, Ilan Greilsammer [28],[29], estiment que l’antisionisme n’admet pas que le seul peuple qui n’ait pas droit à une organisation politique, et une existence politique, soit le peuple juif, ce qui relève, selon eux, de l’antisémitisme. G. Bensoussan [30][réf. insuffisante] rappelle que loin de mettre fin à la diaspora, le mouvement national juif a, au contraire, contribué à la renforcer en concevant une identité juive laïcisée.

Ou encore, Antoine Spire, de la direction nationale de la Ligue des droits de l’homme : « Aujourd’hui, l’antisionisme, même s’il ne se veut pas antisémite, vise non seulement la politique oppressive d’Israël contre les Palestiniens, mais aussi Israël et son lien avec ses soutiens en diaspora qu’on accuse, sans toujours aller y voir, d’inconditionnalité ; il en vient à récuser l’existence même d’un État juif. C’est là que peut se nouer le lien entre antisionisme et antisémitisme : de l’antisionisme au vœu de disparition de l’État hébreu, il n’y a qu’un fil, et de la disparition de l’État hébreu à la haine de ceux qui militent pour le droit à l’existence de l’État d’Israël, il n’y a qu’un pas » [31].

Selon le sociologue français Pierre-André Taguieff, l’accusation de racisme à l’égard du sionisme est infondée [32].

Le rapport Ruffin, remis au premier ministre français juge qu’il émerge une forme d’antisémitisme par procuration que constitue l’antisionisme radical […] fortement représenté au sein d’une mouvance d’extrême gauche altermondialiste et verte [33].

Le justice française distingue ce qui relève d’une critique permise du sionisme même si elle est outrancière [34] de ce qui relève de l’antisémitisme (interdit par la loi française) mais les limites n’ont pas été clairement fixées par la cour de cassation.

En 2005, l’Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes (EUMC), qui fait partie du Conseil de l’Europe, définit une relation entre anti-sionisme et antisémitisme. Il précise quelles sont selon lui les manières d’attaquer Israël ou le sionisme qui sont susceptibles de relever de l’antisémitisme[35].

Le sentiment antisioniste à l’échelle internationale, de même que l’antisionisme au sein des États, suit principalement les évènements du Moyen-Orient. Ainsi, l’invasion américaine de l’Irak en 2003 ravive l’antisionisme dans certains pays.

En 2008, le premier ministre Belge Yves Le terme déclare à la commémoration de la Nuit de Cristal que le nouvel antisionisme cache l’antisémitisme.[36][non neutre]

 

Antisionisme chrétien [modifier]

Georges Bensoussan rapporte [40] que la première forme d’antisionisme est contemporaine de la naissance du sionisme et du premier Congrès sioniste organisé par Theodor Herzl :

Les Jésuites, les premiers, lancent [le] thème [du complot sioniste] en février 1898 dans leur organe la Civilta Cattolica. Du « complot juif », les Jésuites passent vite au « complot sioniste mondial », et ouvrent, ce faisant, la voie à la carrière fabuleuse d’un faux dont ils ne sont pourtant pas les auteurs.

Le thème du « complot sioniste » est hérité de l’histoire de la contre-révolution, prend forme au moment du premier congrès sioniste (à Bâle, 1897), et lorsqu’en France commence l’Affaire Dreyfus.

La « théorie du complot » voit dans le complot la clé de l’Histoire. Une de ses formes majeures fut le thème développé, dès le XIXe siècle, d’une « conspiration juive mondiale ».

Les jésuites préparent ainsi le terrain pour les Protocoles des Sages de Sion, célèbre faux composé par la police secrète du tsar. Ensuite la « conspiration » sioniste sera assimilée à une révolution juive, identifiée à la révolution bolchévique, dans le cadre de la propagande anticommuniste qui use à la fois des « Protocoles » et recourt à la vision conspirationniste de l’histoire.


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Mis en ligne le 22 mai 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org